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Oktoecho célèbre 25 ans de création :quand la musique devient un lieu de rencontre

 Il y a vingt-cinq ans, bien avant que le dialogue interculturel ne prenne la place qu’il occupe aujourd’hui dans le milieu artistique, Oktoecho faisait déjà de la rencontre entre les cultures le cœur de sa démarche artistique.

Fondé en 2001 par la compositrice et directrice artistique Katia Makdissi-Warren, l’ensemble montréalais réunit des artistes issus de traditions musicales qui, à l’époque, se croisaient rarement : musiques du Moyen-Orient, de l’Occident, des Premières Nations, inuit et d’autres cultures du monde.

Cette démarche s’est enrichie au fil des ans grâce à Lydia Etok, artiste inuit, et Nina Segalowitz, artiste d’origine dénée et inuvialuite, aujourd’hui codirectrices artistiques du volet autochtone d’Oktoecho.

« Lorsque j’ai fondé Oktoecho, je rêvais d’un espace où les traditions musicales pourraient se rencontrer dans le respect de leurs identités, sans jamais s’effacer les unes les autres. Vingt-cinq ans plus tard, je suis profondément émue de constater que ce rêve est devenu une communauté d’artistes, de partenaires et de publics qui partagent cette vision : la musique possède un immense pouvoir de rapprocher les êtres humains, de créer des ponts et de transformer notre regard sur l’autre et sur nous-mêmes », explique Katia Makdissi-Warren, fondatrice et directrice artistique.

Depuis sa création, Oktoecho a présenté des centaines de concerts au pays et à l’international, du Lincoln Center de New York à la Corée du Sud, en passant par le Chili, l’Espagne, le Maroc, le Liban, la France, le Nunavik et de nombreuses régions du Canada.
Faire dialoguer les grandes institutions musicalesOktoecho a également développé des collaborations majeures avec plusieurs orchestres et ensembles, dont une création réunissant treize artistes autochtones avec l’Orchestre symphonique de Québec, ainsi que des projets avec, entre autres, l’Orchestre National de Bretagne, Les Violons du Roy et I MusiciTransmettre autant que créerDepuis plus de quinze ans, le volet jeunesse d’Oktoecho a permis à plus de 80 000 jeunes de découvrir le chant de gorge inuit et les musiques du Moyen-Orient. Ateliers, résidences, concerts participatifs et mentorats se sont déployés dans les villes comme dans les régions éloignées du Québec, de la Gaspésie au Nunavik, ainsi qu’en France.

La transmission se poursuit auprès de la relève professionnelle avec Okto-Relève, qui accompagne de jeunes musiciens dans l’apprentissage des musiques traditionnelles du monde et la création musicale inspirée de ces traditions. Un nouveau volet développé en collaboration avec l’École de musique Vincent-d’Indy – Secteur collégial permet également d’offrir aux étudiants une formation.

Pour Oktoecho, transmettre fait partie intégrante de la création.

Des rencontres avec les peuples autochtones du monde
Au Canada, Oktoecho a collaboré avec des artistes issus d’une quinzaine de nations autochtones, développant des relations artistiques fondées sur l’écoute, le respect et la création partagée.
Cette démarche s’étend aujourd’hui bien au-delà du Canada. Oktoecho a déjà créé des rencontres entre des artistes autochtones du Canada et des artistes aborigènes d’Australie, Maoris de Nouvelle-Zélande et Mapuches du Chili. De nouveaux projets sont en développement afin de poursuivre ce dialogue et de bâtir un réseau où des artistes autochtones de différentes régions du monde peuvent partager leurs savoirs, leurs pratiques et imaginer ensemble de nouvelles formes de création.

Une année anniversaire tournée vers l’avenir
En 2026, Oktoecho poursuit son rayonnement international avec la création Écliptique, présentée notamment en Corée du Sud et bientôt en tournée au Pays basque.
Au Québec, l’année anniversaire sera notamment marquée par une coproduction réunissant Oktoecho et les Choeurs du Plateau, dirigés par Roseline Blain, qui présenteront la pièce Les Grands Espaces à la Fonderie Darling, dans le cadre du concert Expositions sonores (1er septembre à 19 h). Suivra L’Écho des mondes, avec l’Orchestre classique de Montréal, sous la direction d’Andrei Feher, dans le cadre du Festival du Monde Arabe, en collaboration avec l’Association culturelle et d’amitié Turquebec (5 novembre). Enfin, Devenir fleuve, avec l’Orchestre symphonique de l’Estuaire et Léa Moisan-Perrier, sera présenté le 7 novembre.

Ces projets prolongent une conviction qui anime Oktoecho depuis vingt-cinq ans : la musique peut devenir un espace d’écoute, de dialogue, de transmission et de rencontre.

HYPERRÉALISME. CECI N’EST PAS UN CORPS

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) annonce la prolongation, jusqu’au 7 mars 2027, dHyperréalisme. Ceci n’est pas un corpsDéjà vue par plus de 80 000 personnes, cette grande exposition retrace l’évolution de la figure humaine dans la sculpture des années 1970 à nos jours, à travers une quarantaine d’œuvres au réalisme époustouflant. Plusieurs activités, en lien avec l’exposition, sont également proposées cet automne.

Notez que le Musée sera exceptionnellement ouvert à l’occasion de la fête du Travail (7 septembre) et de l’Action de grâce (12 octobre).

UN FACE-À-FACE INATTENDU
AVEC NOTRE HUMANITÉ
Première étape canadienne et 17e d’une grande tournée internationale qui l’a menée de Bilbao, en Espagne, à Québec, Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps réunit une sélection d’œuvres représentatives de la sculpture hyperréaliste, une tendance artistique née dans les années 1960 aux États-Unis. Les pionniers et pionnières, et les générations d’artistes qui ont suivi, font preuve d’une telle précision technique que leurs œuvres semblent surgir du réel.

Cette exposition d’envergure rassemble des sculptures d’artistes de renom, tels que Berlinde De BruyckereMaurizio CattelanCarole A. Feuerman, Duane HansonSam JinksTony MatelliRon MueckEvan PennyPatricia PiccininiLili Reynaud-Dewar et George Segal. Dans une scénographie inédite, la présentation du Musée est de plus enrichie de créations d’artistes du Québec et du Canada : Alain BenoitStanley FévrierLouis FortierMilutin GubashKarine Payette et Mark Prent.

Véritables miroirs de la condition humaine, leurs œuvres mettent en scène les transformations de la société et celles de notre rapport au corps au fil des cinquante dernières années. L’approche illusionniste de ces artistes donne corps à des réflexions sur l’expérience humaine. Leurs créations traitent de sujets universels – l’enfance, la vieillesse, la solitude, la relation à soi, le passage du temps et la mort, avec des prises de position qui vont bien au-delà du simple défi de ressemblance. 
DÉCOUVERTE, RENCONTRES ET CRÉATION: DE MULTIPLES FAÇONS DE VIVRE L’EXPOSITION
En solo, entre amis ou en famille, une foule d’activités attend les visiteuses et visiteurs du Musée. Ateliers créatifs et visites animées s’offrent comme autant de moments créatifs et inspirants qui permettent d’explorer l’exposition autrement.Pour consulter l’ensemble des activités au programme cet automne, visitez le mnbaq.org/programmation.

KO Distribution concrétiseune entente majeure avec Disney+

KOTV et sa filiale KO Distribution sont fières d’annoncer la vente des quatre premières saisons de la comédie dramatique L’œil du cyclone à Disney+. La populaire série québécoise sera ainsi offerte au marché canadien-anglais sur la plateforme de diffusion en continu.

Portée par la confiance de Radio-Canada, L’œil du cyclone s’est rapidement imposée comme une série emblématique adorée du public québécois. Les quatre premières saisons seront disponibles sur Disney+ dès le 1ᵉʳ septembre 2026.

« L’oeil du cyclone sera assurément un des projets les plus importants de ma carrière. L’intention de départ était de rendre hommage aux mères qui portent souvent toute la charge mentale de la famille. De savoir maintenant que notre série se déploie vers un nouveau public est une énorme source de fierté. », déclare Dominic Anctil, vice-président divertissement.

« Le fait qu’un géant mondial de la diffusion en continu comme Disney+ acquière ces contenus pour rejoindre un nouveau public constitue une immense source de satisfaction et confirme la portée universelle des histoires d’ici. », déclare Mia Desroches, vice-présidente de KO Distribution.

Portée par des personnages forts et modernes, L’œil du cyclone aborde avec justesse et humour le thème de la charge mentale. La série suit le quotidien d’Isabelle Gagnon, mère célibataire de trois enfants. Bien que la garde soit partagée, Isabelle réalise rapidement que les inquiétudes, elles, ne le sont jamais. Vivant au cœur de la tempête, elle tente de naviguer entre l’éducation de ses jeunes, son travail, l’amitié et la recherche de l’âme sœur. Pour complexifier le tout, elle doit composer avec sa mère nouvellement retraitée et prompte au jugement, sa sœur exubérante qui cherche à la recaser, un ex souvent dépassé et la nouvelle jeune conjointe de celui-ci qui voudrait tellement être son amie. Humaine, généreuse, vulnérable, hilarante et constamment en manque de sommeil, Isabelle incarne avec authenticité la réalité de milliers de mères.

Idée originale de Dominic Anctil, réalisée par Alain Chicoine et Julie Hogue, la série met en vedette Christine BeaulieuVéronique CloutierPatrick HivonLuc SenayCatherine SouffrontEmi ChicoineJoey BélangerLilou Roy-Lanouette (saison 1) et  Juliette Aubé (saisons 2, 3 et 4).

Milk & Bone célèbre les 10 ans de Natalie avec une nouvelle version 

Dix ans après sa parution, Natalie, la chanson la plus emblématique du duo montréalais Milk & Bone, renaît sous une nouvelle forme. Aujourd’hui, Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin dévoilent Natalie (40 Seasons Later), une réinterprétation délicate et lumineuse de ce morceau phare qui continue de toucher le public une décennie après sa sortie.

Écrite à l’origine pour le générique du film King Dave de Podz, premier long métrage dont Milk & Bone signait la bande sonore originale, Natalie s’est rapidement imposée comme une pièce incontournable du répertoire du duo. Au fil des années, la chanson a traversé les frontières et les écrans, trouvant sa place dans plusieurs productions marquantes, notamment Life is Strange 2, Riverdale, Love, Victor, Saving Hope et Wynonna Earp.

Pour souligner cet anniversaire symbolique, Milk & Bone a choisi de revisiter cette œuvre fondatrice sans en altérer l’essence. Co-réalisée par Soran, cette nouvelle version met encore davantage en lumière les voix et la charge émotionnelle qui ont fait de Natalie un classique moderne.

« On a toujours été très surprises du succès de Natalie. À la base, on l’a écrite pour le générique du film King Dave de Podz, le premier film duquel on signe la bande sonore originale, d’ailleurs. C’est de loin notre chanson la plus simple. Les accords, les paroles. La chanson au complet ne compte que quatre phrases répétées encore et encore. Jamais on pensait que ce serait notre chanson la plus écoutée encore à ce jour, 10 ans plus tard, et qu’elle aurait un impact aussi fort sur les gens qui l’aiment. Mais parfois la simplicité suffit.

On s’est dit que les 10 ans de notre pièce chouchou étaient l’occasion parfaite de la revisiter, tout en conservant son identité. On a été tellement heureuses que Soran accepte de co-réaliser cette nouvelle version 2026 de Natalie avec nous. Il a tout de suite compris notre désir de rester dans la simplicité, de mettre les voix de l’avant et de laisser planer la pièce.»  Milk & Bone

Natalie (40 Seasons Later)Milk & Bone ne cherche pas à réinventer une chanson déjà profondément ancrée dans l’imaginaire collectif, mais plutôt à lui offrir un nouvel espace pour respirer. Cette version agit comme une conversation entre le passé et le présent, entre les artistes qu’étaient Laurence et Camille en 2016 et celles qu’elles sont devenues aujourd’hui.

OPER’ACTUEL devient un festival biennal

Après huit éditions présentées sous la forme d’un concert, OPER’ACTUEL franchit une nouvelle étape. Du 21 au 26 septembre prochain, Chants Libres dévoilera la toute première édition de son festival biennal OPER’ACTUEL, une semaine entièrement consacrée à la création lyrique contemporaine.

Plus qu’un changement de format, cette nouvelle formule traduit une vision renouvelée de l’opéra contemporain. En plus des spectacles, le festival proposera des ateliers, vitrines professionnelles, conférences, rencontres, discussions publiques et auditions, faisant d’OPER’ACTUEL un véritable lieu de réflexion, d’expérimentation et de développement pour les artistes comme pour le public.

« Le nouveau format d’OPER’ACTUEL se veut un espace de création, de rencontres et d’innovation où le théâtre lyrique et l’opéra contemporain dialoguent avec les autres disciplines artistiques », explique Marie-Annick Béliveau, directrice artistique de Chants Libres

Un festival à l’image de l’opéra d’aujourd’hui

Depuis sa fondation, Chants Libres défend une vision de l’art lyrique ouverte sur les pratiques contemporaines. Avec OPER’ACTUEL, la compagnie affirme encore davantage cette identité en proposant un événement où musique, danse, théâtre, arts numériques, performance et recherche artistique se rencontrent.

Cette première édition réunira des créateurs provenant de différentes disciplines et générations autour d’œuvres qui témoignent de la richesse de la création lyrique actuelle.

Deux créations marquantes

Le festival s’ouvrira avec Akasha : Le souffle de l’univers, première mondiale de l’opéra-danse interculturel imaginé par la soprano Kripa Nageshwar et Hamsa Créations Lyriques. Fusionnant traditions musicales indiennes et instrumentation contemporaine, cette œuvre explore les liens entre souffle, spiritualité et nature.

Le lendemain, le public découvrira Come Closer, du collectif torontois Opera 5. Composé par Ryan Trew sur un livret de Rachel Krehm, cet opéra intimiste aborde avec sensibilité le deuil, la mémoire et la guérison à partir des poèmes écrits par la sœur de la librettiste.

Une carte blanche à Sarah Albu

Point culminant du festival, le Spectacle OPER’ACTUEL offrira une carte blanche à la soprano Sarah Albu, accompagnée de l’Ensemble Paramirabo sous la direction de Stephen Mulligan.

Réunissant notamment Victoria Bernath, Jean-François Daigneault, Erin Gee, Daniela Falcon, Gabo Champagne et Marcela Lucatelli, cette soirée mettra en lumière toute la diversité des pratiques vocales contemporaines.

Un rendez-vous pour toute la communauté lyrique

Au-delà des spectacles, OPER’ACTUEL souhaite devenir un lieu privilégié de rencontre entre artistes, diffuseurs, étudiants, chercheurs et amateurs d’opéra contemporain.

Les vitrines professionnelles, ateliers, conférences et auditions permettront de favoriser les échanges, le perfectionnement artistique et l’émergence de nouvelles collaborations, tout en contribuant au développement de la création lyrique au Québec et à l’international.

RAPPEL DES CONCERTS
OPER’ACTUEL
21 au 26 septembre 2026

Akasha : Le souffle de l’univers
Hamsa Créations Lyriques
21 septembre – 19 h 30

Come Closer
Opera 5
22 septembre – 19 h 30


Spectacle OPER’ACTUEL
Carte blanche à Sarah Albu
Ensemble Paramirabo
Direction musicale : Stephen Mulligan
25 septembre – 19 h 30
26 septembre – 15 h et 19 h 30


Lieu :
Salle Paul-Buissonneau, Centre Calixa-Lavallée

Billetterie :
20 $ par concert
45 $ pour la passe donnant accès à l’ensemble des concerts du festival

Information : chantslibres.org/operactuel/

FAITS D’HIVER (CHANSON HOSTILE)

UNE GRENADE ACOUSTIQUE CONTRE L’AMNÉSIE COLLECTIVE DE STEVEN LEE POTVIN
Tirée d’une œuvre théâtrale saluée par le public et la critique (L’incroyable et ineffaçable histoire de Sainte-Dignité-de-l’Avenir), la chanson engagée du comédien Steven Lee Potvin poursuit aujourd’hui sa route bien au-delà de la scène grâce à Robert Lepage qui a convaincu ce dernier de sortir ses chansons de l’ombre.
Certaines chansons font danser. D’autres empêchent l’Histoire de s’effacer.C’est le cas de Faits d’hiver (chanson hostile), nouvelle pièce musicale de l’auteur-compositeur-interprète et comédien Steven Lee Potvin, disponible dès aujourd’hui sur toutes les plateformes de musique en ligne. Extraite de la pièce, la chanson Faits d’hiver (chanson hostile) qui parait aujourd’hui, fait aussi l’objet d’une Session de salon (projet audiovisuel produisant des captations intimes d’artistes émergents) et pave la voie à un projet d’album.Tirée d’un succès sur les planches de l’Est-du-Québec et d’un passage à guichets fermés au Théâtre Périscope de Québec, 

Faits d’hiver (chanson hostile) poursuit aujourd’hui son parcours grâce à l’encouragement de Robert Lepage, qui a inspiré Steven Lee Potvin à faire vivre ce projet musical au-delà de la pièce de théâtre dont la chanson est issue.Véritable cri du cœur, cette ode musicale à la résistance puise son inspiration dans les soulèvements populaires des années 1970 contre la fermeture de plusieurs villages québécois. Porté par une sensibilité folk authentique, ce chant de mémoire établit un pont entre les luttes historiques contre les délocalisations et les grands enjeux sociaux qui secouent aujourd’hui des communautés partout dans le monde.À la fois intime et rassembleuse, la performance rend hommage à celles et ceux qui ont défendu leur territoire, leurs racines et leur dignité. Une proposition artistique viscérale où résonne, dans toute sa force, l’esprit contestataire en version acoustique.Inspirée d’un pan souvent oublié de l’histoire québécoise, cette création folk engagée donne une voix à celles et ceux dont les luttes ont progressivement disparu de notre mémoire collective.
Une chanson née d’un succès théâtral
Née de la création théâtrale L’incroyable et ineffaçable histoire de Sainte-Dignité-de-l’Avenir, inspirée des Opérations Dignité et de la résistance des communautés de l’Est-du-Québec dans les années 1970, Faits d’hiver (chanson hostile) poursuit donc aujourd’hui sa route hors des planches. Après un parcours remarquable ponctué de distinctions, de tournées, d’une publication chez Dramaturges Éditeurs et d’une série de représentations à guichets fermés au Théâtre Périscope de Québec, une rencontre avec Robert Lepage convainc Steven Lee Potvin que ses chansons méritent d’exister pour elles-mêmes. De cette intuition naît aujourd’hui un projet musical.Portée par une interprétation dépouillée, une guitare usée et la voix lumineuse de Lea St-Pierre, la chanson évoque les délocalisations forcées, les expropriations, les injustices institutionnelles, mais surtout la résistance de communautés qui ont refusé de disparaître. Le projet prend aujourd’hui une nouvelle dimension grâce à la collaboration du réalisateur Alexis Tremblay, créateur des Sessions de salon, série audiovisuelle consacrée aux artistes émergents disponible sur Youtube.

Oktoecho présente deux concerts extérieurs gratuits ce  samedi

Le 30 mai, quinze artistes d’Oktoecho présenteront deux représentations extérieures de Transcestral, une création originale réunissant musiques et danses soufies et autochtones (Inuit, Premières Nations et Métis).

Sous la direction de Katia Makdissi-Warren, ces concerts mettront en vedette Nina Segalowitz (chant Dene et Inuvialuit), Moe Clark (chant métis), Anouar Barrada (chant soufi), Sandrine Masse (chant wendat), les jeunes chanteurs atikamekw Wapan Boivin et Kenny Verreault, ainsi que Adam Barrada (derviche tourneur) et Sam Ojeda (danseur yoreme).

11 h 30 — Parc Marcelin-Wilson

Dans le cadre de la Fête familiale d’Ahuntsic-Cartierville

19 h 30 — Fort-Lorette (près de l’église de la Visitation)

En collaboration avec la Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville.

Les concerts du 30 mai sont gratuits et sans réservation et sont en partenariat avec la Caisse Desjardins du Centre-nord de Montréal.

Une place importante pour la relève

Transcestral se distingue par sa dimension participative et intergénérationnelle. Des jeunes de la Maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville et de l’école La Dauversière, ayant participé à des ateliers tout au long de l’année, monteront sur scène aux côtés des artistes pour présenter leurs propres créations. Le projet inclut également la participation de jeunes artistes issus d’Okto-Relève.

Oktoecho en Corée du Sud

Cet été, Nina Segalowitz et Bertil Schulrabe d’Oktoecho, ainsi que Mélanie Bourassa d’E27 se rendront à Séoul pour présenter Écliptique, une œuvre de la compositrice Katia Makdissi-Warren. Cette création sera interprétée dans le cadre du ClarinetFest® 2026, organisé par l’International Clarinet Association, ainsi qu’au Seoul Baekje Museum.

Prix au Canadian Folk Music Awards
L’ensemble Oktoecho, s’est vu décerner le prestigieux Oliver Schroer Pushing the Boundaries Award lors des Canadian Folk Music Awards pour son album Sivumut, consacré au chant de gorge inuit. Une reconnaissance importante pour cet ensemble montréalais dirigé par la compositrice Katia Makdissi-Warren, qui poursuit son exploration des croisements entre cultures, traditions et création contemporaine.

Remerciements

Oktoecho tient à exprimer sa gratitude envers la Caisse Desjardins du Centre-nord de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, ainsi que ces précieux partenaires, Présence Autochtone, la Maison de la Culture Ahuntsic, Amplitude, InTempo Musique et les Amis d’Ahuntsic.

Un artiste colombien revisite les « assiettes parlantes » du XVIIIe siècle pour explorer les notions d’identité, de langage et d’appartenance

La Galerie JANO présente One Thing for Another, une nouvelle exposition de l’artiste multidisciplinaire Saul Sanchez qui revisite l’univers fascinant des « assiettes parlantes », ces objets populaires apparus en France et en Angleterre aux XVIIIe et XIXe siècles dont les illustrations et inscriptions formaient des rébus invitant les convives à résoudre des énigmes pendant les repas. L’exposition est présentée jusqu’au 15 juillet 2026.

Originaire de Bogotá, en Colombie, et établi au Québec depuis plusieurs années, Saul Sanchez transpose cette tradition historique dans une série de grandes peintures à l’huile réalisées sur des toiles circulaires minutieusement fabriquées à la main. À première vue, le visiteur croit observer de véritables assiettes anciennes. Pourtant, chaque œuvre est entièrement peinte, jusque dans les moindres détails, sur un support circulaire spécialement conçu par l’artiste lui-même.

Transformer la signification d’autrefoisEn agrandissant considérablement l’échelle de ces objets autrefois destinés aux tables bourgeoises européennes, l’artiste transforme leur fonction et leur signification. S’agit-il encore d’une assiette? D’une image? D’un jeu? D’une énigme? L’œuvre invite le public à naviguer entre ces différentes interprétations.« Les assiettes parlantes étaient fascinantes parce qu’elles utilisaient les images et les mots pour créer des énigmes à résoudre. Elles reposaient déjà sur des mécanismes de traduction et d’interprétation. Cette idée est devenue le point de départ d’une réflexion plus large sur le langage, les systèmes de communication et la manière dont nous construisons le sens », explique Saul Sanchez.
Son avenir incertain au QuébecÀ travers les rébus, les codes graphiques et les jeux linguistiques, One Thing for Another explore les défis, les ambiguïtés et les possibilités qu’ouvre l’expérience de la traduction, autant culturelle que linguistique. À titre personnel, Saul Sanchez doit conjuguer avec l’ambiguïté alors que sa place au Québec n’est pas garantie. La complexité liée à l’obtention d’une résidence le forcera probablement à quitter le pays au cours des prochains mois.
 « Le travail de Saul est remarquable par sa maîtrise technique, mais aussi par la richesse des réflexions qu’il propose. Derrière chaque œuvre se cache un dialogue entre l’histoire, le langage et l’expérience humaine. Dès sa résidence à la galerie, nous avons reconnu la singularité de sa démarche et l’importance de faire découvrir son travail à un plus large public », souligne Anne Jano, fondatrice et directrice de la Galerie JANO.
Résident artistique de la Galerie JANO, Saul Sanchez a d’abord participé à une exposition collective avant d’intégrer officiellement la programmation de la galerie. Représenté exclusivement par Galerie JANO au Canada, il poursuit une carrière internationale qui l’a mené à présenter son travail au Mexique, en Colombie, aux États-Unis et en Espagne. Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts de Parsons School of Design à New York, boursier Fulbright et récipiendaire de distinctions du ministère de la Culture de Colombie, il développe une pratique qui combine peinture, sculpture, vidéo et technologies numériques afin d’explorer les rapports entre pouvoir, langage et perception.Dans le cadre de l’exposition, le public est également invité à participer à une rencontre avec l’artiste le 13 juin prochain de 14 h à 16 h à la Galerie JANO. Cette discussion permettra de découvrir les coulisses de sa démarche artistique et les réflexions qui ont mené à la création de One Thing for Another.

Le cabaret littéraire revient sur la scène du Lion d’Or le mardi 30 juin avecses lectures d’autobiographies de vedettes québécoises et internationales

18 ans ça se fête en grand! Pour célébrer ses 18 ans, le Cabaret Bio Dégradable : les écrits restent… est de retour au Lion d’Or le mardi 30 juin avec ses extraits loufoques et absolument véridiques d’autobiographies de personnalités québécoises ou internationales. Lues intégralement par plusieurs, les ‘’pires’’ citations autobiographiques sont révélées sous leur vrai jour!

Pierre-Luc Brillant, Sylvain Larocque, Sébastien Trudel, Karen Elkin. Charles-Alexandre Quesnel, Kim Lavack Paquin, Rémi Montésinos et Didier Morissonneau liront les pires autobiographies jamais écrites par nos vedettes Sous forme de cabaret littéraire, ce spectacle d’humour mord à pleines dents dans les récits de vie de personnalités et ce, sans change un seul mot. Au menu : des nouveautés bouleversantes, comme celles de Robby Johnson et d’Éliane Gamache-Latourelle, entre autres! Avec évidemment les grands classiques : Julio Iglesias, Maurice « Mad Dog » Vachon, Elisabetta Fantone,

Danielle Ouimet, Jacques Boulanger, Julie Lemay et un hommage particulièrement touchant à nos grands disparus, tel que Michel Girouard. Bio Dégradable: les écrits restent… une présentation de Didier Morissonneau.

Où: Cabaret Lion d’Or
1676 rue Ontario E, Montréal, QC H2L 1S7
Quand: le mardi 30 juin à 20h.
Admission: 45.00$ taxes et frais inclus
Billets disponibles sur
https://lepointdevente.com/billets/clo230106001

« Créé en 2008, le cabaret Bio dégradable est certainement l’un des spectacles les plus drôles de la dernière décennie. » – La Presse, Chantal Guy.
« Très rapidement ce spectacle est devenu culte… C’est fait avec beaucoup de tendresse et d’affection, ces lectures. » Salut bonjour (TVA), Annie-Soleil Proteau.

« C’est un spectacle ou on lit des passages de biographies assez funny… J’ai déjà assisté à des représentations et je dois avouer qu’on s’amuse beaucoup, beaucoup. » Bonsoir, bonsoir (Radio-Canada), Jean-Philippe Wauthier.

« Tout le monde veut voir le show. Dans la salle, je spotte Denys Arcand, Éric-Emmanuel Schmidt et Phil Bond qui rient à l’unisson! » – Urbania, Arianne Maynard-Marcotte

http://www.cabaretbiodegradable.com

Aurores cérébrales : un récit poignant de résilience et d’espoir signé Julie Brown.

L’auteure Julie Brown annonce la parution de Aurores cérébrales, un récit autobiographique profondément humain qui explore avec courage les réalités de la santé mentale et le chemin vers la reconstruction.

À travers cette œuvre sincère et bouleversante, l’auteure partage une expérience marquante qui l’a conduite à revisiter son rapport à elle-même, à la vulnérabilité et à la résilience. Écrit par une professionnelle œuvrant dans le domaine de la santé et de l’enseignement médical, ce livre offre un regard unique, à la fois personnel et éclairé, sur les défis liés à la maladie mentale et les préjugés qui l’entourent.

Un témoignage fort au cœur de la santé mentale

Dans Aurores cérébrales, Julie Brown livre un témoignage authentique sur une période critique de sa vie, marquée par un traumatisme majeur et un long parcours de soins. Elle y aborde notamment les conséquences psychologiques d’un événement inattendu, ainsi que les traitements intensifs, dont les électrochocs, qui ont jalonné son rétablissement.

Ce récit intime dépasse le simple témoignage : il s’agit d’une invitation à mieux comprendre la complexité des troubles de santé mentale, à favoriser l’empathie et à ouvrir un dialogue plus nuancé au sein de la société.

« La psychiatrie n’a pas la noblesse des autres spécialités. On ne parle pas de problème de santé mentale comme on parle d’une hépatite ou d’une chirurgie cardiaque. Il y a beaucoup d’éducation et de prises de conscience à faire à ce niveau-là. Ça suffit, les tabous. »
— Julie Brown