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LE MUSÉE DE LA CIVILISATION À LA RECHERCHE D’OBJETS POUR DOCUMENTER LA VIE DE RENÉ LÉVESQUE

René Lévesque est, incontestablement, une figure marquante du paysage politique québécois. Son parcours, son style et ses réalisations demeurent encore aujourd’hui d’un grand intérêt, et pour plusieurs, suscitent l’admiration ou, à tout le moins, un grand respect. Afin de lui rendre hommage dans le cadre des célébrations entourant son 100e anniversaire de naissance, le Musée de la civilisation et la Fondation René-Lévesque collaborent à la réalisation d’une future exposition qui ouvrira ses portes le 17 novembre prochain; celle-ci brossera un portrait intime du célèbre personnage politique et public. L’exposition mettra de l’avant les étapes de vie marquantes qui ont forgé la personnalité de Lévesque jusqu’à son décès en 1987. La présentation misera sur la diffusion de documents d’archives et d’objets significatifs. Cependant, en dehors de son action politique, bien peu de témoins matériels ou de documents associés à son enfance, à son adolescence et à sa jeune vie d’adulte subsistent.

Du 14 février au 14 avril 2022, le Musée de la civilisation lance un appel à contribution destiné au grand public afin de recueillir des objets, des documents, des œuvres artistiques ou des souvenirs matériels liés à la vie de René Lévesque pouvant être retenus pour constituer le corpus de l’exposition. Après cette date, l’équipe de projet d’exposition évaluera les offres reçues et choisira les éventuels objets pour une présentation en salle.

Cet appel à objets s’intéresse aux différentes périodes de la vie de René Lévesque, mais surtout celle précédant 1960:

  • Sa naissance (1922) et son enfance à New Carlisle
  • Sa vie de jeune adulte à Québec
  • Ses missions de correspondant de guerre
  • Son parcours en journalisme
  • Sa carrière politique

Les objets peuvent être soumis par formulaire, 

jusqu’au 14 avril 2022 : 

« René Lévesque est une figure incontournable de notre histoire. Nous connaissons bien sa contribution et son parcours politique, mais nous souhaitons nous intéresser à toutes les dimensions de sa vie, dans une perspective humaine avant tout. Nous recherchons des objets et des archives peu ou pas diffusées, au potentiel émotif évocateur fort, qui permettront de nous rappeler, ou de découvrir, cet homme qui a contribué à façonner notre société à sa façon. »

– Stéphan La Roche, président-directeur général, Musée de la civilisation

« C’est avec enthousiasme que la Fondation René-Lévesque s’associe au Musée de la civilisation dans le cadre de cette recherche d’objets et de l’exposition à venir. Cette dernière constituera l’un des piliers des commémorations entourant le 100e anniversaire de naissance de celui qui a si profondément marqué l’histoire du Québec et dont l’héritage continue d’influencer la vie des Québécoises et Québécois. Je profite de l’occasion pour inviter tout le monde à rester à l’affût, car dès la Fête nationale du Québec en 2022 et jusqu’à celle de 2023, ­une série d’activités et d’initiatives seront mises de l’avant et viendront célébrer la mémoire du 23e premier ministre du Québec. »

-Martin Roy, directeur général de la Fondation René-Lévesque

Au sujet de la Fondation René-Lévesque

La mission de la Fondation est de promouvoir l’immense héritage de René Lévesque qui, par son parcours exceptionnel de journaliste et d’homme d’État, a marqué profondément l’histoire du Québec moderne. La Fondation René-Lévesque est un organisme sans but lucratif et libre de toute affiliation politique qui orchestre différentes activités pour éduquer le public et encourager la recherche et la publication d’écrits sur ses réalisations et sa pensée en lien avec l’évolution de la société québécoise.

Au sujet du Musée de la civilisation

Le Musée de la civilisation propose une expérience culturelle éducative et interactive qui fait naître l’émotion et laisse le visiteur transformé. Lieu de savoir et d’idées, notre musée de société jette un regard neuf, souvent inattendu, sur l’expérience humaine. Grâce à ses expositions originales et audacieuses, petits et grands sont transportés au centre des grandes villes du monde, au milieu de mouvements socioculturels marquants, au cœur de la société québécoise ou de moments marquants de l’histoire. Un lieu où l’on se rassemble pour mieux comprendre le passé, construire le présent et rêver à l’avenir et vivre le monde, ensemble.

Jusqu’au 2 janvier, Pointe-à-Callière accueillera le public gratuitement

Pour le temps des Fêtes, le Musée offre un cadeau aux Montréalais et à tous ses visiteurs : l’accès gratuit à l’ensemble de ses expositions, temporaires comme permanentes, du 18 décembre 2021 au 2 janvier 2022 inclusivement. Ainsi, Pointe-à-Callière invite le public à venir profiter en solo, en duo ou en famille de son offre culturelle stimulante et enrichissante, et ce gratuitement !

La réservation de billets horodatés à une date précise est cependant requise et peut être effectuée en ligne: billets.pacmusee.qc.ca

À noter que si le passeport vaccinal n’est pas exigé pour visiter les institutions muséales, les mesures sanitaires telles que l’accès à un nombre limité de personnes par salle, le port du masque et la distanciation physique sont à respecter.
 En savoir plus sur les mesures sanitaires au Musée
À voir, à faire à Pointe-à-Callière durant le temps des Fêtes
Pour le temps des Fête, la magie de Noël rencontre le fabuleux monde du cirque à travers une programmation très familiale :À ne pas manquer : Place au cirque !, une exposition temporaire, aussi colorée que ludique, qui met à l’honneur les arts du cirque d’ici et d’ailleurs.Du 27 au 30 décembre, à 13 h, 14 h, 15 h et 16 h : Sous le chapiteau de Pointe-à-Callière, des ateliers de création en lien avec l’exposition. Dès 6 ans. Réservation et passeport sanitaire requis.Jusqu’au 3 janvier : les Fêtes sur la Pointe, une invitation à faire une halte féérique et contemplative sur la place Royale, dans le Vieux-Montréal. Animations spontanées les samedis et dimanches 18 et 19 décembre entre 11h et 16h. 
 Toujours à l’affiche !L’exposition Montréal à l’italienne, qui met en valeur riche héritage de la communauté italo-montréalaise, est prolongée jusqu’au 16 janvier 2022.Également, l’exposition À l’abordage ! Pirates ou corsaires ? qui reste un must pour une sortie en famille ! L’exposition a été renouvelée au printemps 2021.
À propos de Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal

Pointe-à-Callière, lieu de fondation de Montréal, est le plus grand musée d’histoire de Montréal. Érigé sur une concentration de sites historiques et archéologiques d’envergure nationale, le complexe muséal a pour mission de faire connaître et aimer le Montréal d’hier et d’aujourd’hui à travers des actions de diffusion, d’éducation, de conservation et de recherche à l’endroit du patrimoine archéologique et historique montréalais ; et tisser avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux concernés, des liens dont bénéficieront les publics.

Pointe-à-Callière fière partenaire de la Ville de Montréal.
  
Plus d’informations sur pacmusee.qc.ca

La magie de Noël rencontre le fabuleux monde du cirque à Pointe-à-Callière

Du 11 décembre 2021 au 3 janvier 2022, Pointe-à-Callière propose des expositions et des activités, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, pour faire vivre un merveilleux moment en famille ou entre amis !

Les Fêtes sur la Pointe : une halte féérique et contemplative sur la place Royale, dans le Vieux-Montréal

  • Jusqu’au 3 janvier
  • Place Royale, Vieux-Montréal
  • Gratuit

Durant la période des Fêtes, passants et passantes sont invités à venir faire une halte sur la place Royale, en plein cœur du Vieux-Montréal, où sera érigé un décor féérique aux allures de forêt royale. Cette zone détente, avec chaises Adirondack et sapins lumineux, transportera immédiatement le public dans l’ambiance de Noël !
Les alentours du Musée seront fermés à la circulation jusqu’au 20 décembre, mais les décors resteront sur place jusqu’au 3 janvier pour continuer de faire vivre la magie des Fêtes.

Des animations spontanées les samedis et dimanches 11, 12, 18 et 19 décembre 
Entre 11h et 16h, en venant se réchauffer le corps et le cœur sur la place Royale, il sera possible de croiser le chemin de quatre personnages de Noël : Befana, Saint-Nicolas, petite Lucie et, bien sûr, le père Noël ! L’occasion pour les enfants de découvrir la légende de Noël à travers le monde en écoutant ces personnages conter leur histoire.
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Des expositions pour bouger et s’amuser en famille !

Place au cirque!
Présentée jusqu’au 6 mars 2022, la nouvelle exposition temporaire de Pointe-à-Callière invite à se plonger dans l’univers fascinant, et toujours surprenant, du cirque d’ici et d’ailleurs. Des premières troupes européennes et américaines aux flamboyants spectacles contemporains, Place au cirque! emmène à la découverte de l’histoire de cet art vivant qui fait vibrer le Québec depuis plus de 200 ans.
Un carnet de jeu est disponible pour explorer de manière ludique cette exposition colorée et les 350 objets, tantôt touchants, parfois époustouflants, qu’elle présente.
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À l’abordage! Pirates ou corsaires?
La populaire exposition À l’abordage! Pirates ou corsaires? a fait peau neuve en 2021. Pointe-à-Callière propose une nouvelle expérience interactive pour les aventurier.e.s de 5 à 12 ans qui veulent tester leurs capacités physiques et intellectuelles, et voir s’ils ont le pied marin et l’étoffe des corsaires !
Complètement revue et améliorée, l’exposition familiale fait entrer les jeunes dans l’univers du capitaine de bateau Pierre Le Moyne d’Iberville, le plus célèbre corsaire canadien. Grâce à des jeux interactifs et dans une ambiance complètement immersive, elle leur fait vivre les périples de la vie à bord, de manière parfois fantaisiste !
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Sous le chapiteau de Pointe-à-Callière : des ateliers de création autour du cirque

Durant les congés des Fêtes, Pointe à Callière propose une série d’ateliers de création en lien avec l’exposition Place au cirque!

  • Du 27 au 30 décembre – 13 h, 14 h, 15 h et 16 h
  • À l’atelier du Musée – Espace éducatif – 350, place Royale, Vieux-Montréal
  • Dès 6 ans. 
  • Durée : 45 minutes
  • Sur réservation. Activité incluse dans le prix d’entrée du Musée. 
  • Pour participer à ces activités, le passeport vaccinal est requis pour les 13 ans et plus.

Lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 décembre, parents et enfants sont invités à monter un chapiteau de carton qui leur servira ensuite de véritable petit théâtre de poche. Après l’avoir décoré d’un drapeau et d’une banderole de fanions qu’ils auront eux-mêmes fabriqués, les enfants auront à créer un personnage de cirque à l’aide de crayons, ciseaux et colle. Chaque jour, un personnage différent est proposé : le funambule, l’acrobate au cerceau et l’homme-canon. Il ne restera plus qu’à lui donner vie en imaginant un numéro à présenter sous leur chapiteau !

Jeudi 30 décembre, une toute autre activité est offerte : la création d’un phénakistiscope (jouet optique donnant l’illusion du mouvement) orné d’un clown jongleur. Après avoir colorié à leur guise le centre du disque et les habits du clown, les jeunes pourront le mettre en action sur un support de vire-vent et voir ainsi leur clown prendre vie!

 Plus d’informations : pacmusee.qc.ca

René Rivard et Anne-Marie Lemire décorés

Dans la soirée du 24 novembre dernier, l’Écomusée du fier monde a procédé à la remise de l’Ordre du fier monde.

Cette année, cette distinction a été décernée à Monsieur René Rivard, membre du conseil d’administration de l’Écomusée de 2005 à 2020, et Madame Anne-Marie Lemire, membre du comité Histoire et saveurs et du conseil d’administration de 2002 à 2020.
René Rivard René Rivard cumule 50 ans de carrière dans l’univers du patrimoine et la muséologie au Canada et à travers le monde. Pionnier de l’écomuséologie au Québec, il s’applique à partager, dans ses multiples projets, de nouvelles pratiques muséales axées sur la communauté et le territoire. Dès les débuts de l’Écomusée du fier monde, en 1980, il soutient les promoteurs du projet naissant. Son engagement se concrétise plus particulièrement lors de sa nomination au conseil d’administration du musée, en 2005. Il joue un peu le rôle de conseiller en muséologie jusqu’à la fin de son mandat, en 2020.

René Rivard fait actuellement l’objet d’une exposition temporaire, Un homme, une vision, des musées – René Rivard et la nouvelle muséologie, à l’affiche jusqu’au 23 décembre à l’Écomusée du fier monde

Anne-Marie LemireMembre du conseil d’administration de l’Écomusée de 2002 à 2020, Anne-Marie Lemire occupe pendant de nombreuses années le poste de trésorière. Issue du monde des affaires, elle fait valoir l’importance de développer des publics nombreux et variés, de créer des liens avec le milieu des entreprises et de trouver des sources de revenus auto-générés. Dans cette foulée, elle s’implique au sein du comité Histoire et saveurs dès la première édition de cet événement bénéfice alliant histoire et gastronomie, en 2013, et contribue à son rayonnement. Propriétaire du vignoble Domaine Les Bromes, elle a fait profiter à tous et toutes de son expertise sur les vins et leurs accords et est également une généreuse donatrice lors des soirées bénéfices.  

L’Ordre du fier mondeConférée annuellement depuis 2007, cette distinction honorifique est décernée à des personnes ou groupes de personnes ayant contribué de façon exceptionnelle au développement de l’Écomusée et qui font preuve d’engagement envers la mission, les principes et la philosophie de l’institution. 

Sur la photo : Éric Giroux, directeur de l’Écomusée du fier monde Anne-Marie Lemire et René Rivard. Photo : Daphnée Bouchard. 

Consultez la liste des lauréats

Un homme, une vision, des musées – René Rivard et la nouvelle muséologie

René Rivard est un pionnier de la nouvelle muséologie au Québec, ce mouvement de pensée et d’évolution du musée vers et pour la communauté qu’il dessert. L’Écomusée du fier monde, qui se rattache à ce courant muséal depuis 1980, souligne les 50 ans de carrière de cet homme d’exception grâce à une exposition présentant son parcours, intimement lié à l’évolution de la muséologie au Québec et à travers le monde.

Du continent africain au grand nord canadien

Né le 30 juillet 1941 à Victoriaville, René Rivard commence sa carrière dans le patrimoine en 1970, au sein des Lieux historiques nationaux et puis de Parcs Canada, où il travaille à l’interprétation, à la muséographie et à l’animation des Parcs nationaux. Expert-conseil en muséologie pour l’UNESCO de 1978 à 1986, René multiplie les missions en Afrique et participe à la création de sept musées nationaux ou thématiques au Cameroun, au Rwanda, au Burkina Faso, en Ouganda, en Algérie et en Égypte. Dès 1983, il amorce dix ans de projets et d’études qui l’amènent à la rencontre des peuples autochtones du Québec et de l’Ontario ainsi que des Inuits du Nunavik.

Une muséologie des idées

Dans les années 1970, les musées développent de nouvelles pratiques avec l’avènement des musées de voisinage, des musées communautaires et des écomusées. Inspiré par le muséologue français Georges Henri Rivière, René Rivard s’applique à partager ces idées émergentes, notamment grâce à son ouvrage Que le musée s’ouvre, lancé en 1984. Autant dans ses activités d’enseignement que dans ses interventions en tant qu’agent-conseiller en muséologie et en valorisation du patrimoine, René Rivard aura participé à diffuser une muséologie axée sur les idées et le territoire, tournée vers la communauté et les visiteurs.

Pompéi. Cité immortelle. Une expérience muséale riche d’histoire et d’émotions 

Après des siècles de dormance, la fascinante cité de Pompéi s’est révélée, peu à peu, à partir du 18e siècle. Au fil des décennies, le site est devenu une référence en matière de fouilles archéologiques grâce au développement des techniques et de la rigueur scientifique qui ont levé le voile sur le quotidien de ces femmes et de ces hommes dont la vie s’est abruptement arrêtée en l’an 79. Le Musée de la civilisation propose de découvrir la richesse de leur savoir et de leur raffinement juste avant de vivre la funeste éruption du Vésuve en parcourant l’exposition Pompéi. Cité immortelle présentée en exclusivité canadienne jusqu’au 11 septembre 2022.  

Une exposition conçue par Tempora en partenariat avec Civita et EDG, basée sur le projet scientifique du Musée Galileo de Florence avec la collaboration du Musée Archéologique National de Naples et du Parc Archéologique de Pompéi. Adaptée par le Musée de la civilisation avec le soutien financier du ministère de la Culture et des Communications, l’exposition est présentée par le Groupe Urgence Sinistre (GUS) et propulsée par ICI Explora.

Muni d’un audioguide préalablement installé sur son téléphone intelligent via l’application Mon MCQ, le visiteur est guidé par cinq membres de la famille de Caius Cuspius Pensa à travers la ville en pleine reconstruction, à la suite d’un tremblement de terre en 62. Selon leurs occupations respectives, ces personnages brossent une trame historique passionnante déployée en sept thématiques qui mettent en lumière quelque 110 précieux artefacts, provenant du site archéologique de Pompéi et du Musée Archéologique National de Naples. Un fabuleux corpus grâce auquel on prend conscience de la vaste connaissance des Romains à l’égard de la nature, de l’utilisation des ressources naturelles qui les entourent ainsi que de leur sophistication scientifique et technique illustrée notamment par les maquettes d’une grue, d’une roue hydraulique et d’une coque de navire.

Vivre l’éruption du Vésuve et la disparition abrupte de Pompéi

La cité florissante de Pompéi entre dans la légende pour les siècles à venir au moment où le Vésuve déferle, à une vitesse foudroyante, des coulées de lave brûlantes et des nuages de cendres détruisant tout sur leur passage. L’installation immersive en 360 degrés, où les bâtiments s’effondrent et la terre vibre sous les pieds du visiteur, évoque avec une grande conviction cette force dévastatrice. On comprend avec beaucoup d’émotion que les habitants n’ont eu aucune chance de s’en sortir à la vue de l’installation de quatre moulages de corps pétrifiés. Une conclusion qui suscite inévitablement le recueillement.

Photo : Marc-Antoine Hallé, Icône

GÉNÉROSITÉ. DROIT AU CŒUR. UNE EXPOSITION QUI FAIT DU BIEN AU MUSÉE DE LA CIVILISATION!

Le Musée de la civilisation présente dès le 6 octobre prochain et jusqu’au 2 octobre 2022 une toute nouvelle exposition qui fait du bien : Générosité. Droit au cœur. Cette exposition, conçue et réalisée par le Musée de la civilisation, présentée par Ameublements Tanguay avec la collaboration de la Fondation du Musée de la civilisation, d’Épisode philanthropie & investissement communautaire et de la Fondation Azrieli, est une incursion dans l’univers philanthropique et lève le voile sur les pratiques altruistes et toutes les formes d’aide apportée à notre prochain, notre communauté et notre société. Un propos essentiel qui tend à éveiller ce qu’il y a de plus beau en l’humain.

Les gestes de bienveillance et de don de soi prennent plusieurs visages et s’expriment de multiples manières. Donner sans rien attendre en retour est possiblement un des plus beaux gestes qui soient. Entre le don monétaire et le don d’organe, tout un monde se déploie et tient entre ses mains le salut de l’humanité, souvent dans l’humilité et même l’anonymat le plus total. Générosité. Droit au coeur constitue une mise en lumière cet univers dont on parle peu, mais qui change les vies et transforme les sociétés.

232 objets provenant presque entièrement des collections du Musée, dont un grand nombre présenté pour la première fois, forment le corpus de cette exposition à dimension humaine, où sont présentés de nombreux récits et témoignages.  En toute continuité et cohérence avec le propos de l’exposition, une attention particulière a été portée sur le choix des artefacts, privilégiant des objets provenant eux-mêmes de donations faites au Musée. Le regard social et anthropologique porté sur la question du don de soi permet de mieux comprendre les motivations, mais surtout de mesurer l’importance de ces actions dans la vie des sociétés à travers les époques et les communautés, et ultimement, de donner envie d’y participer. Dans une approche positive, les visiteurs seront invités à réfléchir à leur propre rapport à l’entraide, au bénévolat, au don matériel (mécénat ou don d’objets ou d’œuvres), à l’engagement citoyen et au don corporel (don d’organes ou de sang).

Cette exposition s’annonce au moment même où la Fondation du Musée de la civilisation lance également sa grande campagne annuelle, dont la mission vise à rendre la culture accessible au plus grand nombre. Pour souligner l’œuvre de la Fondation, mais surtout pour rendre hommage à tous ces donateurs de l’ombre, le Musée y dédie un tout nouvel espace permanent, l’Espace Fondation, qui pourra être découvert en même temps que cette formidable exposition.

Générosité. Droit au cœur, une exposition nécessaire et touchante, pour un automne ressourçant, humain et généreux au Musée de la civilisation.

Faits saillants :

  • 232 objets, presque entièrement des collections du Musée, font partie de Générosité. Droit au cœur. De ce nombre, quelque 10 % proviennent de la donation des Sœurs de la Charité de Québec. 
  • L’auteure dramatique Isabelle Hubert a rédigé des textes magnifiques qui invitent les visiteurs, au long du parcours, à suivre la quête d’un enfant partant à la découverte de la générosité.
  • Parmi les nombreux artéfacts, qui ont tous une histoire exceptionnelle, les visiteurs pourront notamment admirer une couverture tricotée à la main qui évoque la pandémie et le confinement, présentée lors du projet Documentez la pandémie. C’est dans la chronique Une maille à l’endroit, le monde à l’envers de Mylène Moisan, du journal Le Soleil, qu’on découvre cette œuvre de Francine Voyer, une grande couverture tricotée à la main composée de tableaux qui représentent des moments ou des personnes marquantes du confinement et de la crise sanitaire.
  • À l’extrémité de la zone centrale, les visiteurs trouveront un espace intime sous forme d’alcôves où sont présentées des capsules de témoignages. Les visiteurs pourront y faire la connaissance d’individus marquants et découvrir leurs parcours inspirants
  • On retrouve dans cette exposition des objets provenant de différentes communautés qui constituent la société québécoise (anglophones, juives, premières nations, etc.). Les artéfacts ont été choisis en tant que témoins de l’implication des gens dans leur communauté. Faisant un pont entre le passé et le présent, ils démontrent que, quelles que soient les époques ou l’origine, la générosité a toujours fait partie de notre société.
  • Pour atteindre l’intelligence sensible du visiteur, le talent de plusieurs artistes a été retenu afin de créer une atmosphère particulière et propice à la réflexion : une trame musicale composée spécialement pour l’exposition, la réalisation d’images mettant en scène des mains qui parlent, une fresque magistrale, des textes inédits jalonnent le parcours.  
  • Dans le cadre de Générosité. Droit au cœur, une série de rencontres intimes s’intègreront à la programmation d’hiver. Dans un petit salon, à même la salle d’exposition, les visiteurs pourront échanger avec une personne pour qui la générosité est une valeur active au quotidien. Donneur d’organe, philanthrope dans l’âme ou actrice/acteur du milieu environnemental, plusieurs citoyennes et citoyens engagés œuvrent à valoriser le don de soi au quotidien, ces rencontres créant des moments de connexion humaine. Une dizaine de rencontres auront lieu d’ici octobre 2022. Programmation à venir.

LE MUSÉE DE LA CIVILISATION CÉLÈBRE SA RÉOUVERTURE AVEC LES MAYAS !

 Le Musée de la civilisation célèbre sa réouverture de façon grandiose en offrant à ses visiteurs rien de moins qu’un voyage au pays des Mayas d’Amérique centrale. Commencée il y a 5 000 ans, l’histoire de cette civilisation dorée constitue l’un des héritages culturels les plus riches au monde. Au moment de son apogée, entre le 3e et le 8e siècles de notre ère, elle figurait parmi les plus avancées en Amérique surpassant même, par son raffinement, la culture européenne. Aujourd’hui, malgré les guerres, les famines et les changements climatiques, les Mayas sont toujours là! Ils sont plus de 6 millions à vivre au Guatemala, au Bélize et au Mexique, Ils parlent toujours leur langue et préservent leur culture millénaire. À voir absolument, jusqu’au 3 octobre prochain.

Conçue par MuseumsPartner (Autriche), en collaboration avec le ministère de la Culture et des Sports du Guatemala, l’exposition MAYA est présentée au Musée de la civilisation avec le soutien financier du gouvernement du Québec et de la Ville de Québec, dans le cadre de l’Entente de développement culturel, ainsi qu’avec la participation de Radio-Canada et du Fairmont Le Château Frontenac à titre d’hôtel officiel.

Provenant du Musée national d’archéologie et d’ethnologie du Guatemala et de la Fondation La Ruta Maya, près de 300 trésors témoins de la richesse de cette culture — statuettes, stèles de pierre, bijoux — sont mis en valeur à l’intérieur d’une scénographie vivante et colorée. Des stations interactives, des projections vidéo grand format et des ambiances sonores enveloppantes complètent l’expérience.

Un peuple en symbiose de corps…

Le parcours, décliné en 12 zones, révèle une civilisation en symbiose de corps et d’esprit avec son environnement tropical. Pendant des siècles, ils ont dominé le territoire parfois très hostile de la forêt tropicale et y ont développé des méthodes ingénieuses d’agriculture pour faire pousser maïs, courges et haricots. Dotés d’une organisation sociale avancée, les Mayas ont érigé des cités en pleine forêt, construit des temples impressionnants au sommet de hautes structures étagées. Entre ces citées était établi un gigantesque réseau commercial reliant les hautes terres du Guatemala à l’océan Pacifique, à la mer des Caraïbes et aux basses terres mayas. Le transport de marchandises, dont le précieux cacao, se faisait par canot mais surtout à dos d’homme puisqu’aucune bête de somme ne pouvait se déplacer dans la jungle. Chaque cité compte un roi considéré comme un demi-dieu puisqu’il assure la communication entre son peuple et le divin.

… et d’esprit avec son environnement

La forêt n’est pas que nourricière pour le corps; elle l’est aussi pour l’esprit. Les compagnons de l’âme des Mayas se présentent sous les traits d’un mammifère, d’un reptile, d’un insecte ou d’un être fantastique à plusieurs visages. Les Mayas vénéraient environ 8 000 dieux et déesses qui pouvaient changer de sexe et se multiplier. Dieux de la pluie, du commerce, de la guerre, de la fertilité, chacun possédait un caractère unique. Lors des rituels sacrés, les Mayas sacrifient des animaux ou même faisaient don de leur sang. Celui du roi était le plus précieux, on le réservait aux crises graves…

L’écriture et les mathématiques : des dons divins

Se croyant bénie de ses dieux, la civilisation maya se distinguait particulièrement pour ses profondes connaissances de l’écriture, des sciences et des mathématiques. Le roi se servait de l’écriture hiéroglyphe pour affirmer son autorité, communiquer d’importantes nouvelles et pour consigner les faits marquants de sa vie. Une vie mesurée à l’aide d’un calendrier de rites de 260 jours, d’un calendrier de 360 jours relié à l’année tropicale et d’un calendrier incluant tous les jours écoulés depuis la fondation du monde. Experts en mathématiques et en astronomie, les Mayas avaient un système de numérotation basé sur le nombre 20 incluant les chiffres de 0 à 19.

Quelques stèles ont été préservées et permettent de déchiffrer le langage complexe des Mayas, ce qui n’est pas le cas des codex en papier d’écorce. Seuls quatre ont été sauvés des flammes espagnoles au 16e siècle. Celui en salle est une reproduction d’un exemplaire conservé à Dresde, Allemagne.

Déclin et résilience

La fréquence des guerres entre royaumes finit par détruire une structure sociale et politique en place depuis des millénaires. Au tournant du 10e siècle, une nouvelle façon de partager les richesses entre les dirigeants et le peuple s’installe au profit d’une économie florissante. En 1517, les Espagnols découvrent un système infiniment plus dynamique que leur système féodal. La civilisation maya n’est jamais disparue. Les Mayas ont préservé leur culture malgré les aléas de la politique, de l’économie et du climat. Ils ont survécu à la conquête espagnole et aux épidémies, se sont battus contre les travaux forcés et la discrimination dont ils ont été victimes. Forts et résilients, ils ont beaucoup à nous apprendre.

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