Retour sur les faits saillants de ce mois.
Chaque année, le mois de mars est l’occasion de célébrer les avancées des femmes, de souligner les inégalités qui persistent et de mettre en lumière celles qui bâtissent, innovent et dirigent. Ancré autour de la Journée internationale des femmes du 8 mars, ce mois est devenu un rendez-vous incontournable pour les milieux d’affaires, gouvernementaux et communautaires qui souhaitent poser des gestes concrets en faveur de l’égalité économique. En 2026, le Canada a tenu la cadence avec un mois particulièrement riche en annonces, en reconnaissances et en mobilisations. Tour d’horizon des cinq nouvelles qui ont défini le mois.
1. La Journée internationale des femmes sous le signe du 50e anniversaire
Le 8 mars, la ministre Rechie Valdez a souligné la Journée internationale des femmes en rappelant un jalon historique : le Canada marque cette année le 50e anniversaire du ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, autrefois appelé Condition féminine Canada. Canada.ca Dans sa déclaration, elle a réaffirmé les engagements fédéraux en matière d’entrepreneuriat féminin, soulignant que la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat a permis à un demi-million de femmes d’accéder à du financement, à des réseaux et à l’expertise nécessaire pour démarrer et développer leur entreprise. Canada.ca Un bilan encourageant, même si les défis structurels demeurent bien présents.
2. Le Canada atlantique honore ses femmes d’affaires les plus influentes
Toujours le 8 mars, le magazine Atlantic Business a dévoilé son palmarès annuel des 25 femmes les plus influentes du monde des affaires au Canada atlantique. Trois entrepreneures originaires du Nouveau-Brunswick figurent dans ce classement, dont Myriane Ouellette, fondatrice d’O Stratégies, Elizabeth Murphy, cofondatrice de Bloom Funding, et Aaliyah Lahai, fondatrice de Gáamai Hair. L’Acadie Nouvelle Une reconnaissance qui illustre la vitalité de l’entrepreneuriat féminin bien au-delà des grands centres urbains.
3. BMO lance un programme de 100 000 $ pour les entrepreneures canadiennes
Le 16 mars, BMO, en collaboration avec Deloitte Canada, a annoncé le lancement de son programme de subventions BMO Celebrating Women 2026, offrant dix subventions de 10 000 dollars chacune à des entreprises appartenant à des femmes capables de démontrer un impact concret dans leur communauté, en lien avec au moins deux objectifs de développement durable des Nations Unies. BMO Financial Group Les candidatures ouvrent le 2 avril — un programme à surveiller de près.
4. Le Globe and Mail et le DMZ célèbrent la croissance des femmes entrepreneures
En milieu de mois, deux initiatives majeures ont mis en lumière la performance des entreprises dirigées par des femmes. Le Globe and Mail a publié son deuxième classement annuel des entreprises canadiennes à forte croissance dirigées par des femmes, regroupant 44 entreprises dans des secteurs aussi variés que la construction, la technologie, le droit et le mieux-être. The Globe and Mail Parallèlement, le DMZ a tenu son quatrième Sommet annuel d’innovation des femmes à Toronto, remettant 210 000 dollars en engagements d’investissement à trois entreprises fondées par des femmes dans les domaines de la santé, de la réduction du gaspillage alimentaire et de l’apprentissage par intelligence artificielle. The Globe and Mail
5. Maïa passe à la vitesse supérieure à Ottawa
En clôture du mois, le 24 mars, le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ) a officiellement lancé la deuxième phase de sa plateforme d’affaires Maïa lors d’un événement au Rideau Club d’Ottawa, en présence de la ministre Rechie Valdez. Pour la première fois au Canada, les entrepreneures bénéficieront d’une plateforme propulsée par l’intelligence artificielle leur permettant de tisser des liens stratégiques et d’accéder aux marchés à grande échelle — avec une cible de 15 000 entrepreneures engagées à travers le pays. L’événement a également marqué le lancement du Manifeste Maïa, un appel national à la mobilisation, sur fond d’un constat toujours aussi frappant : malgré leur contribution de plus de 100 milliards de dollars en revenus annuels, les entreprises appartenant à des femmes ne reçoivent toujours pas cinq pour cent des contrats d’approvisionnement fédéral.