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Mars 2026 : le mois qui met les femmes à l’avant-plan

Retour sur les faits saillants de ce mois.

Chaque année, le mois de mars est l’occasion de célébrer les avancées des femmes, de souligner les inégalités qui persistent et de mettre en lumière celles qui bâtissent, innovent et dirigent. Ancré autour de la Journée internationale des femmes du 8 mars, ce mois est devenu un rendez-vous incontournable pour les milieux d’affaires, gouvernementaux et communautaires qui souhaitent poser des gestes concrets en faveur de l’égalité économique. En 2026, le Canada a tenu la cadence avec un mois particulièrement riche en annonces, en reconnaissances et en mobilisations. Tour d’horizon des cinq nouvelles qui ont défini le mois.


1. La Journée internationale des femmes sous le signe du 50e anniversaire

Le 8 mars, la ministre Rechie Valdez a souligné la Journée internationale des femmes en rappelant un jalon historique : le Canada marque cette année le 50e anniversaire du ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, autrefois appelé Condition féminine Canada. Canada.ca Dans sa déclaration, elle a réaffirmé les engagements fédéraux en matière d’entrepreneuriat féminin, soulignant que la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat a permis à un demi-million de femmes d’accéder à du financement, à des réseaux et à l’expertise nécessaire pour démarrer et développer leur entreprise. Canada.ca Un bilan encourageant, même si les défis structurels demeurent bien présents.


2. Le Canada atlantique honore ses femmes d’affaires les plus influentes

Toujours le 8 mars, le magazine Atlantic Business a dévoilé son palmarès annuel des 25 femmes les plus influentes du monde des affaires au Canada atlantique. Trois entrepreneures originaires du Nouveau-Brunswick figurent dans ce classement, dont Myriane Ouellette, fondatrice d’O Stratégies, Elizabeth Murphy, cofondatrice de Bloom Funding, et Aaliyah Lahai, fondatrice de Gáamai Hair. L’Acadie Nouvelle Une reconnaissance qui illustre la vitalité de l’entrepreneuriat féminin bien au-delà des grands centres urbains.


3. BMO lance un programme de 100 000 $ pour les entrepreneures canadiennes

Le 16 mars, BMO, en collaboration avec Deloitte Canada, a annoncé le lancement de son programme de subventions BMO Celebrating Women 2026, offrant dix subventions de 10 000 dollars chacune à des entreprises appartenant à des femmes capables de démontrer un impact concret dans leur communauté, en lien avec au moins deux objectifs de développement durable des Nations Unies. BMO Financial Group Les candidatures ouvrent le 2 avril — un programme à surveiller de près.


4. Le Globe and Mail et le DMZ célèbrent la croissance des femmes entrepreneures

En milieu de mois, deux initiatives majeures ont mis en lumière la performance des entreprises dirigées par des femmes. Le Globe and Mail a publié son deuxième classement annuel des entreprises canadiennes à forte croissance dirigées par des femmes, regroupant 44 entreprises dans des secteurs aussi variés que la construction, la technologie, le droit et le mieux-être. The Globe and Mail Parallèlement, le DMZ a tenu son quatrième Sommet annuel d’innovation des femmes à Toronto, remettant 210 000 dollars en engagements d’investissement à trois entreprises fondées par des femmes dans les domaines de la santé, de la réduction du gaspillage alimentaire et de l’apprentissage par intelligence artificielle. The Globe and Mail


5. Maïa passe à la vitesse supérieure à Ottawa

En clôture du mois, le 24 mars, le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ) a officiellement lancé la deuxième phase de sa plateforme d’affaires Maïa lors d’un événement au Rideau Club d’Ottawa, en présence de la ministre Rechie Valdez. Pour la première fois au Canada, les entrepreneures bénéficieront d’une plateforme propulsée par l’intelligence artificielle leur permettant de tisser des liens stratégiques et d’accéder aux marchés à grande échelle — avec une cible de 15 000 entrepreneures engagées à travers le pays. L’événement a également marqué le lancement du Manifeste Maïa, un appel national à la mobilisation, sur fond d’un constat toujours aussi frappant : malgré leur contribution de plus de 100 milliards de dollars en revenus annuels, les entreprises appartenant à des femmes ne reçoivent toujours pas cinq pour cent des contrats d’approvisionnement fédéral.

La Coalition Jeunes+ appelle le gouvernement à faire de la prévention de l’itinérance jeunesse une véritable priorité

À la suite du dépôt du budget 2026-2027 par le ministre des Finances du Québec, la Coalition Jeunes+ rappelle que la lutte contre l’itinérance doit passer par une stratégie ambitieuse de prévention, particulièrement auprès des jeunes.

La Coalition salue les mesures annoncées par le gouvernement en matière d’habitation, notamment les aides visant à éviter les expulsions de personnes vulnérables de leur logement. Elle souligne aussi l’annonce d’automatisation de la production de la déclaration de revenus du Québec.

Si ces investissements témoignent d’une volonté d’agir face à la crise actuelle de l’itinérance, la Coalition souligne que seule une approche structurée de prévention permettra de s’attaquer durablement aux causes du phénomène. Plusieurs solutions concrètes existent pour s’attaquer à l’enjeu en amont des problématiques, et ainsi éviter que des jeunes se retrouvent en situation d’itinérance.

« Nous saluons les gestes posés par le gouvernement pour répondre à la crise actuelle. Mais pour réellement mettre fin à l’itinérance, il faut agir bien en amont des crises, sur certains parcours de vie qui occasionneront potentiellement un cumul de vulnérabilités qui, à son tour, peut mener à l’itinérance. Investir en prévention n’est évidemment pas une dépense. C’est un investissement dans l’avenir du Québec et dans le potentiel de milliers de jeunes », affirme Johanne Cooper, chargée de projet au développement de partenariats et relations gouvernementales de la Coalition Jeunes+.

Une crise qui touche particulièrement les jeunes

La Coalition rappelle que l’itinérance au Québec connaît une progression préoccupante. Entre 2018 et 2022, le nombre de personnes en situation d’itinérance a augmenté de 44 %. Les jeunes sont particulièrement vulnérables :

  • 44 % des personnes en situation d’itinérance au Canada ont vécu cette réalité avant l’âge de 25 ans
  • 1 jeune sur 3 quittant la protection de la jeunesse se retrouve en situation d’itinérance dans les trois années suivantes
  • 45 % des jeunes en situation d’itinérance interrogés avaient déjà séjourné en famille d’accueil ou en foyer de groupe

Chaque personne en situation d’itinérance représente par ailleurs un coût estimé à plus de 70 000 $ par année pour l’État, notamment en santé, en services sociaux et en sécurité publique.

Prévenir plutôt que gérer la crise

Pour la Coalition Jeunes+, la prévention demeure l’approche la plus efficace, tant sur le plan humain que financier.

« Tant que l’on se contentera de répondre à l’urgence sans s’attaquer aux causes profondes, il sera impossible de mettre fin à cette crise. Dans un contexte de finances publiques serrées, chaque dollar investi pour éviter qu’un jeune se retrouve à la rue permet d’épargner des coûts importants pour l’État et surtout d’éviter des parcours de vie marqués par l’exclusion. Ce dont les jeunes ont besoin, ce sont des mesures structurantes qui agissent en amont, comme facteurs de protection concrets: un soutien réel à la sortie de la protection de la jeunesse, des revenus décents, des logements accessibles et des services adaptés à leur réalité », affirme Johanne Cooper

Trois mesures concrètes pour prévenir l’itinérance jeunesse

Afin d’agir en amont et de réduire durablement l’itinérance chez les jeunes, la Coalition Jeunes+ invite le gouvernement du Québec à mettre en place trois mesures prioritaires.
 

  1. Offrir un soutien financier direct à la sortie de la protection de la jeunesse.
    La Coalition recommande d’accorder systématiquement un soutien financier aux jeunes quittant la protection de la jeunesse afin de leur permettre de répondre à leurs besoins essentiels et d’amorcer leur transition vers l’autonomie.
  2. Bonifier les prestations d’aide sociale pour atteindre le seuil de la mesure du panier de consommation (MPC) et simplifier la bureaucratie pour y avoir accès.
    Les prestations devraient atteindre au minimum 26 155 $, afin de permettre aux jeunes concernés de couvrir leurs besoins essentiels et d’éviter des situations de précarité menant à l’itinérance.
     
  3. Mettre en place un programme de microcrédits pour prévenir les ruptures résidentielles chez les jeunes.
    La Coalition propose la création d’un programme de microcrédits adaptés aux jeunes et gérés par des organismes communautaires, afin de prévenir les évictions et les ruptures de logement.


La Coalition rappelle également l’importance de lancer un chantier gouvernemental visant l’élaboration d’une stratégie intersectorielle de prévention de l’itinérance jeunesse, mobilisant l’ensemble des secteurs concernés, dont la santé, l’éducation, la justice et le milieu communautaire.

Préserver ses souvenirs : une entrepreneure québécoise lance un guide pour raconter sonhistoire de vie

Et si chaque personne pouvait transformer ses souvenirs en un livre à transmetrre à sa famille? C’est le pari de l’entrepreneure québécoise Josiane Desroches, fondatrice de La Boîte à souvenirs, avec le lancement du guide Au cœur de mon histoire.

Conçu comme un cahier guidé accessible à tous, Au cœur de mon histoire accompagne les personnes qui souhaitent raconter leur parcours, leurs valeurs et leurs souvenirs. À travers des questions simples et structurées, le guide invite chacun à réfléchir à son histoire de vie et à la préserver pour les générations futures. Dans un contexte où la mémoire des familles et les histoires de vie risquent de se perdre avec le temps, de plus en plus de personnes souhaitent préserver leur parcours et transme5re leurs
souvenirs aux généraFons futures.

Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Le cahier constitue la première étape d’un processus évolutif unique au Québec : une fois complété, il peut être transformé en un véritable livre imprimé, soigneusement conçu pour devenir un héritage familial durable.

« Chaque personne porte en elle une bibliothèque entière de souvenirs », explique Josiane Desroches, fondatrice de La boîte à souvenirs. « Si nous ne racontons pas nos histoires, elles risquent de disparaître avec nous. »

La mission de La Boîte à souvenirs est simple mais profondément humaine : aider les gens et les organisations à préserver et transmettre leur histoire de vie.

Le guide Au cœur de mon histoire est actuellement en impression et sera disponible à partir d’avril sur le site web de La Boîte à souvenirs, en plus d’être présenté lors de conférences et d’activités auprès de résidences pour aînés, bibliothèques et organismes à travers le Québec.

Baisse des cotisations du RQAP : une occasion manquée d’innover On prive les familles de l’amélioration d’un régime performant

Au moment où un article du Devoir met en lumière certaines décisions récentes entourant le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), le Collectif petite enfance rappelle que la diminution répétée des taux de cotisation – pour une baisse totale de 23% ou plus d’un milliard de $ dans les dernières années – représente une occasion manquée d’améliorer un régime qui constitue pourtant l’une des plus importantes innovations sociales du Québec.

Depuis sa création, le RQAP permet à des milliers de familles de mieux concilier parentalité et travail, contribuant directement au développement des tout-petits. Des données récentes démontrent d’ailleurs que le régime fonctionne bien et demeure largement utilisé par les familles québécoises.

En 2023, les familles prestataires du RQAP ont utilisé en moyenne 96 % des semaines de prestations auxquelles elles avaient droit. La proportion de couples partageant les semaines de prestations est quant à elle passée de 26,5 % en 2019 à 44,2 % en 2023. L’implication des pères et des coparents continue donc de progresser. « Ces résultats montrent que les mesures prévues au RQAP sont un succès et qu’elles répondent à un besoin réel des familles québécoises. C’est justement parce qu’il fonctionne bien que nous devons continuer de l’améliorer », affirme Elise Bonneville, directrice du Collectif petite enfance.

Une occasion manquée d’innover

Pour le Collectif petite enfance, la décision de réduire les cotisations au régime limite la capacité du Québec de continuer à faire évoluer cette politique familiale. Il faudrait plutôt geler les cotisations au taux précédent afin d’investir les surplus dans l’amélioration de dimensions importantes du programme, en soutenant davantage les familles qui vivent nécessairement une période de vulnérabilité financière lors de l’arrivée d’un enfant.

« La naissance d’un enfant représente un moment de grande joie, mais aussi un moment de fragilité financière pour plusieurs familles. Plutôt que de réduire les cotisations, nous croyons que ces surplus devraient servir à améliorer le régime afin qu’il réponde encore mieux aux besoins des parents et des tout-petits », souligne Elise Bonneville.

Six pistes pour améliorer le régime

Dans un mémoire récemment préparé sur l’avenir du RQAP, le Collectif petite enfance propose six recommandations visant à renforcer l’impact du régime pour les familles et les tout-petits.

Parmi celles-ci :

  • Bonifier le montant des prestations pour mieux supporter les familles les plus vulnérables, assurer une meilleure continuité des revenus familiaux et ainsi réduire le choc financier associé au congé parental;
     
  • élargir l’accès au programme pour toutes les familles impliquées dans un projet de naissance, notamment pour les parents vivant un deuil périnatal et pour les familles ne pouvant pas y cotiser.
     
  • augmenter le nombre de semaines réservées aux pères ou aux coparents afin d’atteindre la moyenne des pays de l’OCDE, soit dix semaines.

Le Collectif propose également de se donner les moyens de mieux comprendre pourquoi certaines familles n’utilisent pas le régime, d’élargir l’accès au RQAP afin qu’il bénéficie à toutes les familles qui accueillent un enfant, ainsi que de mieux soutenir les parents vivant un deuil périnatal.

« Le RQAP est une réussite et il fait partie intégrante de la politique familiale du Québec. La question aujourd’hui n’est pas de savoir s’il faut le maintenir tel qu’il est, mais plutôt comment nous pouvons continuer à l’améliorer pour mieux soutenir les familles, puis favoriser le mieux-être et le développement du plein potentiel des tout-petits. Rappelons que l’ensemble du Régime, ses prestations et sa gestion, se fait à coût nul pour l’État, puisqu’il est financé par les cotisations des travailleurs et des employeurs », conclut Elise Bonneville.

Des inquiétudes quant à la gouvernance du régime

Le Collectif s’inquiète également des changements souhaités par le gouvernement en ce qui a trait à la gouvernance du régime, notamment, l’abolition du Conseil de gestion de l’assurance parentale (CGAP), visée par le projet de loi no 7. Le CGAP constitue un lieu important pour l’amélioration continue du programme et l’atteinte de consensus au sein de la société civile.

C’est entre autres grâce à cette gouvernance spécifique qui rassemble une diversité d’acteurs – organismes, syndicats, employeurs – que l’on peut considérer le RQAP comme faisant partie des grandes innovations sociales du Québec.

Lyft récompensé pour le recyclage des batteries de BIXI au Québec

Lyft Urban Solutions, l’entreprise de Longueuil à l’origine du système de vélopartage BIXI, vient de recevoir un prix Leaders en développement durable 2025 de Call2Recycle Canada. Cette distinction souligne les efforts de l’entreprise pour assurer le recyclage responsable des batteries en fin de vie des vélos BIXI, en partenariat avec Call2Recycle Canada.

Le principe est simple, mais son impact est considérable : lorsque les batteries au lithium qui alimentent les vélos BIXI atteignent la fin de leur durée de vie utile, elles sont acheminées vers Call2Recycle Canada, qui se charge de récupérer les métaux précieux qu’elles contiennent — lithium, cobalt, nickel — plutôt que de les laisser aboutir dans des sites d’enfouissement. Ce partenariat s’inscrit dans une logique d’économie circulaire qui fait du Québec un modèle en matière de micromobilité durable.

La reconnaissance arrive au terme d’une année record pour Call2Recycle, qui a collecté plus de huit millions de kilogrammes de batteries à travers le Canada en 2025, soit une hausse de 17 % par rapport à l’année précédente.

Pour Lyft Urban Solutions, ce prix vient confirmer un engagement qui dépasse la simple mise en service de vélos. Depuis ses installations de Longueuil, l’entreprise conçoit et fabrique les vélos et les stations qui équipent une cinquantaine de villes dans le monde, dont Montréal avec BIXI et Québec avec àVélo. Avec l’électrification croissante de ces flottes, la question de la gestion des batteries en fin de vie devient un enjeu incontournable pour l’industrie du transport partagé.

Ce partenariat entre Lyft et Call2Recycle démontre qu’il est possible de boucler la boucle — de la conception d’un vélo en libre-service jusqu’au recyclage de ses composantes — et que l’innovation en mobilité urbaine peut aller de pair avec la responsabilité environnementale.

La Fondation Véro & Louis lance l’édition printanière de la campagne Différent comme toi, une célébration de l’inclusion et de la différence. Cette année, la Fondation s’associe à l’artiste LeBicar!

La Fondation Véro & Louis est fière de lancer une édition spéciale de sa campagne emblématique Différent comme toi, en l’honneur de ses 10 ans de mobilisation. Cette collection anniversaire célèbre une décennie d’efforts pour valoriser la différence sous toutes ses formes et invite la population à poser un geste concret en faveur de l’inclusion sociale des adultes autistes. Plus qu’une collection de vêtements, Différent comme toi est un message fort : nos différences ne nous séparent pas, elles nous rassemblent.

Cette année, la Fondation s’associe à l’artiste LeBicar, reconnu pour son univers coloré et profondément humain. À travers son personnage emblématique Bloom, un bonhomme à lunettes à tête de fleur, l’artiste propose une interprétation sensible de la résilience, de l’optimisme et de la force intérieure.

Bloom devient ainsi un symbole positif de la différence vécue de l’intérieur, celle qui façonne notre regard sur le monde. 

« Voir la campagne Différent comme toi grandir d’année en année nous confirme que le message résonne. Chaque chandail vendu devient un levier concret pour offrir un avenir plus inclusif aux adultes autistes », soulignent Véronique Cloutier et Louis Morissette, cofondateurs de la Fondation. 

Au fil des ans, Différent comme toi s’est imposée comme l’un des piliers du financement de la Fondation Véro & Louis. En 2025, la campagne a généré plus de 755 000 $ nets. La progression des ventes dans les dernières années s’explique notamment par l’élargissement du réseau de distribution, incluant la boutique en ligne de la Fondation et de grandes chaînes de détail québécoises, ainsi que par l’appui de partenaires fidèles et une forte visibilité médiatique. 

« Pour la collection Différent comme toi, j’ai créé Bloom, un personnage qui incarne la résilience et le positif. Je voulais proposer une différence qui a du sens, pas seulement visible, mais aussi celle que l’on porte à l’intérieur. Parce qu’au fond, ce sont nos différences qui nous rassemblent », explique LeBicar, artiste à l’origine des illustrations de la collection. Chaque achat réalisé dans le cadre de la campagne contribue directement au développement et à la pérennité des Maisons Véro & Louis, des milieux de vie adaptés, respectueux et bienveillants destinés aux adultes autistes.

En portant un vêtement Différent comme toi, le public est invité à affirmer une vision du monde où la différence est une richesse collective et un moteur d’inclusion. La campagne est en partenariat avec RONA, propulsée par Rouge FM et en vente chez Aubainerie.
Chaque achat réalisé dans le cadre de la campagne contribue directement au développement et à la pérennité des Maisons Véro & Louis, des milieux de vie adaptés, respectueux et bienveillants destinés aux adultes autistes. En portant un vêtement Différent comme toi, le public est invité à affirmer une vision du monde où la différence est une richesse collective et un moteur d’inclusion. La campagne est en partenariat avec RONA, propulsée par Rouge FM et en vente chez Aubainerie.

LA BOUCHÈRE DE TROIS-PISTOLES : Un documentaire où les femmes révolutionnent le circuit de la viande locale​

Dans un Québec où même les boucheries artisanales misent largement sur la viande industrielle, l’artisane bouchère Renée Leblanc-Paulin fait un choix radical : travailler uniquement avec des carcasses locales entières, qu’elle et son équipe débitent chaque semaine dans sa boucherie de Trois-Pistoles. Le documentaire La bouchère de Trois-Pistoles, réalisé par Karine Lamontagne et produit par Tapis Rouge Films, sera présenté sur ICI TÉLÉ et sur ICI TOU.TV, le 21 mars prochain à 22 h 30. Ce film offre un regard puissant et éclairant sur l’avenir de la viande locale au Québec, et sur les femmes qui transforment ce milieu de fond en comble.

Une démarche collective pour un modèle viable

La bouchère de Trois-Pistoles suit la lutte de ces femmes engagées à bâtir un modèle durable, malgré les embûches bien réelles liées à l’élevage, à l’abattage, à la transformation et à la distribution de la viande locale. Renée Leblanc-Paulin, guidée par une conviction solide et un amour sincère de son métier, est au cœur de cette quête. Choisir de transformer des carcasses locales entières demande du courage, du savoir-faire et une grande discipline. Il s’agit d’un acte cohérent avec ses valeurs : respecter l’animal, soutenir les éleveurs de sa région et redonner du sens à ce que nous mangeons. Rassembleuse et déterminée, elle ne cherche pas à provoquer : elle agit. Sa force réside dans cette détermination tranquille qui inspire celles et ceux qui l’entourent. Le film donne notamment la parole à des éleveurs et des abattoirs locaux, ainsi qu’à la cheffe Colombe St-Pierre.

Au-delà du constat, le film met en lumière des solutions concrètes et démontre qu’un changement est possible lorsque des communautés décident d’agir ensemble. Et si tout commençait par de simples questions : d’où vient ce que l’on mange? Et pourquoi est-il si difficile de consommer de la viande locale?

Conditions de vie des tout-petits :le Collectif petite enfance propose de bonifier l’Allocation famille pour réduire la précarité de 36 %

Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2026-2027 du ministère des Finances du Québec, le Collectif petite enfance dépose aujourd’hui un mémoire recommandant une bonification ciblée de l’Allocation famille, afin d’améliorer les conditions de vie des tout-petits et de lutter contre la pauvreté infantile.

Cette démarche survient alors que la pauvreté infantile est de nouveau en hausse dans la province, que près d’un parent sur quatre (25 %) au Québec affirme ne pas avoir les moyens de couvrir les besoins de base de sa famille, et que 28,8 % des ménages avec enfants de 0 à 5 ans vivent en situation d’insécurité alimentaire.

Selon les projections présentées dans le mémoire, plus de 111 000 enfants de moins de 6 ans pourraient vivre en 2026 dans des familles dont le revenu se situe sous le seuil du revenu viable. Une bonification de l’Allocation famille permettrait de réduire de 36 % le nombre de jeunes enfants vivant sous le seuil de la mesure du panier de consommation.

Une mesure concrète pour soutenir les familles à revenu modeste

La proposition du Collectif prévoit notamment un rehaussement du montant de base de l’Allocation famille, l’ajout d’un supplément de 2 000 $ par enfant, pour les enfants de moins de 6 ans, ainsi qu’un ajustement des paramètres afin de mieux soutenir les familles à revenu modeste, particulièrement les familles monoparentales et nombreuses.

Paramètres de l’Allocation famille et des scénarios sélectionnés, pour la période de juillet 2025 à juin 2026

Selon la modélisation réalisée à partir de l’outil de simulation de politiques sociales de Statistique Canada, environ 563 600 familles québécoises bénéficieraient d’un montant bonifié, dont 276 900 familles ayant au moins un enfant de moins de 6 ans. Chez ces familles, le gain moyen atteindrait 4 456 $ par année, un montant comparable au coût annuel d’un panier alimentaire nutritif pour deux jeunes enfants.

Le coût estimé de la mesure s’élève à 1,3 milliard de dollars en 2026, soit moins de 1 % du budget du Québec. À titre comparatif, la plus récente baisse d’impôt annoncée par le gouvernement représente un manque à gagner annuel estimé à 1,8 milliard de dollars.

Investir tôt pour briser le cycle de la pauvreté

Le mémoire rappelle que la petite enfance constitue une période déterminante pour le développement du cerveau, la réussite scolaire et la trajectoire de vie. Les enfants issus de ménages à faible revenu sont plus susceptibles de présenter des vulnérabilités dès l’entrée à l’école, notamment en langage, en cognition et en développement socio-émotionnel.

« En renforçant dès maintenant l’Allocation famille, le gouvernement peut faire le choix de réduire la pauvreté infantile, de soutenir les parents et de donner à chaque tout-petit les meilleures chances d’atteindre leur plein potentiel. Ce puissant levier, c’est l’un des investissements les plus rentables que le Québec puisse faire. », affirme Elise Bonneville, directrice du Collectif petite enfance.

Cette mesure représente un choix de société : pour moins de 1 % du budget du Québec, il est possible d’améliorer concrètement les conditions de vie de dizaines de milliers de familles et de briser le cycle de la pauvreté dès la petite enfance.

Un appel à faire de la petite enfance une priorité budgétaire

Par le dépôt de ce mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires, le Collectif petite enfance invite le gouvernement à faire de la petite enfance une priorité budgétaire, en misant sur des interventions préventives qui génèrent des retombées durables en matière de santé, de réussite éducative et de participation sociale.

Un an après son dévoilement, DocTocToc veut aller plus loin

Un an après le dévoilement officiel de sa clinique mobile et six mois après le début des opérations sur le terrain, l’organisme DocTocToc dresse un premier bilan plus que probant de son modèle d’intervention de proximité. Depuis juillet 2025, la clinique mobile a permis de rejoindre un grand nombre de familles parmi les plus éloignées du système de santé, confirmant la pertinence et la nécessité de cette approche novatrice en équité en santé pédiatrique.

Des soins concrets, là où les besoins sont les plus criants

Depuis l’ouverture de sa première clinique le 8 juillet 2025, DocTocToc a rencontré 165 enfants âgés de 0 à 5 ans, réalisé plus de 580 interventions cliniques et psychosociales, et accompagné 91 familles dans leur inscription au Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF). À ce jour, 40 enfants supplémentaires sont en attente d’une première évaluation.

Les équipes ont également assuré 57 références vers le réseau de la santé, incluant des liens avec le GAP, les CLSC ainsi que des cliniques spécialisées du CHU Sainte-Justine et de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Le profil des familles rejointes témoigne de la grande vulnérabilité sociale et migratoire des populations desservies :

  • 76 % des familles vivent avec un statut migratoire précaire
  • 50 enfants sont en situation d’absence ou d’instabilité de couverture médicale
  • 20 familles ont obtenu le statut de réfugié
  • 109 enfants sont actuellement couverts par la RAMQ

« Ces chiffres confirment notre capacité à rejoindre les familles les plus éloignées du système de santé et à leur offrir un accès réel, humain et adapté à des soins de première ligne », souligne la Dre Rislaine Benkelfat, cofondatrice de DocTocToc. L’organisme veut aller plus loin, rejoindre plus de patients et, à terme, faire sa place au sein d’un plus grand nombre de quartiers montréalais où les conditions de vie sont précaires.

Une clinique mobile solidement ancrée dans les quartiers

Après une phase de test à Saint-Laurent, DocTocToc a ajusté son modèle d’intervention afin d’assurer un haut standard de qualité. Les activités cliniques ont débuté à l’été 2025 avec un déploiement progressif dans quatre quartiers du nord de l’île de Montréal : Ahuntsic, Saint-Laurent, Bordeaux-Cartierville et Montréal-Nord.

La clinique mobile est aujourd’hui présente dans huit points de service récurrents et collabore activement avec 38 partenaires communautaires, institutionnels et municipaux pour l’accueil, les références et la coordination des services. À cela s’ajoutent 56 organismes communautaires supplémentaires vers lesquels des références ont été effectuées.

Cette forte intégration territoriale est soutenue par une participation active aux tables de quartier et de concertation en petite enfance et immigration, permettant une adaptation continue des services aux réalités sociales, culturelles et géographiques propres à chaque milieu.

Aller vers les familles, au-delà des cliniques

En complément des cliniques, DocTocToc a multiplié sa participation à des activités de proximité : distributions alimentaires, événements communautaires estivaux, opérations sac à dos et journées familiales. Ces actions d’« aller-vers » ont permis de rejoindre un grand nombre de familles dans des contextes accessibles et non stigmatisants, favorisant le repérage précoce et l’intervention rapide auprès des enfants. Néanmoins, certaines familles restent difficiles à rejoindre. En ce sens, DocTocToc développe en ce moment des stratégies qui permettront de toucher les familles les plus isolées.

Un modèle en évolution constante

Les premiers mois d’opération ont généré de précieux apprentissages, menant à des ajustements du modèle d’intervention, des processus internes et de la composition de l’équipe clinique, afin d’assurer une qualité de services pleinement alignée avec les standards de l’organisme.

Par ailleurs, DocTocToc a modernisé ses outils de communication, notamment avec le lancement d’une nouvelle version de son site Web, plus claire, plus accessible et mieux adaptée aux besoins des familles et des partenaires.

Rayonnement, reconnaissance et retombées concrètes

Au cours de la dernière année, DocTocToc s’est imposé comme un acteur innovant en équité en santé pédiatrique. L’organisme a notamment :

  • Présenté un poster scientifique au congrès Children’s Healthcare Canada
  • Vu un article accepté dans la revue Pediatrics and Child Health
  • Participé comme exposant au congrès Première Ligne en Santé

La Dre Rislaine Benkelfat a été invitée à titre de conférencière et panéliste dans plusieurs institutions et réseaux, dont l’Université de Montréal, l’Université McGill et le Réseau communautaire de santé et de services sociaux. Cette reconnaissance s’est également traduite par l’obtention de deux distinctions majeures :

  • Prix Personnalité de l’innovation sociale 2025 – Santé globale
  • Prix Profession Santé – Vocation sociale

Perspectives et développement

Les constats terrain ont mis en lumière des enjeux persistants liés aux barrières culturelles, linguistiques et organisationnelles, particulièrement dans les quartiers où les lieux de rencontre sont limités.

Sur le plan financier, l’organisme a obtenu un financement de 200 000 $ sur deux ans de la Fondation familiale Trottier notamment pour le développement d’une trajectoire d’accès dédiée aux enfants demandeurs d’asile.

1 000 familles et plus de 5 000 enfants fêteront Noël le ventre plein et avec des cadeaux sous le sapin grâce aux Paniers de Noël de Suzie!

La magie de Noël était au rendez-vous aujourd’hui dans 10 Maxi à travers le Québec à l’occasion de la 19ᵉ édition des Paniers de Noël de Suzie. Donateurs, bénévoles, personnalités publiques et politiques se sont mobilisés en Montérégie, à Drummondville, Granby, Lac-Mégantic, Laval, Lévis, Montréal et Repentigny pour accomplir une mission commune : illuminer le temps des fêtes des enfants et des familles vivant une situation financière précaire.

Grâce à cette belle chaîne de solidarité, une somme incroyable de 885 001 $ a été recueillie par la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie, permettant d’offrir à chaque enfant un cadeau personnalisé et à chaque famille une épicerie entièrement choisie selon ses goûts.

Pour les familles vivant une situation de précarité financière, le temps des fêtes est une période marquée par l’incertitude et l’inquiétude. En leur offrant des cadeaux et une épicerie adaptée, nous leur procurons un moment de répit et l’occasion de créer de beaux souvenirs en famille. Les nombreux témoignages que nous recevons suite à la livraison des paniers de Noël démontrent l’impact important que cette initiative a sur les familles.