Tag: politique Québec

Gabriel Nadeau-Dubois devant l’UMQ: « Imaginez ce qu’on pourrait faire ensemble! »

Gabriel Nadeau-Dubois a profité de son allocution aux assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pour prendre des engagements auprès des maires et des mairesses du Québec afin d’aider les villes à développer de manière responsable leur territoire. 

« La nouvelle génération d’élus municipaux veut développer des milieux de vie à échelle humaine, nous allons les aider. Québec solidaire veut donner les clés de la transition écologique aux élus locaux au lieu de les ralentir comme le fait le gouvernement caquiste », déclare Gabriel Nadeau-Dubois. 

Québec solidaire prend deux engagements pour les villes et villages du Québec afin de les aider à prendre le virage écologique et régler la crise du logement : réformer la loi sur l’expropriation pour permettre aux villes de développer le logement social ou protéger des espaces verts pour moins cher, et élargir le droit de préemption pour que les besoins des villes et des citoyens passent avant ceux des promoteurs. À noter que ces modifications entraîneraient de grandes économies pour les villes.

« L’urgence climatique et la crise du logement, ça fait longtemps qu’on les reconnaît et on est prêts à s’y attaquer avec les villes. Les maires et les mairesses peuvent nous faire confiance », déclare Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire. 

Nouveau pacte fiscal 

Gabriel Nadeau-Dubois s’est également engagé à conclure un nouveau pacte fiscal avec les municipalités, afin de diversifier leurs sources de revenus et de les libérer de l’emprise de l’impôt foncier.

« Il faut diversifier les sources de revenus des municipalités. Il faut changer de modèle. Et au lieu de l’imposer, on va l’inventer avec vous. Ça va demander du travail, ça ne sera pas facile, mais au sortir d’un mandat de Québec solidaire, l’impôt foncier ne sera plus la base du financement des villes et des villages », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois devant les maires et mairesses.

Québec solidaire relance sa machine électorale sur des bases solides

Réunis en Conseil national numérique, les membres de Québec solidaire ont jeté de solides bases pour relancer la machine électorale du parti en vue de la campagne de 2022. 


Manon Massé a annoncé aux membres que lors du prochain Congrès du parti, elle appuiera Gabriel Nadeau-Dubois comme candidat au poste de premier ministre pour les élections de 2022. Rappelons qu’avant chaque élection, le parti a pour habitude de déléguer en Congrès un ou une de ses deux porte-parole pour participer au débat des chefs et aspirer au rôle de chef d’État. Mme Massé a tenu à spécifier que tous deux se représenteront au Congrès de novembre prochain comme porte-paroles du parti. « Ce que je veux faire, c’est retourner sur le terrain, créer des liens avec les jeunes et les embarquer dans le mouvement pour lutter contre les changements climatiques. Gabriel est la meilleure personne pour faire face à François Legault, il sera premier ministre un jour, je le sais depuis que je l’ai rencontré la première fois », affirme Mme Massé. 


M. Nadeau-Dubois a annoncé du même souffle qu’il acceptait le flambeau donné par sa collègue et qu’il se porterait candidat à ce poste lors du congrès de novembre 2021. Les membres de Québec solidaire seront alors appelés à voter pour leurs porte-paroles.


« Le premier ministre Legault se définit comme le champion de la gestion. Nous, à Québec solidaire, ce qu’on veut proposer, c’est une vision pour le Québec. Nous devons retrouver notre ambition, notre fierté, et pour ça, nous avons besoin de grands projets. Je veux créer avec Manon un mouvement intergénérationnel pour affronter la crise environnementale. La pandémie ne doit pas être une excuse pour retarder la lutte aux changements climatiques », déclare M. Nadeau-Dubois.


Les délégués solidaires ont également voté sur les thèmes prioritaires qui structureront la prochaine plateforme électorale. « Une chose est sûre, l’environnement sera la colonne vertébrale de notre plateforme. Les propositions que nous ferons à la population nous permettront de prendre à bras le corps les grands bouleversements de notre époque et jeter les bases pour un Québec plus vert, plus juste et plus libre », conclut Gabriel Nadeau-Dubois.
Le parti a également adopté une politique nationale d’investitures, un Code d’éthique et une politique de résolution de conflits. 

Déficit de 1272 places en services de garde au Centre-du-Québec

« La CAQ demande aux parents en détresse d’attendre » – Christine Labrie 

Lors de l’étude des crédits budgétaires à l’Assemblée nationale, la porte-parole de Québec solidaire en matière de Famille, Christine Labrie, a questionné le ministre de la Famille, qui a avoué qu’il n’y aurait pas d’engagement de la CAQ pour résorber le déficit de places avant la fin de leur mandat.

« Malgré l’ampleur de la crise dans le réseau de services de garde et la détresse des parents, le gouvernement de la CAQ persiste à leur demander d’être patients. Le ministre dit qu’ils vont un jour compléter le réseau, sans indiquer quand. La CAQ abandonne à leur sort des dizaines de milliers de parents qui se privent en ce moment de salaire en attendant une place. Le ministre Lacombe refuse même de réfléchir à des solutions d’urgence jusqu’à ce que les places annoncées se concrétisent, pour éviter que les familles tombent dans la précarité financière. Il refuse de leur lancer une bouée en attendant le canot de sauvetage», se désole la députée de Sherbrooke.   

Alors que le déficit est évalué à 1272 places au Centre-du-Québec, le gouvernement ne vise à en développer que 266 dans la région. Pour la députée solidaire, ça témoigne du manque d’empressement de la CAQ à répondre aux besoins réels des parents, des enfants et des employeurs.

« La CAQ refuse d’autoriser plus de projets, malgré la volonté manifeste des communautés, qui ont déposé des projets totalisant plus de 17 000 places, dans un appel se limitant à 4300 places pour le Québec entier. C’est un refus qui ne s’explique pas. Les parents vivent avec le stress de ne pas avoir de place, le stress de ne pas savoir s’ils seront en mesure de retourner travailler, et de devoir quand même payer leur loyer ou leur hypothèque. Et la CAQ va refuser des projets dans leur région? C’est un manque d’ambition qui a des conséquences terribles pour ces familles », ajoute Christine Labrie. 

Rappelons que le ministre a catégoriquement refusé de donner une réponse à la députée lorsqu’elle lui a demandé quel était son horizon pour compléter le réseau, se bornant à répéter que ce serait annoncé plus tard.

Relance économique : QS demande au gouvernement Legault de faire preuve d’ambition

À quelques semaines du dépôt du budget de relance du gouvernement et après une tournée effectuée auprès de centaines de travailleurs et travailleuses essentiels, Québec solidaire présente son propre plan de relance économique pour le Québec d’après crise et met au défi le gouvernement Legault d’en faire autant. 


« La population a besoin de savoir de quoi le Québec d’après la pandémie va avoir l’air, et pour l’instant François Legault se contente de lancer de l’argent à droite et à gauche sans présenter de plan cohérent qui répondra aux besoins des gens. Nous croyons à Québec solidaire qu’il nous faut un autre modèle de développement économique. François Legault devrait mettre son orgueil de côté et faire preuve d’ouverture au bénéfice de la population qui fait beaucoup de sacrifices depuis bientôt un an », explique Manon Massé.


Se relever ensemble — Plan de relance pour le Québec d’aprèsLe plan solidaire se présente en quatre axes : la transition écologique, le renforcement des services publics, la lutte aux inégalités révélées par la pandémie et un bouclier anti-austérité pour protéger les travailleurs contre d’éventuelles compressions budgétaires. Pour Québec solidaire, il s’agit de jeter les bases d’un Québec plus fort, plus résilient, plus indépendant. 
« On doit se sortir des vieux patterns de la CAQ et des anciens gouvernements. C’est à cause de ces vieilles habitudes du chacun pour soi et du manque de confiance en notre force collective qu’on était aussi vulnérables face à la pandémie », a expliqué la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.


« La pandémie a mis en évidence les trous dans notre filet social, on doit commencer par les recoudre, mais aussi s’assurer qu’il soit plus solide que jamais. Il faut tirer des leçons de la pandémie et renforcer par des embauches massives nos services publics. Ne retombons pas dans les erreurs du passé. », a ajouté Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire.


Si elles étaient mises en place, les mesures proposées par Québec solidaire auraient pour effet d’améliorer substantiellement la souveraineté alimentaire du Québec, les soins aux personnes âgées et l’accès aux soins en santé mentale, pour ne nommer que quelques éléments parmi ceux qui sont proposés.


Le plan de relance résulte d’un travail de consultation mené durant plusieurs mois par la formation politique. Depuis septembre, cette dernière a organisé plusieurs rencontres virtuelles avec des travailleurs et travailleuses essentiels de partout à travers le Québec œuvrant dans le milieu de la santé, de l’éducation, du commerce du détail, etc.
Pour consulter le plan, cliquez ici.

EAQ

Demande pour ordonnances de sauvegarde : Entrepreneurs en Action du Québec (EAQ) demande la fin des mesures arbitraires.

Entrepreneurs en Action du Québec (EAQ) et des codemandeurs, s’adresseront à la cour afin que cessent, sans délai, les mesures imposées par le gouvernement qui sont sans démonstration de nécessité et en contradiction avec les recommandations de la Santé publique.

La publication vendredi dernier de documents écrits de la Santé publique en lien avec la COVID-19 lève le voile sur l’improvisation politique du gouvernement Legault et commande des actions immédiates afin de rétablir une balance.

Nous pensons, qu’en l’absence de preuves scientifiques probantes et dans l’optique que nous sommes des gens responsables, qu’il est urgent de limiter les dommages collatéraux sur la population du Québec. Nous sommes des partenaires de la Santé publique en contribuant de façon active aux aspects de la vie en société. L’adhésion aux mesures abusives et arbitraires s’effritent et il est urgent de revoir notre façon de vivre avec ce virus et les autres.

EAQ

Recours en nullité des décrets. L’État gagne du temps.

C’est le vendredi 15 janvier qu’avait lieu à Québec une audition en gestion du pourvoi en contrôle judiciaire de Entrepreneurs en Action du Québec (EAQ) et des autres co-demandeurs devant la Cour supérieure dans leur recours visant à obtenir la nullité des décrets déclarant l’urgence sanitaire. Cette audition visait à fixer les prochaines étapes du dossier et les échéances pour ce faire.

Le Procureur général du Québec (PGQ) a demandé de procéder, de façon préalable à toute autre démarche de mise en état du dossier, sur des moyens préliminaires visant notamment le rejet au stade préliminaire de certaines allégations et de conclusions de la demande ainsi que la demande de précisions.  Le PGQ a obtenu de la Cour un délai de 3 semaines supplémentaires pour transmettre ses moyens d’irrecevabilité partielle du recours et ses demandes de précisions. L’audition sur les moyens préliminaires fut fixée au 6 avril prochain, première date disponible qui a été soumise par le tribunal.

Selon les avocats d’EAQ, Me Racicot et Me Lacerte, pour faire rejeter de façon préliminaire une partie de la demande de EAQ, le PGQ devra démontrer, en prenant pour avérés les faits de la demande, que ses prétentions d’irrecevabilité sont « clairement et manifestement bien fondés ». (Association canadienne du vapotage c. PGQ 2017 QCCS 3801 paragraphe 27).  Et comme l’écrivait le juge Sénécal dans la décision Placements Sergakis Inc. c. PGQ, 2006 QCCA 2026 au paragraphe 40:

« D’une façon générale, il n’est plus approprié de présenter une requête en irrecevabilité à l’encontre d’une requête pour jugement déclaratoire qui soulève des questions constitutionnelles qui comportent des enjeux réels. Cela a pu être possible dans le passé mais ne l’est plus maintenant, sauf recours frivole et dénué de tout fondement apparent. »

D’ici cette date, outre la question des moyens préliminaires du PGQ, rien ne va progresser dans le dossier soumis à la Cour supérieure par EAQ et les autres co-demandeurs.

« À court terme, le gouvernement ne sera donc pas soumis à un contrôle de la légalité de ses actions et pourra continuer d’agir comme il le fait, en imposant des décrets arbitraires sans fournir aucun justificatif scientifique ou juridique », souligne Benoit Girouard, président de EAQ.

« Je suis déçu de l’allongement des délais de procédure, car dans l’intermède des centaines d’entreprises fermeront leur porte en raison des mesures de l’État, sans compter les dommages collatéraux aux familles du Québec. Cela amène à se questionner également sur l’existence des recours qu’ont les citoyens pour se faire entendre dans un délai raisonnable lorsque leurs droits aussi fondamentaux sont brimés », ajoute le président de EAQ.

Quoi que déçue de cette décision, EAQ entend continuer à faire progresser ce dossier, convaincue de l’importance de la primauté du droit et du bien-fondé de la demande.

Vous refusez de nous ouvrir! On refusera de vous servir.

Ça va faire! Ça suffit! Stop! La coupe est pleine. Les PME du Québec et leurs familles ne savent plus comment se faire entendre et donc elles passent à l’action. Entrepreneurs en Action du Québec (EAQ) invitent ses membres ainsi que tous les entrepreneurs et commerçants, se reconnaissant dans cette action non violente, à fermer la porte de leurs entreprises et commerces aux députés caquistes de leur région et de partout au Québec, aussi longtemps que le gouvernement ne nous permettra pas de gagner nos vies et d’opérer nos commerces et entreprises de façon raisonnable.

« Ce gouvernement semble préférer les compagnies américaines comme Walmart et Costco, alors qu’ils aillent faire leurs commissions là »,  s’insurge Mike Silkilis, propriétaire de restaurant Petinos.

« Je n’ai plus de restaurant, je n’ai plus de maison, je n’ai plus de voiture, je n’ai plus rien. Les économies d’une vie (et d’une famille) se sont envolées, mais je me tiens occupée en gérant la ribambelle de créanciers qui me courent après. Pensez-vous que ça va bien aller M Legault? »,  Noémie Martin, restauratrice en train de gérer sa faillite, franchisé Copper Branch, Montréal.

« J’ai été obligé de mettre mon resto en faillite en raison du manque de soutien efficace des instances provinciales et parce que le fédéral a placé la survie de mon entreprise entre les mains de mon propriétaire.  J’ai tout perdu en plus de mon crédit personnel. Est-ce qu’un député jovialiste de la CAQ se représente ce que c’est de voir sa vie partir en fumée? » rétorque Marie-Josée Condrain, ex-restauratrice le Maizonneuve, Montréal.

« J’ai un bureau caquiste à 3 pas de mon café. Ma députée est venue une fois en 9 mois. Zéro depuis les mesures abusives et n’a jamais donné suite à mon cri du cœur » s’exclame **Maya Bernatchez, coproprio du café FOMO à Pointe-aux-Trembles. **

« Mon gagne-pain est fermé depuis des mois. Je fais de petits boulots à gauche et à droite pour m’en sortir, alors que mon entreprise était en forte croissance », nous confie Frédéric Paiement, copropriétaire de L’aKabane

« Qui a besoin de plus de prêts quand vous êtes déjà pris à la gorge, quand vous étouffez déjà ? Endettez-vous encore plus… ceci est le beau slogan économique de la CAQ », ironise Samuel Grenier, porte-parole de l’EAQ, restaurateur et comptable.

« Je ne veux pas d’autres prêts.  J’ai besoin d’ouvrir. Nous sommes capables de gérer nos restos en tenant compte de la santé des gens. On a entendu des médecins et des directions de la Santé publique recommander  d’ouvrir les restos. Pourquoi le PM n’a pas écouté ? », explique Vianney de Godbout, propriétaire de la Chasse Galerie, de la Mignonette et de Coeur de loup à Montréal.

« C’est 95 000 $ que j’ai perdu à ce jour. J’ai une petite auberge, pas un palace aux îles Caïmans et pourtant je donne du travail à plusieurs personnes de ma région. Mais avec les changements de règles de la CAQ qui changent sans arrêt, ça m’empêche de repartir », commente Mari-Pier Patoine, propriétaire d’Aubergélit à Saint-Jean-Port-Joli.

« En 3 mois,  c’est 20 000 $ de revenu en moins que j’ai perdu de mon meilleur client. Il va devoir fermer 3 de ses 9 succursales que j’avais sous contrat.  Donc, l’année 2021 s’annonce très dure pour moi. La CAQ n’a jamais mesuré ses actions », ajoute Martin Lévesque de Multi-Climat inc.

« D’ici la fin de l’année, j’aurai perdu 3,5 millions en actifs et une perte nette de 1,2 million avec leurs mesures. Tout ce que j’ai construit pour mes 4 enfants va disparaître, le temps d’un mandat de la CAQ », s’insurge Guillaume Boutin, homme d’affaires des Laurentides.

« Quand j’ai décidé d’ouvrir mon gym, j’étais animé par mon désir d’aider les gens à aller vers une meilleure version d’eux-même. Avant de me lancer, j’ai regardé les règles d’affaires et j’ai jugé que le cadre était bon pour moi. Présentement, le gouvernement change les règles d’affaires et de contrat arbitrairement »,  commente Mathieu Dumont, propriétaire de CapOp Performance à Montréal.

« En plus d’avoir perdu 40 000 $ en contrats sportifs auprès des jeunes, j’ai perdu de mon identité́.  Une partie de moi se meurt à l’intérieur et je n’ai plus le contrôle sur ma vie que j’avais si bien bâtie. Anxiété, troubles d’adaptation et dépression font maintenant parties de ma nouvelle réalité. », parle avec colère Stéphanie Couturier, propriétaire d’Évolue Fit de Stoneham.

« Je viens de recevoir la lettre de démission de ma gérante. Je n’ai plus aucun employé pour ma réouverture.  J’ai commencé à prendre des pilules pour dormir avec tout ce stress », nous confie Alain Quirion, propriétaire de Mille Pattes Amusements de Lévis.

« J’ai travaillé à la dure ces 12 dernières années !  On ne prévoit jamais une séparation et cette pandémie nous a forcé à prendre des décisions difficiles en y laissant nos trippes et nos avoirs des dernières années sur la table… », dit douloureusement Mylène Deschamps, future ex-propriétaire de La p’tite cabane d’la côte, une entreprise familiale qui venait à peine de fêter ses 30 ans d’existence.

« Pendant qu’on essaie de survivre, la CAQ pense juste à recycler nos employés pour être sûr qu’on crève,  sans attendre… On va réouvrir avec qui ?» s’exclame John Zannis, du restaurant de la Belle et la Bœuf à Saint-Jérôme.

« Ma compagnie dans le domaine de l’événementiel a perdu 132 00$ en revenus et nous sommes en arrêt complet depuis mars. Je suis également copropriétaire d’un centre d’arts martiaux avec mon conjoint, on a beau être créatifs, ça va s’arrêter où ? » ajoute Audrey Samson, de l’entreprise Les Complices à Saint-Georges de Beauce.

« Depuis le 12 mars dernier, nos contrats sont reportés de semaines en semaines  ou annulés. 98% de nos contrats ont été remis en 2021. Nous sommes dans l’incertitude permanente, sans savoir si nous pourrons reprendre le travail au printemps prochain. » ,  ajoute Mélanie Ouimet, copropriétaire du Domaine de la Vénusia à Mascouche.

« On a perdu pour 150 000 $ en chiffre d’affaires depuis le début de la pandémie et je ne sais toujours pas quand je vais pouvoir rouvrir mon commerce. Pourtant, nous étions prêts à collaborer et on a appliqué toutes les règles qu’on nous a demandées…», ajoute Denis Sella, copropriétaire du XL Gym Signature à Québec.

« Avec plus de 200 000 $ de pertes depuis le mois de mars, vous poussez mon entreprise, qui existe depuis 15 ans, au bord du ravin. Le pire dans tout ça, c’est de voler cette joie, cette joie de danser à nos jeunes. Chaque fois que je vois la déception sur leur visage, je me sens mourir à petit feu… » commente Melody Chaktoura, de l’Académie de danse No Gravity à Salaberry-de-Valleyfield.

« J’ai été obligé de me mettre au chômage, à la veille des Fêtes de Noël. Je suis membre travailleur d’une coopérative, qui existe depuis 18 ans, dont je suis le propriétaire. Nous avions 16 employés et j’étais le seul, à ce jour, encore salarié. Explique- moi,  ce qui se passe ?  J’ai maintenant un trou de 2 600$ dans mon budget familial, avec 7 enfants et ce, à la veille de Noël. Merci la CAQ ! », s’indigne **Benoit Girouard, porte parole de l’EAQ et président de la coopérative Gym X à Saint-Jérôme. **

« J’ai ouvert un centre de yoga dans le but d’offrir un lieu paisible et agréable pour ceux qui souhaitent être en santé globale. Pour survivre aujourd’hui, on se retrouve à faire des cours en ligne. Malheureusement, tous les Québécois sont écoeurés de l’écran. Nous n’avons rien planifié pour les prochains mois, car on ne sait pas quand ils vont décider de nous ouvrir ou finalement, décider de continuer de nous tuer à petit feu… » commente Andréanne Thibault du Centre de Yoga-Namazé de Magog.

« On a donné à notre communauté et on a fait travailler des gens de notre communauté. Une fierté pour nous ! On rêve, on investit, on bâtit et maintenant… on meurt par la CAQ ! », Claude Boivin  et Isabelle champagne, propriétaires du resto 3 Crinckés de Saguenay.

Voilà quelques-uns des témoignages reçus, en quelques heures, par Entrepreneurs en Action du Québec. Nous aurions pu en mettre des pages et des pages. La CAQ ne mesure pas les dommages collatéraux qu’elle crée et qui marqueront le Québec, bien au-delà de 2021. Le remède est pire que la maladie. Alors pour l’instant, nos entreprises fermeront leurs portes aux députés caquistes. Nous invitons les entreprises de tous les secteurs et de toutes les régions du Québec à nous suivre en affichant notre affiche dans leur commerce. En espérant que la CAQ retrouve la raison et le gros bon sens.

Justin Trudeau

Discours du trône

Le CPQ souhaite voir les bases d’une relance économique prospère et durable

A la veille du discours du trône, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a rendu public aujourd’hui les recommandations adressées il y a quelques semaines au gouvernement fédéral afin d’assurer une relance économique et une prospérité durable de notre économie. 

Selon le CPQ, plusieurs éléments fondamentaux de prospérité et de développement durable doivent figurer au cœur d’une relance réussie, tels que les investissements dans les infrastructures, la formation, l’innovation, tous les facteurs qui favorisent la productivité et notre compétitivité.

« Dès le début de la pandémie, le gouvernement a été à l’écoute et a mis en place de très bonnes mesures pour soutenir l’économie canadienne dans cette crise. Aujourd’hui, nous espérons que ces éléments de réflexion auront trouvé leur place dans les intentions découlant du discours du trône. Nous avons travaillé à identifier plusieurs recommandations qui pourraient assurer une relance prospère et durable de l’économie canadienne », affirme Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Le CPQ recommande notamment :

Main-d’œuvre

  • Rééquilibrer le régime d’assurance-emploi en faveur de mesures actives, comme la formation et l’aide à l’emploi, afin d’exercer un impact positif à plus long terme sur l’emploi. 
  • Accorder des sommes à la formation aux employeurs qui choisissent de profiter du ralentissement de l’économie pour former leur personnel
  • Faire attention à ce que les différentes mesures pour soutenir le revenu des individus, incluant le régime d’assurance-emploi, mesures certes indispensables dans le contexte, n’aient pas comme effet de décourager le travail alors que des pénuries de travailleurs existent dans plusieurs secteurs.
  • Assurer plus de flexibilité au chapitre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pour répondre davantage au besoin de nombreux secteurs, notamment pour la filière agroalimentaire

Les infrastructures

  • Accélérer les projets les plus structurants et ceux déjà en marche. On peut penser en particulier aux investissements dans le transport, dont dans le transport collectif, et les autres investissements qui permettent de réduire les émissions liées au transport des personnes et des marchandises, dont par la réduction de la congestion.

Télécommunications et Infrastructures technologiques et numériques

  • Le branchement de toutes les régions au réseau Internet et cellulaire est plus que jamais nécessaires, et requièrent une contribution des gouvernements, en particulier du gouvernement fédéral, tout en s’assurant d’une harmonisation et complémentarité entre les programmes fédéraux et provinciaux

Investissement privé et innovation

  • S’assurer que le taux d’impôt applicable aux investisseurs, incluant les investisseurs étrangers soit compétitif comparativement à la moyenne des pays de l’OCDE.
  • Étendre les dispositions concernant l’amortissement puisque, contrairement aux États-Unis où tous les actifs sont amortissables à 100 %, au Canada seuls les nouveaux actifs utilisés pour la fabrication des produits autres que les métaux primaires et certains équipements produisant de l’énergie propre ont droit à ce traitement
  • Faire des marchés publics des moteurs favorisant la relance des entreprises en encourageant davantage l’innovation, l’achat local et la réduction de l’empreinte carbone.
  • Poursuivre plus énergiquement les efforts dans le sens d’un allègement et prévisibilité réglementaires.

Sectoriel

  • Développer des programmes spécifiques pour les organisations des secteurs plus durement touchés (comme ceux de la restauration, du tourisme, de l’hébergement, du voyage, des loisirs et autres divertissements) afin de leur permettre de se transformer à court terme, de fonctionner partiellement en l’absence de rentabilité à long terme (en particulier, prolonger la SSUC, prévoir des mesures d’aides directes concernant les frais fixes).
  • Prévoir des mesures de soutien pour le secteur aéronautique, secteur plus durement touché, et qui occupe une place névralgique dans l’économie canadienne, pour ne pas perdre l’avantage et l’expertise que le Canada possède dans ce domaine. 

Finances publiques

  • Entamer dès à présent, une réflexion sur le contrôle des déficits et du poids de la dette publique et miser sur les mesures favorables à la reprise de l’activité économique

« Le discours du trône est l’occasion de donner une nouvelle direction, nos recommandations doivent aider le gouvernement à poursuivre son action et à prendre les bonnes décisions pour aider l’économie canadienne à passer au travers de la pire crise économique de l’histoire moderne » rappelle monsieur Blackburn.

Pour consulter les recommandations du CPQ : 

fil de presse christine-labrie

Christine Labrie de QS sur le Transport interurbain

Christine Labrie, responsable solidaire en matière de développement régional, s’exprime suite à l’annonce de l’aide financière aux transporteurs interurbain effectuée par le ministère.

«Le programme annoncé par le gouvernement abandonne plusieurs liaisons rurales qui demeureront déficitaires. Dans ce contexte, on n’a pas d’assurance que ces trajets seront maintenus après la fin de la subvention, alors qu’il s’agit d’un service essentiel, au même titre que le transport en commun. Qu’on se le dise, ce n’est pas parce qu’un trajet n’est pas rentable qu’il n’est pas essentiel! Les grands perdants, encore une fois, ce sont les usagers et usagères qui utilisent le transport par autobus pour aller travailler ou encore à des rendez-vous médicaux. 

Ce n’est pas avec une aide financière de 8 M$ qui va prendre fin dans trois mois qu’on va régler le problème du transport interurbain en région. Il va falloir avoir une réflexion de fond sur le transport interurbain au Québec et régler le problème une bonne fois pour toutes. Ça fait des années que les transporteurs régionaux réclament un sommet sur le transport collectif régional et interurbain. Le gouvernement ne peut plus continuer à se déresponsabiliser comme il le fait. »

Rappelons que lors de la campagne électorale de 2018, Québec solidaire s’est engagé à mettre fin au monopole des transporteurs privés et à confier à un nouveau joueur public, l’Agence de transport interurbain (ATI), le mandat de mettre sur pied un réseau de transport public par autobus doté d’un capital de 2 milliards $.

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PEQ

PEQ: « Un pas dans la bonne direction », selon le CPQ

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) a pris acte de l’annonce faite aujourd’hui par la ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, concernant le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

« En mai dernier, alors que le gouvernement provincial avait fait des annonces concernant la réforme du PEQ, le CPQ avait souligné qu’il subsistait des inquiétudes à l’égard de certains impacts touchant les milieux de travail. Nous considérons que les annonces faites aujourd’hui sont un pas dans la bonne direction et permettent de répondre à certains besoins des employeurs, besoins qui persistent malgré la crise sanitaire que nous traversons », affirme Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Au passage, le CPQ tient à saluer l’ajout d’une clause de droits acquis pour les étudiants qui ont obtenu leur diplôme cette année. Il s’agit d’une amélioration qui est bienvenue et qui facilitera l’accès au marché du travail. Par contre, le CPQ croit que le travail doit se poursuivre pour continuer pour faire en sorte que notre système d’immigration puisse répondre aux besoins des employeurs du Québec. En ce sens, soulignons que les projets pilotes, comme celui consacré aux préposées aux bénéficiaires, aux technologies de l’information ou à la transformation alimentaire, sont bien accueillis par le milieu des affaires. Nous encourageons le gouvernement à parfaire ces programmes et à en élaborer d’autres.

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