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Crise du logement: Andrés Fontecilla présente un plan d’urgence pour le 1er juillet

Alors que la crise du logement s’aggrave de jour en jour dans les centres régionaux, le député de Laurier-Dorion et responsable pour Québec solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla, présente aujourd’hui un plan d’urgence pour que les centaines de familles menacées de se retrouver à la rue le 1er juillet prochain puissent trouver rapidement un toit. Le député solidaire presse la ministre de l’Habitation de mettre en place ces mesures vigoureuses pour soutenir les municipalités à l’approche du 1er juillet.

« Pendant que la CAQ s’obstine à nier l’existence d’une crise du logement, tous les indicateurs sont au rouge foncé, à Montréal comme en région. Rien qu’en Estrie, plus d’une soixantaine de familles sont menacées de se retrouver à la rue le 1er juillet. Imaginez l’ampleur du problème à l’échelle du Québec! À un mois du 1er juillet, on est dans une vraie course contre la montre et la CAQ est en train de la perdre lamentablement. Il est temps que la ministre Laforest se réveille et qu’elle accompagne les municipalités pour venir en aide aux locataires qui ne trouvent pas de logement », martèle M. Fontecilla.

Le député solidaire a présenté ce matin un plan d’urgence comprenant trois grands axes pour intervenir auprès des familles qui risquent de se retrouver sans logement le 1er juillet

1. Accompagnement des municipalités pour instaurer des services d’urgence 

  • Accompagnement des municipalités dans la mise en place de programmes d’urgence pour tous les locataires sans logement dans toutes les régions;
  • Bonifier les transferts aux municipalités pour les inciter à offrir ces services.
  • Réservation de chambres d’hôtel vacantes pour héberger temporairement les familles qui ne trouvent pas de logement sur le marché.
  • Meilleure campagne d’information pour que les locataires dans le besoin sachent où s’adresser selon leur municipalité.

2. Moratoire sur les rénovictions

  • Instauration d’un moratoire sur les rénovictions par décret, et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021 en attendant une modification permanente de la législation en vigueur;
  • Possibilité pour les locataires de reconduire leur bail même s’ils avaient refusé de le renouveler ou s’ils faisaient l’objet d’une éviction pour rénovation.

·        Le renouvellement du bail se ferait aux mêmes conditions, avec une augmentation de loyer maximale calquée sur la grille de référence du Tribunal administratif du logement.

·        Les propriétaires pourront refuser seulement si un autre locataire a signé un bail.

3. Reprise des logements de type Airbnb sur le marché à long terme

  • Surveillance stricte de l’hébergement touristique illégal;
  • Sanctions musclées pour les locations illégales de type Airbnb afin de remettre ces logements sur le marché locatif.

Agir à long terme

Or, un plan d’urgence pour le 1er juillet n’est que la pointe de l’iceberg des mesures à mettre en place pour lutter durablement contre la crise du logement. Le député de Laurier-Dorion rappelle une fois de plus à la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, l’importance de lutter contre la surchauffe immobilière et d’augmenter l’offre de logement social et abordable sur le marché locatif.

« On le répète depuis des mois: la flambée des prix sur le marché immobilier n’a pas seulement des conséquences sur les jeunes familles qui veulent devenir propriétaires, elle se répercute aussi sur les locataires qui se font refiler des hausses de loyer abusives ou qui se font carrément évincer de leur logement. La ministre a annoncé de nouvelles unités de logement social, mais avec le retard accumulé depuis des décennies, ça va prendre plus qu’une poignée de HLM pour répondre aux besoins immenses en matière de logement », conclut Andrés Fontecilla, qui rappelle qu’il y a présentement 38 000 personnes en attente d’un logement social au Québec. 

Qs

Québec solidaire organise une corvée de solidarité avec les agriculteurs dans Brome-Missisquoi

Les représentants et représentantes des médias sont priés de noter que Québec solidaire tiendra une corvée de soutien à la ferme Les Jardins de la Grelinette ce vendredi 7 mai. Les militants solidaires de Brome-Missisquoi seront accompagnés de la députée solidaire Émilise Lessard-Therrien, porte-parole en matière d’agriculture et d’alimentation ainsi que de Maude-Hélène Desroches, co-fondatrice de la ferme. La corvée servira de lancement pour la campagne de mobilisation estivale «Nourrir Brome-Missisquoi» pilotée par Québec solidaire.

«Avoir un système alimentaire fort qui nourrit notre communauté s’est imposée comme priorité pendant la pandémie. Nous invitons la population à afficher sa solidarité envers les producteurs agricoles locaux en achetant local et allant donner un coup de main dans les champs!» a expliqué Mme Lessard-Therrien.
Les participant-es feront une allocution, puis seront disponibles pour des entrevues.

Aide-mémoireQuoi : Corvée de soutien agricoleQui : Émilise Lessard-Therrien, Jean-Martin Fortier et les militants solidaires de la régionOù : Les Jardins de la Grelinette, 1446 Chemin Guthrie, Saint-Armand, QC J0J 1T0Quand : Le 7 mai 2021, à 14h30

De bonnes nouvelles pour les employeurs

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec)  a pris acte de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement fédéral concernant le gel de cotisation au régime d’assurance-emploi et la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Selon le CPQ, il s’agit de bonnes nouvelles pour les employeurs.

« Depuis le début de la crise, le CPQ souligne que toutes les actions comptent pour permettre aux employeurs d’avoir les meilleures conditions possibles afin de réussir une relance sécuritaire et durable. Le gel des cotisations au régime d’assurance-emploi va dans ce sens et leur permet non seulement de ne pas alourdir leurs charges sur la masse salariale, mais leur offre également de la prévisibilité, ce qui est bienvenu dans le contexte où règne encore beaucoup d’incertitude », affirme Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Le CPQ salue également l’intention du gouvernement de faire la transition de la PCU vers le régime d’assurance-emploi, demande faite à maintes reprises par l’organisme. Contrairement à la PCU, le régime d’assurance-emploi comprend des mécanismes intrinsèques de contrôle et d’intégrité, comme l’exigence de recherche d’emploi et de disponibilité de ceux qui en bénéficient. Bien que le CPQ salue cette intention du gouvernement, l’organisme reste à l’affut du dossier afin de s’assurer que cette transition se fasse rapidement et dans le meilleur intérêt de tous. Le CPQ réitère aussi l’importance que le gouvernement contribue à la caisse d’assurance-emploi dans ces circonstances exceptionnelles.

CPQ
Fin des travaux parlementaires à Ottawa : « Des efforts sincères par certains ministres, mais très peu d’attention aux préoccupations des employeurs en matière de travail », selon le CPQ

Fin des travaux parlementaires à Ottawa : « Des efforts sincères par certains ministres, mais très peu d’attention aux préoccupations des employeurs en matière de travail », selon le CPQ

Alors que les travaux parlementaires de la Chambre des communes du Canada sont sur le point de se terminer à Ottawa, le CPQ (Conseil du patronat du Québec) tire le constat général que certains ministres ont contribué de manière positive à la prospérité économique du Canada, mais qu’en ce qui concerne les dossiers en matière de travail, les préoccupations légitimes des employeurs n’ont pas été prises en considération et, à cet égard, le fardeau réglementaire indu s’alourdit de plus en plus.

 

« En début de session parlementaire, nous avions attiré l’attention sur le fait que le gouvernement doit démontrer qu’il comprend véritablement la réalité ainsi que les défis de compétitivité des entreprises, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. Force est de constater que, malgré quelques mesures positives, cette démonstration n’a pas encore été faite, mettant à risque la croissance économique durable du Canada », affirme Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

 

Législation du travail

Au niveau de la législation du travail, c’est là que le bât blesse le plus fort. Le CPQ trouve déplorable de voir à quel point le gouvernement fédéral n’a porté aucune attention aux préoccupations des employeurs ainsi qu’à l’équilibre qui doit exister entre les besoins des travailleurs et ceux des employeurs. Les mesures adoptées par Ottawa témoignent d’un parti pris en faveur des syndicats et ont été teintées d’un préjugé défavorable au sujet des employeurs tout au long du mandat, mais plus spécifiquement cette année.

 

Main-d’œuvre et immigration  

La disponibilité de la main-d’œuvre est un enjeu prioritaire pour les entreprises et le CPQ constate que, malheureusement, il n’y a pas eu d’avancées en ce qui concerne une entente entre le fédéral et le Québec sur l’immigration, tout en mentionnant que cette question concerne les deux paliers de gouvernement. Alors que les délais sont toujours aussi et même plus longs, surtout en ce qui concerne l’immigration temporaire, nous aurions aimé voir plus de souplesse dans la manière de traiter les dossiers, une simplification dans la lourdeur administrative et une accélération des délais de traitement.

En ce qui a trait à la formation de la main-d’œuvre, bien que nous apprécions l’accent mis sur la formation dans le dernier budget, dont l’offre aux travailleurs d’une allocation pour la formation, le CPQ aurait souhaité que des crédits de cotisation à l’assurance-emploi soient aussi offerts à tous les employeurs qui offrent de la formation. Toutefois, nous nous réjouissons de l’annonce faite hier sur l’entente entre le fédéral et le Québec.

 

Finances publiques

Le CPQ regrette de voir que le gouvernement n’a toujours pas de plan pour le retour à l’équilibre budgétaire, alors que pointent à l’horizon des signes de plus en plus préoccupants de récession économique.

 

Défis publics

Le CPQ souligne les investissements en infrastructures, dont ceux pour le transport en commun, et dans les infrastructures numériques, surtout en régions. Par contre, nous déplorons que l’élaboration d’ententes satisfaisantes en matière d’infrastructures prenne toujours plus de temps avec le Québec qu’ailleurs au pays, un exemple étant l’atterrissage du financement pour le Projet de réseau structurant de la Capitale-Nationale. Toutefois, le CPQ tient à féliciter le ministre Champagne pour son dévouement. Motivé par le désir de trouver des solutions, il a été actif et à l’écoute des besoins du Québec.

 

Environnement et changements climatiques

Concernant la taxe sur le carbone, nous étions favorables à ce que le gouvernement établisse un prix sur le carbone pour l’ensemble du Canada, et croyons que la proposition du gouvernent fédéral permettait au Québec d’avoir un environnement d’affaires compétitif au Canada à ce chapitre. Or, en ce moment, le système est défavorable pour le Québec en raison de ses mesures fiscales uniques mises en place pour taxer le carbone. En outre, malgré la volonté de travailler sur l’allègement réglementaire, en ce qui concerne la réglementation environnementale, nous sommes toujours aux prises avec un double système d’évaluation environnementale et nous aurions espéré voir les processus simplifiés.

Moteurs de croissance

La création par le gouvernement fédéral des supergrappes représente un réel potentiel très intéressant, mais peut également être victime de dédoublement en raison d’initiatives similaires qui se font au niveau provincial. Espérons qu’un environnement efficient sera trouvé rapidement afin de pouvoir en profiter pleinement.

 

Sur une note positive, le CPQ tient à souligner à nouveau les efforts du gouvernement fédéral pour l’élaboration de la modernisation de l’accord de libre-échange du marché de l’Amérique du Nord ainsi que sur le dossier des tarifs douaniers. Tout au long de la période d’imposition des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier par les États-Unis, le gouvernement a été attentif aux besoins des secteurs touchés. Par contre, beaucoup d’inégalités subsistent dans le dossier du bois d’œuvre qui aurait besoin de plus d’attention. De plus, le fédéral doit continuer à diversifier les marchés étrangers et d’accompagner les entreprises, car il est nécessaire que notre économie s’émancipe davantage de sa dépendance face aux États-Unis.

 

« Il restait quelques mois au gouvernement en place pour faire la démonstration qu’il peut aider le Canada à rester compétitif et productif. Selon nous, malgré des initiatives louables de certains ministres, les besoins des employeurs n’ont pas reçu l’écoute qu’ils méritent ni les mesures nécessaires afin de participer pleinement au développement économique du pays. La pause estivale fera place à un automne électoral rempli de promesses. Soyons pragmatiques : les besoins des employeurs du Québec doivent aussi être pris en compte. Notre prospérité collective en dépend », conclut M. Dorval.

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