Alors que les élections générales approchent à grands pas,  Québec solidaire annonce que régler la crise du logement figurera parmi ses priorités électorales et que cela passera entre autres par un contrôle des loyers. La mesure rendrait exécutives les recommandations d’augmentation annuelles du Tribunal administratif du logement (TAL).

Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire, accompagnée d’Andrés Fontecilla, député responsable en matière de logement pour Québec solidaire ainsi que Shophika Vaithyanathasarma, candidate solidaire pour l’élection partielle de Marie-Victorin, en ont fait l’annonce aujourd’hui à Longueuil. 

« La hausse du coût de la vie demande de faire des choix déchirants pour beaucoup de monde. Ajoutez à ça des hausses de loyer déraisonnables à chaque renouvellement de bail, il est clair que les familles auront des choix difficiles à faire au cours de la prochaine année », a dénoncé Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire.

L’année dernière, le Tribunal administratif du logement recommandait une hausse de 0,8% des loyers. La suggestion a largement été ignorée par les propriétaires, ce qui a mené à une augmentation moyenne de 3,4% du prix des loyers. Présentement, les locataires peuvent déposer une plainte au TAL lorsqu’ils jugent que l’augmentation proposée par le propriétaire est abusive. Or, une majorité de Québécois ne le font pas, de peur de nuire à leur relation avec leur propriétaire et de s’épuiser dans des procédures compliquées, sans assurance de réussite.

« Avec notre proposition, ce sera plutôt aux propriétaires de justifier les hausses dépassant la limite donnée par le Tribunal. Ainsi nous pourrons mettre fin à cette négociation asymétrique qui crée des tensions entre les propriétaires et les locataires en rééquilibrant le rapport de force pour qu’il soit juste pour tout le monde », explique Andrés Fontecilla, responsable en matière de logement pour Québec solidaire.

Andrés Fontecilla estime que la mesure annoncée aujourd’hui permettra de ralentir fortement la tendance actuelle de hausses de loyer que perpétue l’inaction du gouvernement Legault. Selon la formation politique, à terme d’un premier mandat solidaire, celle-ci a le potentiel de représenter une économie de 70$ par mois pour les locataires dans l’ensemble du Québec.

« La crise du logement frappe de plein fouet les Québécois et les Québécoises. Tous les jours, je reçois des témoignages de citoyens touchés par la situation et qui sont poussés à se poser des questions difficiles. ‘’Est-ce que nous devons déménager? Est-ce qu’on va devoir changer les enfants d’école? Si l’on reste, est-ce qu’on va être en mesure de se nourrir correctement?’’ Un gouvernement solidaire mettra fin à ces choix déchirants auxquels font face les familles en réglant la crise du logement une bonne fois pour toutes », a déclaré Andrés Fontecilla, responsable en matière de logement pour Québec solidaire.