Étiquette : théatre

ESPACE GO REVIENT AVEC LA SENTINELLE  | COMMENT DÉPLOYER LES LEADERSHIPS DES FEMMES EN THÉÂTRE  ? Du premier au trois février prochain

En 2019, ESPACE GO s’unit aux Femmes pour l’Équité en théâtre (F.E.T.) et au Réseau québécois en études féministes (RéQEF) en organisant le Chantier féministe sur la place des femmes en théâtre.
Au terme de ce chantier, ESPACE GO s’engage ensuite à organiser trois sentinelles, dans le but de faire un suivi des recommandations énoncées lors de l’événement et d’aborder de façon plus spécifique certaines questions touchant les femmes en théâtre.
À l’été 2020, des voix s’élèvent et des paroles se libèrent pour dénoncer les violences psychologiques et sexuelles au sein du milieu théâtral. La Sentinelle #1 : Pour la transformation, avait pour mandat, en 2021, d’incarner un espace sécuritaire pour discuter de ces enjeux et, plus largement, réfléchir aux systèmes de domination qui reconduisent ces violences, et ce, dans le but d’identifier des moyens pour faire évoluer le milieu.
Aujourd’hui, avec cette deuxième sentinelle qui a pour titre Pour l’avenir, ESPACE GO souhaite creuser et approfondir une question qui, déjà en 2019, était en filigrane de la programmation du Chantier féministe : Comment déployer les leaderships des femmes en théâtre? 
À l’heure du renouvellement de plusieurs directions artistiques de théâtre, constatant que peu de femmes ont accédé à ces postes ces dernières années au Québec –  et aucune femme racisée- , le comité de pilotage (formé d’artistes, de chercheuses, de travailleuses culturelles et de directrices artistiques) dégage deux axes qui leur apparaissent nécessaires et urgents de soulever : d’une part, l’accession pour les femmes à la direction artistique d’une institution théâtrale et, d’autre part, la présence et l’accès à la diffusion dans les théâtres institutionnels pour les metteuses en scène racisées. Si les metteuses en scène racisées et issues de l’immigration sentent que les portes des institutions sont fermées ou frileuses à diffuser leurs œuvres, comment peuvent-elles s’imaginer diriger un jour ces mêmes institutions?
Pour mieux comprendre ces enjeux et la façon dont ils s’articulent concrètement dans la réalité des personnes concernées, un comité de recherche a été mis en place dans le but de réaliser des entrevues avec des praticiennes en théâtre, des metteuses en scène racisées, ainsi que des diffuseurs montréalais.
La programmation de la Sentinelle #2 : Pour l’avenir se présente donc comme le fruit des résultats de cette recherche et des discussions enflammées entre les membres du comité de pilotage, sans oublier l’apport fondamental des différent·es intervenant·es qui s’inscrivent dans la programmation.
OBJECTIFS DE LA SENTINELLE #2 : POUR L’AVENIR
Faire un suivi des recommandations formulées au terme du Chantier féministe en 2019; S’informer, s’instruire, se questionner à travers les recherches menées dans le cadre de la Sentinelle #2, sur l’accès aux femmes* aux postes de direction dans les théâtres, sur l’accès à la diffusion des œuvres des metteuses en scène racisées** et sur l’évolution de la présence des femmes dans le milieu théâtral; Échanger sur des pratiques et des réalisations inspirantes et sur de nouveaux modèles de direction artistique;  Échanger sur les aspirations des metteuses en scène issues de l’immigration; Sensibiliser et réfléchir ensemble dans une perspective intersectionnelle aux enjeux des biais inconscients, de la discrimination positive ou du tokénisme à l’endroit des artistes des communautés racisées; Élargir nos réseaux de solidarité et de sororité.

La pièce de David Paquet « Le brasier » en première montréalaise en anglais (surtitres français) → « Wildfire » du Théâtre Talisman (16–28 JANV)

 Wildfire est une tragicomédie aussi sombre et féroce que n’importe quelle pièce de la Grèce antique. Suivant la structure d’un triptyque multigénérationnel, la pièce se situe dans un triplex habité par des triplés dérangés au lignage familial toxique. Dans cette spirale de fatalité magnifiquement construite, le dramaturge David Paquet s’attaque à notre conscience collective défaillante et à l’apathie générale qui en découle. La pièce s’ouvre avec un bébé psychopathe professant une étrange malédiction et l’on y voit, tour à tour, une bande d’inadaptés sociaux, un enfant en cage et une tarentule de compagnie meurtrière.

Wildfire suit la trajectoire d’un traumatisme non examiné, qui traverse trois générations poussées par la honte et la répression. Il n’y a ni début ni fin à la dévastation traumatique, seulement l’inévitable retournement de son cycle de destruction. David Paquet arrache des rires comme on arracherait une dent. La signature du Théâtre Talisman, à savoir des voix féminines fortes, est présente chez les sœurs triplées qui offrent une vision sombre de la maternité moderne et des relations familiales en général.

« Grâce à la traduction primée de Leanna Brodie, à la production de Talisman Théâtre et à la publication de Playwrights Canada Press, Wildfire marquera ma première incursion dans le milieu du théâtre anglophone montréalais. Cette pièce me semble toute désignée pour une rencontre avec ce nouveau public, à la fois voisin et méconnu, puisqu’elle entre-mêle les notions d’altérité et de chez-soi. De plus, c’est un honneur d’être reçu à La Chapelle, lieu par excellence de propositions hybrides et de mixités des publics, et de savoir le tout inspiré par la mise en scène éblouissante de Philippe Cyr. » – David Paquet

Cette version anglaise a tout le dynamisme et la magie de l’originale française et conserve son humour vaudevillesque et pince-sans-rire. Sa légèreté séduit et désarme le public, qui n’est pas du tout préparé à faire un tour de montagnes russes à travers des tabous profondément ancrés!

« Ça sert à ça, la famille : dire oui même quand t’as pas le goût. » – Le brasier

4e édition du prix Jovette-Marchessault  | Lancement de l’appel de candidatures pour les  METTEUSES EN SCÈNE

Le Conseil des arts de Montréal (CAM) et le Théâtre ESPACE GO, en collaboration avec les membres du comité de développement du prix*, sont fiers d’annoncer le début de l’appel des candidatures pour la 4e édition du prix Jovette-Marchessault, qui vise la reconnaissance et le rayonnement de la contribution des femmes artistes du milieu théâtral montréalais. Ce prix s’accompagne d’une bourse de 20 000 $ offerte par le Conseil des arts de Montréal à la lauréate.
L’appel de candidatures 2022-2023 s’adresse aux metteuses en scène. Il débutera le jeudi 1er décembre 2022 et prendra fin le lundi 23 janvier 2023 (à minuit). Les dates, détails et règlements du prix se retrouveront à l’adresse suivante : https://espacego.com/prix-jovette-marchessault/. L’évaluation des candidatures reposera sur la qualité et l’originalité de la démarche artistique. L’impact de la ou des réalisations artistiques des créatrices sur le développement de la pratique théâtrale entrera aussi en ligne de compte. Le jury sera constitué d’artistes professionnel·les, représentant la pluralité des pratiques théâtrales.
Un appel de candidatures différent a lieu chaque année en rotation sur trois ans, selon la fonction artistique : metteuses en scène, conceptrices et autrices. Un premier cycle de trois ans est désormais complété. Les finalistes de la première édition étaient les metteuses en scène Catherine Bourgeois, Pol Pelletier et Catherine Vidal. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2020. Les finalistes de la deuxième édition étaient les conceptrices Sophie El Assaad, Claude Rodrigue et Nancy Tobin. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2021. Les finalistes de la troisième édition étaient les autrices Fanny Britt, Rébecca Déraspe et Marie Leofeli Romero. Le prix a été remis à cette dernière en mai 2022.
Objectifs du prix
Rendre visible la contribution des femmes artistes aux avancées de l’art théâtral et à la vitalité artistique de Montréal;Reconnaître l’excellence de leur travail;Souligner une démarche artistique qui contribue à l’évolution de la pratique théâtrale qu’elle soit d’une metteuse en scène, d’une conceptrice ou d’une autrice.
Critères d’admissibilité 
Toute personne s’identifiant comme femme, artiste professionnelle œuvrant en théâtre, peu importent les années d’expérience, étant reconnue par ses pairs, citoyenne canadienne ou résidente permanente canadienne à la date du dépôt est admissible. Pour être éligibles, les candidates doivent être domiciliée sur le territoire de l’île de Montréal ou, pour les créatrices autochtones seulement, être domiciliée à un maximum de 50 km environnant (comprenant les communautés de Kahnawake et Kanesatake) et travailler sur le territoire de l’île de Montréal.
Rappel historique 
En 2018, le Conseil des arts de Montréal établissait l’atteinte d’un meilleur équilibre entre les genres, notamment pour la parité homme-femme dans le milieu artistique comme une priorité de son plan stratégique 2018-2020. C’est dans cet esprit que le Conseil a soutenu financièrement ESPACE GO pour la mise sur pied de son chantier féministe portant sur la place des femmes en théâtre au printemps 2019. Au cours de cet événement, le milieu théâtral a rappelé l’importance de créer des prix soulignant le travail exceptionnel des créatrices en théâtre, afin d’augmenter le rayonnement des femmes artistes. La directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Nathalie Maillé, en a profité pour souligner publiquement son intérêt à recevoir des propositions pour la création d’un prix destiné aux créatrices.
Des partenaires (CAM, ESPACE GO, Imago Théâtre, Théâtre de l’Affamée et des artistes associé·es au mouvement des F.E.T.) se sont réuni·es pour rendre possible ce nouveau prix. Toutes et tous ont souhaité que ce prix adopte le nom d’une créatrice inspirante, celui de Jovette Marchessault (1938-2012), romancière, poète, dramaturge, peintre et sculptrice montréalaise. Dès la deuxième édition, de nouveaux membres ont joint les partenaires originaux du comité de développement du prix. Il s’agit des artistes Nahka Bertrand, Margarita Herrera Dominguez et Gabe Maharjan.

PAPERPLANE  | Une œuvre multidisciplinaire de Frédéric Bélanger. Une nouvelle création après le succès acclamé de La Nuit des Rois

Après avoir été acclamé pour sa Nuit des Rois au TNM cet automne, Frédéric Bélanger (Le Magicien d’OZ, Sherlock Holmes, Le songe d’une nuit d’été) signe le texte et la mise en scène d’une œuvre grand public mêlant cirque, musique, théâtre et arts numériques. Le Théâtre Advienne que pourra et ses co-directeurs artistiques, Frédéric Bélanger et Sarah Balleux, annoncent aujourd’hui la présentation de l’œuvre multidisciplinaire Paperplane.  Avec la musique originale de Gustafson, le spectacle met en scène huit artistes qui offrent une ode lumineuse au cycle de la vie. La direction de création et la conception acrobatique sont assurées par Émilie Émiroglou associée à plusieurs organisations prestigieuses du monde du cirque comme le Cirque du Soleil et le Cirque Éloize.Une création qui sera présentée au Théâtre Alphonse-Desjardins à Repentigny dès le 29 juin prochain.
Paperplane est un voyage théâtral, musical et circassien, une fable moderne du cercle de la vie. Explorant le théâtre, le cirque, la danse, la musique et la lumière, la création rassemble  huit artistes multidisciplinaires. Selon Frédéric Bélanger « on a tous différentes façons d’apprivoiser le deuil. L’une d’elles est de célébrer la vie.  Paperlane se situe dans cet état d’esprit en offrant un récit poétique, ludique et merveilleux. »

La distribution compte des artistes issus autant de l’univers du cirque (Stephan Gentilini) que celui du théâtre et du chant (Sarah Leblanc-Gosselin) dont aussi : Evelyne LaforestValérie Doucet, Katarina Sobinkovicova, Bobby Cookson et Agustin Rodriguez Beltran.

Neecheemus

Pour clore sa deuxième année en tant qu’artiste en résidence au Théâtre ESPACE GO, l’autrice et metteure en scène Émilie Monnet propose au public NEECHEEMUS, un événement festif réunissant des paroles intergénérationnelles de femmes inspirantes et inspirées autour du thème de l’Amour et de l’érotisme. À l’occasion de trois soirées ludiques et engagées, dix femmes artistes autochtones et noires partageront leur conception de l’amour et de la sexualité à travers un geste artistique ou une prise de parole spontanée.

La conception de l’amour, de l’érotisme et du plaisir est imbriquée au sein même des langues autochtones et des histoires traditionnelles, qui portent en elles une vision du monde spécifique à chacune des cultures et des territoires dont elles sont issues. Ce rapport à l’amour et à la sexualité diffère de la conception occidentale et de son articulation dans les langues latines et anglo-saxonnes. Ainsi, ce spectacle donnera à connaître les conceptions de l’amour que l’on retrouve dans différentes communautés culturelles, permettant d’enrichir par cet éventail de propositions notre propre conception de l’amour et celle de notre rapport à l’autre. En 2020, Émilie Monnet proposait un spectacle événementiel similaire dans sa forme au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Intitulé KICIWEOK, ce spectacle festif réunissait plusieurs artistes autochtones qui s’emparaient à tour de rôle d’un mot dans leur langue autochtone pour l’offrir dans une prise de parole au public. Cette fois-ci, c’est de l’amour et de l’érotisme dont il sera question.

Émilie Monnet proposait la saison dernière un projet en trois volets sur le thème de l’esclavage (la triade Marguerite), dont faisait partie la pièce MARGUERITE : LE FEU présentée au Théâtre ESPACE GO en janvier dernier. Avec ce projet, l’importance de créer des espaces entre communautés autochtone et noire s’est confirmée. Aujourd’hui, Émilie souhaite parler d’amour, surtout après deux ans de pandémie, et les créatrices de NEECHEEMUS ont eu envie d’élargir le concept d’autochtonie au-delà de la frontière québécoise ou canadienne, car il existe des premiers peuples partout, en Afrique aussi, notamment le peuple Amazigh en Afrique du Nord (origines de l’artiste Elkahna Talbi) ou le peuple Woyo au Congo (Tatiana Zinga Botao). Évidemment chaque culture a ses traditions, ses histoires et des conceptions spécifiques au territoire d’où elle vient. Émilie souhaite donc réunir plusieurs voix différentes pour témoigner d’une autre façon d’être en relation avec l’autre, tout en célébrant différentes conceptions de l’amour dans toutes ses formes. 

Émilie Monnet embrasse à travers ses performances et les œuvres qu’elle produit une démarche artistique ancrée dans des processus de création interdisciplinaires et multilinguistiques, afin de sonder les thèmes de la mémoire, de l’histoire et de la transformation.  Artiste interdisciplinaire engagée, elle fonde en 2011 les Productions Onishka afin de tisser des liens entre artistes de différents peuples autochtones, toutes disciplines confondues. 

Se servant de la technologie pour rendre à voir l’invisible, Monnet explore le langage, les identités fragmentées et plurielles des peuples autochtones, ainsi que notre rapport à la mémoire et au legs culturel.

Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique d’Émilie Monnet privilégie les processus de création collaboratifs, et ses œuvres sont le plus souvent présentées sous forme de théâtre interdisciplinaire ou d’installations immersives. Artiste autochtone en résidence à l’École nationale de théâtre du Canada, elle présente depuis 2016, Scène contemporaine autochtone / Indigenous Contemporary Scene, une plateforme nomade pour la diffusion des arts vivants autochtones. Cinq éditions ont été créées jusqu’à ce jour et la plus récente édition en format festival a été présentée à l’été 2019 en partenariat avec le Festival International d’Édimbourg, le Festival international du livre d’Édimbourg et le Fringe Festival d’Édimbourg. Émilie est d’origine anishnaabe (algonquine) et française et a grandi entre l’Outaouais et la Bretagne. Elle vit actuellement à Tiohtià :ke/Mooniyaang/Montréal.

Du 19 au 21 janvier 2023

Le traitement de la nuit

À la nuit tombante, Bernard et Viviane prennent leur repas en admirant la splendeur de leur propriété, entretenue avec soin par Jérémie leur nouveau jardinier. Leur fille Léna surgit, de retour d’une nouvelle fugue, mais le couple fait comme si de rien n’était. 
Cette scène se répète et se module au gré du basculement du jour vers la nuit, révélant des mouvements inattendus au sein du quatuor.  Plusieurs récits s’inventent au fur et à mesure que la parole se déploie : Léna et Jérémie élaborent un plan pour se débarrasser des parents; Bernard doit soudainement arrêter sa voiture au milieu de la route; Viviane s’inquiète, lorsque le jour se lève, de ne pas retrouver son mari à la maison. Quelle est la part de rêve? La parole a-t-elle le pouvoir de façonner le réel?
LE TRAITEMENT DE LA NUIT est une tragi-comédie qui se réalise par le langage. C’est en parlant que les personnages fabriquent un monde. Dès qu’ils sont prononcés, les mots nous entraînent vers des espaces où règnent le doute et l’incertitude : d’une situation réaliste, l’autrice Evelyne de la Chenelière introduit graduellement des fissures temporelles et de l’étrangeté, révélant ainsi, avec un humour incisif, les contours de personnages en quête de rédemption. Prisonniers d’un monde qui oscille entre réalité et fantasme, ils ne savent pas dire leur déroute, leur confusion, leurs peurs viscérales et encore moins leur amour.
« Dans toutes mes pièces, les personnages font usage de la langue pour tenter de retrouver l’innocence perdue, chaque mot prononcé est impulsé par une sorte de procès intérieur se soldant invariablement par le constat d’un impossible rachat. »- Evelyne de la Chenelière

L du Déluge- 28 novembre au 6 décembre 2022 | La Chapelle

Un amour arraché, une crise, l’épreuve des monstres et les rythmiques d’un soulèvement. Il n’y aura qu’un chœur et une femme. L’un pour elle, contre elle, en elle. C’est à une épopée contre l’engloutissement qu’on nous convie; une reconstruction intime et collective portée par 12 interprètes sur scène.

Ensemble, Marilyn Daoust et Gabriel Léger-Savard articulent une puissante expérience collective, une charge que seuls les arts vivants peuvent provoquer. Autant par la forme que le fond, leurs créations cherchent à appréhender les multiples tragédies de notre époque. 

Marilyn Daoust est interprète et créatrice en danse, théâtre et tout ce qui se situe entre les deux. Interprète magnétique, fougueuse et investie, elle entame dès 2011 une carrière prometteuse en performant au Canada et à l’international. Avec le créateur et interprète Gabriel Léger-Savard, elle signe « Le temps des fruits », pièce d’abord présentée en webdiffusion à Tangente. Cette création interdisciplinaire qui la fait vibrer plus que jamais, leur a valu le Prix Culture de LOJIQ en 2019, et la Sélection Nationale de RIDEAU 2022. En tournée, cette pièce a rencontré le public d’Abitibi en 2022. Marilyn y est animée par cette balance entre la charge indicible des corps et les connexions franches avec le public, permises par les mots. Marilyn est actuellement en création de la pièce installative “Material Relations” avec l’artiste danoise Anna Stamp Møller, grâce à de précieux partenaires basés à Aarhus et à Copenhague (Danemark), ainsi qu’à (Bruxelles, Belgique). Elle a aussi le privilège d’agir comme chorégraphe sur « Je t’écris au milieu d’un bel orage », une mise en scène de Maxime Carbonneau présentée en janvier et février 2023 au TNM.

Gabriel Léger-Savard. Féru d’histoire et de politique; on le dit sensible, à l’écoute et «funky». Il cumule de multiples expériences théâtrales (travail corporel, chœur, objets, ombres, écriture, mise en scène, radio, podcast, télévision, publicité et théâtre de rue), travaillant comme interprète depuis les dix dernières années. La création a toujours fait partie de sa pratique, il valorise tout ce qui nous touche les tripes et nous rassemble. Artiste dans la cité, depuis 2016, il soutient activement les Inuit du Nunavik à la mise sur pied du Théâtre Aaqsiiq, une nouvelle institution qui promeut la riche culture et la langue inuit. Entre 2016 et 2021, il a co-dirigé Comptoir public, un organisme de création in situ. Il siège par ailleurs sur certains CA au sein du milieu artistique québécois.

LA CHAPELLE, SCÈNES CONTEMPORAINES

3700 RUE SAINT-DOMINIQUE, MTL

BILLETTERIE : 514.843.7738 / billetterie@lachapelle.org

LACHAPELLE.ORG

Horreur, cœur et humour : The Covenant, du 15 nov. au 3 déc. au Studio du Centre Segal, Théâtre Ouest End

The Covenant

Écrit par Alice Abracen

Mise en scène de Murdoch Schon

Avec: Holly Gauthier-Frankel, Laura Mitchell, Romi Shraiter, Jonathan
Silver, Brett Watson

Du mardi 15 novembre au samedi 3 décembre 2022

(avant-première dim. 13 nov.)

« Tu nous as tous laissés mourir. Tu n’as pas à juger ce que nous faisons
pour vivre. »

<https://www.youtube.com/watch?v=Bd7NjxqnJ5A> Cliquez pour voir une
bande-annonce convaincante de The Covenant

Montréal, octobre 2022 –
<http://www.theatreouestend.ca/upcoming-productions.html>
<http://www.theatreouestend.ca/upcoming-productions.html> The Covenant, la
puissante pièce  <https://www.mnjcc.org/theatre> primée d’Alice Abracen, est
une œuvre déchirante où se mêlent désespoir et humour noir. Magnifiquement
conçue, elle transporte l’auditoire à une époque odieuse et immorale de
l’histoire qui ressemble malheureusement de trop près aux atrocités
actuelles et imaginables. S’ajoute à cela le caractère plus que jamais
incontrôlable de la diffusion des faites alternatifs, des demi-vérités, et
des mensonges. Le Théâtre Ouest End présente cette première production, dans
une mise en scène de Murdoch Schon, au Studio du Centre Segal des Arts de la
scène, du 13 novembre au 3 décembre. Il y aura des causeries après le
spectacle avec des invités pour explorer les questions soulevées par la
pièce. Sujet d’intérêt pour les adultes.

Inspirée d’une histoire vraie, The Covenant se déroule en juin 1944 à
<https://www.facinghistory.org/resource-library/terezin-site-deception>
<https://www.facinghistory.org/resource-library/terezin-site-deception>
Theresienstadt. Des dignitaires internationaux de la Croix-Rouge sont
invités à s’émerveiller devant cette ville culturelle et animée qui semble
être un havre de paix pour les Juifs au cœur de la Tchécoslovaquie. Ils sont
loin de se douter que ce paradis est un ghetto et un camp de concentration
soigneusement mis en scène afin de dissimuler les crimes nazis contre
l’humanité. Forcés de participer à cette terrible mascarade, Peter, un
politicien déterminé, et Hilde, une médecine dévouée, voient leur idéalisme,
leur foi et leur amour mis à rude épreuve, tandis que nous découvrons ce qui
a façonné leur vie commune au cours des dernières années, jusqu’à ce moment
précis. 

« Au moins, j’ai marché sur cette terre. C’était quand la dernière fois que
tu as fait ça? Dans la Genèse? »

Membre cofondateur du Théâtre Ouest End, la dramaturge Alice Abracen a
d’abord été attirée par l’histoire des artistes de Theresienstadt, des
personnes qui se sont efforcées d’atténuer l’horreur qui les entourait par
le chant, la danse et le spectacle. « J’ai été horrifiée de voir comment cet
acte de résistance courageux et créatif a été perverti, déformé, tordu et
transformé en un outil pour les nazis, perpétuant la cruauté. »

Bien que basée sur un événement historique, la pièce est intemporelle. «
Aujourd’hui encore, des personnes sont détenues, emprisonnées et persécutées
pour leur identité ethnique ou raciale ; des camps de concentration sont
gérés, leurs conditions sont tenues secrètes pour le monde entier et des
récits alternatifs sont tissés pour les dissimuler. Nous assistons encore à
la démagogie destinés à justifier la guerre et la persécution. Les leçons de
l’histoire sont oubliées ou détournées, comme en témoignent les étoiles
jaunes portées lors des manifestations anti-vaccins », a déclaré Abracen.

Le metteur en scène Murdoch Schon est douloureusement conscient que le
climat politique mondial est en train de retourner vers le fascisme. « Nous
ne devons pas oublier un seul instant avec quelle facilité la propagande
devient un pouvoir dans les mains des autocrates », a déclaré Schon. « Un
autre thème majeur de la pièce est la croyance et la trahison ; sommes-nous
jugés sur une seule action ou sur toute une vie d’actions ? Il est crucial
d’être témoin de ce dont on doit se souvenir, et de se souvenir de ce dont
on a été témoin. »

Jonathan Silver joue le rôle de Peter, et il rappelle que nous devons
continuer à raconter les inhumanités que le fascisme a engendrées, « Ce
n’est pas de l’histoire ancienne. Nos vies ont été façonnées par les erreurs
des générations passées ; des histoires comme The Covenant nous aident à
comprendre de quelle façon elles affectent notre avenir », a déclaré Silver.
Une grande partie de l’arbre généalogique de Silver a été anéantie pendant
l’Holocauste, « Ma famille directe n’a survécu que parce que mon
arrière-grand-mère a fui au Canada au début de la guerre. Elle a ouvert une
petite épicerie sur le boulevard Saint-Laurent qui est devenue le point de
repère de Montréal,
<https://thecjn.ca/news/canada/concordia-saves-old-warshaw-grocery-sign/>
<https://thecjn.ca/news/canada/concordia-saves-old-warshaw-grocery-sign/>
Warshaw. »

Laura Mitchell est l’une des membres fondatrices du Théâtre Ouest End et
joue le rôle de Karla. Elle est attirée par les grandes questions de la
pièce : « Comment perdons-nous notre humanité ? Comment pouvons-nous la
garder ? Comment trouver suffisamment d’espoir pour continuer à mettre un
pied devant l’autre ? », demande-t-elle. « Je m’intéresse à la souffrance
permanente. En dehors des souffrances du corps, vivre dans une situation qui
semble dénuée de sens est un autre type de souffrance, qui s’ajoute à celle
de la séparation et de la perte. Comment pouvons-nous la soulager ? » Elle
est ravie que The Covenant soit la première production scénique complète de
la compagnie, et de la beauté, de la densité, de la clarté et du sombre
espoir qu’offre la pièce.

La brillante distribution est composée de Holly Gauthier-Frankel, Laura
Mitchell, Romi Shraiter, Jonathan Silver et Brett Watson. Les événements
entrelacés de la pièce sautent à travers le temps et l’espace. Le décor
évoque une boîte à cendres vide, laissant des traces des mouvements des
acteurs. La scénographie de Diana Uribe, les costumes et les éclairages de
Zoe Roux et la conception sonore de Joey Zaurrini donnent vie à la pièce
avec sensibilité et créativité. La régie est assurée par Elyse Quesnel. La
pièce a été créée à l’École nationale de théâtre du Canada avec Sara
Elkashef.

« C’est un voyou avec un joli logo qu’il a volé aux Hindous. Je suis
professeur, je peux repérer les plagiaires à un kilomètre. Ils voulaient
secouer les choses, il ne tiendra pas le trimestre. »

Le Théâtre Ouest End présente The Covenant, du 15 novembre au 3 décembre 

au Studio du Centre Segal des arts de la scène, 5170, chemin de la
Côte-Ste-Catherine

La soirée d’ouverture est le mardi 15 novembre à 19h30

(Avant-première le dimanche 13 novembre, 19h30)

Du mardi au dimanche 19h30 – PAS DE REPRÉSENTATION LE VENDREDI – + mer. 23
et 30 nov. à 13h00 Sujet pour adultes

Il y aura des causeries animées après les représentations pour explorer les
thèmes et les questions soulevés par la pièce et liés à la réalité actuelle
du Québec et du Canada- les 17, 23 et 30 novembre en matinée, ainsi que les
24 novembre et 1er décembre 

Billets: 20 $ à 30 $ ; billetterie du Centre Segal 514 739-7944 ou
<https://tickets.segalcentre.org/TheatreManager/1/login?event=1914&lang=en>
<https://tickets.segalcentre.org/TheatreManager/1/login?event=1914&lang=en>
Centre Segal en ligne 

<https://www.facebook.com/events/790913978903899/791356842192946> Événement
Facebook The Covenant

Pour plus d’informations sur le Théâtre Ouest End, cliquez ici :
<http://www.theatreouestend.ca/about.html>
<http://www.theatreouestend.ca/about.htmlwww.theatreouestend.ca/about.html

LE DÎNER DE CONS enfin à Montréal !

Musicor spectacles et Gestev en accord avec Monarque Productions sont fiers de vous présenter la pièce LE DÎNER DE CONS.Jouée tout l’été à guichet fermé à la Maison des arts Desjardins de Drummondville, la mouture québécoise de la pièce LE DÎNER DE CONS, comédie culte de Francis Veber, sera présentée à Montréal les 2, 3 et 4 mars 2023, à l’Espace St-Denis. Mise en scène par André RobitailleLE DÎNER DE CONS réunit une distribution six étoiles composée de Laurent Paquin, Normand D’Amour, Bernard Fortin, René Simard, Pascale Montreuil et Gabrielle Fontaine. Savoureuse et indémodable satire sociale, ce classique moderne de la comédie théâtrale a séduit des milliers de spectateurs à travers le monde, dont plus de 40 000 billets vendus au Québec ! LE DÎNER DE CONS, voilà la promesse d’une soirée formidable !

À MONTRÉAL DU 2 AU 4 MARS 2023 À L’ESPACE ST-DENIS
BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT
LEDINERDECONS.COM
PROCUREZ-VOUS DES BILLETS ICI
Texte Francis Veber, Mise en scène André Robitaille, Interprétation Normand D’Amour « M. Brochant », Laurent Paquin « François Pignon », Bernard Fortin   
« Lucien Cheval », René Simard « Juste Leblanc », Gabrielle Fontaine « Marlène Sasseur » et Pascale Montreuil « Mme Brochant » Présenté par Musicor Spectacles et Gestev en accord avec Monarque Productions
Producteurs Mario Provencher et André Robitaille, Monarque Productions

EMMANUEL BILODEAU | (ENCORE) DANS LE PÉTRIN

Emmanuel Bilodeau fera sa grande rentrée montréalaise le 7 octobre prochain au Théâtre Outremont avec « DANS LE PÉTRIN », son deuxième one-man-show! Sa tournée se poursuit jusqu’en 2023, on peut dire qu’il a du pain sur la planche.

À peine remis de l’arrivée explosive de sa petite dernière et de la pénurie de pots Masson, Emmanuel Bilodeau porte un regard sensible et lucide sur la décennie 2020 qui, tout juste commencée, nous mettait déjà tous dans un sacré pétrin! 

Sur scène, Emmanuel Bilodeau joue «sur» et «avec» les mots, redonne vie à ses personnages préférés, pousse la chansonnette et ne manque pas de faire une montée de lait sur le sucre et sur l’alimentation en général, assumant totalement son orthorexie. Manu se permet même de sortir la farine bio et d’enfiler son tablier de boulanger. Parfois léger et niaiseux, parfois philosophe et sombre, il offre sur un plateau d’argent un spectacle où l’humour à un cœur moelleux avec une croûte bien craquante.

Jusqu’en juin 2023, le comédien sillonne les routes du Québec pour présenter un «bilodeux» inspiré non seulement par les grandes questions existentielles de l’époque, mais aussi, et surtout, par sa condition d’individu préretraité et péri-andropausé jeune papa de quatre enfants.


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