Skip to main content

Décès d’Alain Nonat : un géant de la musique et de la culture s’éteint

C’est avec une infinie tristesse que nous vous annonçons le décès du ténor et enseignant retraité Alain Nonat, directeur général et artistique et fondateur du Théâtre Lyrichorégra 20. Monsieur Alain Nonat, citoyen français et canadien, s’est éteint à Montréal dans la journée du 31 décembre 2024 à l’âge de 82 ans, entouré de sa famille.

Alain Nonat a fondé le Théâtre Lyrichorégra 20 en 1976 et en a été le directeur général et artistique à titre bénévole pendant près de 50 ans. Parmi ses réalisations marquantes, mentionnons la création du Pavillon de l’Opéra et de la Danse à Terre des hommes; de Pan-Opéra 84 à Ottawa; du Festival de l’Opéra dans les centres d’achats et centres culturels; de Si l’Opéra m’était conté dans les écoles primaires; des Journées de la musique française, des Rencontres musicales tchèques et slovaques et des Rencontres musicales Québec-Europe et leurs concerts, classes de maîtres et expositions; des Rencontres lyriques internationales de Montréal et leurs concerts; de nombreuses expositions sur la musique classique, l’opéra et la danse; et des Jeunes Ambassadeurs Lyriques, un programme unique au monde d’insertion professionnelle à une carrière internationale dédié aux chanteuses et chanteurs lyriques de la relève, qui a célébré cette année son 30e anniversaire. Au fil des ans, il a également agit à titre de membre de jury de centaines de concours internationaux de chant et offert des centaines de classes de maître à travers le monde, représentant avec fierté l’expertise musicale de la France et du Canada.

Au total, il a organisé plus de 40 auditions, de même que plus de 50 galas, en présence de près de 200 directeurs, chefs d’orchestres ou autres représentants d’organismes culturels invités. Il a aussi conçu plus de 50 expositions sur la musique classique, l’opéra et la danse, présentées plusieurs centaines de fois, amassant au fil des ans une importante collection sur la musique classique, l’opéra et la danse. Puis, il a produit plus de 3 500 concerts de musique classique et d’opéra et spectacles de danse, quelques milliers d’ateliers d’animation, en plus de présenter plus de 60 classes de maîtres, mettant en scène plus de 175 artistes étrangers invités. Des quelques 3 500 artistes participants aux activités, en plus de chœurs et orchestres, plus de 580 sont lauréats du programme des Jeunes ambassadeurs yriques.

Grâce à sa créativité, sa détermination, son ouverture sur le monde, mais surtout son dévouement, il a fait découvrir aux publics d’ici et du monde entier, des compositeurs, musiciens et artistes lyriques de renommée mondiale, mais aussi des jeunes talents de la relève artistique d’ici et d’ailleurs. Encore plus important, il a soutenu les débuts de carrière de plusieurs centaines d’artistes en offrant, via ses nombreuses créations et centaines de partenariats dans 27 pays, des bourses, des prix, des stages, des tournées d’auditions, des concerts, et des engagements, non seulement au Canada, mais à l’étranger et ce, pour une valeur de plusieurs millions de dollars.

« Il portait en lui une passion dévorante pour la musique et de la danse, un amour sans condition de l’opéra. Sa générosité était sans bornes, et il consacrait une énergie incommensurable à défendre et à faire progresser cette cause du Théâtre Lyrichorégra 20, qui lui était si chère, principalement celle des jeunes artistes de la relève et des échanges culturels internationaux et ce, jusqu’au moment de son décès. C’est avec une grande tristesse que nous recevons cette perte. Nous nous engageons résolument à honorer son héritage en poursuivant avec force et détermination la mission qu’il a tant chérie, convaincus que c’est ainsi que nous perpétuerons son dévouement », a déclaré le président du conseil d’administration du Théâtre Lyrichorégra 20, le baryton Jimmy Miron.

Né en France en 1942, puis établis au Canada au cours des années 1970, Alain Nonat a mené une carrière d’envergure internationale qui l’a amené à œuvrer avec des centaines d’institutions culturelles dans près de 30 pays à travers le monde. Suite à des études de chant en Europe, au Canada et aux États-Unis, notamment avec le ténor Ernst Haefliger, il a remporté plusieurs prix, bourses et stages dans des concours internationaux de chant. À titre d’helden ténor, il s’est produit en France, en Allemagne, au Canada et aux États-Unis et a participé à plusieurs créations lyriques et œuvres contemporaines. Il est devenu par la suite enseignant au Québec, d’abord en arts plastique, puis en musique auprès d’enfants de niveau scolaire primaire, une carrière qu’il a occupé pendant près de 30 ans.

Au-delà de son parcours d’artiste lyrique et de professeur, il a occupé diverses professions et rôles, notamment à titre de président de l’Union française à Montréal, de vice-président du Comité français des fêtes du 350e anniversaire de Montréal, ou encore de critique de danse pour la revue française Danse.

Parmi les honneurs qu’il a reçus, mentionnons, le grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres du Ministère de la Culture et des Communications de la République française, la médaille du Jubilé de Diamant de la Reine Élizabeth II, l’Ordre du Président de la République Slovaque, une médaille du Ministère des Affaires étrangères de la Tchécoslovaquie et la Médaille d’or du Lieutenant-gouverneur général du Québec.

Par sa passion et son engagement hors du commun, Alain Nonat aura marqué l’histoire et le monde de la musique classique, de l’opéra et de la danse des cinquante dernières années. Aujourd’hui, grâce à son action et sa vision exceptionnelle, des centaines d’artistes soutenus par le Théâtre Lyrichorégra 20, notamment des talents canadiens, continuent de briller sur les scènes des plus grandes maisons d’opéra et institutions culturelles du monde, des échanges culturels internationaux perdurent et des enfants devenus adultes, font découvrir la musique aux prochaines générations.

« M. Nonat était d’une générosité sans bornes, passionné du chant, qui s’est dévoué sans relâche, et durant plusieurs décennies à contribuer à la réussite des jeunes artistes lyriques. Il manifestait une grande fierté pour leur succès professionnels; j’ai souvent reçu des mots et des appels de sa part, me félicitant pour des réussites, et ce, même des années après mon passage aux Jeunes ambassadeurs lyriques », de témoigner le baryton Hugo Laporte, lauréat du programme des J.A.L.

« Je suis très reconnaissante d’avoir connu M. Nonat – j’ai beaucoup admiré sa passion et sa détermination dans tout ce qu’il a fait. Il a ouvert le monde à tant de chanteurs canadiens – sans lui, je ne serais pas là où je suis. Je le remercie infiniment pour l’impact qu’il a eu sur ma vie et ma carrière. », de témoigner le soprano Karoline Podolak, lauréate des J.A.L

«  Mon cher Alain, merci pour tout l’apport que tu as fait au monde de l’opéra, et surtout pour les jeunes canadiens. En tant que Jeune ambassadrice, et en tant que petite nièce, je peux du fond de mon cœur être reconnaissante pour tous les talents que tu as pu reconnaître et soutenir.  Je rends hommage à ton amour indéfectible pour les voix et la musique, repose en paix, parmi toutes les grandes voix qui continueront à t’accompagner », de dire le mezzo-soprano Michèle Losier, lauréate du programme des J.A.L.

« Le monde de la musique pleure la perte d’un grand artiste et d’une grande personne. Alain Nonat était un innovateur et un médiateur entre les continents. Sa contribution aux jeunes artistes est inestimable. Tous les artistes qui ont travaillé avec Alain en Europe et à l’étranger espèrent que l’œuvre artistique qu’il a construite au fil des nombreuses années, ait un aussi brillant avenir que son passé. Sa contribution à la promotion des jeunes artistes est inestimable, de déclarer Jens Neundorff von Enzberg, intendant du Staatstheater Meiningen en Allemagne. »

« Notre ami Alain Nonat n’est plus. C’était un homme passionné et passionnant qui ne laissait personne indifférent. Toutes les personnes qui l’ont approché savent de quoi je parle. Son opiniâtreté, ses entêtements, son exaltation nous laisseront toujours un souvenir enthousiaste et éclairant qui nous montrera la voie/voix. Il n’est plus, faut-il y croire ? Je crois que pour beaucoup, il est encore et demeurera. Je me souviens des derniers mots qu’Alain m’a prononcé il y a quelques semaines : il faut que les Jeunes Ambassadeurs Lyriques poursuivent leur chemin sans moi. Oui, il le faut, et tous, chacun à notre niveau, nous devons participer à la poursuite de ce programme exemplaire. Alors Alain ne sera pas vraiment mort et continuera d’œuvrer pour ses jeunes artistes qu’il aimait tant, que nous aimons tous et qui nous réunissent Car à travers son œuvre et sa mémoire, c’est tout un monde, une culture, des valeurs que nous défendons.  « Sous le dôme épais ou le blanc jasmin, Ah ! Descendons Ensemble ! » », de dire Jérôme Gay, président de Génération Opéra.

Alain Nonat a laissé une empreinte indélébile dans l’univers culturel mondial. Son héritage et sa passion continueront d’inspirer des générations d’artistes et de spectateurs, et son nom restera gravé dans l’histoire de la culture mondiale.

Les détails concernant la cérémonie funéraire seront communiqués ultérieurement. Au lieu de fleurs, des dons à la mémoire d’Alain Nonat au Théâtre Lyrichorégra 20 seraient appréciés à L20.ca

Pour consulter sa biographie et ses accomplissements et pour plus de témoignages : https://l20.ca/2025/01/04/deces-alain-nonat/

MUSIQC, un nouvel espace dédié à la découvrabilité musicale francophone

La Société professionnelle des auteurs, compositeurs du Québec et des artistes entrepreneurs (SPACQ-AE) est fière de lancer, le 12 février prochain, MUSIQC, un nouvel espace gratuit d’écoute musicale dédiée à la promotion et à la mise en valeur de la musique francophone. Reposant sur les contenus audios offerts par les plus grands services de musique en ligne, MUSIQCpermet à la musique francophone de trouver son public en ligne grâce à un accès totalement gratuit, une expérience utilisateur intuitive, une programmation éditoriale humaine et une proposition exclusive et centralisée de musique francophone.

MUSIQC ne cherche pas à remplacer les plateformes existantes, mais à enrichir l’écosystème musical actuel grâce à des listes d’écoute différentes, diversifiées et authentiques (non générées par l’intelligence artificielle ou par des algorithmes) garantissant une expérience d’écoute unique. Accessibles sans identification, ces listes de lecture s’intègrent directement sur la plateforme de votre choix,  offrant une utilisation simplifiée pour une découverte musicale de choix.

Créée en réponse aux défis que rencontre la musique francophone d’ici et d’ailleurs dans un marché mondialisé, dominé par des contenus internationaux anglophones et multilingues, MUSIQC a pour mission de connecter tou·te·s les amateur·rice·s de musique francophone à un espace numérique de découverte, de redécouverte et d’écoute musicale qui leur ressemble, et qui les rassemble. 

Selon les plus récents chiffres de l’Observatoire de la culture et des communications (OCCQ), sur les 10 000 chansons les plus écoutées du Québec de 2023, 5% de l’écoute était destiné à la musique francophone québécoise et un maigre 2% de l’écoute était destinée à des nouveautés francophones québécoises. Visiblement, nos artistes luttent pour se faire entendre dans un océan de contenus majoritairement anglophones. 

« Avec peu de listes d’écoute éditoriales et l’omniprésence de listes de lecture algorithmiques, notre industrie et nos artistes sont à la merci des algorithmes anglophones et internationaux. La mission première de MUSIQC est la mise en valeur et la recommandation de la musique francophone sur les plateformes de musique en ligne pour qu’elle puisse enfin rejoindre son public. Avec une plus grande exposition à la musique d’ici, nous stimulons la consommation de notre musique. Par ailleurs, l’érosion de la langue française est bien présente, son utilisation est bien en baisse dans différentes sphères de la société québécoise. MUSIQC défend notre souveraineté culturelle et linguistique en renforçant la place de la langue française dans la culture musicale . » souligne Ariane Charbonneau, directrice générale de la SPACQ-AE.

Au cœur de MUSIQC, une programmation éditoriale humaine soutenue par une équipe de curateur·rice·s – des experts musicaux, des artistes, des journalistes et des partenaires – qui assemble de véritables parcours thématiques, culturels et d’ambiances pensés pour découvrir, divertir, inspirer et célébrer la diversité et la richesse de la musique francophone.

STEVE HILL EN TOURNÉE POUR LE SPECTACLE HILL JOUE HENDRIX

À la suite d’une demande effervescente depuis la présentation exclusive de ce spectacle, Steve Hill accepte enfin de nous faire revivre, le temps d’une courte tournée, et accompagné de ses talentueux musiciens, Sam Harrisson et Alec Mcelcheran, la musique d’une de ses plus grandes inspirations : Jimi Hendrix. Que ce soit pour apprécier toute la virtuosité de Hill sur des classiques comme Purple Haze, Foxy Lady ou Voodoo Child ou pour découvrir l’œuvre de Hendrix, le spectacle Hill joue Hendrix promet de vous faire lever de votre siège. Relations de presse :

« Derrière son instrument, Steve Hill est quelque chose comme un miracle, la preuve que la grâce existe en ce bas monde. » – Dominic Tardif, La Presse

Steve Hill aime tellement jouer qu’il a décidé de faire sa propre première partie en one-man-band pour nous présenter des pièces de son nouvel album Hanging on a String ainsi que quelques-uns de ses incontournables tirés de sa discographie qui compte 13 albums parus depuis 1997.

Enregistré au réputé Studio 606 de Los Angeles, et produit par le gagnant de 10 prix Grammy, Darrell Thorp (Foo Fighters, Beck, Radiohead), son retour en one-man-band est aussi un retour à un blues-rock lourd et percutant.

L’album a récolté des critiques dithyrambiques de la presse internationale, particulièrement en Angleterre :

10/10 “This year’s must have blues album.’’ – Powerplay Magazine

5/5 – Liverpool Sound & Vision9.5/10 “Steve Hill is a force of nature. And an absolutely glorious songwriter.” – Maximum

Volume Music

Dates à venir:

01/24 Drummondville, QC

01/30 Saint-Eustache, QC

02/08 Sainte-Thérèse, QC

02/12 Brossard, QC

02/21 Joliette, QC*

02/22 Longueuil, QC

02/26 Rouyn-Noranda, QC

02/27 Val d’Or, QC

03/01 Lasalle, QC

03/21 Jonquière, QC

http://www.stevehillmusic.com

Le Quatuor Cobalt dévoile son premier album, Reflets du temps

Le Quatuor Cobalt, ensemble à cordes montréalais, annonce la sortie de son premier album, Reflets du temps, disponible le 17 janvier 2025, sous le label indépendant canadien GFN Classics. Ce projet unique présente une collection d’œuvres célébrant la diversité du répertoire pour quatuor à cordes avec trois compositrices exceptionnelles méconnues du grand public : Maddalena Laura Lombardini Sirmen, virtuose du XVIIIe siècle, Fanny Hensel Mendelssohn, pionnière romantique et Alicia Terzian, figure marquante de la musique contemporaine.

À travers Reflets du temps, le Quatuor Cobalt invite le public à un voyage riche en nuances, en textures et en émotions, où chaque œuvre révèle l’univers unique de ses créatrices. L’album inclut le Quatuor op. 3 nº 2 en si bémol majeur de Maddalena Laura Lombardini Sirmen, le Quatuor en mi bémol majeur, H.277 de Fanny Hensel Mendelssohn et les Tres Piezas op. 5 d’Alicia Terzian, des œuvres rarement enregistrées, mais d’une grande richesse musicale.

Un premier opus pour un jeune quatuor

Avec ce projet, le Quatuor Cobalt souhaite à la fois interpeller un public de mélomanes avertis, mais aussi le grand public. « Nous croyons que jouer le répertoire sur des instruments d’époque ouvre la voie à un champ d’exploration fascinant. Utiliser les archets et les cordes propres à chaque période nous invite à reconsidérer notre approche, à explorer de nouvelles sonorités et des articulations différentes de celles des instruments modernes », explique le Quatuor Cobalt.

Si cette démarche est aujourd’hui bien établie pour le répertoire baroque, elle reste encore naissante pour le répertoire romantique. Cette volonté de remettre en question les traditions afin de proposer quelque chose de nouveau représente un terrain artistique fertile que le Quatuor Cobalt prend plaisir à explorer.

Une véritable mosaïque musicale

Reflets du temps n’est pas une simple compilation. L’album se distingue par son approche historiquement informée, une démarche qui confère à chaque morceau une sonorité authentique et distinctive. Le Quatuor Cobalt utilise des instruments, des archets et des cordes fidèles aux époques classique, romantique et contemporaine. Cette recherche sonore approfondie permet de plonger les auditeurs dans des atmosphères singulières et de faire revivre chaque œuvre avec une couleur et une intensité propre à chaque période.

Un hommage vibrant à trois compositrices

Le Quatuor Cobalt explore la diversité culturelle de trois époques, tout en valorisant les voix féminines dans le monde de la musique classique. Cet album porte aussi un message de reconnaissance envers ces artistes souvent passées sous le radar de leur temps.

OBSERVER LA FOULE COMME UN LABORATOIRE HUMAINAU MUSÉE DE LA CIVILISATION

Objet de nombreuses critiques, la foule a souvent été perçue dans l’imaginaire collectif comme une étrange, inquiétante ou indomptable créature. En s’appuyant sur les récentes recherches interdisciplinaires, Foules. Laboratoire humain cherche à déconstruire l’image négative qu’on peut y associer et rapprocher les publics des sciences par un sujet universel à dimension humaine et surtout, fascinant.

Cette exposition participative et rassembleuse, qui fut présentée à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris d’octobre 2022 à mai 2024, voyage pour une première fois en Amérique du Nord. 

Elle propose de transformer la perception du public à l’égard de la foule, d’en comprendre les principales caractéristiques et la façon dont on l’étudie. Elle invite à porter un regard sur soi et sur le collectif, et à analyser nos propres comportements. Elle sera présentée au Musée de la civilisation du 19 décembre 2024 au 30 août 2026.

Dans cette exposition fortement participative, le public trouve réponse à de multiples questions à travers différentes stations thématiques et interactives. Quels sont les comportements que ce rassemblement de personnes génère chez nous, être humain ? Comment nous sentons-nous dans la foule ? Quelles sont nos perceptions ? Peut-on les transformer ? Comment s’étudient les foules compactes des grands rassemblements ? À quelles règles cachées obéissons-nous, sans le savoir, lorsque nous sommes entourés d’autres personnes ? Comment se forment les grands mouvements d’opinion qui enflamment les réseaux sociaux ?

Intrigante et complexe, la foule se révèle, permettant au public d’en comprendre les principales caractéristiques, la façon dont elle s’étudie et ses effets sur nous-même, les autres et le monde.

« Pour le Musée de la civilisation, qui aime tant croiser les regards, rassembler, faire réfléchir et explorer des sujets inédits, Foules. Laboratoire humain est du sur mesure. C’est un véritable laboratoire humain et vivant qui nous propose une double expérience : vivre la foule et s’en extraire pour mieux l’analyser et, peut-être, mieux se comprendre. Tout cela avec la touche unique d’Universcience, qui sait si bien nous intéresser à la culture scientifique et nous la faire aimer. » Julie Lemieux, directrice générale, Musée de la civilisation

« L’exposition Foules, en convoquant un large éventail de disciplines scientifiques — des sciences physiques aux sciences comportementales —, se propose de décortiquer les mécanismes, nombreux et complexes, qui se jouent lorsqu’une foule se crée. Que se passe-t-il concrètement lorsque nous faisons foule dans la rue ou sur les réseaux sociaux ? Comment comprendre ce phénomène singulier ? Je suis très heureux que l’exposition Foules, conçue par Universcience, soit accueillie au Musée de la civilisation, à Québec, une institution de renom et fidèle partenaire de notre établissement. » Bruno Macquart, président d’Universcience

Corpus Insolite : Jana Sterbak dès le 29 janvier à Montréal !

Le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal, réputé pour ses collections uniques d’objets historiques, médicaux et religieux, est fier de présenter l’exposition Corpus Insolite : Jana Sterbak. Du 29 janvier 2025 au 24 août 2025, les visiteurs sont invités à découvrir les œuvres inspirantes de l’artiste Jana Sterbak, en dialogue avec les artéfacts du musée.  C’est la première fois que le musée invite une artiste contemporaine.

Jana Sterbak, artiste montréalaise de renommée mondiale, explore le pouvoir, le désir et la fragilité de l’existence dans des œuvres aux matériaux souvent non conventionnels. Celles-ci résonnent profondément avec les thèmes de la mortalité, de la transcendance et de la transformation, tout comme les artefacts médicaux et religieux conservés au musée. Pour l’exposition, Jana Sterbak et la commissaire Johanne Sloan ont travaillé en étroite collaboration pour intégrer les œuvres de l’artiste dans les espaces du musée, tout en sélectionnant des objets dans les réserves qui seront exposés au public pour la première fois.

Ainsi, en plus des deux œuvres Sylvanus et Hot Crown qui n’ont jamais été présentées à Montréal, l’œuvre internationalement reconnue de Jana Sterbak, Vanitas: Flesh Dress for an Albino Anorectic , la fameuse « robe de chair » qui a été exposée pour la première fois en 1987, sera refaite pour cette exposition. Elle sera mise en relation avec, par exemple, des modèles anatomiques et des reliques sanctifiées. 

Il s’agit d’une occasion unique de redécouvrir l’œuvre de Jana Sterbak, tout en découvrant les collections du musée à travers un imaginaire artistique.

L’exposition sera présentée jusqu’au 24 août 2025.

 Sortie de l’album Concerto pour Pipa et Orchestre « Dragon » – Une fusion musicale entre Orient et Occident

L’Orchestre FILMharmonique annonce la sortie de l’album Concerto pour Pipa et Orchestre « Dragon », disponible dès le 13 décembre sous l’étiquette Canadien GFN Classiques. Premier concerto pour pipa du monde occidental, il est composé par le Québécois Christian Thomas et interprété par la virtuose internationale Liu Fang, sous la direction inspirée de Francis Choinière.

Cet événement unique, à l’occasion de l’année du Dragon, marque une étape pionnière dans le métissage musical en rendant hommage à ce dernier, symbole de force et de protection dans la culture chinoise. L’œuvre, à la fois audacieuse et envoûtante, est une célébration de la rencontre exceptionnelle des traditions orientales et occidentales. 

Le concerto, qui évoque la dualité universelle de bien et de mal, tisse une partition musicale captivante, évoquant le parcours épique d’un jeune dragon : de ses débuts maladroits jusqu’à sa transformation en vénérable empereur du dragon, alors qu’il découvre ses pouvoirs et apprend à protéger son monde et à affronter les forces de l’obscurité.

Sally Folk: « Je serai sage pour Noël »

C’est sa promesse au Père Noël, qu’elle compte bien tenir, et la chante cette fois avec une nouvelle orchestration. Sally Folk nous dit avec le sourire : « Je serai sage pour Noël » un clin d’œil et hommage au classique «Santa Baby » d’Eartha Kitt de 1953.

Comme plusieurs, Sally Folk a été fascinée par le charme irrésistible de cette chanson qui ne cesse de captiver les générations. Cette admiration l’a inspirée à écrire Je serai sage pour Noël – une suite, une réponse, une nouvelle perspective sur ce classique intemporel.

Dans « Je serai sage pour Noël », Sally offre sa propre liste de souhaits, empreinte de son humour et de son détachement unique:

«Et même s’il n’y arrive pas, je prends l’argent comptant, j’irai les chercher moi-même tous les corsets dont je rêve.

Je sors avec les belles. Je serai sage pour Noël. Je serai sage… »»

Récemment, Sally Folk est allée en studio réenregistrée sa pièce « Sage pour Noël », qu’elle avait endisquée en2013. Cette fois, sa touche est plus dynamique.


Sally nous offre un véritable cadeau pour illuminer ce mois de décembre avec cette version rafraîchissante. Grâce à sa touche singulière et décalée, cette chanson célèbre l’univers unique de Sally Folk et insuffle une nouvelle vie à la magie des fêtes.

UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ QUI PREND SA PLACE DANS LES COLLECTIONS NATIONALES

Le Musée de la civilisation a présenté aujourd’hui une sélection de poupées, vêtements et accessoires Barbie qui intègrent les collections nationales. Ce corpus est complété par quelques biens associés à la collectionneuse et donatrice, Sylvie Longpré. Cette nouvelle acquisition répond à deux priorités de collectionnement du Musée, soit de mettre en perspective les repères socioculturels et les réalités propres aux différents groupes composant la mosaïque sociale, notamment les groupes minoritaires et marginalisés, ainsi que de rendre compte d’enjeux contemporains qui questionnent et mobilisent la société. Une partie de cette donation sera présentée dans une exposition, en cours de création, prévue pour 2026 portant sur le thème du plaisir.

Trois dimensions ont guidé la sélection de ces objets, dans une approche globale de représentativité et de pertinence. D’abord, l’arrivée de la poupée Barbie dans l’histoire des jouets marque un tournant, offrant une autre perspective alors que les poupées représentent exclusivement des bébés ou des enfants.

Ensuite, le phénomène Barbie, auquel le Québec n’a pas échappé, peut être observé comme un reflet de la société nord-américaine et de ses transformations après la Deuxième Guerre mondiale, permettant des réflexions sur des enjeux tels que la place des femmes, le consumérisme de biens et de loisirs tout comme les notions de diversité, d’inclusion et de représentativité.

Enfin, le rapport de la donatrice Sylvie Longpré à Barbie, d’un point de vue anthropologique, permet de comprendre la relation plus personnelle qu’on entretient avec les jouets de notre enfance et comment cela peut influencer notre parcours. À cet effet, près de la moitié des objets sélectionnés proviennent de l’enfance de la donatrice, ce qui bonifie leur portée affective, sans oublier que, dans une perspective documentaire, la démarche de la collectionneuse a fait l’objet de plusieurs reportages écrits et télévisuels.

La donation comprend 22 poupées Barbie, 16 ensembles de vêtements et 7 accessoires ainsi que quelques documents et 2 ensembles de vêtements pour femme identiques à ceux de Barbie.

« Cette sélection liée au phénomène Barbie s’avère incontournable dans une collection de jouets d’un musée de société au Québec. Depuis les années 1960, la grande majorité des enfants québécois, principalement des fillettes, ont joué à la Barbie. Bien plus qu’un jouet, Barbie est le miroir de notre société de consommation et de l’évolution du statut de la femme. Si les premières Barbies sont infirmières, hôtesses de l’air ou ballerines, elles deviennent astronautes, chirurgiennes ou candidates à la présidence des États-Unis jusqu’à cheminer vers la représentation d’une société plus inclusive. » Luc St-Amand, directeur des collections par intérim, Musée de la civilisation

« C’est un grand honneur pour moi de savoir que ma passion permet aujourd’hui de documenter un pan de l’histoire des jouets, et de la place de Barbie dans l’évolution de la société. Cette donation est aussi une façon de dire toute l’importance de cultiver notre cœur d’enfant et cette capacité d’émerveillement, qui donne bien souvent un sens inattendu aux choses et permet de voir le monde différemment. » Sylvie Longpré, collectionneuse et donatrice

La magie des Fêtes prend vie avec la musique de Claude Gauthier

L’auteur-compositeur-interprète Claude Gauthier revient avec un tout nouvel EP de 4 chansons, incluant une composition inédite, Je reviendrai à Noël. Cette nouvelle pièce nous plonge dans la poésie unique de Gauthier. Pour lui, il ne s’agit pas de nostalgie, mais d’un voyage dans le temps, pour retrouver les doux souvenirs des Noëls d’antan : les préparatifs, le décompte de l’avent et ces moments partagés en famille qui font la richesse des traditions.

Je reviendrai à Noël

Revoir ces heures éternelles

Quand on comptait les dodos

Avant l’heure des cadeaux

Et la crèche de carton

Mon bas d’Noël le réveillon

Mon traîneau mes jeux d’enfant

Mes premières neiges de faon 

En plus de cette nouveauté, l’EP comprend Les Mamans, une chanson offerte par Daniel Lavoie, qui l’accompagne également au piano. Déjà présente sur l’album D’amour et de tendresse (2016), cette collaboration exceptionnelle est née d’une belle amitié entre les deux artistes, célébrant l’union parfaite entre la voix de « violoncelle » de Claude (comme Daniel Lavoie le dit si bien) et le talent pianistique de Daniel.

Autre moment fort : J’ai d’la chance de t’avoir, une chanson dédiée à Suzanne, la femme de sa vie. Claude confie : « J’ai écrit beaucoup de chansons pour elle. La vie est bonne de me la garder à mes côtés. » Une ode à l’amour, mais aussi à tous les amoureux. Enfin, Voir un enfant heureux conclut magnifiquement cet EP. Orchestrée avec soin, cette pièce vibrant d’émotion vient rappeler la magie des Fêtes à travers les yeux des enfants.

Avec des arrangements musicaux et la réalisation signées par Luc Gilbert (Roch Voisine, Ginette Reno, disques du Cirque du Soleil…), cet EP de 4 chansons nous offre réconfort et paix, juste à temps pour célébrer la fin d’année.

À 85 ans, Claude Gauthier, figure incontournable de la musique québécoise, continue de créer et de nous émouvoir. Ancrés dans les thèmes de l’amour, de l’identité et des souvenirs, son talent de conteur et sa poésie intemporelle nous transportent, une chanson à la fois.