Étiquette : theatre

Une expérience théâtrale unique explore les enjeux actuels intégrant le temps réel numérique : Meet Me, 29 sept. – 8 oct.

Meet Me est une expérience théâtrale novatrice et immersive conçue pour mobiliser entièrement le public. Ici, les personnages aux côtés du public doivent naviguer entre les multiples chemins vers la résolution. Cette production interactive explore les dynamiques sexuelles, la culture de l’effacement et le consentement à l’époque post #moiaussi devant un public restreint. Chaque membre du public se voit remettre un téléphone intelligent spécialement programmé à utiliser durant le spectacle; expérimentant ainsi les téléphones intelligents des personnages et leurs réseaux sociaux en temps réel, incluant recevoir des messages textes, des publications des réseaux sociaux et de la musique, intégrale à la narration de l’histoire. Lors de certains moments clés, le public décide collectivement du déroulement de la pièce et regarde par la suite comment leurs conseils se transforment en actions. Live Action Theatre Project (LATP) en collaboration avec le Théâtre Teesri Duniya Theatre présente la première de cette production unique, présentée à l’université McGill du 29 septembre au 8 octobre (la pièce est en anglais). Poursuivant son mandat d’encourager le dialogue, des causeries animées post représentation auront lieu. Contenu réservé aux adultes — 18 ans et +.

Rosaruby Kagandirecteur et co-dramaturge de Meet Me, est dramathérapeute, psychothérapeute, acteur, directeur et producteur théâtral. Julia Ainsworth est une artiste de théâtre, une éducatrice en arts et la co-productrice et co-dramaturge de la pièce. Mis en scène dans le monde académique, les acteurs Darragh Mondoux (Gemma), Zeshaun Saleem (Qas) et Leigh Ann Taylor (Roslyn), interprètent trois personnages d’âges et de milieux variés, dont les perspectives sont conflictuelles après une nuit d’intimité qui se termine mal. Ils ont collaboré sur cette pièce à travers des ateliers intensifs et multiples ébauches. Une avalanche de textes, baladodiffusions, vidéos et publications de réseaux sociaux simulées sur Facebook, Instagram et Twitter ont été écrits par Stephanie Merulla.

Les membres du public suivent chacun un des personnages durant le spectacle complet, alors qu’ils se déplacent entre trois emplacements sur le campus de McGill et rencontrent les deux autres personnages. « Meet Me est une opportunité de réunir des gens qui ne partagent pas nécessairement les même croyances politiques ou idéologiques, afin de discuter du thème qui suscite de la division qu’est la culture de l’effacement et la responsabilité de ses actions. J’espère que les gens vont quitter la pièce avec une compréhension d’un niveau viscéral des raisons pour lesquelles quelqu’un ferait un choix qu’eux-mêmes ne feraient pas » a dit Kagan. 

Ce sujet opportun est mis de l’avant par LATP à travers son usage créatif de la technologie et sa forme théâtrale distinctive. Pendant que le public trace l’arc narratif de leur personnage, ils forment collectivement la narration continue à travers des discussions ouvertes et honnêtes. Meet Me inspire des lignes authentiques d’empathie entre des individus ayant des points de vue différents. Aucune représentation n’est identique; le public est invité à revenir et à suivre le chemin d’un autre personnage. « Notre style théâtral est inspiré par le théâtre forum, le jeu en ligne et les recherches de pointe dans le domaine du développement de l’empathie » a dit Ainsworth.

Les thèmes de la pièce connectent fortement avec Saleem, « Avec une formation académique en sociétés Islamiques, j’ai été entouré de féminisme occidental versus des débats féministes musulmans, sans parler de la progression des droits des hommes qui peuvent influencer des jeunes hommes vulnérables qui cherchent un sens ». « Je suis prise par le pouvoir d’un regard, des lentilles et des institutions; le pouvoir et ses implications pour les gens marginalisés a rendu le théâtre convaincant depuis avant Shakespeare » a dit Mondoux. 

Kagan et Ainsworth ont développé ce projet depuis quatre ans. L’équipe artistique talentueuse est composée d’Adam Walters au vidéo et design de l’éclairage; décor et design des costumes par Rachel-Anne Germinario; design du son par Rob Denton; et design de l’application du téléphone intelligent par Jacob Niedzwiecki. Ahlam Gholami est l’assistant directeur et la régisseuse est Elyse Quesnel.

Live Action Theatre Project est dédié à créer des œuvres théâtrales qui explorent des approches pour interagir et coconstruire des histoires avec le public. Le Théâtre Teesri Duniya promeut l’esprit critique, les connexions communautaires et le dialogue interculturel. La pièce de clôture de leur saison en cours est Counter Offence par Rahul Varma, mise en scène par Arianna Bardesono (15 mars au 3 avril, Centre Segal).

Meet Me

Présentée au campus McGill – Théâtre TNC, 3485 McTavish (Morrice Hall)

Le public se déplacera à pied entre 3 emplacements différents, de 3 à 4 minutes de distance

La pièce est présentée du jeudi 29 sept. au sam. 8 oct. à 19h (aucune représentation dim. le 2 octobre)

Contenu réservé aux adultes — 18 ans et +

Il y aura des causeries animées après chaque représentation

Pour les billets: 514-848-0238 ou thepointofsale.com/tickets/meetme

Entre 20$ et 30$; 20% de rabais si vous voyez le spectacle pour la 2e fois

Places assises TRÈS limitées; accessible aux fauteuils roulants

www.facebook.com/liveactiontheatreproject/

www.facebook.com/events/641436294080740/641436304080739/ #MeetMeLATP

Pour information: (514) 848-0238 ou www.teesriduniyatheatre.com

Okinum avec Émilie Monnet à l’Espace GO dès le 4 octobre!

Émilie a un barrage dans la gorge, un amoncellement d’ossements d’arbres (okinum, en anishnaabemowin). Un castor géant lui apparaît en songe, comme un guide offrant sa médecine. En cherchant à comprendre le sens de ce rêve récurrent, elle fait émerger les voix et les savoirs  enfouis à même son corps pour mieux comprendre doù elle vient et ce dont elle a besoin. En puisant à même sa propre expérience, l’artiste pluridisciplinaire Émilie Monnet livre une réflexion intime sur la notion de barrages intérieurs, métaphore poétique de la maladie qui entrave nos corps. Alliant l’art de la performance, de l’environnement sonore en direct et de la narration visuelle, elle propose une expérience immersive en trois langues (français, anishnaabemowin, anglais) dans laquelle le théâtre, le son et la vidéo sont réunis au moyen d’une dramaturgie unique, circulaire et envoûtante. Elle tisse une série de tableaux oniriques, où l’espace-temps n’est pas conçu de façon linéaire, véritable témoignage d’une filiation qui inspire.
« J’ai toujours été fascinée par le monde des rêves. J’y puise toujours l’inspiration pour mes créations. Les rêves sont comme des cadeaux de l’invisible, c’est le langage qui permet aux ancêtres de communiquer avec nous et qui affine l’intuition. Les ancêtres sont en nous et le théâtre est un lieu propice pour leur donner l’espace de s’exprimer à travers nous. »

– Émilie Monnet Avec OKINUM, solo créé au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en 2018 puis présenté en anglais au Théâtre du Centaur et au Centre national des Arts (CNA) à l’automne 2021, Émilie Monnet poursuit sa résidence d’artiste au Théâtre ESPACE GO, entamée la saison dernière avec la création de MARGUERITE : LE FEU et sa participation en tant qu’interprète au spectacle MYTHE de Mykalle Bielinski. En janvier 2023, Émilie proposera au public d’ESPACE GO le spectacle NEECHEEMUS dans lequel elle explorera les thèmes de l’amour et de l’érotisme depuis une perspective autochtone. En 2021, la pièce OKINUM était finaliste dans la catégorie théâtre des prix littéraires du Gouverneur général du Canada et finaliste pour le Grand prix du Livre de Montréal. La pièce a également été adaptée en œuvre sonore en partenariat avec la Scène nationale du son et le Théâtre autochtone du CNA. Émilie Monnet embrasse à travers ses performances et les œuvres qu’elle produit une démarche artistique ancrée dans des processus de création interdisciplinaires et multilinguistiques, afin de sonder les thèmes de la mémoire, de l’histoire et de la transformation.  Artiste interdisciplinaire engagée, elle fonde en 2011 les Productions Onishka afin de tisser des liens entre artistes de différents peuples autochtones, toutes disciplines confondues. Se servant de la technologie pour rendre à voir l’invisible, Monnet explore le langage, les identités fragmentées et plurielles des peuples autochtones, ainsi que notre rapport à la mémoire et au legs culturel. Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique d’Émilie Monnet privilégie les processus de création collaboratifs, et ses œuvres sont le plus souvent présentées sous forme de théâtre interdisciplinaire ou d’installations immersives. Artiste autochtone en résidence à l’École nationale de théâtre du Canada, elle présente depuis 2016, Scène contemporaine autochtone / Indigenous Contemporary Scene, une plateforme nomade pour la diffusion des arts vivants autochtones. Cinq éditions ont été créées jusqu’à ce jour et la plus récente édition en format festival a été présentée à l’été 2019 en partenariat avec le Festival International d’Édimbourg, le Festival international du livre d’Édimbourg et le Fringe Festival d’Édimbourg. Émilie est d’origine anishnaabe (algonquine) et française et a grandi entre l’Outaouais et la Bretagne. Elle vit actuellement à Tiohtià :ke/Mooniyaang/Montréal.
4 au 22 octobre 2022
OKINUM
Texte et co-mise en scène : Émilie Monnet
Co-mise en scène : Emma Tibaldo + Sarah Williams

Avec Émilie Monnet + Jackie Gallant 
Voix pré-enregistrées : Véronique Thusky + Thérèse « Telesh » Bégin 

Décor : Simon Guilbault
Lumières : Lucie Bazzo
Costumes : Caroline Monnet
Conception sonore : Jackie Gallant
Vidéo : Clark Ferguson
Accessoires : Marie-Ève Fortier
Spatialisation sonore : Frédéric Auger
Direction technique : Guillaume Roberts-Cambron
Régie son et assistance à la direction technique : Simon Riverin
Spécialiste du mordillage d’écorce : Thérèse Telesh Bégin
Consultante pour la langue et la culture anishinaabemowin : Véronique Thusky 
Couture : Sonya Vallis
Direction de production: Dominique Sarrazin

Une production d’Onishka, avec la collaboration d’ESPACE GO

LA BANQUETTE ARRIÈRE CÉLÈBRE SON VINGTIÈME ANNIVERSAIRE ET S’OFFRE UN RENOUVEAU

Pour ses 20 ans, La Banquette arrière s’offre une identité visuelle métamor- phosée, une première série balado et une grande fête!

Le Théâtre de la Banquette arrière est maintenant La Banquette arrière, ce changement de dénomination s’accompagne également d’un nouveau logo et d’un tout nouveau site Web, développés par le studio de design de Mars.

Proposition artistique unique au Québec, La Banquette arrière a donné nais- sance à plus d’une douzaine d’œuvres théâtrales depuis sa création en 2002. Les dix membres fondateurs composent d’ailleurs toujours la troupe : Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus ainsi que Simon Rousseau. En 2015, Rose-Maïté Erkoreka prend le re- lais de Sophie Cadieux à la codirection artistique aux côtés d’Éric Paulhus, qui assure également la direction générale de la compagnie depuis sa fondation.

« 2022 marque les 20 ans du Théâtre de la banquette arrière, qui devient La Banquette arrière.

Loin, très loin d’être un désaveu de notre amour du théâtre, pour qui notre cœur bat comme au premier jour, ce changement est né d’une envie de voya- ger un peu plus léger et de laisser tomber les étiquettes pour embrasser toujours davantage toutes les facettes de cet art. Faire grandir encore et encore notre répertoire de créations originales, explorer à travers des laboratoires, se faire mentor, s’amuser sur un balado, jouer en solo, en duo, en trio…

Le rétroviseur distinctif du logo disparaît également pour faire place à une signature visuelle qui se veut moins littérale, plus modulable. C’est la multipli- cité d’interprétations et d’expériences, le temps que l’on prend à apprivoiser, le deuxième regard que l’on pose sur les choses.

Cette banquette est aussi la vôtre, merci de nous suivre depuis 20 ans. On poursuit la balade. » — La troupe de La Banquette arrière

Pour plonger dans l’univers de La Banquette arrière et demeurer à l’affût des annonces à venir pour la saison 2022-2023 : banquettearriere.com

Un théâtre musical,  une création originale mettant en vedette : Jean Maheux,  Renaud Paradis,  Frédérike Bédard –  Au Centre culturel Desjardins du 7 au 23 juillet à Joliette  – Au Théâtre le Patriote du 27 au 31 juillet à Ste-Agathe-des-Monts  –  Au Car

Vous serez transporté dans un voyage dans le temps, entre hier et aujourd’hui, au cœur de cette histoire mythique ancrée dans l’imaginaire québécois : La Corriveau !

Cette histoire qui a nourri le terreau folklorique d’ici en y mélangeant faits et fantaisies, jusqu’à en déguiser la vérité pour en faire une légende de sorcière à la fois intrigante et apeurante, est au cœur de cette création musicale et théâtrale originale, où toutes les gammes d’émotions se côtoient, entre phrasées d’antan et maux d’aujourd’hui. Menée à la baguette au rythme de chansons contemporaines aux mélodies accrocheuses, sans priver le spectateur d’accents traditionnels enlevants, le résultat de cette création musicale et théâtrale, est une fusion d’époque parfaite. 

Inspirée de faits relatés ,  Jade Bruneau, idéatrice, comédienne et metteure en scène de La Corriveau – La soif des corbeaux, met en lumière,  une autre version de l’histoire, malheureusement  toujours d’actualité, qui évoque  l’idée de la violence conjugale et d’un traitement discriminatoire historiquement à la défaveur de la plus célèbre sorcière québécoise.

Marie-Josephte Corriveau, qui selon la légende a tué ses 7 maris, était-elle une sorcière, comme dépeinte à l’époque ou simplement une femme affirmée qui cherchait à se défendre… ? La pièce pose la question.  Les 8 comédiens sur scène, accompagnés de trois musiciens, feront éloquences de leurs accusations et plaidoyers, non sans humour malgré le drame, dans ce procès dont on connait la fin tragique mais dont  seul le spectateur sera juge.

Cette galerie de personnages porte un spectacle qui appartient à un genre bien particulier entre  un musical et une pièce de théâtre, lesquels  auraient été agrémentées de grands numéros chantés et passée au tamis d’une remise en contexte historique contemporaine. Bref, un théâtre musical de création pour tous !

L’écriture du livret révèle de véritables petites perles.  Une mission ? Faire découvrir de jeunes créateurs dans toutes leurs diversités de talent mais aussi retrouver des artistes confirmés qui vont se dévoilés sour un jour inédit et mettre en valeur une nouvelle version de l’histoire en chantant, en jouant et en dansant afin de divertir le plus grand nombre tout l’été durant.

DATES DE REPRÉSENTATION

Ce spectacle  aura la chance d’être présenté au cœur de 3 lieux de diffusion  offrant des conditions de présentation exceptionnelles: le Centre culturel Desjardins de Joliette et le Théâtre le Patriote de Ste-Agathe-des-Monts, qui viennent tout juste d’être rénovés, et l’espace culturel de Victoriaville Le Carré 150, ouvert depuis seulement 2015. 

Au Centre culturel Desjardins du 7 au 23 juillet – Joliette 

Au Théâtre le Patriote du 27 au 31 juillet – Ste-Agathe-des-Monts 

Au Carré 150 du 4 au 20 août – Victoriaville 

CRÉDITS

Direction de création et mise en scène JADE BRUNEAU  

Texte et paroles GENEVIÈVE BEAUDET et FÉLIX LÉVEILLÉ 

Paroles et musique AUDREY THÉRIAULT 

Direction musicale et arrangements MARC-ANDRÉ PERRON  

Assistance à la mise en scène et régie LOU ARTEAU et MARILOU HUBERDEAU  

Musiciens MARC-ANDRÉ PERRON, DAVID TÉRRIAULT ET FRANÇOIS MARION 

Décor et costumes ADAM PROVENCHER 

Direction technique et éclairages MAUDE SERRURIER 

Projections vidéo MARC-ANDRÉ PERRON 

Sonorisation MARTIN LESSARD ET PATRICK TOUSIGNANT 

Maquillages VÉRONIQUE ST-GERMAIN 

Coiffures KATHLEEN GRAVEL 

Agence de spectacles MICHELINE BLEAU 

Idéation et co-production: Le Théâtre de l’Oeil Ouvert

UNE CRÉATION DU THÉÂTRE DE L’OEIL OUVERT 

BILLETS

Billets en vente dès maintenant sur le site de LA CORRIVEAU – LA SOIF DES CORBEAUX ou le Théâtre de l’Oeil Ouvert.

Black Theatre Workshop présente Pipeline au Théâtre La Licorne du 26 avril au 8 mai

Black Theatre Workshop (BTW) est de retour sur les planches avec sa première pièce depuis 2020. Pipeline est une production du BTW coprésentée par La Manufacture dans le cadre de la première collaboration entre le BTW et le Théâtre La Licorne. La pièce à succès off-Broadway a été écrite par la dramaturge primée Dominique Morisseau et est mise en scène par ahdri zhina mandielaPipeline sera présentée en anglais du 12 au 23 avril et la traduction française par Mishka Lavigne sera interprétée par la même distribution bilingue du 26 avril au 8 mai 2022.

Nya est une mère célibataire qui enseigne dans une école secondaire publique. Enseignante dévouée qui travaille fort pour la réussite de ses élèves, elle est convaincue de l’importance d’une bonne éducation. Malgré des conditions difficiles, Nya s’efforce de faire réussir son fils adolescent, Omari, dans une école privée. La situation s’envenime lorsque Omari se voit impliqué dans un incident grave qui menace son avenir. Pour résoudre le problème, Nya doit trouver un moyen de garder Omari, qui est hors de lui, à l’école et, surtout, de maintenir leur connexion mère-fils.

Pipeline fait référence au phénomène sociologique décrit comme un cercle vicieux où les jeunes exclus du système scolaire sont rapidement victimes de ce tuyau métaphorique école-prison qui les forcent à intégrer le système carcéral. Cette pièce soulève des questions sur l’importance de l’éducation, de l’identité et surtout de la parentalité, et aborde le sujet de l’égalité des chances dépendant de la classe sociale et de l’ethnicité.  

www.blacktheatreworkshop.ca/pipeline

THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE DE PETITE-VALLÉE : DÉVOILEMENT DU CONCEPT ARCHITECTURAL

À l’aube de son 40e anniversaire, le Théâtre de la Vieille Forge dévoile le concept architectural de ses nouvelles installations qui s’érigeront sur la mythique Longue Pointe de Petite-Vallée dès 2024. 

À la suite du concours d’architecture, le jury a sélectionné parmi les quatre propositions extraordinaires soumises, celle d’in situ atelier d’architecture, en collaboration avec VRA + LPA. Le concept présenté a séduit les jurés en raison de « sa contribution à l’évolution du site, tant au point de vue historique qu’événementiel, ainsi que pour la matérialité et la volumétrie à échelle humaine du bâtiment, qui présente une signature résolument gaspésienne avec un brin de folie reflétant l’esprit de Village en chanson ». 

Pour Alan Côté, directeur général et artistique de l’organisation, il s’agit là « d’une grande étape de franchie, marquée par un processus long, mais très enrichissant, ainsi que par des propositions qui ont fait rêver. Je suis très heureux du concept développé par in situ atelier d’architecture : une proposition qui s’inscrit dans la tradition et dans l’histoire à écrire. On peut parler d’un nouveau souffle pour le Village en chanson », déclare-t-il. 

Un concept qui s’amarre au paysage et à l’identité unique du Village en chanson

Jouant avec les formes, couleurs et techniques des architectures vernaculaires maritimes, le nouveau Théâtre de la Vieille Forge s’insèrera de façon organique dans le paysage. Avec ses deux volumes linéaires parallèles aux rochers et aux crans qui s’avancent dans la mer ainsi que ses lanternes agissant tantôt comme phare et puits de lumière, le concept architectural confirmera l’identité unique du lieu tout en préservant sa convivialité et sa poésie. « Le bâtiment s’intégrera parfaitement au site, comme s’il avait toujours été là, et en tout respect des maisons environnantes » exprime le jury.

Le concept proposé a pris en compte l’authenticité de l’expérience et la chaleur légendaire de la Vieille Forge. Le projet à échelle humaine proposera des lieux de rencontre face au coucher de soleil, grâce à un foyer sur deux étages et à un café-bistro vitré offrant une vue magnifique sur le Saint-Laurent. Les festivaliers et citoyens auront accès à une salle de spectacle à configurations multiples (parterre et balcon compris) de 150, 300 ou 450 places, permettant un « rapport intime entre artistes et spectateurs », précisent les concepteurs. Une promenade riveraine et une large terrasse en gradin descendant vers la mer proposeront aux visiteurs une expérience maritime des plus inspirantes, en plus d’être propices aux rassemblements communautaires et artistiques. 

Les concepteurs offrent en outre un projet sensible au site, à l’environnement et aux changements climatiques. Recouverte de bardeaux de cèdre, la structure toute de bois du Théâtre s’ouvrira sur l’extérieur tout en protégeant du vent des intempéries. « La compacité et l’économie des efforts pour la construction d’un tel édifice résultent de recherches des meilleures mesures en développement durable spécifiquement applicables à ce projet et à la région gaspésienne », évoque le jury.

Alors que l’équipe d’ingénieurs, d’acousticiens et de scénographes est en voie d’être complétée, la conception des plans et devis s’étirera jusqu’à la fin de l’année 2020, laquelle sera suivie des appels d’offres pour le choix de l’entrepreneur général. Les travaux de construction doivent débuter au printemps 2023, en vue de la livraison du projet en 2024. Les coûts totaux du projet sont estimés à 14 M$ et bénéficient d’un appui financier de 9 830 000 $ du gouvernement du Québec. 

« Le concours est terminé. Il y a des plans, des images, des rêves qui passeront maintenant dans les mains des artisans. Au bout de la Longue Pointe, il y aura bientôt (le temps est relatif) un théâtre où les artistes aimeront entrer », conclut Michel Rivard, membre du jury. 

MAI (Montréal, arts interculturels) présente une offre double en danse avec Sujit Vaidya (Vancouver) et Sashar Zarif (Toronto)

MAI (Montréal, arts interculturels) est ravi d’accueillir les premières montréalaises de deux œuvres de créateurs et danseurs canadiens multiculturels de renommée internationale.

Des performances mêlant tradition et contemporanéité entrent en scène avec OFF CENTRE de Sujit Vaidya (du 24 au 26 mars), qui s’interroge sur la manière d’exprimer l’identité queer dans le cadre d’une forme de danse traditionnelle, et Kismet قسمت de Sashar Zarif (du 30 mars au 2 avril), une enquête racontée en musique, en danse et en narration sur l’identité en tant que négociation constructive entre les cultures, les langues et les expériences.
PERFORMANCES
OFF CENTRE s’interroge sur ce sens de « l’autre » qui nous habite et crée des réalités parallèles; des mondes qui offrent une délicieuse tension entre le conflit et la convergence. Comment peut-on exprimer une identité queer dans le cadre d’une forme de danse traditionnelle? En explorant la personnification du genre et de la sexualité à la fois dans et hors de la danse, l’œuvre célèbre la sensualité et l’érotisme, défie les clichés hétéronormatifs et ouvre grand les bras vers l’amour de soi.

Sujit Vaidya est un chorégraphe et danseur indépendant établi à Vancouver dont son travail fait preuve d’une sensibilité urbaine qui se juxtapose harmonieusement à un art enraciné dans la tradition. Les chorégraphies et les collaborations de cet artiste queer de couleur remettent en question le récit et la pertinence des textes traditionnels non inclusifs. Il vise ainsi à créer un espace d’expression queer dans le contexte du bharata natyam (une technique de danse classique indienne) tout en collaborant avec d’autres artistes queers de couleur.

Kismet قسمت est un rituel explorant le choix entre l’acceptation et la création du destin. Un appel sonore résonne parmi le quintette formé de danseurs et de chanteurs exclusivement masculins, dont les corps collaborent pour créer des images picturales qui se fondent les unes dans les autres. L’œuvre est un fleuve de danse et de son dont les flux et reflux sont aussi hypnotiques et collectifs que ceux de toute étendue d’eau. Elle est une étude de soi par la mémoire, explorant l’idée que l’identité n’est pas un produit, mais plutôt le processus d’une négociation constructive et constante entre les cultures, les langues et les expériences que nous portons en nous.

Kismet قسمت est présentée dans un style Maugham contemporain, qui est une pratique intégrée de la danse, de la musique et de la narration inspirée des rituels soufis et chamaniques des sociétés islamiques. Les mots y communiquent le mental, tandis que la musique transmet les émotions et la danse exprime le physique. La danse se veut ici une expérience plutôt qu’une performance.
m-a-i.qc.ca/sujit-vaidyam-a-i.qc.ca/sashar-zarif
BIOS
Sujit Vaidya est un chorégraphe et danseur indépendant basé à Vancouver, en Colombie-Britannique. Son travail témoigne d’une sensibilité urbaine qui se juxtapose harmonieusement à un art ancré dans la tradition. Son travail vise à créer un espace pour l’expression queer dans le contexte du bharata natyam (une forme de danse classique indienne). En tant qu’artiste queer de couleur, ses chorégraphies et ses collaborations remettent en question la narration et la pertinence des textes traditionnels non inclusifs. Il travaille principalement en tant que soliste et il s’est produit à de nombreuses reprises au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Inde. Il a collaboré avec des compagnies telles que Co Erasga à Vancouver, inDANCE à Toronto, Nava Dance en Californie et Spilling Ink à Washington, DC, pour n’en citer que quelques-unes. Il poursuit sa formation avec le gourou A. Lakshman.

Sashar Zarif est un artiste de la scène multidisciplinaire, un éducateur et un chercheur dont la pratique artistique invite à une convergence des perspectives créatives et culturelles. Il s’intéresse à l’identité, à la mondialisation et aux collaborations interculturelles. Sa pratique est imprégnée de l’art et de l’histoire de la danse et de la musique traditionnelles, rituelles et contemporaines des régions du Proche-Orient et de l’Asie centrale. Il a parcouru les Amériques, l’Europe, l’Afrique du Nord, l’Asie centrale et occidentale et le Moyen-Orient pour promouvoir le dialogue culturel par le biais de travaux intensifs sur le terrain, de résidences, de performances et de collaborations créatives. Il a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux pour ses collaborations avec des artistes canadiens exceptionnels, des icônes internationales telles qu’Alim Quasimov (collaborateur du projet Silk Road de Yo-Yo MA), ainsi que des universités et des institutions artistiques sur tous les continents.
EN BREF
QUOI ?
OFF CENTRE
Sujit Vaidya

QUAND ?
24 MAR – 26 MAR
19h30
OÙ ?
MAI (Montréal, arts interculturels)
3680, rue Jeanne-Mance
BILLETTERIE ?
28 $ Simple
** 36 $ Forfait avec Kismet **
22 $ Réduit
16 $ Junior et Groupes
0 $ Accompagnateur-trice
www.m-a-i.qc.ca/billetterie
514 982-3386QUOI ?

Kismet قسمت
 Sashar Zarif

QUAND ?
30 MAR – 2 AVR
19h30
 ?
MAI (Montréal, arts interculturels)
3680, rue Jeanne-Mance
BILLETTERIE ?
28 $ Simple
** 36 $ Forfait avec OFF CENTRE **
22 $ Réduit
16 $ Junior et Groupes
0 $ Accompagnateur-trice
www.m-a-i.qc.ca/billetterie
514 982-3386

BLUFF

Les Productions Quitte ou Double et Le Petit Théâtre du Vieux Noranda présentent BLUFF, une pièce de théâtre en téléprésence du 14 au 23 janvier 2022. Un texte de Jean-François Boisvenue et Sophie Gemme, une mise en scène de Mireille Camier et une interprétation de Sarianne Cormier à Montréal, Étienne Jacques à Rouyn-Noranda et Vé- ronique Pascal en tournée. À travers la caméra, trois interprètes, dans trois villes différentes, cherchent à démontrer leur honnêteté et leur intégrité. Mais peut-on être « vrai » tout en contrôlant son image à l’écran? Comment ne pas succomber à

la tentation de transformer la réalité?

3 interprètes se trouvent sur scène dans trois villes différentes, réuni·e.s par un dispositif de téléprésence. Iels se révèlent, se questionnent, discutent et débattent autour des questions de l’authenticité, du mensonge et de l’imaginaire.

Notre culture se construit sur les images-écrans, ce qui transforme inévitablement notre identité. L’univers virtuel devient un lieu où l’on peut fantasmer et créer notre idéal, mais peut aussi parfois nous faire perdre nos repères face à la réalité.

Bluff met en lumière les contradictions de cet univers. Cette technologie qui transgresse les distances et permet les ren- contres les plus improbables donne-t-elle accès à de véritables relations? L’image que nous projetons sur le web est-elle juste ou est-elle le reflet de notre égo? Et le public, préfère-t-il le lien direct avec l’interprète devant lui ou le fantasme qu’il peut voir à l’écran? Bluff soulève une réflexion profonde sur la construction de notre identité virtuelle et son influence sur la nature de nos relations.

La première pièce de théâtre originale diffusée simultanément en trois lieux. 3 acteurs, 3 villes, 3 publics, 1 spectacle.

Un dispositif de téléprésence développé par la Société des arts technologiques [SAT] permet la rencontre entre les trois protagonistes et entre les trois publics. Les lieux investis sont interdépendants, mais portés par une même trame narrative. Les images captées dans l’un et projetées immédiatement dans les autres rendent ce lien palpable.

BLUFF, UNE COPRODUCTION DES PRODUCTIONS QUITTE OU DOUBLE ET DU PETIT THÉÂTRE DU VIEUX NORANDA EN COLLABORATION AVEC LA SAT.

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates et villes :
14 janvier 2022: Rouyn-Noranda, Montréal et Alma
18 janvier 2022: Rouyn-Noranda, Montréal et Gaspé
20 janvier 2022: Rouyn-Noranda, Rimouski et Sherbrooke 23 janvier 2022: Rouyn-Noranda, Montréal et Montmagny

Diffuseurs : Le Petit Théâtre du Vieux Noranda (Rouyn-Noranda), Le Théâtre Outremont (Montréal), Alma Spectacles (Alma) , CD Spectacles (Gaspé), la Coop Paradis (Rimouski), Le Centre Culturel (Sherbrooke) et Les Arts de la scène de Montmagny (Montmagny).
Tarifs : Les prix sont différents selon les salles de diffusion.page2image2089233232page2image2089233520page2image2089233808

Billetterie : https://petittheatre.org/billetterie-bluff/

LES DIX COMMANDEMENTS DE DOROTHY DIX

du 1er au 19 Février 2022 à l’ESPACE GO 

Construite sur le motif du spectacle, la pièce LES DIX COMMANDEMENTS DE DOROTHY DIX traite du théâtre de la vie auquel nous sommes toutes et tous convié·es. Si le bonheur se monte de toutes pièces, image par image, un visage qu’on maquille, un sourire trafiqué, qu’en en est-il de nos désirs? Cette femme cherche à apparaître autrement que par le regard des autres, exprime son désir d’écrire, comme l’ultime manière de parler en son nom. C’est la voix d’une femme muette, inspirée par sa grand-mère, que Stéphanie Jasmin a choisi de nous faire entendre dans un monologue inspiré de toutes les voix des femmes silencieuses.

Une voix qui n’est pas sans rappeler celle des MARGUERITE(S), où cinq femmes prenaient la parole l’une après l’autre, cherchant à reconstituer le portrait de Marguerite Porete, une mystique morte tragiquement en 1310, brûlée au bûcher sur la Place de Grève à Paris, auteure du Miroir des âmes simples et anéanties. Dans cette pièce créée en 2018 au Théâtre ESPACE GO, Jasmin ressuscitait la figure énigmatique de Porete à travers les voix des Marguerite historiques, de Marguerite de Constantinople à Marguerite Duras en passant par Marguerite de Navarre, Marguerite d’York et Marguerite d’Oingt, femmes qui ont tissé un lien rêvé, réel ou hypothétique avec Porete et son livre. Dans cette enquête imaginaire, une part intime de ces femmes se révélait à travers leurs témoignages, leur rapport à l’écriture, à la création, à l’identité féminine et à la transmission de la mémoire.

La pièce LES DIX COMMANDEMENTS DE DOROTHY DIX paraît s’inscrire dans le prolongement de la démarche de Jasmin visant à raconter les femmes disparues sans bruit, à faire entendre leurs voix intérieures. Une manière de convoquer l’Histoire et ses trous, ces zones d’ombres dans lesquelles les femmes ont si longtemps été reléguées. Mêlant des figures historiques à des récits fictifs, Jasmin convoque l’imaginaire pour rendre vivants ces récits de vie secrets. Comme dans LES MARGUERITE(S), l’auteure entre au pays de l’intériorité, se place dans l’antichambre de l’histoire et de la biographie officielles et se met à écoute d’une conscience détachée de ses liens sociaux, qui s’exprime librement et passionnément.

Combien de voix de femmes oubliées de l’histoire, de femmes qui ont sacrifié leur vie aux autres se sont-elles éteintes sans jamais avoir été entendues? Jasmin extirpe la voix d’une femme effacée qui remonte comme un fantôme, se met en performance librement et revit sa vie sous nos yeux.

LES AVEUGLES et DORS MON ENFANT

du 2 au 28 novembre 2021 à l’ESPACE GO 

Entre installation et théâtre d’effigies, les fantasmagories de Denis Marleau et de Stéphanie Jasmin émerveillent par leur capacité à révéler l’humain dans ses états de présence et de forces intimes. Sous l’effet de dispositifs vidéo, pantins, androïdes, mannequins ou masques prennent vie sur scène, dans un théâtre existentiel saisissant et universel.

Dans LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck, douze personnes aveugles font leur marche quotidienne dans les bois en compagnie de leur guide. Mais ce jour-là, ce dernier semble avoir disparu; les aveugles doivent apprivoiser, à travers les sons, la nature sauvage qui les entoure. Dans DORS MON PETIT ENFANT, pièce courte de Jon Fosse, trois petits êtres cherchent à déterminer dans quel lieu ils se trouvent, de même que l’heure et le jour de cet instant qui les réunit.

Créé en 2002 et 2004 et acclamées depuis dans de nombreux pays, la pièce LES AVEUGLES a été jouée plus de 700 fois, ce programme double vient souligner le 40e anniversaire d’UBU compagnie de création. Ces objets théâtraux, croisant l’installation vidéo d’art contemporain et les masques de la tragédie grecque, ont été conçus et réalisés par Denis Marleau. Céline Bonnier, Ginette Morin et Paul Savoie prêtent leurs traits et leur voix aux personnages de ces fantasmagories technologiques 1 et 2 qui sont présentées du 2 au 28 novembre 2021.

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