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Étiquette : danse

Perles dansantes du répertoire de la chanson québécoise

PPS Danse proposera un peu partout au Québec une série de représentations de son nouveau spectacle Perles, à compter du 17 novembre. Les artistes monteront notamment sur les planches du Théâtre Maisonneuve de la Place des arts à Montréal, le 24 novembre.

Perles

Ce projet de PPS Danse réunit sur scène danseurs, musiciens et chanteurs. Il s’inscrit dans une volonté de tisser des liens entre les disciplines artistiques et d’y intégrer plusieurs signatures chorégraphiques. C’est un fin travail de croisements, de recoupements et de regards multiples convergeant vers une narration qui dit notre monde en évoquant les thèmes de l’amour, de l’identité et du territoire à différentes époques. 

Le spectacle propose un récit non linéaire à travers le temps, les mots et les musiques qui marquent notre société. Ce voyage convoque la danse et la musique à se rencontrer en différents lieux, pour faire résonner quelques perles du répertoire de la chanson québécoise, des années 1960 à aujourd’hui.

Des pièces telles que Le tour de l’île de Félix LeclercLa scène de Claude LéveilléeSeñorita de Richard Desjardins côtoient Nameless de Dominique Fils-AiméCâlisse-moi là de Lisa LeBlancTon vieux nom d’Elisapie, Fleuve No 1 de Flore Laurentienne ou encore Tmrw. de Milk & Bone.

L’idéateur Pierre-Paul Savoie (décédé le 31 janvier 2021) et le directeur artistique David Rancourt ont imaginé, ensemble, le processus de création du spectacle. Ils ont notamment réfléchi aux artistes qu’ils aimeraient rassembler dans le projet tout en écoutant des heures de musique afin de sélectionner les morceaux les plus pertinents. Ils se devaient de déterminer le potentiel chorégraphique d’une musique, d’une chanson. Parce que même s’ils souhaitaient célébrer et honorer les artistes qui ont donné vie à ces œuvres en premier lieu, Pierre-Paul et David ont demandé à d’autres artistes de se les approprier pour en offrir une mouture dansante. Ce sont dix chorégraphes qui mettent en scène la vingtaine de chansons qui composent le spectacle. 


« Je me souviens d’un temps d’attente à l’aéroport, entre deux vols d’avion, où Pierre-Paul me confiait qu’il souhaitait célébrer le répertoire musical québécois pour le prochain spectacle grand public de PPS Danse. Tranquillement, je l’ai vu en discuter aussi avec d’autres artistes. Une équipe se construisait, en sourdine… Perles, c’est le spectacle de la passation. »
                                                                                                                                            – David Rancourt


Les artisans

Une quinzaine d’artisans ont participé à cette œuvre. Chez les danseurs : Alexandre Carlos, Marilyne CyrRoxane Duchesne-RoySara HartonDavid Rancourt et Marcio Vinicius Paulino Silveira. Du côté des chanteurs, on retrouve BiäRoxane Filion, Sébastien Lacombe et JP LoignonAlexis Dumais (direction musicale et piano), Sheila Hannigan (violoncelle), Vanessa Marcoux (violon) et Madeleine Messier (violon) interpréteront quant à eux la musique des différents morceaux. 


« Ils permettront aux spectateurs d’apprécier concrètement et créativement les fruits de la rencontre entre les disciplines et les œuvres. C’était un fort moteur de création pour Pierre-Paul qui oriente bien le futur de la compagnie, à la suite de son grand départ. »
                                                                                                                                            – David Rancourt


PPS Danse

Ouverture, créativité, humanisme, partage et engagement sont le moteur des activités de la compagnie. Celles-ci s’incarnent non seulement dans la production d’œuvres chorégraphiques originales, mais aussi dans l’implication de l’équipe pour la démocratisation de la danse contemporaine.

Le processus de création, qu’il soit dirigé vers les jeunes ou les adultes, s’appuie sur des œuvres majeures du répertoire contemporain en théâtre, littérature et chanson. Cette matière résiste, ouvre des brèches, s’éclate, se transforme par l’intervention du corps et de la danse et devient partie intégrante de la composition chorégraphique et scénique.

Depuis sa fondation en 1989 par le chorégraphe, interprète et metteur en scène Pierre-Paul Savoie, PPS Danse a donc pour mission de se consacrer principalement à la création et à la production d’œuvres s’inscrivant dans le champ de l’interdisciplinarité.

David Rancourt

Natif de Rouyn-Noranda, David Rancourt est établi à Montréal depuis 1999. En vingt ans, le nouveau directeur artistique de la compagnie s’est illustré dans une cinquantaine de productions, parmi lesquelles on retrouve des œuvres phares dans le parcours de certains créateurs, dont bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG (2005) de Marie ChouinardAnatomies (2006) de José NavasLa marche invisible (2010) d’Annie GagnonDanse Lhasa Danse (2012-2020) ainsi que Ravages(2015) et Le cri des méduses (2018) d’Alan Lake.

Désireux que PPS Danse continue d’être un carrefour de rencontres entre artistes, disciplines et publics, David Rancourt espère que sa grande connaissance du milieu pourra faire de lui un directeur artistique rassembleur, capable d’ouverture, d’écoute, de prise de risque et de liberté.


« À titre de créateur, j’estime que le geste sensible de l’artiste est politique. Je tente d’incarner le changement que j’aimerais voir dans ce monde. »
                                                                                                                                            – David Rancourt


Les dates de spectacle

2022

17 novembre | Sainte-Geneviève

19 novembre | Longueuil

24 novembre | Montréal

1er décembre | Saint-Jérôme

6 décembre | Québec

7 décembre | Saguenay

10 décembre | Sainte-Agathe
 

2023

27 janvier | Vieux-Terrebonne

28 janvier | Joliette

9 février | Drummondville

11 février | Saint-Jean-sur-Richelieu

15 février | Victoriaville

21 février | Sherbrooke

23 février | Val-d’Or

24 février | Rouyn-Noranda

1er mars | Rimouski

2 mars | Rivière-du-Loup

7 mars | Baie-Comeau

8 mars | Sept-Îles

LE FESTIVAL JOAT S’ALLIE À DANSE DANSE POUR SA PREMIÈRE ÉDITION AU QUARTIER DES SPECTACLES

Jack Of All Trades et Danse Danse sont heureux d’annoncer une toute nouvelle édition du Festival JOAT, plateforme internationale de street dance, qui aura lieu pour la première fois au Quartier des spectacles, du 31 août au 6 septembre.  

Cette année, 7 jours d’activités en extérieur et en intérieur permettront au grand public de découvrir l’univers du street dance. Au programme, 4 battles de différents styles de danse, 1 battle de compositeurs de musique Hip Hop, 6 ateliers d’initiation aux danses de rue, 8 classes de maîtres, une exposition d’arts visuels, et bien plus ! Pour la première fois, le Festival JOAT voit le jour grâce à une coproduction de Jack Of All Trades et Danse Danse. 

« Nous sommes très heureux de vous proposer cette nouvelle édition du festival. Une grande première dans le Quartier des spectacles comprenant une programmation excitante, diversifiée et palpitante. Nos diverses activités sauront vous donner une expérience authentique et complète du street dance. C’est à ne pas manquer ! »

Handy Yacinthe, fondateur et directeur général du Festival JOAT

« À travers cette belle collaboration, Danse Danse souhaite initier son public à la richesse de la culture du street dance, et inciter le public du street dance à pousser la porte du monde de la danse contemporaine. Un bel échange et des découvertes en perspective ! »

Pierre Des Marais, Directeur général et artistique de Danse Danse

 À la découverte du street dance  

Dans les coulisses du monde du battle ! 

Éléments emblématiques du festival, les trois battles – popping, breaking et Hip Hop –  permettront à des danseurs de rue internationaux de haut calibre de se rencontrer. Dans un affrontement féroce, ils donneront tout ce qu’ils ont pour enflammer ces soirées ! Dans une formule un contre un, les danseurs improviseront à tour de rôle sur la musique choisie en live par le DJ, le tout animé par un MC (animateur). Des juges maîtres choisiront sur place les vainqueurs de chaque catégorie. 

Une centaine de danseurs est attendue aux Présélections qui se dérouleront en journée sur l’Esplanade de la Place des Arts. Après une improvisation en solo devant les maîtres et le public, les 16 meilleurs danseurs seront choisis pour le battle final qui aura lieu au Club Soda le soir-même. 

Pour toute la famille ! 

La danse pour les jeunes 

Le Festival JOAT ouvre ses activités à toutes les générations ! Pour la première fois, le festival offrira un battle pour enfants, le JOAT KidzBattle, un battle de danse All Styles pour les 18 ans et moins, présenté par le studio de danse Urban-Element. Le public est invité à venir voir la future génération de danseurs se lancer sans retenue, et avec grande ingéniosité.  

S’initier aux danses de rue 

Le Festival JOAT offrira une série de 6 ateliers d’initiation. Dans chaque atelier de 90 minutes, trois styles différents seront enseignés sur l’Esplanade de la Place des Arts. Ces ateliers seront offerts gratuitement et ouverts à tous les âges et tous les niveaux.  Aucun prérequis n’est demandé.

De la danse dans les vitrines

Du 1er au 4 septembre, en ouverture des battles, les vitrines de l’Édifice 2-22, à l’angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent, seront habitées par des danseurs pour une courte performance rythmée par les règles de JOAT. Des prestations de danse dans ces vitrines avaient été très appréciées du public lors des journées Hors les murs de Danse Danse en septembre 2021. 

Une exposition en arts visuels 

À découvrir à la Salle d’exposition de la Place des Arts, une exposition ouverte au grand public tout au long du festival qui montrera le processus créatif derrière les œuvres d’un ou d’une artiste, dont l’identité sera dévoilée au courant de l’été. 

Pour les amateurs de musique !

Un battle en musique Hip Hop 

L’événement C’est quoi les DAWs présentera un affrontement entre des compositeurs de musique Hip Hop, et leurs sons créés spécialement pour l’événement, selon des concepts imposés. Ces beatmakers renommés tenteront de convaincre le public et un jury spécialisé qu’ils sont les grands vainqueurs de la soirée ! 

TARIFS 

Prévente (avant le 15 août) : 30 $ / battle, 85 $ pour les 3 battles 

Après le 15 août : 35$ / battle, 100 $ pour les 3 battles 

Camille: The Story | Première anglophone du spectacle multisensoriel révolutionnaire au Centre Segal des arts de la scène (21 juin – 3 juillet)

La metteuse en scène Audrey-Anne Bouchard et son équipe de collaborateurs présentent Camille: The Story pour la toute première fois en anglais au Centre Segal des arts de la scène dès le 21 juin. Créée et diffusée en français au MAI (Montréal, arts interculturels) en septembre 2019, l’expérience pionnière et multisensorielle (Camille: un rendez-vous au-delà du visuel) a fait l’unanimité des publics comme des critiques. 

Que raconte le décor lorsqu’il n’est pas vu mais vécu ? Comment le geste est-il perçu lorsqu’il n’est pas regardé mais entendu ?

Camille: The Story (Camille : le récit) est un spectacle interdisciplinaire et immersif qui n’implique pas la vue du spectateur mais tous ses autres sens. Dans cette version revisitée de l’œuvre Camille: un rendez-vous au-delà du visuel, le spectateur est invité à s’asseoir sur la scène, au cœur d’une histoire multisensorielle qui raconte une peine d’amitié. Le spectacle est entièrement accessible aux personnes non voyantes, semi-voyantes et voyantes.

Cette œuvre inusitée, spécialement conçue pour un public non voyant, propose une nouvelle expérience sensorielle de la danse et du théâtre. La petite jauge de six spectateurs par représentation promet une expérience intime et unique explorant une tout autre manière d’aller à la rencontre de l’autre. À noter que les mesures sanitaires liées à la COVID-19 sont respectées tout au long de la représentation. La distanciation est maintenue et les éléments de décor sont désinfectés entre chaque usage.  ​
« Ce projet est né de l’envie de créer un spectacle accessible de la même manière pour un public non voyant et voyant. L’expérience est interactive : les spectateurs entrent en contact avec leur intérieur et nous entrons en contact avec eux par le biais d’interactions multisensorielles. J’ai eu l’idée car j’ai moi-même un handicap visuel, la maladie de Stargardt et je réalise le grand besoin d’accessibilité dans le domaine des arts vivant. » – Audrey-Anne Bouchard, créatrice et metteuse en scène
Cette œuvre innovante est une création collective développée par  Audrey-Anne Bouchard en collaboration avec Joseph BrownMarijoe FoucherLaurence Gagnon LefebvreLaurie-Anne Langis et Marc-André Lapointe.

L’œuvre est accessible dans son entièreté à des personnes vivant en situation de handicap visuel comme à tout public (12 ans et +). Les spectateurs voyants et semi-voyants pourront s’immerger dans cette expérience multisensorielle révolutionnaire en portant un bandeau sur leurs yeux du début à la fin de la représentation.

Les chorégraphes Laurie-Anne Langis et Marijoe Foucher, également massothérapeutes, se sont inspirées des techniques pour guider les personnes vivant en situation de handicap visuel pour développer la chorégraphie de l’œuvre qui explore entre autres le potentiel sonore du mouvement. Coauteur du texte de l’œuvre avec Audrey-Anne Bouchard, l’acteur Marc-André Lapointe joue également le rôle principal de Pierre dans cette magnifique traduction d’Alexis Diamond. Les scénographes Laurence Gagnon Lefebvre et Diana Uribe et les concepteurs sonores Joseph Browne et Rob Denton ont relevé le défi de concevoir les environnements scéniques et sonores de l’œuvre en sachant que ceux-ci seraient entendus, sentis et ressentis sans être vus. Les acteurs Sarah Leblanc-GosselinAlexandra LaferrièrePeter Farbridge et Joan Wiecha ont rejoint l’équipe pour cette production en anglais.

Camille: The Story  © David Wong
ÉQUIPE DE CRÉATION
Mise en scène : Audrey-Anne Bouchard
Texte : Audrey-Anne Bouchard et Marc-André Lapointe
Traduction : Alexis Diamond
Chorégraphies : Laurie-Anne Langis et Marijoe Foucher
Performeurs-guides : Peter FarbridgeAlexandra LaferrièreLaurie-Anne LangisMarc-André LapointeSarah Leblanc-Gosselin et Joan Wiecha
Scénographie : Laurence Gagnon Lefebvre en collaboration avec Diana Uribe
Conception sonore et musique : Joseph Browne en collaboration avec Rob Denton
Cette oeuvre inclut des extraits de la pièce musicale Dream 1 (Before the wind blows it all away) par Max Richter
Assistance à la mise en scène et régie : Sarah Gagné
Direction technique : Étienne Mongrain Vaillancourt
Collaboration à la création : Denise Beaudry
Mentorat à la mise en scène : Arianna Bardesono
Mentorat à l’écriture : Pascal Brullemans et Émilie Martz-Kuhn (CEAD)
La traduction de cette œuvre a bénéficié du soutien de Playwrights Workshop Montreal sous la supervision dramaturgique d’Emma Thibaldo

CABARET TANGENTE – LA GRANDE MESSE – 15 au 18 juin

Bobby Ananass & Krystina Dejean + Rock Bière & Maxine Segalowitz + Rosie Bourgeoisie & Collectif NU.E.S + Dana Dugan & Celesta O’Lee + Lady Josephine & Audrée Lewka + Nanah Postel + Manuel Shink & Bunny Valentin

Cette soirée festive, sensuelle et engagée est une nouvelle occasion de célébrer la rencontre de deux scènes montréalaises professionnelles : le néoburlesque et la danse contemporaine. Prenez votre temps, découvrez une hanche, remarquez une fesse, observez langoureusement les corps se dessiner, mais ne touchez pas ! L’effeuillage suggère la nudité plutôt que de la dévoiler. En conservant les principaux codes du burlesque, une perspective contemporaine vient rompre avec la tradition, nourrir les recherches esthétiques et soulever des questionnements politiques. Comment se réapproprier les discours actuels sur les corps ? Quelles sont les distinctions entre sensualité, érotisme et sexualité ? Quelles libertés créatrices permet la formule cabaret ? Entouré·es de paillettes et miroirs, enivrez-vous d’images poétiques, déroutantes et suggestives. Êtes-vous prêt·es ?

Huit numéros imaginés par quatorze artistes, un bar à même la salle et une soirée dansante queer-friendly avec DJ TIGNASSE aux commandes après chaque représentation… Nous avons pensé à tout !

Grimer pour frimer

Le vendredi 17 juin, venez paré·es de vos plus beaux atours pour épater la galerie ! C’est l’occasion de sortir vos paillettes, dentelles et latex et de vous emparer de la piste de danse.

Interprétation et costumes : Bobby Ananass & Krystina Dejean, Rock Bière & Maxine Segalowitz, Rosie Bourgeoisie & Collectif NU.E.S, Dana Dugan & Celesta O’Lee, Lady Josephine & Audrée Lewka, Nanah Postel, Manuel Shink & Bunny Valentin / Animation : Nanah Postel / Scénographie : Audrée Lewka / Lumières : Lucie Bazzo / Commissaires : Nanah Postel & Laurane Van Branteghem / Artiste visuelle : Christina Martin / DJ : Alex Arseneault (DJ TIGNASSE)

Pour en savoir plus : tangentedanse.ca/evenement/cabaret-tangente-la-grande-messe/

HORAIRE DES REPRÉSENTATIONS

MERCREDI 15 JUIN À 20H + JEUDI 16 JUIN À 20H
+ VENDREDI 17 JUIN À 20H + SAMEDI 18 JUIN À 20H

TANGENTE / 1435, RUE DE BLEURY / BILLETTERIE 514 525-1500 / tangentedanse.ca

Photo : Bobby Ananass © Gabriel Germain

Tangente remercie le ministère de la Culture et des Communications, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Patrimoine Canadien, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada.

INVISIBLE, Aurélie Pedron, Danse-Cité & OFFTA | 29 au 29 mai, 72 hres de performance en continu

Pendant 72 heures ininterrompues, Invisible active un espace de célébration partagé conviant le public, 9 danseur.euses au jeu, à l’échange et à la connexion. Dans une complicité joyeuse, les spectateur.trices sont appelé.es à vivre et suivre le continuum du temps, aussi bien qu’à contribuer à la transformation de la pièce par diverses interventions.

“ Dans cette proposition, la temporalité devient maître d’œuvre.  Loin d’être un éloge de l’épuisement, cet espace se veut plutôt une traversée qui met à profit la force du groupe pour dépasser des limites et des seuils, qu’ils soient personnels ou collectifs. ” — Aurélie Pedron  

À la lisière de l’installation, de la chorégraphie et de la performance, les œuvres d’Aurélie Pedron s’affranchissent des conventions associées au spectacle. Bien qu’elle en soit l’investigatrice, cette œuvre atemporelle ne peut exister que grâce à la persévérance et au lâcher-prise de ses participant.e.s. Plus de 20 interprètes en ont nourri le processus artistique pendant 5 ans. Leur présence et leur investissement ont permis de mettre en place un mode de fonctionnement simple ayant en son centre l’écoute. Celle-ci agit comme atome névralgique d’une œuvre complexe qui met en évidence l’intelligence du collectif.  

Artistes et collaborateur·rices  

Aurélie Pedron — Direction artistique 

Ariane Boulet, Rachel Harris, Emmanuel Jouthe, Abe Simon Mijnheer, Caroline Namts, Charlie Prince, Luce Lainé, Charles Brécard, Zoë Vos, Silvia Sanchez — Interprétation  

Kévin Pinvidic — Scénographie   

Chantal Labonté, Hugo Dalphond — Conception lumières 

Alexandre Burton — Environnement sonore et interactif  

Kathy Casey — Dramaturgie  

Samuel Thériault — Direction technique 

LAVI – Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité, Département de danse de l’UQAM — Partenaires 

Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal — Soutiens financiers


Biographie Aurélie Pedron | Lilith & Cie  

Loin des sentiers battus, Aurélie Pedron s’affranchit des conventions associées au spectacle pour nous inviter à appréhender le réel autrement. À la lisière de l’installation, de la chorégraphie et de la performance, les œuvres hors-normes qu’elle présente dans des lieux atypiques invitent le·la spectateur·rice-participant·e à perdre ses repères pour s’abandonner à l’expérience transformatrice qui lui est offerte. Sensible aux états de métamorphoses rares et précieux qu’offrent à la fois l’art et l’expérience humaine, l’artiste et chorégraphe Aurélie Pedron propose des rencontres toujours renouvelées, qui jouent sur la temporalité et établissent une étroite intimité entre le lieu, le performeur et le spectateur. Troublant nos certitudes, la créatrice tend la main vers l’autre pour laisser en lui une empreinte profonde et durable.

Elle place le·la spectateur·rice comme un·e observateur·rice participant·e avec lequel·le elle cherche à tisser un lien, une relation, même éphémère, qui permet de déjouer ce qu’on croit être le réel et d’évacuer la marchandisation de l’art pour le replacer au cœur des intérêts humains.

D’œuvre en œuvre, elle se consacre à dépouiller les notions préconçues du spectacle, les couches successives qui composent notre perception du monde pour nous amener à questionner la transmission des énergies vivantes et physiques qui nous entourent. Parallèlement, Aurélie mène des projets de recherche et de création avec des personnes marginalisées (problèmes de consommation ou de santé mentale) et des personnes malvoyantes, dans un souci d’inclusion, de partage et d’apprentissage mutuel.

Informations pratiques  

–        Performance de longue durée.  

–        Les spectateur.trices sont invité.es à revenir plusieurs fois pendant la représentation – de jour comme de nuit – pour en constater l’évolution. 

–        Les 9 danseur·ses ne sont pas toujours en action, mais en tout temps il y a au minimum un gardien de la spirale, moteur de l’œuvre. 

LAVI – Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité
840 rue Cherrier, Montréal, QC, H2L 1H4

De 17h le 26 mai à 17h le 29 mai  

Achat de billets : offta.com/billetterie/

Bande-annonce : vimeo.com/702050954

En savoir plus : danse-cite.org/saison/invisible

Guillaume Côté présente une nouvelle création audacieuse

Le danseur et chorégraphe Guillaume Côté présente Crypto, une œuvre enlevante et novatrice.

Du 11 au 14 mai au Théâtre Maisonneuve, à la Place des Arts. 

Initialement programmée en 2020 et reportée à ce printemps pour cause de pandémie, cette performance amalgamant théâtre, musique, technologies et gestuelles teintées de classicisme, s’inspire d’une histoire écrite par le librettiste canado-américain Royce Vavrek. Fasciné par les formes artistiques d’avant-garde, Guillaume Côté s’allie à trois interprètes exceptionnels : Matt Foley, Greta Hodgkinson et Casia Vengoechea. Avec Crypto, fable moderne, il entame une réflexion sur l’universalité de la beauté, ainsi que notre entêtement à vouloir la contrôler et la transformer.  

Intégrant un riche paysage musical signé par le compositeur suédois Mikael Karlsson et des effets visuels étonnants de la compagnie multimédia montréalaise Mirari, Crypto est le résultat d’une approche collaborative qui confirme une signature forte et surprenante, celle d’un créateur à découvrir ! 

PINA BAUSCH DE RETOUR À MONTRÉAL

Pour son 25e anniversaire, Danse Danse offre deux œuvres de Pina Bausch au public montréalais.

Après le remarquable Vollmond à Danse Danse en 2014, les chorégraphies de Pina Bausch seront de retour à Montréal avec Le Sacre du printemps, pièce mythique, et Palermo Palermo, portrait mordant de l’Italie du 20e siècle.


« Deux fois plutôt qu’une ! Nous sommes absolument ravis de recevoir sur nos scènes deux chefs-d’œuvre de la grande Pina Bausch. Palermo Palermo est un monument de son répertoire et sera dansé par un combiné de générations de danseurs de la compagnie allemande. Son iconique Sacre du Printemps sera, lui, interprété par l’École des Sables, une compagnie fabuleuse qui nous vient du Sénégal et que l’on accueille pour la première fois. Une rareté, une joie contagieuse qu’on vous offre à l’occasion du 25e anniversaire de Danse Danse. »

Pierre Des Marais et Caroline Ohrt, codirection artistique de Danse Danse
 

PINA BAUSCH Foundation +
École des Sables + Sadler’s Wells

Le Sacre du printemps   Pina Bausch 
common ground[s]   Germaine Acogny, Malou Airaudo

5. 6.  7. 8 OCT 2022 / 20 H
Théâtre Maisonneuve, Place des Arts

Durée 1 h 35 incluant un entracte

En ouverture de saison, Le Sacre du printemps de Pina Bausch, dansé par une trentaine d’interprètes issu.e.s de 14 pays africains. Emblème de la modernité, le chef-d’œuvre de Stravinsky, d’une puissance tellurique inouïe, n’a cessé d’inspirer les chorégraphes contemporains. Ce « grand rite sacral païen » selon le compositeur est un monument dans l’œuvre de Pina Bausch. Pendant des mois, à l’École des Sables, au sud de Dakar, une équipe d’artistes du Tanztheater Wuppertal a transmis à des interprètes de 14 pays d’Afrique l’essence du Sacre chorégraphié par Bausch en 1975. Sur le sol recouvert de terre, danseurs et danseuses s’opposent, et se livrent à une lutte sauvage et poétique jusqu’au sacrifice de l’Élue. En première partie, common ground[s] témoigne de la rencontre entre Germaine Acogny, grande dame de la danse africaine contemporaine et fondatrice de l’École des Sables, et Malou Airaudo, icône de la première heure du Tanztheater Wuppertal. Deux destins de femme et deux traditions de danse s’entrecroisent dans un duo sensible et émouvant, reflet de leurs échanges et de leur riches histoires respectives.

DÉTAILS & BILLETS

Tanztheater Wuppertal PINA BAUSCH

Palermo Palermo   Pina Bausch 

22. 23. 24. 25 FÉV 2023 / 20 H
Salle Wilfrid Pelletier, Place des Arts

Durée 2 h 35 incluant un entracte

En février, c’est la troupe même de Pina Bausch, le Tanztheater Wuppertal, qui présentera Palermo Palermo à la salle Wilfrid-Pelletier. Les cloches de Palerme résonnent bien fort dans cette œuvre mythique de Pina Bausch, dont l’empreinte reste inégalée. La danse-théâtre à son sommet! Pièce-charnière du répertoire du Tanztheater Wuppertal, Palermo Palermo fait partie d’une longue série de portraits dansés de villes dans l’œuvre de la regrettée Pina Bausch. En 1989, peu de temps avant la chute du mur de Berlin, la chorégraphe allemande, alors en résidence à Palerme, imagine un mur de briques qui s’effondre, métaphore des « murs invisibles qui existent partout dans le monde, dans nos têtes ». Sur les gravats, danseurs et danseuses à la forte individualité enchaînent une succession de saynètes, en talons hauts ou pieds nus. Secousse sismique d’une ampleur inoubliable, Palermo Palermodépeint une humanité ébranlée dans une Sicile sensuelle et haute en couleur, où la rue est un spectacle permanent… Aujourd’hui, une nouvelle génération reprend le flambeau aux côtés de figures familières de la troupe pour donner un nouveau souffle aux nombreux personnages de cette création baroque et poétique. Renversant.

DÉTAILS & BILLETS

Pina Bausch (1940-2009)

Pina Bausch s’impose comme l’une des figures dominantes de la danse des 40 dernières années par sa contribution à l’influent mouvement de la danse-théâtre. Première chorégraphe de formation moderne à pénétrer l’institution théâtrale très fermée de l’Allemagne d’après-guerre, elle défraie la chronique des années 1970 avec les tableaux macabres et violents de ses premières œuvres et ses versions iconoclastes de classiques tels qu’Orphée et Eurydice(1975), Le Sacre du printemps (1975) et Barbe-Bleue(1977).

Dès 1976, elle brise les codes habituels de la composition chorégraphique avec des puzzles à la narration discontinue où la danse alterne avec le jeu d’acteur et elle évacue les concepts de personnages et d’interprètes, exhumant sa matière du corps et du vécu de ses interprètes. Dénonçant avec une certaine tendresse les comportements codifiés, le jeu de la séduction et la violence de petits gestes quotidiens, elle fait de l’humour et de la dérision un antidote à la solitude, au mal de vivre et au désespoir.

Café MüllerBandonéon et Nelken comptent au nombre de ses œuvres les plus emblématiques avec Kontakhof (présenté en 1985 au Festival international de nouvelle danse à Montréal, première ville au Canada à accueillir cette grande artiste) qu’elle a reprises avec des personnes âgées puis, avec des adolescents dont elle a documenté le processus dans le film Les Rêves dansants. Après 20 ans d’absence, à l’invitation de Danse Danse, la compagnie présente Vollmond à la Place des Arts en novembre 2014. Bien qu’elle soit morte d’un cancer fulgurant à l’âge de 68 ans, ses œuvres continuent à avoir une résonance à travers le monde.

Paroles de corps, ou faire rejaillir la vie en temps de pandémie

C’est aujourd’hui qu’Alchimies, Créations et Cultures – organisateur du Festival du Monde Arabe et du Festival Orientalys – dévoile Paroles de corps, une série d’événements durant lesquels la danse, l’écriture, la calligraphie, la musique et autres escapades créatives seront mises de l’avant comme moyens d’expression incontournables en temps de pandémie. 
Un projet qui redonne vie aux interactions humaines
Les épisodes pandémiques à répétition, les confinements à la chaîne et le spectre inquiétant de la maladie ont chamboulé nos vies. Mais c’est avant tout notre rapport au corps qu’ils sont venus bouleverser. À l’ère de l’isolement, du curseur, des commandes vocales et de la « réalité augmentée », reprendre le chemin de la main « humaine », mais aussi des deux jambes et du reste du corps, apparaît aujourd’hui d’une pertinence évidente. Paroles de corps puise dans le monde des formes et des métamorphoses où corps et esprits, complices, se prêtent aux jeux de l’imaginaire, replaçant au centre de l’attention une réalité organique délaissée, à partir de laquelle pourtant tout peut jaillir !
Paroles de Corps (Arts visuels, danse, musique)
Dimanche 27 mars, 20h – Le Gesù
En se faisant le réceptacle du domaine du corps, de la calligraphie et de la chanson arabe, Paroles de corps endosse bel et bien quelques-uns des legs expressifs les plus précieux de l’humanité. Des projections d’animations calligraphiées par l’artiste de renom Mohamed Makhfi feront se déchaîner un flot de paroles dansantes aux côtés de la danseuse-chorégraphe Sandra Sabbagh et de ses danseurs. Des musiciens de talent ponctueront cette poésie du dire et de la chair en invoquant le répertoire romantique des plus belles pièces de la chanson arabe du XXe siècle. En invitée spéciale, l’exquise chanteuse Leïla Gouchi se joindra à ce manifeste artistique de l’organique pour une finale à l’unisson. 
Balkis, chante-moi ton corps (musique) – Hommage à Nizar Qabbani
Vendredi 25 mars 2022, 20h – Théâtre Plaza
Pour ce spectacle de chansons dédié à la figure emblématique arabe de l’Amour, le grand Nizar Qabbani, les chanteurs Rami Badr et Najla Jaffel s’entoureront de musiciens de talent pour entonner le répertoire lyrique et sensuel du poète le plus populaire et le plus lu du monde arabe.
DES ACTIVITÉS GRATUITES POUR TOUS LES GOÛTS!
La danse, une pleine conscience du corps
Mercredi 23 mars, 18h – Sala Rossa
Tout le monde peut danser. Chacun, à sa manière, exprime son propre langage intérieur! Avec cet atelier de danse reposant sur le partage et l’exploration, Sandra Sabbagh indiquera la voie pour devenir ce que vous êtes et parvenir à une maîtrise de soi.
Le secret des lignes et des pinceaux
Mercredi 23 mars – 19h30 – Sala Rossa
Lors de cet atelier de calligraphie arabe, il sera possible d’apprendre, aux côtés de Mohamed Makhfi, à maîtriser l’énergie vitale pour atteindre l’équilibre du corps et de l’esprit. Alors que le pinceau devient le prolongement du corps, l’esprit le guide, dans une harmonie totale.
DES PERFORMANCES-CAUSERIES POUR RENOUER AVEC LES ARTISTES
Mon corps, cette forteresse imprenable
Jeudi 24 mars 2022, 19h – Salle Claude-Léveillée, Place des Arts
Les danseuses Valeska et Florence Leclerc auront recours aux plus belles traditions des danses perses et moyen-orientales pour cette soirée où l’étoffe des costumes suivra le mouvement enivrant des gestuelles les plus sensuelles et raffinées des danses. Elles partageront leurs réflexions sur le corps, leurs doutes et les apprentissages qu’a pu occasionner cette étrange pandémie.
Filles de l’arbre, de la terre et de l’ailleurs, les 3 métamorphoses du corps
Vendredi 25 mars 2022, 19h – Salle Claude-Léveillée, Place des Arts
Pour cette soirée placée sous le signe du conte et de la danse, Alida EsmailSophia Wright et Ariane Labonté subliment les impacts de la pandémie sur le corps, explorant des sentiments allant de l’oppression jusqu’à la paix intérieure et l’harmonie avec la nature.
À la recherche du corps perdu
Samedi 26 mars 2022, 18h – Salle Claude-Léveillée, Place des Arts
Sur les thèmes de la pandémie et de son impact sur le corps délaissé, deux couples d’artistes, Rosanne Dion (danse flamenco) & Fernando Gallego Torres (chant flamenco)Sergiu Popa (accordéon) Noémy Braun (violoncelle) livreront des performances éclatées et partageront avec le public le vécu de leur couple durant cette période incertaine.

LES LAURÉATES DES PRIX DE LA DANSE DE MONTRÉAL 2021

C’est aujourd’hui que LES PRIX DE LA DANSE DE MONTRÉAL (PDM) dévoilaient les lauréates de la saison 2020-2021 à l’occasion d’une cérémonie animée par Anik Bissonnette et sous la présidence d’honneur de Rhodnie Désir — lauréate du prix ENVOL et du GRAND PRIX de la danse de Montréal en 2020.
MÉLANIE DEMERS
Le GRAND PRIX de la danse de Montréal 2021,présenté par Québecor et la Ville de Montréal
BARBARA KANEROTONNI DIABO

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie INTERPRÈTE,présenté par le Regroupement québécois de la danse (RQD) et la Caisse Desjardins de la Culture
100LUX
ENVOL, le Prix pour la diversité culturelle et les pratiques inclusives en danse,présenté par le Conseil des arts de Montréal
BÉATRIZ MEDIAVILLA

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie DÉCOUVERTE,présenté par l’Agora de la danse et Tangente
LOUISE LAPIERRE

Prix Ethel Bruneau 2021,présenté par le MAI (Montréal, arts interculturels) et Danse Danse
FRANCINE GAGNÉ

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie GESTIONNAIRE CULTURELLE,présenté par Diagramme – gestion culturelle
ANNIE-CLAUDE COUTU GEOFFROY

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE
Le GRAND PRIX de la danse de Montréal 2021, présenté par Québecor et la Ville de Montréal – 25 000 $

Mélanie Demers est la lauréate du convoité GRAND PRIX de la danse de Montréal 2021, présenté par Québecor et la Ville de Montréal et doté d’une bourse de 25 000 $. La lauréate a reçu son prix des mains de Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor, et d’un représentant de la Ville de Montréal. Le jury a voulu souligner la marque unique que cette artiste métisse laisse sur son époque. S’étant distinguée avec la pièce La Goddam Voie Lactée coproduite par l’Agora de la danse et le Festival TransAmériques, la chorégraphe, interprète, metteuse en scène et autrice bâtit son parcours prolifique sur des œuvres qui prennent la forme de manifestes politiques et féministes. Demers sait faire émerger l’humanité sous tous ses angles dans sa qualité d’artiviste acharnée et engagée. À ce jour, Mélanie Demers a chorégraphié plus de trente œuvres présentées en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie INTERPRÈTE, présenté par le Regroupement québécois de la danse (RQD) et la Caisse Desjardins de la Culture – 10 000 $


Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie INTERPRÈTE, présenté par le Regroupement québécois de la danse et la Caisse Desjardins de la Culture, accompagné d’une bourse de 10 000 $, a été offert à Barbara Kaneratonni Diabo par Nadine Medawar, directrice générale du RQD, et Marie-Christine Cojocaru, directrice générale de la Caisse Desjardins de la Culture. Évoluant dans le milieu de la danse depuis plus de 25 ans à titre d’interprète, de chorégraphe et d’enseignante, Barabara Kaneratonni Diabo a retenu l’attention avec sa chorégraphie pour le film Smudge. Issue de la nation Kanien’keha:ka (Mohawk) de Kahnawake, elle fusionne les styles de danse des pow-wow et des Haudenosaunee avec le contemporain. Diabo collabore également avec plusieurs organismes, notamment La Danse sur les routes du Québec et l’Indigenous Performing Arts Alliance avec lesquels elle contribue à éduquer les populations, à créer des « safe spaces » et à épauler les artistes autochtones dans le monde entier.

ENVOL
, le Prix pour la diversité culturelle et les pratiques inclusives en danse, présenté par le Conseil des arts de Montréal – 10 000 $


ENVOL, le Prix pour la diversité culturelle et les pratiques inclusives en danse, décerné par un jury indépendant et doté d’une bourse de 10 000 $, a été remis à 100Lux par Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal. Organisme à but non lucratif, 100Lux soutient la professionnalisation des interprètes et la transmission des fondations de la danse de rue en encourageant la créativité et l’innovation. 100Lux inspire l’écosystème montréalais en déployant la discipline de la danse de rue comme autonome et distincte sur l’ensemble du territoire. L’organisme, qui, jusqu’à récemment, produisait ses propres œuvres, se recentre pour offrir davantage de services et contribuer à l’émergence et à l’épanouissement d’une communauté d’artistes qui partagent et respectent la culture de la danse de rue. Grâce à 100Lux, la visibilité et l’accessibilité de cette discipline sont en plein essor.

Le prix Ethel Bruneau 2021, présenté par le MAI (Montréal, arts interculturels) et Danse Danse – 5 000 $


Le prix Ethel Bruneau 2021, doté d’une bourse de 5 000 $, a été remis à Louise Lapierre par Caroline Ohrt, codirectrice artistique et directrice du développement de Danse Danse, et Michael Toppings, directeur exécutif et artistique du MAI. Deuxième lauréate de ce prix, Louise Lapierre s’est taillé une place prépondérante dans le milieu grâce à ses multiples talents. Interprète, chorégraphe, productrice et surtout fondatrice de l’École de danse Louise Lapierre, elle enseigne également dans les cégeps et universités. Sa carrière de pédagogue a laissé sa trace sur plusieurs générations d’interprètes. Celle dont l’excellence du travail a été maintes fois primée voue sa reconnaissance aux équipes, amoureux et amoureuses de la danse qui ont nourri l’histoire de son école.

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie DÉCOUVERTE, présenté par l
Agora de la danse et Tangente – 5 000 $

Le Prix de la danse de Montréal 2021, Catégorie DÉCOUVERTE, présenté par l’Agora de la danse et Tangente, doté non seulement d’une bourse de 5 000 $ mais également d’une résidence de création d’une semaine, a été remis à l’artiste multidisciplinaire Beatriz Mediavilla par Francine Bernier, directrice générale et artistique de l’Agora de la danse, et Stéphane Labbé, directeur général et commissaire aux projets internationaux de Tangente. C’est en tant que réalisatrice indépendante que Mediavilla se révèle à la danse. Présenté au Festival international du film sur l’art de Montréal et maintes fois primé, son film Habiter le mouvement – Un récit en dix chapitres brille par sa qualité poétique qui met de l’avant l’importance du corps en mouvement dans le vivre-ensemble. À l’heure où la danse investit de plus en plus les écrans, la finesse artistique de Mediavilla se démarque par son humanité et sa vision novatrice. Originaire de Rouyn-Noranda où elle réside et travaille toujours, elle continue de proposer de nouvelles façons d’aborder les codes du documentaire et de la danse.

Le Prix de la danse de Montréal 2021, catégorie GESTIONNAIRE CULTURELLE, présenté par Diagramme – gestion culturelle – 5 000 $


Francine Gagné, directrice générale et artistique de Circuit-Est centre chorégraphique, a reçu le Prix de la danse de Montréal 2021, catégorie GESTIONNAIRE CULTURELLE, doté d’une bourse de 5 000 $. Le conseil d’administration de Diagramme a voulu reconnaître l’engagement de cette femme créative et visionnaire, qui se distingue par sa capacité à fédérer toute une communauté autour d’innovations nécessaires. Membre fondatrice de Circuit-Est, Gagné a travaillé sans relâche pour faire de cet organisme un lieu de perfectionnement et de ressourcement, en plus d’un tremplin vers l’international. Cette artiste de formation est devenue une gestionnaire autodidacte qui contribue à faire rayonner la danse dans la collectivité.

Le Prix de la danse de Montréal 2021, catégorie CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE 


Lucie Vigneault, artiste en danse contemporaine et membre du conseil d’administration des Prix de la danse de Montréal, a remis le Prix de la danse de Montréal 2021, catégorie CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE à Annie-Claude Coutu Geoffroy, coordonnatrice du volet danse à Diffusion Hector-Charland (DHC) dans Lanaudière, pour souligner sa contribution remarquable à l’épanouissement de la danse en région. Diplômée de l’École supérieure de danse du Québec et de l’École nationale de ballet de Toronto, celle qui fut une interprète prisée est maintenant engagée auprès des artistes et des publics. Par la diversité des projets, l’ampleur du nombre de réalisations et l’action complémentaire des partenaires qu’elle active via Pôle Territoire Danse (une initiative de DHC), la vision de Coutu Geoffroy se déploie, englobant sa communauté d’un geste ample et rassembleur.

Ballet BC à Danse Danse

Pour son troisième passage à Danse Danse, Ballet BC réunit dans un même élan généreux de grandes figures chorégraphiques aux signatures inimitables : Medhi Walerski, Crystal Pite, Sharon Eyal et Gai Behar.

Du 1er au 4 décembre, Théâtre Maisonneuve, Place des Arts.

Depuis que Medhi Walerski a repris le flambeau comme directeur artistique en 2020, Ballet BC continue sur sa lancée. Ouverte au meilleur de la danse, cette compagnie de Vancouver avec 13 danseurs de haut vol se révèle des plus enthousiasmantes. GARDEN de Medhi Walerski, un bouquet de musique et de danse inspiré fait merveille, distillant une douce mélancolie. The Statement, savoureux dialogue entre mots et mouvements, est du pur Crystal Pite, un imbroglio inextricable où quatre danseurs, autour d’une grande table, dévoilent rapports de force et jeux de pouvoir. Et enfin, Sharon Eyal et Gai Behar proposent Bedroom Folk, une œuvre intense et minutieusement synchrone, sur les impulsions électroniques répétitives d’Ori Lichtik.

GARDEN 

GARDEN est une œuvre empreinte d’élégance, inspirée Quintette en la mineur op. 14 de Camille Saint-Saëns. À travers une série de duos, d’unissons et de contrepoints, tout en reflétant le dialogue raffiné entre les cordes et le piano, les danseurs façonnent physiquement l’espace d’une manière pure et organique.

The Statement 

Basée sur un scénario écrit par Jonathon Young, The Statement est interprété par quatre danseurs qui partagent une conversation animée autour d’une table de conférence, symbolisant un environnement d’entreprise. Le contrôle, les conflits moraux, la responsabilité et l’incapacité de s’échapper font de The Statement une pièce au réalisme captivant. 

Bedroom Folk 

Devenue un incontournable du répertoire de tournée de Ballet BC à travers le monde, Bedroom Folk est une chorégraphie percutante dans laquelle mouvement, musique et lumière se répondent avec énergie. Dans un espace enivrant vibre un rythme house, sur lequel les danseurs traversent l’œuvre.

Ballet BC

Fondée en 1986 par David Y. H. Lui, Jean Orr et Sheila Begg, avec Annette av Paul comme première directrice artistique, la compagnie est passée sous la direction artistique de Reid Anderson, Patricia Neary et Barry Ingham, puis de John Alleyne pendant 17 ans et Emily Molnar pendant 11 ans. Depuis juillet 2020, c’est Medhi Walerski qui dirige le Ballet BC. Le Ballet BC est une compagnie de ballet contemporain de renommée internationale, basée sur la collaboration et la création. Un chef de file et une ressource dans la création, la production et l’éducation de la danse contemporaine au Canada. Audacieux et innovants, le style et l’approche distinctifs de la compagnie ont apporté une contribution nationale unique et précieuse au développement de la danse. En 2019, la compagnie a été nominée pour le prix Olivier de la meilleure nouvelle production de danse pour sa tournée au Sadler’s Wells de Londres. Les danseurs du Ballet BC sont un groupe d’artistes ouverts d’esprit et curieux, chacun unique pour son mouvement dynamique tout en partageant une passion intuitive pour la danse. Le Ballet BC s’engage à jouer son rôle de leader au sein de la communauté en offrant des possibilités de formation aux danseurs, des activités de sensibilisation de la communauté et du public et des activités de développement professionnel. La compagnie présente un répertoire diversifié d’œuvres canadiennes et internationales de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, et est un foyer de création et d’interprétation de nouvelles œuvres. Depuis 2009, Ballet BC a développé un répertoire de plus de 45 nouvelles œuvres de chorégraphes canadiens et internationaux de renom, dont William Forsythe, Cayetano Soto, Sharon Eyal et Gai Behar, Medhi Walerski, Ohad Naharin, Crystal Pite, Johan Inger, Adi Salant, Emanuel Gat et Gustavo Ramirez Sansano, Jacopo Godani, Company 605, Jorma Elo, Wen Wei Wang, Itzik Galili, Serge Bennathan, Walter Matteini, José Navas, Emily Molnar, Lesley Telford, Nicolo Fonte, Fernando Hernando Magadan, Kevin O’Day, Shawn Hounsell, Gioconda Barbuto, Simone Orlando, Robert Glumbek et Aszure Barton, entre autres. Le Ballet BC encourage activement les collaborations qui soutiennent les artistes, les chorégraphes et le public, en repoussant les limites de la danse contemporaine. La compagnie vise l’excellence dans la pratique du ballet contemporain, avec sa grande diversité de techniques et de styles, en honorant ses racines et ses composantes.