Skip to main content

Étiquette : théatre

4e édition du prix Jovette-Marchessault  | Lancement de l’appel de candidatures pour les  METTEUSES EN SCÈNE

Le Conseil des arts de Montréal (CAM) et le Théâtre ESPACE GO, en collaboration avec les membres du comité de développement du prix*, sont fiers d’annoncer le début de l’appel des candidatures pour la 4e édition du prix Jovette-Marchessault, qui vise la reconnaissance et le rayonnement de la contribution des femmes artistes du milieu théâtral montréalais. Ce prix s’accompagne d’une bourse de 20 000 $ offerte par le Conseil des arts de Montréal à la lauréate.
L’appel de candidatures 2022-2023 s’adresse aux metteuses en scène. Il débutera le jeudi 1er décembre 2022 et prendra fin le lundi 23 janvier 2023 (à minuit). Les dates, détails et règlements du prix se retrouveront à l’adresse suivante : https://espacego.com/prix-jovette-marchessault/. L’évaluation des candidatures reposera sur la qualité et l’originalité de la démarche artistique. L’impact de la ou des réalisations artistiques des créatrices sur le développement de la pratique théâtrale entrera aussi en ligne de compte. Le jury sera constitué d’artistes professionnel·les, représentant la pluralité des pratiques théâtrales.
Un appel de candidatures différent a lieu chaque année en rotation sur trois ans, selon la fonction artistique : metteuses en scène, conceptrices et autrices. Un premier cycle de trois ans est désormais complété. Les finalistes de la première édition étaient les metteuses en scène Catherine Bourgeois, Pol Pelletier et Catherine Vidal. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2020. Les finalistes de la deuxième édition étaient les conceptrices Sophie El Assaad, Claude Rodrigue et Nancy Tobin. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2021. Les finalistes de la troisième édition étaient les autrices Fanny Britt, Rébecca Déraspe et Marie Leofeli Romero. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2022.
Objectifs du prix
Rendre visible la contribution des femmes artistes aux avancées de l’art théâtral et à la vitalité artistique de Montréal;Reconnaître l’excellence de leur travail;Souligner une démarche artistique qui contribue à l’évolution de la pratique théâtrale qu’elle soit d’une metteuse en scène, d’une conceptrice ou d’une autrice.
Critères d’admissibilité 
Toute personne s’identifiant comme femme, artiste professionnelle œuvrant en théâtre, peu importent les années d’expérience, étant reconnue par ses pairs, citoyenne canadienne ou résidente permanente canadienne à la date du dépôt est admissible. Pour être éligibles, les candidates doivent être domiciliée sur le territoire de l’île de Montréal ou, pour les créatrices autochtones seulement, être domiciliée à un maximum de 50 km environnant (comprenant les communautés de Kahnawake et Kanesatake) et travailler sur le territoire de l’île de Montréal.
Rappel historique 
En 2018, le Conseil des arts de Montréal établissait l’atteinte d’un meilleur équilibre entre les genres, notamment pour la parité homme-femme dans le milieu artistique comme une priorité de son plan stratégique 2018-2020. C’est dans cet esprit que le Conseil a soutenu financièrement ESPACE GO pour la mise sur pied de son chantier féministe portant sur la place des femmes en théâtre au printemps 2019. Au cours de cet événement, le milieu théâtral a rappelé l’importance de créer des prix soulignant le travail exceptionnel des créatrices en théâtre, afin d’augmenter le rayonnement des femmes artistes. La directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Nathalie Maillé, en a profité pour souligner publiquement son intérêt à recevoir des propositions pour la création d’un prix destiné aux créatrices.
Des partenaires (CAM, ESPACE GO, Imago Théâtre, Théâtre de l’Affamée et des artistes associé·es au mouvement des F.E.T.) se sont réuni·es pour rendre possible ce nouveau prix. Toutes et tous ont souhaité que ce prix adopte le nom d’une créatrice inspirante, celui de Jovette Marchessault (1938-2012), romancière, poète, dramaturge, peintre et sculptrice montréalaise. Dès la deuxième édition, de nouveaux membres ont joint les partenaires originaux du comité de développement du prix. Il s’agit des artistes Nahka Bertrand, Margarita Herrera Dominguez et Gabe Maharjan.

PAPERPLANE  | Une œuvre multidisciplinaire de Frédéric Bélanger. Une nouvelle création après le succès acclamé de La Nuit des Rois

Après avoir été acclamé pour sa Nuit des Rois au TNM cet automne, Frédéric Bélanger (Le Magicien d’OZ, Sherlock Holmes, Le songe d’une nuit d’été) signe le texte et la mise en scène d’une œuvre grand public mêlant cirque, musique, théâtre et arts numériques. Le Théâtre Advienne que pourra et ses co-directeurs artistiques, Frédéric Bélanger et Sarah Balleux, annoncent aujourd’hui la présentation de l’œuvre multidisciplinaire Paperplane.  Avec la musique originale de Gustafson, le spectacle met en scène huit artistes qui offrent une ode lumineuse au cycle de la vie. La direction de création et la conception acrobatique sont assurées par Émilie Émiroglou associée à plusieurs organisations prestigieuses du monde du cirque comme le Cirque du Soleil et le Cirque Éloize.Une création qui sera présentée au Théâtre Alphonse-Desjardins à Repentigny dès le 29 juin prochain.
Paperplane est un voyage théâtral, musical et circassien, une fable moderne du cercle de la vie. Explorant le théâtre, le cirque, la danse, la musique et la lumière, la création rassemble  huit artistes multidisciplinaires. Selon Frédéric Bélanger « on a tous différentes façons d’apprivoiser le deuil. L’une d’elles est de célébrer la vie.  Paperlane se situe dans cet état d’esprit en offrant un récit poétique, ludique et merveilleux. »

La distribution compte des artistes issus autant de l’univers du cirque (Stephan Gentilini) que celui du théâtre et du chant (Sarah Leblanc-Gosselin) dont aussi : Evelyne LaforestValérie Doucet, Katarina Sobinkovicova, Bobby Cookson et Agustin Rodriguez Beltran.

Neecheemus

Pour clore sa deuxième année en tant qu’artiste en résidence au Théâtre ESPACE GO, l’autrice et metteure en scène Émilie Monnet propose au public NEECHEEMUS, un événement festif réunissant des paroles intergénérationnelles de femmes inspirantes et inspirées autour du thème de l’Amour et de l’érotisme. À l’occasion de trois soirées ludiques et engagées, dix femmes artistes autochtones et noires partageront leur conception de l’amour et de la sexualité à travers un geste artistique ou une prise de parole spontanée.

La conception de l’amour, de l’érotisme et du plaisir est imbriquée au sein même des langues autochtones et des histoires traditionnelles, qui portent en elles une vision du monde spécifique à chacune des cultures et des territoires dont elles sont issues. Ce rapport à l’amour et à la sexualité diffère de la conception occidentale et de son articulation dans les langues latines et anglo-saxonnes. Ainsi, ce spectacle donnera à connaître les conceptions de l’amour que l’on retrouve dans différentes communautés culturelles, permettant d’enrichir par cet éventail de propositions notre propre conception de l’amour et celle de notre rapport à l’autre. En 2020, Émilie Monnet proposait un spectacle événementiel similaire dans sa forme au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Intitulé KICIWEOK, ce spectacle festif réunissait plusieurs artistes autochtones qui s’emparaient à tour de rôle d’un mot dans leur langue autochtone pour l’offrir dans une prise de parole au public. Cette fois-ci, c’est de l’amour et de l’érotisme dont il sera question.

Émilie Monnet proposait la saison dernière un projet en trois volets sur le thème de l’esclavage (la triade Marguerite), dont faisait partie la pièce MARGUERITE : LE FEU présentée au Théâtre ESPACE GO en janvier dernier. Avec ce projet, l’importance de créer des espaces entre communautés autochtone et noire s’est confirmée. Aujourd’hui, Émilie souhaite parler d’amour, surtout après deux ans de pandémie, et les créatrices de NEECHEEMUS ont eu envie d’élargir le concept d’autochtonie au-delà de la frontière québécoise ou canadienne, car il existe des premiers peuples partout, en Afrique aussi, notamment le peuple Amazigh en Afrique du Nord (origines de l’artiste Elkahna Talbi) ou le peuple Woyo au Congo (Tatiana Zinga Botao). Évidemment chaque culture a ses traditions, ses histoires et des conceptions spécifiques au territoire d’où elle vient. Émilie souhaite donc réunir plusieurs voix différentes pour témoigner d’une autre façon d’être en relation avec l’autre, tout en célébrant différentes conceptions de l’amour dans toutes ses formes. 

Émilie Monnet embrasse à travers ses performances et les œuvres qu’elle produit une démarche artistique ancrée dans des processus de création interdisciplinaires et multilinguistiques, afin de sonder les thèmes de la mémoire, de l’histoire et de la transformation.  Artiste interdisciplinaire engagée, elle fonde en 2011 les Productions Onishka afin de tisser des liens entre artistes de différents peuples autochtones, toutes disciplines confondues. 

Se servant de la technologie pour rendre à voir l’invisible, Monnet explore le langage, les identités fragmentées et plurielles des peuples autochtones, ainsi que notre rapport à la mémoire et au legs culturel.

Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique d’Émilie Monnet privilégie les processus de création collaboratifs, et ses œuvres sont le plus souvent présentées sous forme de théâtre interdisciplinaire ou d’installations immersives. Artiste autochtone en résidence à l’École nationale de théâtre du Canada, elle présente depuis 2016, Scène contemporaine autochtone / Indigenous Contemporary Scene, une plateforme nomade pour la diffusion des arts vivants autochtones. Cinq éditions ont été créées jusqu’à ce jour et la plus récente édition en format festival a été présentée à l’été 2019 en partenariat avec le Festival International d’Édimbourg, le Festival international du livre d’Édimbourg et le Fringe Festival d’Édimbourg. Émilie est d’origine anishnaabe (algonquine) et française et a grandi entre l’Outaouais et la Bretagne. Elle vit actuellement à Tiohtià :ke/Mooniyaang/Montréal.

Du 19 au 21 janvier 2023

Le traitement de la nuit

À la nuit tombante, Bernard et Viviane prennent leur repas en admirant la splendeur de leur propriété, entretenue avec soin par Jérémie leur nouveau jardinier. Leur fille Léna surgit, de retour d’une nouvelle fugue, mais le couple fait comme si de rien n’était. 
Cette scène se répète et se module au gré du basculement du jour vers la nuit, révélant des mouvements inattendus au sein du quatuor.  Plusieurs récits s’inventent au fur et à mesure que la parole se déploie : Léna et Jérémie élaborent un plan pour se débarrasser des parents; Bernard doit soudainement arrêter sa voiture au milieu de la route; Viviane s’inquiète, lorsque le jour se lève, de ne pas retrouver son mari à la maison. Quelle est la part de rêve? La parole a-t-elle le pouvoir de façonner le réel?
LE TRAITEMENT DE LA NUIT est une tragi-comédie qui se réalise par le langage. C’est en parlant que les personnages fabriquent un monde. Dès qu’ils sont prononcés, les mots nous entraînent vers des espaces où règnent le doute et l’incertitude : d’une situation réaliste, l’autrice Evelyne de la Chenelière introduit graduellement des fissures temporelles et de l’étrangeté, révélant ainsi, avec un humour incisif, les contours de personnages en quête de rédemption. Prisonniers d’un monde qui oscille entre réalité et fantasme, ils ne savent pas dire leur déroute, leur confusion, leurs peurs viscérales et encore moins leur amour.
« Dans toutes mes pièces, les personnages font usage de la langue pour tenter de retrouver l’innocence perdue, chaque mot prononcé est impulsé par une sorte de procès intérieur se soldant invariablement par le constat d’un impossible rachat. »- Evelyne de la Chenelière

L du Déluge- 28 novembre au 6 décembre 2022 | La Chapelle

Un amour arraché, une crise, l’épreuve des monstres et les rythmiques d’un soulèvement. Il n’y aura qu’un chœur et une femme. L’un pour elle, contre elle, en elle. C’est à une épopée contre l’engloutissement qu’on nous convie; une reconstruction intime et collective portée par 12 interprètes sur scène.

Ensemble, Marilyn Daoust et Gabriel Léger-Savard articulent une puissante expérience collective, une charge que seuls les arts vivants peuvent provoquer. Autant par la forme que le fond, leurs créations cherchent à appréhender les multiples tragédies de notre époque. 

Marilyn Daoust est interprète et créatrice en danse, théâtre et tout ce qui se situe entre les deux. Interprète magnétique, fougueuse et investie, elle entame dès 2011 une carrière prometteuse en performant au Canada et à l’international. Avec le créateur et interprète Gabriel Léger-Savard, elle signe « Le temps des fruits », pièce d’abord présentée en webdiffusion à Tangente. Cette création interdisciplinaire qui la fait vibrer plus que jamais, leur a valu le Prix Culture de LOJIQ en 2019, et la Sélection Nationale de RIDEAU 2022. En tournée, cette pièce a rencontré le public d’Abitibi en 2022. Marilyn y est animée par cette balance entre la charge indicible des corps et les connexions franches avec le public, permises par les mots. Marilyn est actuellement en création de la pièce installative “Material Relations” avec l’artiste danoise Anna Stamp Møller, grâce à de précieux partenaires basés à Aarhus et à Copenhague (Danemark), ainsi qu’à (Bruxelles, Belgique). Elle a aussi le privilège d’agir comme chorégraphe sur « Je t’écris au milieu d’un bel orage », une mise en scène de Maxime Carbonneau présentée en janvier et février 2023 au TNM.

Gabriel Léger-Savard. Féru d’histoire et de politique; on le dit sensible, à l’écoute et «funky». Il cumule de multiples expériences théâtrales (travail corporel, chœur, objets, ombres, écriture, mise en scène, radio, podcast, télévision, publicité et théâtre de rue), travaillant comme interprète depuis les dix dernières années. La création a toujours fait partie de sa pratique, il valorise tout ce qui nous touche les tripes et nous rassemble. Artiste dans la cité, depuis 2016, il soutient activement les Inuit du Nunavik à la mise sur pied du Théâtre Aaqsiiq, une nouvelle institution qui promeut la riche culture et la langue inuit. Entre 2016 et 2021, il a co-dirigé Comptoir public, un organisme de création in situ. Il siège par ailleurs sur certains CA au sein du milieu artistique québécois.

LA CHAPELLE, SCÈNES CONTEMPORAINES

3700 RUE SAINT-DOMINIQUE, MTL

BILLETTERIE : 514.843.7738 / billetterie@lachapelle.org

LACHAPELLE.ORG

Horreur, cœur et humour : The Covenant, du 15 nov. au 3 déc. au Studio du Centre Segal, Théâtre Ouest End

The Covenant

Écrit par Alice Abracen

Mise en scène de Murdoch Schon

Avec: Holly Gauthier-Frankel, Laura Mitchell, Romi Shraiter, Jonathan
Silver, Brett Watson

Du mardi 15 novembre au samedi 3 décembre 2022

(avant-première dim. 13 nov.)

« Tu nous as tous laissés mourir. Tu n’as pas à juger ce que nous faisons
pour vivre. »

<https://www.youtube.com/watch?v=Bd7NjxqnJ5A> Cliquez pour voir une
bande-annonce convaincante de The Covenant

Montréal, octobre 2022 –
<http://www.theatreouestend.ca/upcoming-productions.html>
<http://www.theatreouestend.ca/upcoming-productions.html> The Covenant, la
puissante pièce  <https://www.mnjcc.org/theatre> primée d’Alice Abracen, est
une œuvre déchirante où se mêlent désespoir et humour noir. Magnifiquement
conçue, elle transporte l’auditoire à une époque odieuse et immorale de
l’histoire qui ressemble malheureusement de trop près aux atrocités
actuelles et imaginables. S’ajoute à cela le caractère plus que jamais
incontrôlable de la diffusion des faites alternatifs, des demi-vérités, et
des mensonges. Le Théâtre Ouest End présente cette première production, dans
une mise en scène de Murdoch Schon, au Studio du Centre Segal des Arts de la
scène, du 13 novembre au 3 décembre. Il y aura des causeries après le
spectacle avec des invités pour explorer les questions soulevées par la
pièce. Sujet d’intérêt pour les adultes.

Inspirée d’une histoire vraie, The Covenant se déroule en juin 1944 à
<https://www.facinghistory.org/resource-library/terezin-site-deception>
<https://www.facinghistory.org/resource-library/terezin-site-deception>
Theresienstadt. Des dignitaires internationaux de la Croix-Rouge sont
invités à s’émerveiller devant cette ville culturelle et animée qui semble
être un havre de paix pour les Juifs au cœur de la Tchécoslovaquie. Ils sont
loin de se douter que ce paradis est un ghetto et un camp de concentration
soigneusement mis en scène afin de dissimuler les crimes nazis contre
l’humanité. Forcés de participer à cette terrible mascarade, Peter, un
politicien déterminé, et Hilde, une médecine dévouée, voient leur idéalisme,
leur foi et leur amour mis à rude épreuve, tandis que nous découvrons ce qui
a façonné leur vie commune au cours des dernières années, jusqu’à ce moment
précis. 

« Au moins, j’ai marché sur cette terre. C’était quand la dernière fois que
tu as fait ça? Dans la Genèse? »

Membre cofondateur du Théâtre Ouest End, la dramaturge Alice Abracen a
d’abord été attirée par l’histoire des artistes de Theresienstadt, des
personnes qui se sont efforcées d’atténuer l’horreur qui les entourait par
le chant, la danse et le spectacle. « J’ai été horrifiée de voir comment cet
acte de résistance courageux et créatif a été perverti, déformé, tordu et
transformé en un outil pour les nazis, perpétuant la cruauté. »

Bien que basée sur un événement historique, la pièce est intemporelle. «
Aujourd’hui encore, des personnes sont détenues, emprisonnées et persécutées
pour leur identité ethnique ou raciale ; des camps de concentration sont
gérés, leurs conditions sont tenues secrètes pour le monde entier et des
récits alternatifs sont tissés pour les dissimuler. Nous assistons encore à
la démagogie destinés à justifier la guerre et la persécution. Les leçons de
l’histoire sont oubliées ou détournées, comme en témoignent les étoiles
jaunes portées lors des manifestations anti-vaccins », a déclaré Abracen.

Le metteur en scène Murdoch Schon est douloureusement conscient que le
climat politique mondial est en train de retourner vers le fascisme. « Nous
ne devons pas oublier un seul instant avec quelle facilité la propagande
devient un pouvoir dans les mains des autocrates », a déclaré Schon. « Un
autre thème majeur de la pièce est la croyance et la trahison ; sommes-nous
jugés sur une seule action ou sur toute une vie d’actions ? Il est crucial
d’être témoin de ce dont on doit se souvenir, et de se souvenir de ce dont
on a été témoin. »

Jonathan Silver joue le rôle de Peter, et il rappelle que nous devons
continuer à raconter les inhumanités que le fascisme a engendrées, « Ce
n’est pas de l’histoire ancienne. Nos vies ont été façonnées par les erreurs
des générations passées ; des histoires comme The Covenant nous aident à
comprendre de quelle façon elles affectent notre avenir », a déclaré Silver.
Une grande partie de l’arbre généalogique de Silver a été anéantie pendant
l’Holocauste, « Ma famille directe n’a survécu que parce que mon
arrière-grand-mère a fui au Canada au début de la guerre. Elle a ouvert une
petite épicerie sur le boulevard Saint-Laurent qui est devenue le point de
repère de Montréal,
<https://thecjn.ca/news/canada/concordia-saves-old-warshaw-grocery-sign/>
<https://thecjn.ca/news/canada/concordia-saves-old-warshaw-grocery-sign/>
Warshaw. »

Laura Mitchell est l’une des membres fondatrices du Théâtre Ouest End et
joue le rôle de Karla. Elle est attirée par les grandes questions de la
pièce : « Comment perdons-nous notre humanité ? Comment pouvons-nous la
garder ? Comment trouver suffisamment d’espoir pour continuer à mettre un
pied devant l’autre ? », demande-t-elle. « Je m’intéresse à la souffrance
permanente. En dehors des souffrances du corps, vivre dans une situation qui
semble dénuée de sens est un autre type de souffrance, qui s’ajoute à celle
de la séparation et de la perte. Comment pouvons-nous la soulager ? » Elle
est ravie que The Covenant soit la première production scénique complète de
la compagnie, et de la beauté, de la densité, de la clarté et du sombre
espoir qu’offre la pièce.

La brillante distribution est composée de Holly Gauthier-Frankel, Laura
Mitchell, Romi Shraiter, Jonathan Silver et Brett Watson. Les événements
entrelacés de la pièce sautent à travers le temps et l’espace. Le décor
évoque une boîte à cendres vide, laissant des traces des mouvements des
acteurs. La scénographie de Diana Uribe, les costumes et les éclairages de
Zoe Roux et la conception sonore de Joey Zaurrini donnent vie à la pièce
avec sensibilité et créativité. La régie est assurée par Elyse Quesnel. La
pièce a été créée à l’École nationale de théâtre du Canada avec Sara
Elkashef.

« C’est un voyou avec un joli logo qu’il a volé aux Hindous. Je suis
professeur, je peux repérer les plagiaires à un kilomètre. Ils voulaient
secouer les choses, il ne tiendra pas le trimestre. »

Le Théâtre Ouest End présente The Covenant, du 15 novembre au 3 décembre 

au Studio du Centre Segal des arts de la scène, 5170, chemin de la
Côte-Ste-Catherine

La soirée d’ouverture est le mardi 15 novembre à 19h30

(Avant-première le dimanche 13 novembre, 19h30)

Du mardi au dimanche 19h30 – PAS DE REPRÉSENTATION LE VENDREDI – + mer. 23
et 30 nov. à 13h00 Sujet pour adultes

Il y aura des causeries animées après les représentations pour explorer les
thèmes et les questions soulevés par la pièce et liés à la réalité actuelle
du Québec et du Canada- les 17, 23 et 30 novembre en matinée, ainsi que les
24 novembre et 1er décembre 

Billets: 20 $ à 30 $ ; billetterie du Centre Segal 514 739-7944 ou
<https://tickets.segalcentre.org/TheatreManager/1/login?event=1914&lang=en>
<https://tickets.segalcentre.org/TheatreManager/1/login?event=1914&lang=en>
Centre Segal en ligne 

<https://www.facebook.com/events/790913978903899/791356842192946> Événement
Facebook The Covenant

Pour plus d’informations sur le Théâtre Ouest End, cliquez ici :
<http://www.theatreouestend.ca/about.html>
<http://www.theatreouestend.ca/about.htmlwww.theatreouestend.ca/about.html

LE DÎNER DE CONS enfin à Montréal !

Musicor spectacles et Gestev en accord avec Monarque Productions sont fiers de vous présenter la pièce LE DÎNER DE CONS.Jouée tout l’été à guichet fermé à la Maison des arts Desjardins de Drummondville, la mouture québécoise de la pièce LE DÎNER DE CONS, comédie culte de Francis Veber, sera présentée à Montréal les 2, 3 et 4 mars 2023, à l’Espace St-Denis. Mise en scène par André RobitailleLE DÎNER DE CONS réunit une distribution six étoiles composée de Laurent Paquin, Normand D’Amour, Bernard Fortin, René Simard, Pascale Montreuil et Gabrielle Fontaine. Savoureuse et indémodable satire sociale, ce classique moderne de la comédie théâtrale a séduit des milliers de spectateurs à travers le monde, dont plus de 40 000 billets vendus au Québec ! LE DÎNER DE CONS, voilà la promesse d’une soirée formidable !

À MONTRÉAL DU 2 AU 4 MARS 2023 À L’ESPACE ST-DENIS
BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT
LEDINERDECONS.COM
PROCUREZ-VOUS DES BILLETS ICI
Texte Francis Veber, Mise en scène André Robitaille, Interprétation Normand D’Amour « M. Brochant », Laurent Paquin « François Pignon », Bernard Fortin   
« Lucien Cheval », René Simard « Juste Leblanc », Gabrielle Fontaine « Marlène Sasseur » et Pascale Montreuil « Mme Brochant » Présenté par Musicor Spectacles et Gestev en accord avec Monarque Productions
Producteurs Mario Provencher et André Robitaille, Monarque Productions

EMMANUEL BILODEAU | (ENCORE) DANS LE PÉTRIN

Emmanuel Bilodeau fera sa grande rentrée montréalaise le 7 octobre prochain au Théâtre Outremont avec « DANS LE PÉTRIN », son deuxième one-man-show! Sa tournée se poursuit jusqu’en 2023, on peut dire qu’il a du pain sur la planche.

À peine remis de l’arrivée explosive de sa petite dernière et de la pénurie de pots Masson, Emmanuel Bilodeau porte un regard sensible et lucide sur la décennie 2020 qui, tout juste commencée, nous mettait déjà tous dans un sacré pétrin! 

Sur scène, Emmanuel Bilodeau joue «sur» et «avec» les mots, redonne vie à ses personnages préférés, pousse la chansonnette et ne manque pas de faire une montée de lait sur le sucre et sur l’alimentation en général, assumant totalement son orthorexie. Manu se permet même de sortir la farine bio et d’enfiler son tablier de boulanger. Parfois léger et niaiseux, parfois philosophe et sombre, il offre sur un plateau d’argent un spectacle où l’humour à un cœur moelleux avec une croûte bien craquante.

Jusqu’en juin 2023, le comédien sillonne les routes du Québec pour présenter un «bilodeux» inspiré non seulement par les grandes questions existentielles de l’époque, mais aussi, et surtout, par sa condition d’individu préretraité et péri-andropausé jeune papa de quatre enfants.

Proje( c )t; Les bonnes- 6 septembre 19h30- La Chapelle

Roxane Loumède 

Théâtre interdisciplinaire

Présenté en français, anglais et espagnol. Surtitres français ou anglais certains soirs. 

Mardi 6 septembre 19h30

Jeudi 8 septembre 19h30 – Surtitre FR

Vendredi 9 septembre 19h30 – Surtitre EN

Samedi 10 septembre 19h30 – Surtitre FR

Solange et Claire travaillent pour une riche femme de Westmount surnommée Madame. Durant son absence, elles s’amusent à fabuler son meurtre. Malheureusement, leur petit rituel laisse des traces et leur manigance se retourne contre elles. Se sachant bientôt dévoilées aux yeux du monde, entre délire et paranoïa, relations floues et jeux de rôles, les deux sœurs accomplissent pour la dernière fois cette cérémonie. Un jeu qui leur sera fatal.

La pièce de théâtre, Proje(c)t; les bonnes, vient du désir de créer une adaptation trilingue (français, anglais et espagnol) de la pièce de théâtre Les bonnes de Jean Genet.  Dans cette adaptation libre, Claire et Solange vont traverser différentes époques: nous débuterons dans la Grande Dépression, jusqu’à atterrir dans la postmodernité montréalaiseAprès avoir complété son baccalauréat en beaux-arts spécialisé en Interprétation théâtrale à l’Université Concordia Roxane Loumède fonde le collectif Troisième espace théâtre où elle y écrit, met en scène et produit ses premières œuvres. Artiste pluridisciplinaire elle s’intéresse aussi à réalisation cinématographique ce qui l’amène à signer la réalisation de vidéoclips et développer l’art du court-métrage documentaire. Sa pièce Ensaf attend, sur la vie d’Ensaf Haidar a été présentée dans le cadre de la 21e saison du festival du Jamais lu. 

Auteure de l’adaptation-metteure en scène Roxane Loumède
Conseillère dramaturgique-français Geneviève Gagné  | Conseiller dramaturgique-anglais Anthony Kennedy  | Conseillère dramaturgique et traduction espagnol Camila Forteza  Interprètes Marie-Ève Bérubé, Camila Forteza et Alexandra Petrachuk Costume Sophie El-Assaad | Décors et accessoires Bruno Pierre Houle  | Son Joseph Browne  |Lumière Catherine Fournier-Poirier | Directeur technique et vidéo Vladimir Alexandru Cara | Assistant metteur en scène et régisseur Trevor Barrette
En savoir plus : lachapelle.org/fr/programmation/project-les-bonnes
 
LA CHAPELLE, SCÈNES CONTEMPORAINES3700 RUE SAINT-DOMINIQUE, MTLBILLETTERIE : 514.843.7738 / billetterie@lachapelle.orgLACHAPELLE.ORG

 Description : Description : Description : cid:image007.png@01D8AB0F.4988C970
 
 La Chapelle remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada, le ministère du Patrimoine canadien, le Conseil des arts de Montréal, le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et la Ville de Montréal.
 

Subventions vitales pour le théâtre interculturel – 209 950 $ aux compagnies locales – Fondation Cole

La communauté théâtrale montréalaise est de retour en salle! Les applications pour le programme Intercultural Conversations-Conversations Interculturelles (IC-CI) de la Fondation Cole sont de retour au même nombre qu’en temps pré-Covid; les compagnies prévoient leurs affaires à l’avance, comme à l’habitude. Lors de la plus récente compétition au printemps, onze compagnies se sont fait offrir des subventions inestimables pour nourrir des histoires théâtrales diverses et inclusives dans le Grand Montréal pour un total de 209 950$ pour la saison 2022-2023, en plus de subventions additionnelles pour les sessions de causeries après les représentations afin de poursuivre la conversation initiée durant la pièce. Un financement Intercultural Conversations-Conversations Interculturelles en continue accompagne plusieurs scénarios, du démarrage à la production et souvent jusqu’à la traduction et la production subséquente en une autre langue. Une autre tendance positive est de revisiter un scénario à succès et de le réviser et l’améliorer encore davantage, accroissant ainsi sa portée. 

Lors des récentes soumissions, les productions et commissions à thématiques autochtones sont à l’avant-plan, avec six œuvres provenant d’artistes Autochtones. Barry Cole, président de la Fondation Cole et de son conseil d’administration, est fier d’annoncer les plus récents gagnants. « La Fondation Cole appuie et développe une augmentation en termes d’œuvres et de culture autochtones. Non seulement des compagnies gérées par des Peuples  Autochtones font application régulièrement, mais des compagnies populaires de longue-date, autant anglophones que francophones, produisent une grande variété de styles et d’histoires diverses à propos d’expériences vécues par des Peuples Autochtones. »

Le dialogue est renouvelé

Les théâtres regorgent de nouvelles idées, ayant utilisé les fermetures dues à la pandémie comme un moment de percolation créative. Cinq compagnies sur onze ont reçu des subventions pour de nouvelles commissions. Les styles théâtraux et présentations sur scène incluent le drame, la comédie, la narration, la danse, l’histoire, l’autobiographie, la musique, l’installation artistique, les vidéos, les baladodiffusions, les traditions orales et la cuisine. Les subventions des pièces englobent un vaste éventail de cultures et d’identités, incluant celles Jamaïcaines, Chinoises, ainsi que le folklore traditionnel québécois et acadien. Des histoires du Peuples Autochtones incluent les Inuit, Innu, Dene, Wolastoqiyik/Maliseet et Anishnaabe, avec plusieurs pièces cherchant à mettre en lumière le terrain commun entre les cultures autochtones et non-autochtones. Des œuvres à venir, écrites autant par des dramaturges émergeants que reconnus, présentent des thèmes et des idées à propos de la seconde génération d’immigrants vivant une double vie, des histoires d’amour inspirées par des gens du quartier, des rituels collectifs de célébration et de deuil, des femmes intergénérationnelles Autochtones et de couleur autour du thème de l’amour et de l’érotisme et du privilège de la couleur. Les productions sont destinées pour tous les âges, de l’enfance jusqu’aux aînés. 

Récipiendaires de la dernière compétition

L’appui de la Fondation durant cette période de rétablissement a été d’un apport inestimable pour les compagnies théâtrales. « Cette subvention importante de la Fondation Cole permet à Système Kangourou d’ouvrir son espace créatif à un large éventail de personnes, de tous âges et provenant de communautés diverses. Notre approche artistique est ancrée en de nouvelles façons de se rencontrer et, dans le cas de Fantômes, de questionner collectivement les façons dont nous cohabitons avec nos morts » dit Anne-Marie Guilmaine, co-directrice artistique de Système Kangourou. Zach Fraser est le directeur artistique d’Infinithéâtre. « Nous sommes honorés que la Fondation Cole soit capable d’appuyer notre programme Artiste en Résidence, alors qu’une nouvelle œuvre pour la scène est en train d’être développée. Originaire de Kuujjuaq au Nunavik, Sylvia Cloutier est une artiste unique et versatile; radieuse, éloquente et cherchant à examiner le colonialisme et les changements climatiques en regardant le passé et en imaginant des futurs potentiels » a dit Fraser. « Depuis plusieurs années maintenant, les Productions Ondinnok ont collaboré avec des artistes d’antécédents différents et ont amené le talent Indigène à l’avant plan. Nos langues du portrait de cette nouvelle génération. Le mandat et la contribution à la culture de la Fondation Cole sont essentiels au paysage montréalais » a dit Dave Jenniss, directeur artistique, Ondinnok. Le Théâtre Talisman est enchanté de recevoir l’appui de la Fondation Cole, « Nous avons créé beaucoup durant la pandémie mais n’avons encore rien partagé devant public. Ces fonds vont aider à remonter l’œuvre » a dit Lyne Paquette, directrice artistique du Théâtre Talisman. « Recevoir la subvention Intercultural Conversations-Conversations Interculturelles pour Ce monde-là permet à Youtheatre de ranimer cette pièce merveilleusement écrite pour les nouvelles générations de public adolescent. Après avoir mis l’accent sur les productions digitales au fil des saisons passées, la compagnie est excitée de revenir avec une pièce aussi incisive qui tombe à point » a dit Hanna Nes, coordonnatrice du rayonnement pour Youtheatre. « Recevoir l’appui de la Fondation Cole permet at Théâtre I.N.K. de se reconnecter aux citoyens et spectateurs qui sont notre première caisse de résonnance lorsqu’une œuvre est créée. Le Théâtre cherche son inspiration auprès du voisinage et cela est particulièrement vrai avec sa série Duo en vitrine, dans laquelle les Montréalais sont invités à partager leurs histoires d’amour, d’engagement et de respect profond l’un pour l’autre. Nous sommes reconnaissants de collaborer avec les gens locaux qui enrichissent nos œuvres de tellement de manières » dit Marilyn Perreault, co-directrice artistique, Théâtre I.N.K.

Les subventions de DÉMARRAGE incluent: Théâtre Centaur / Talking Treaties: Tiohtià:ke Collective– Stone and Bone par Ange Loft, Barbara Kaneratonni Diabo & Iehente Foote; Productions Onishka Nichumis par Émilie Monnet (également subvention de production); Infinithéàtre– Home par Sylvia Cloutier; Duceppe– Manikanetish par Naomi Fontaine (également subvention de production); et Théâtre aux Écuries/Système Kangourou– Fantômes par Anne-Marie Guilmaine et compagnie. 

Les subventions de PRODUCTION vont àJamais Lu– Tiohtià:ke : cartographie de récits autochtones  par divers artistes; Youtheatre– Ce monde-là par Hannah Moscovitch; Ondinnok Toqaq Mecimi Puwiht  / Delphine rêve toujours par Dave Jenniss; Théâtre aux Écuries/Nervous Hunter– Bonnes Bonnes par Sophie Gee; Théâtre Talisman  Habibi’s Angels: Commission Impossible par Kalale Daltan & Hoda Adra; et Théâtre I.N.K– Duos en vitrine par divers artistes.  

Il y a deux subventions Conversations Interculturelles par année, en octobre et en avril. La date limite pour la prochaine compétition de subvention est vendredi le 30 septembre 2022 à 17h. Les compagnies de théâtre intéressées à appliquer pour une subvention peuvent télécharger les formulaires d’application et l’information nécessaires sur le site web de la Fondation Cole au : www.colefoundation.ca/en/programmes/intercultural-conversations/