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Auteur/autrice : L'équipe

Toujours en attente de la réalisation d’une promesse essentielle à la vitalité des régions du Québec

Suite au dévoilement du budget 2024-2025, les 11 signataires initiaux de la déclaration « Un plan pour la vitalité des cœurs de villes et de villages » notent que les difficultés profondes entourant les cœurs de villes et villages et les services de proximité ont été reconnues avec une nouvelle mesure dédiée à cet enjeu.  Ils déplorent toutefois le fait que les 50 M$ annoncés sur 5 ans ne représentent que 11% des 470 M$ promis en campagne électorale soutenir les services de proximité dans toutes les régions et que le détail de ces investissements n’a pas été dévoilé. 

Rappelons qu’en début d’année, plus de 30 représentants de partout au Québec pressaient le gouvernement d’inclure dans le budget des engagements assurant un avenir durable et prospère aux villes et villages. Les 50 M$ annoncés doivent être la première étape en vue d’un plan d’action global et cohérent pour investir dans la vitalité de nos cœurs de villes et villages qui sont des moteurs de développement économique du Québec. 

Tous les cœurs de villes et de villages du Québec sont confrontés à des défis majeurs, de la concurrence des mégacentres commerciaux à l’inflation, l’itinérance et le travail à distance. Ils font face à la triple crise de l’habitation, de la mobilité et des bouleversements climatiques. Il est toujours aussi nécessaire que le gouvernement tienne sa promesse de les soutenir afin d’assurer un avenir florissant au Québec tout entier.

« Les cœurs de collectivités de nos régions sont le cœur culturel, social et communautaire qui permettent de forger leur identité unique mais ils doivent composer avec des problèmes de dévitalisation et des fermetures de commerces. Il est essentiel de passer d’investissements sporadiques à des actions plus structurées et concrètes. Pour continuer à jouer leur rôle économique et culturel structurant, ils ont besoin de soutien maintenant. », déclarent les 11 signataires de la déclaration. 

« Le développement régional est essentiel à la prospérité économique du Québec et le soutien financier du gouvernement est primordial pour dynamiser cette vitalité et permettre aux communautés d’affaires d’offrir des biens et des services diversifiés, locaux et abordables. Nous devons être audacieux si nous souhaitons valoriser nos centres-villes et nos cœurs de villages à leur juste valeur. »,  souligne Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

« Rues principales accompagne les collectivités dans leurs projets de dynamisation de leur centre-ville et constate que celles-ci peinent à assurer pleinement leur rôle structurant dans leur collectivité par manque de soutien financier. Il est essentiel de passer de la parole aux actes en posant des actions à plus grande échelle. », affirme Christian Savard, président exécutif de Rues principales.

« En ce qui a trait aux questions patrimoniales, ces dernières ont été mises de l’avant dans la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire  pourtant, aucun montant n’est alloué dans le présent budget », déclare Renée Genest,  directrice générale, Action patrimoine.

« Renforcer les centres-villes plutôt que s’étaler sur le territoire, c’est protéger des milieux naturels précieux. Y concentrer les emplois, c’est raccourcir les distances. Préserver leur vitalité commerciale, c’est améliorer l’accès de tous et toutes aux services du quotidien. La vitalité de nos centres-villes est indispensable à la nôtre, et c’est pour cela que nous avons besoin d’un financement suffisant pour soutenir leur vitalité, partout au Québec », rappelle Jeanne Robin, directrice principale de Vivre en Ville.

Budget provincial : des mesures insuffisantes pour répondre aux défis rencontrés par les ménages québécois

Union des consommateurs reçoit avec réserve le budget provincial déposé aujourd’hui. Bien qu’Union accueille favorablement le report du retour à l’équilibre budgétaire, des mesures plus vigoureuses et structurantes étaient attendues pour soutenir les ménages les plus vulnérables, soulager la crise du logement et renforcer les droits des consommateurs.

Union des consommateurs réitère que les baisses d’impôt consenties lors du dernier budget étaient une erreur qui a eu pour effet de réduire la marge de manœuvre du gouvernement. Celui-ci a manqué l’occasion aujourd’hui de faire marche arrière; la « cohérence temporelle » évoquée par le ministre des Finances pour expliquer sa décision ne constitue pas une justification satisfaisante.

Banques alimentaires

L’annonce d’un soutien à l’aide alimentaire de 30 M$ en 2024-25 répond à la demande des Banques alimentaires du Québec, ce qui mérite d’être applaudi. Ce soutien diminuera toutefois à 10 M$ en 2025-26. Or, Union ne partage pas l’optimisme du gouvernement quant à une réduction aussi drastique des besoins en aide alimentaire d’ici la prochaine année, surtout considérant l’absence d’un plan de lutte à la pauvreté crédible. Union rappelle que l’aide alimentaire est une solution de dernier recours et invite le gouvernement à agir en amont pour résoudre les enjeux systémiques de pauvreté.

Santé et assurance médicaments

En matière de soins de santé, Union des consommateurs salue les bonifications salariales consenties aux travailleurs de ce secteur ainsi que les investissements prévus en infrastructures. Malgré ce geste positif, le gouvernement doit accélérer le pas pour renforcer le réseau public de soins de santé.

Union réitère son appel au gouvernement d’entamer rapidement des discussions avec Ottawa en vue de bonifier le régime québécois d’assurance médicaments. En plus de contribuer positivement aux finances publiques de la province, un régime public universel améliorera l’accès aux médicaments et bénéficiera au portefeuille des Québécois.

Mesures d’aide aux clientèles vulnérables

L’élimination de la réduction de la rente de retraite pour les aînés de 65 ans et plus en situation d’invalidité est reçue positivement. Le gouvernement corrige ainsi une iniquité en permettant à ces aînés de toucher des revenus additionnels pouvant atteindre 3 930 $ par année. Il convient également de saluer l’introduction d’un supplément de revenu de travail de 10 % pour les prestataires de l’aide sociale et de la solidarité sociale.

Union déplore toutefois l’absence de bonification du financement des organismes communautaires et la mise en place d’un mécanisme d’indexation. De plus, au chapitre de la défense des droits des consommateurs, ni l’Office de la protection du consommateur ni le Fonds d’accès à la justice ne voient leur enveloppe budgétaire bonifiée, comme réclamé par Union des consommateurs.

Renforcement du contrôle fiscal

L’intention du gouvernement de renforcer le contrôle fiscal et le recouvrement soulève des inquiétudes. Bien qu’il soit légitime de s’assurer que chacun paie sa juste part d’impôt, cette annonce fait craindre que les ménages à revenu modeste en fassent les frais. Le gouvernement devrait plutôt se concentrer prioritairement à la lutte à l’évasion fiscale et aux paradis fiscaux.

Logement

Alors que le Québec traverse une crise de l’habitation, Union s’étonne que le logement tombe dans l’angle mort de ce budget. Bien que des investissements supplémentaires soient annoncés pour la rénovation du parc d’habitations à loyer modique, aucune somme additionnelle n’est consentie pour s’attaquer à la construction de logements sociaux ou communautaires. Rappelons que le plan d’action en habitation se fait toujours attendre, et ce, alors que le Programme d’habitation abordable du Québec (PHAQ) a jusqu’à maintenant produit peu de résultats.

Transport collectif

Union constate une stagnation des investissements en transport collectif, alors qu’en parallèle, ceux-ci augmentent de 10 % en transport routier. Il convient de rappeler que les grandes sociétés de transport collectif cumuleront un déficit d’environ 2,5 G$ d’ici 2028. Sans un rattrapage financier adéquat, des coupures dans les services et des hausses tarifaires seront inévitables.

Énergie

Au regard des sommes importantes consenties pour soutenir la filière batterie, Union rappelle au gouvernement que les investissements prévus au Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, nécessaires pour répondre à la demande accrue en énergie de l’industrie, ne doivent pas se répercuter sur les tarifs résidentiels.

Retour à l’équilibre budgétaire

Le gouvernement promet de déposer son plan de retour à l’équilibre budgétaire lors du prochain budget. Cet exercice ne doit pas se faire au détriment des services publics et du filet social. Considérant la situation enviable du Québec en matière d’endettement, le retour à l’équilibre budgétaire n’est pas urgent. Union des consommateurs suivra de près les prochaines orientations du gouvernement afin de prévenir tout affaiblissement des services publics et des programmes sociaux en place.

Différent comme toi

Présentée par Rona et Aubainerie, propulsée par Rouge FM, la Fondation Véro & Louis revient pour une 7e année avec sa campagne signature Différent comme toi. En vente dès aujourd’hui, via la boutique en ligne de la Fondation ou dans l’un des magasins Aubainerie, la population est invitée à se procurer le célèbre chandail Différent comme toi et à devenir un ambassadeur de la différence, tout naturellement, à quelques jours de la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme (2 avril) et du Mois mondial de l’autisme (avril). 
Grâce à la générosité des québécois, les six premières éditions de la campagne ont permis d’amasser un montant net de plus de 2 000 000 $. Les sommes recueillies par les différentes campagnes de financement de la Fondation et par les dons reçus tout au long de l’année, permettent d’avoir un impact direct sur la qualité de vie et le bien-être des adultes autistes et de leur famille, puisqu’elles permettent de financer :
→La construction des Maisons Véro & Louis à travers le Québec. Suivant le concept de la première Maison Véro & Louis construite à Varennes en 2021, les futures maisons accueilleront de 16 à 20 résidents qui vivront dans un environnement entièrement adapté à leurs besoins. Deux projets de nouvelles maisons sont actuellement en cours, à Victoriaville et dans la région des Laurentides.
→Les projets de recherche
Les Maisons Véro & Louis représentent un véritable projet d’innovation sociale, qui doit reposer sur la recherche pour être validé et optimisé afin d’améliorer la qualité de vie des adultes autistes et celle de leur famille. Plus de détails sont disponibles ici https://fondationverolouis.com/la-fondation/recherche
4 projets dans 3 universités au Québec
Université de Montréal– Impact d’un programme résidentiel adapté et novateur sur la qualité de vie des adultes autistes- Concevoir des lieux avec, par et pour les personnes autistes : Élaboration d’un dispositif de conception de l’environnement bâti basé sur l’expérience-usager des personnes autistes
Université du Québec à Trois-Rivières– HABITAT: des habitations adaptées aux besoins individuels et des technologies accessibles pour tous! – Projet en cours
Université de Sherbrooke– Évaluation de l’implantation et des effets du programme Soutien aux Comportements Positifs en milieu résidentiel adulte (SCP-RA)- Évaluation de la formation en ligne SCP-RA auprès des nouveaux intervenants de la Maison Véro & Louis
→Le programme d’activités éducatives offert aux résidents et aux participants externes
Chaque jour, accompagnés par une équipe spécialisée, les adultes autistes de nos maisons développent leur autonomie et leur potentiel dans le plus grand respect du rythme de chacun. Ils participent aux tâches quotidiennes de la maison, à des activités éducatives stimulantes et développent leur intégration sociale dans la maison mais aussi dans la communauté. Parmi les activités les plus populaires, on retrouve : la zoothérapie, le yoga, les ateliers culinaires, le jardinage, la danse-thérapie, les ateliers « Cerveaux actifs » où ils font du français et des maths et bien d’autres activités encore!
« En vous procurant un chandail Différent comme toi, vous contribuez directement au bonheur et à l’épanouissement d’adultes autistes. Vous leur permettez d’accéder à un milieu de vie chaleureux et adapté à leurs besoins. Merci à tous ceux qui soutiennent notre grand projet de Maisons Véro & Louis à travers le Québec et qui contribuent au succès de notre campagne année après année! », confient Véronique Cloutier et Louis Morissette, les cofondateurs de la Fondation. « J’aimerais remercier tous les gens qui portent le chandail pour célébrer l’unicité de chacun et affichent leur solidarité avec les personnes qui ont des défis particuliers. Je suis très touchée par leur geste. » mentionne Guylaine Guay, la marraine de la Fondation.
NOUVELLE ILLUSTRATION DE RAPHAËL DUPLESSIS
Pour la 3e année consécutive, Raphaël, jeune adulte autiste passionné par l’animation 3D, nous propose d’entrer dans son univers graphique grâce à une illustration en lien avec le monde de l’autisme. Le père de Raphaël explique : « Inspiré par sa propre histoire, Raphaël a voulu mettre en scène un papa qui réussit à entrer dans la bulle de son enfant autiste et à interagir avec lui. » Cette scène fait référence à ce que Raphaël a vécu avec ses parents, une belle relation empreinte de communication et d’empathie. En effet, sachant que leur fils était un fan du film « Histoire de jouets » produit par Disney, ils ont transformé sa chambre pour en faire une réplique exacte de la chambre d’Andy, le héros du film. Tout y était!  Le coffre à jouets, le chariot de cow-boy, le doudou, le globe-terrestre et même le papier-peint avec les nuages sur les murs! Avec cette transformation, les parents de Raphaël ont trouvé la clé pour entrer dans l’univers de leur fils et réussir à communiquer avec lui. Cette histoire illustre le fait qu’il est possible de se rapprocher de son enfant autiste quand on trouve le chemin pour y parvenir, un beau message d’espoir pour les familles. 
Pour vous procurer l’un des trois modèles avec l’illustration de Raphaël (t-shirt ou coton ouaté pour adulte et t-shirt pour enfant), rendez-vous sur la boutique en ligne de la Fondation Véro & Louis ou dans les magasins Aubainerie pour le modèle enfant. 

Quelques mots sur le parcours de Raphaël Duplessis :Raphaël est un jeune adulte autiste dont le parcours est particulièrement « atypique ». Passionné par l’univers PIXAR et l’animation 3D depuis son plus jeune âge, il a participé à plusieurs émissions de télévision en lien avec l’autisme (Donnez au suivant, Téléthon Enfant Soleil) et à deux documentaires : Autiste, bientôt majeur et Autiste maintenant majeur. De nature très déterminée, Raphaël nourrit au quotidien cette mentalité du « Tout est possible ». C’est ainsi qu’il a réussi à l’âge de 15 ans à visiter le studio PIXAR en Californie lors d’un voyage étudiant avec l’organisme AFS où il est la première personne vivant avec le spectre du trouble de l’autisme en Amérique du Nord à prendre part au programme AFS. Aujourd’hui, il travaille à Montréal, en animation 3D chez FOLKS, un studio spécialisé en VFX où il s’épanouit dans le milieu qu’il aime et pour lequel il est très doué!

14 PME manufacturières québécoises finalistes au Gala Les Mérites STIQ 2024

STIQ est fière d’annoncer les entreprises finalistes de la 11e édition du Gala Les Mérites STIQ, qui mettra en lumière l’engagement et l’excellence d’entreprises qui se sont illustrées dans le cadre de leur participation au programme Podium Manufacturier. Lancé en 2021, grâce à un soutien financier de 2,4 M$ de dollars du gouvernement du Québec, Podium Manufacturier a permis la réalisation de plus de 100 projets d’amélioration au sein d’une quarantaine de PME participantes, qui ont ainsi pu accroître leur compétitivité, en bénéficiant d’un accompagnement de pointe. 14 de ces PME sont aujourd’hui finalistes au gala, s’étant démarquées par leurs pratiques d’affaires remarquables.

« Nous sommes fiers de constater que, grâce à leur participation à Podium Manufacturier, les PME ont amélioré significativement leur compétitivité en misant sur l’excellence en gouvernance, en opérations et en développement de la main-d’œuvre. Le Gala Les Mérites STIQ permet de célébrer les accomplissements remarquables de ces manufacturiers. C’est grâce à leur engagement que notre industrie peut continuer à prospérer et à créer de la richesse pour le Québec » souligne Richard Blanchet, président-directeur général de STIQ.

Le gala soulignera la fin de la première cohorte de Podium Manufacturier par la même occasion.

Découvrez les finalistes dans chaque catégorie :

Distinction Pilotage de l’entreprise – Meilleur pointage

• CHAMBOIS (Saint-Georges)

• QTG (Bromont)

• TRICA (Saint-Jérôme)

Distinction Gestion des ressources humaines – Meilleur pointage

• FENPLAST (Candiac)

• GROUPE CARBONNEAU (Bromont)

• NANUK (Terrebonne)

Distinction Gestion des ventes – Meilleur pointage

• FENPLAST (Candiac)

• TECHNOLOGIE INOVAWELD (La Pocatière)

• TECHSOL MARINE (Québec)

Distinction Gestion de la production – Meilleur pointage

• DIACARB (Montréal)

• FENPLAST (Candiac)

• MENUISEROX (Beauceville)

Distinction Santé et sécurité – Meilleur pointage

• FENPLAST (Candiac)

• FORMACA (Montmagny)

• TRICA (Saint-Jérôme)

Distinction Meilleur projet – Podium Manufacturier

• GROUPE CARBONNEAU (Bromont)

• GROUPE MAG (Saint-Augustin-de-Desmaures)

• MODERCO (Longueuil)Deux prix spéciaux seront également remis à des membres de STIQ lors de la soirée :

Distinction : Initiative environnementale

Reconnaissance d’une PME manufacturière ou de services membre de STIQ ayant entrepris des actions concrètes pour réduire son empreinte environnementale et ayant adopté de bonnes pratiques de gestion pour gérer les aspects environnementaux liés à ses opérations. Les finalistes sont :

• GROUPE INDUSTRIEL LACHANCE (Granby)

• NÉTUR (Longueuil)

• PRÉCISION SF TECH (Terrebonne)

Distinction Service OR-Pair

Ce prix vise à reconnaître une entreprise de services, membre de STIQ ayant moins de 300 employés,

qui s’est démarquée par l’excellence de ses services. L’entreprise gagnante a été déterminée par le

biais d’un appel aux entreprises du réseau de STIQ dans lequel les clients des membres de services

étaient invités à voter pour leur coup de cœur. Les finalistes sont :

• GROUPE LAKHOS (Montréal)

• J2 GESTION D’APPROVISIONNEMENT (Longueuil)

• PROGIMA (Montréal)

Tous les lauréats seront dévoilés lors de la soirée de gala qui se déroulera le 26 mars prochain au Fairmont Le Reine Elizabeth, et qui sera animée par Stéphane Bellavance.

Concours d’éloquence Délie ta langue:   les gagnants

La finale du 6e concours d’éloquence « Délie ta langue! », présentée hier dans l’auditorium de BAnQ et en ligne, a été particulièrement relevée, au grand plaisir du public qui y a assisté. Les treize finalistes, des étudiantes et des étudiants universitaires inscrits au 1er cycle, ont eu l’occasion de démontrer leur maîtrise de la langue et leur aisance en public en mettant en valeur une expression française et en faisant un lien entre l’expression choisie et un enjeu social.
À l’issue de la finale, les six prix suivants ont été décernés :

Tous les récipiendaires d’un prix ont aussi reçu un logiciel Antidote+ Personneloffert par Druide informatique.

Cette année, le jury était composé des personnes suivantes :

  • La présidente du jury, Monique Giroux, auteure, productrice et animatrice de radio québécoise
  • Denis Hamel, vice-président aux politiques de développement de la main-d’œuvre, Conseil du patronat du Québec
  • Stéphanie Legoupy, attachée de coopération scientifique et universitaire, Consulat général de France à Québec
  • Jean Lemire, biologiste, émissaire aux changements climatiques et aux enjeux nordiques et arctiques, ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec
  • Martin Théberge, président de la Société nationale de l’Acadie

Conversations interculturelles, 15 ans de subventions ! 225 000 $ aux 13 compagnies de théâtre locales – Fondation Cole

Deux fois l’an, le programme Intercultural Conversations-Conversations Interculturelles (IC-CI) de la Fondation Cole disperse des centaines de milliers de dollars en appui aux compagnies montréalaises de théâtre professionnel qui produisent, commandent et traduisent des pièces qui présentent de la diversité sur scène. Cela encourage une meilleure compréhension de la réalité interculturelle de Montréal à travers un public qui, à la fois apprend, et voit ses histoires présentées. Lors de la plus récente compétition à l’automne, 13 compagnies méritantes se sont fait remettre des subventions inestimables pour un total de 225 000$ pour la saison 2024-25, en plus de subventions additionnelles pour les sessions de causeries après les représentations afin de poursuivre la conversation initiée durant la pièce.

Au cours des quinze dernières années, la Fondation Cole a cultivé et renforcé un catalogue d’œuvres théâtrales comprenant des thèmes d’inclusion et de dialogue. « C’est un privilège d’appuyer la création d’œuvres qui mettent en lumière diverses cultures, incluant des points de vue raciaux, ethniques et religieux, » a dit Barry Cole, président de laFondation Cole et de son conseil d’administration. « La subvention IC-CI est fondée sur l’idée que l’expansion de la vision du monde d’une communauté et un principe inestimable. »

Un accent opportun sans cesse croissant mis sur la diversité 

La fondation était ravie de voir que ce cycle de subventions a reçu une augmentation en termes de soumissions de pièces incluant un nombre de nouveaux participants à la compétition, offrant un vaste éventail d’idées, de cultures et d’identités. Plusieurs des enjeux sont thématiques et actuels, transportant les sujets de l’actualité au théâtre. Les nouvelles œuvres anticipées, présentées autant par des dramaturges émergeants que reconnus, offrent des spectacles allant d’une distribution plus importante qu’à l’habitude qui comble l’entièreté de la scène à des pièces intimes en solo.  Les publics des saisons à venir se feront présenter des œuvres d’honnêteté, d’humour, d’histoire et de déchirements. Les pièces incluent des thèmes et styles théâtraux qui sont basés sur la vérité, inspirés de la science-fiction/fantaisie ainsi que des adaptations littéraires, pour ne nommer que ceux-là. Les amateurs de théâtre se voient offrir un vaste choix interculturel pour les jeunes et les adultes, incluant : une satire socio-politique explorant les stéréotypes incluant les idées préconçues à propos des corps des femmes noires; les similarités et les défaillances entre les réfugiés et les locaux; visiter à l’étranger de la famille inconnue et le choc culturel; la quête pour répondre à la question « d’où viens-tu? »; la naïveté des « bonnes » jeunes filles; les habitants d’un salon évoluant au fil des générations; un talentueux artiste musical noir surmontant des hostilités qui divisent les races, une adaptation des témoignages à propos de quarante ans de voyage récipiendaires d’un prix Nobel; un acteur qui réfléchit aux parallèles entre sa lutte pour la dignité et la reconnaissance et ceux de son dernier rôle; et des scénarios captivants à propos de l’accès à l’eau, les mythes de la création autochtone; et la destruction des ressources naturelles. Les spectacles mettent en lumière les enjeux du Québec contemporain via le Congo (RDC), précédemment appelé URSS, les États-Unis, la Martinique, l’Iran, la Côte d’Ivoire, la Turquie, la Colombie, les peuples autochtones (incluant Anishnaabeg, Inga, Wendat) et le Burundi. 

Récipiendaires de la dernière compétition

Les subventions Intercultural Conversations-Conversations Interculturelles encouragent les compagnies montréalaises à offrir des expériences diversifiées, interculturelles et partagées en racontant des récits percutants. « Avec ce nouveau spectacle, nous tendons la main vers « l’Autre » — la Fondation Cole insuffle en nous la liberté et la confiance à le faire en concordance avec nos convictions, » a dit Dany Boudreault, co-directeur artistique, La Messe Basse. « La subvention Intercultural Conversations/Conversations Interculturelles de la Fondation Cole rend possible pour nous d’appuyer de nouvelles œuvres par des auteurs canadiens noirs, et d’ouvrir les conversations pour une compréhension et un échange culturel, tout en contribuant fièrement à l’écologie du théâtre national d’une manière significative et avec des impacts de longue date, » a dit Dian Marie Bridge, directrice artistique du Black Theatre Workshop. Nous avons passé tellement d’heures à faire de la recherche à travers les archives et à passer en entrevue des membres de la famille et pouvons maintenant tisser toute cette mine d’information en un scénario qui sera un outil précieux dans la compréhension de qui nous sommes en tant que Wendats. La Fondation Cole a prouvé être un allié exceptionnel pour permettre à la dramaturgie et à la narration autochtone de grandir à Tio-tia-ke, » a dit Charles Bender, directeur artistique de Productions Menuentakuan. De Mani Soleymanlou, directeur artistique de Orange Noyée, « Depuis 2012, avec l’appui de la Fondation Cole, nous avons essayé de raconter l’histoire de Montréal dans toute sa diversité, pour rejoindre tous les Montréalais, peu importe leur origine. La Fondation est un partenaire inestimable et irremplaçable. »

Les subventions de DÉMARRAGE incluent: Geordie Productions– Nikanihk par Todd Houseman; Productions Menuentakuan– Yahndawa’; Ce que nous sommes par Marie-Josée Bastien; Système Kangourou– Paysages en filiation par Claudine Robillard et Anne-Marie Guilmaine; et Théâtre UBU Inc.– Chronologies par Stephie Mazunya.

Les subventions de PRODUCTION vont à: Productions Onishka– Nigamon/Tunai par Émilie Monnet et Waira Nina; Black Theatre Workshop– Diggers par Donna-Michelle St.Bernard, et Vierge par Rachel Mutombo; Festival TransAmériques– Carte noire nommé désir par Rebecca Chaillon; La Messe Basse– Sur les traces par Dany Boudreault et Gurshad Shaheman; Lara Kramer Danse– Rétrospective Lara Kramer Windigo + Them Voices;  Orange Noyée– Il neige sur Abidjan by Iannicko N’Doua; Théâtre de la Sentinelle– M’appelle Mohammed Ali par Dieudonné Niangouna; et Théâtre de Quat’Sous– Fin de l’homme rouge par Svetlana Alexievitch, adapté par Catherine de Léan. 

Les subventions de TRADUCTION pour Centre Segal des arts de la scène – Josephine: A Musical Cabaret par Tymisha Harris, Michael Marinaccio et Tod Kimbro.

Il y a deux subventions Conversations Interculturelles par année, en octobre et en avril. La date limite pour la prochaine compétition de subvention est vendredi le 29 mars 2024 à 17h. Les compagnies de théâtre intéressées à appliquer pour une subvention peuvent télécharger les formulaires d’application et l’information nécessaires sur le site web de la Fondation Cole au : www.colefoundation.ca/en/programmes/intercultural-conversations/apply-now/

La Boulangerie St-Donat : la recette gagnante d’un savoir-faire québécois traditionnel

Réputée pour son esprit familial et ses recettes authentiques, la Boulangerie St-Donat fête cette année ses 100 ans d’existence! L’entreprise tire également profit d’un vent de fraîcheur depuis que Marie-Ève St-Amour a repris, en 2017, la relève de son père, Guillaume St-Amour, lui-même ayant acquis la Boulangerie St-Donat en 1989 : une belle histoire de repreneuriat familial couronnée de succès puisque les desserts de la fameuse enseigne sont à présent distribués jusqu’en Ontario. Tartes au sucre à l’ancienne, carrés aux dattes, incontournables pets-de-sœur… Avec de tels délices toujours confectionnés avec amour et facilement accessibles en épiceries, la Boulangerie St-Donat se fait l’emblème d’un succès d’affaires québécois qui a encore de beaux jours devant lui.

Fourchette bleue lance sa liste 2024

Fourchette bleue publie aujourd’hui sa 15e liste des espèces marines issues des pêches durables du Saint-Laurent. Bien que l’année 2024 soit fortement impactée dans le domaine des pêches, notamment à cause du déclin de certaines espèces comme la crevette nordique et le flétan du Groenland, d’autres  espèces comme le sébaste Atlantique et le merlu argenté se portent bien et s’inscrivent dans l’écoguide 2024 de  Fourchette bleue.  
La liste Fourchette bleue 2024Les constats faits par la science, l’industrie de la pêche et les annonces gouvernementales le confirment, les pêcheries  québécoises vivront de grandes perturbations encore cette année. Les changements environnementaux, la prédation  par le phoque, les baisses de la biomasse de plusieurs espèces comportent un lot de bouleversements dans les régions  côtières du Québec. Plus que jamais, le Québec doit travailler à accroître la chaine de valeur des espèces à fort potentiel commercial, notamment par la 2e et 3e transformation, enclencher la mise en place d’une filière pour la valorisation des  produits du phoque et limiter l’exportation de ses ressources marines.  
La liste 2024 des espèces marines valorisées par Fourchette bleue compte cette année 13 espèces de poissons, 15 fruits de mer (mollusques, crustacés, échinodermes), 2 mammifères et 15 variétés d’algues. L’équipe d’Exploramer, avec les  avis d’experts scientifiques et des pêcheries, a choisi de ramener sur la liste le concombre de mer, puisque l’industrie a  pu démontrer une évolution de l’engin de capture de cet échinoderme prisé dans les marchés asiatiques. De même, la  myxine du Nord qui est un poisson cartilagineux ressemblant à une anguille, et qui serait abondante dans le golfe du  Saint-Laurent, fait son apparition sur la liste Fourchette bleue.  

Malheureusement, deux espèces phares sont retirées de la liste cette année, soit la crevette nordique et le flétan du  Groenland, qui connaissent toutes deux une décroissance spectaculaire de leur biomasse.  

« En 1990, au moment du moratoire sur la morue et le sébaste, l’industrie a dû se rabattre vers les espèces émergentes  de l’époque, soit les crustacés. La crevette nordique, le crabe des neiges et le homard, rappelons-nous, ne valaient qu’une  bouchée de pain. Au fil des ans, ces espèces sont devenues populaires et lucratives. Aujourd’hui, si on fait bien les choses,  les espèces émergentes comme la myxine du Nord, les algues ou le phoque pourraient devenir les espèces commerciales de demain », mentionne Sandra Gauthier, directrice d’Exploramer. « Et si en plus, on ajoute une valeur à la chaine de  production, comme la 2e et 3e transformation, l’impact économique pourrait être encore plus intéressant », ajoute-t-elle.  

15 ans de Fourchette bleue 

Avec la parution de la liste 2024, Fourchette bleue souffle ses 15 bougies. Lancée en 2009 par le musée scientifique Exploramer, Fourchette bleue se voulait, à l’époque, un programme permettant de valoriser les produits de la mer dans  les restaurants de la Gaspésie.  

Depuis, Fourchette bleue a bien grandi : la certification des restaurants et des poissonneries s’est étendue à l’échelle du  Québec, le Salon et les Prix Fourchette bleue pour la reconnaissance des humains dernière cette industrie ont vu le jour,  la plateforme numérique Marché de poissons et de fruits de mer, les 198 supermarchés Metro se sont joints au  mouvement, etc.  

« J’ai envie de croire que c’est aussi un peu grâce à Fourchette bleue, que le Québec porte maintenant une attention plus  particulière à ses produits marins. La population s’informe davantage des espèces qui sont issues du Saint-Laurent, des techniques de pêche, de l’état des stocks, de la valeur nutritive et gastronomique… » dit Sandra Gauthier. « Chaque jour,  des Québécoises et des Québécois découvrent que la viande de phoque est délicieuse crue, que les oursins verts ont une  texture crémeuse et que la baudroie d’Amérique est parfaite pour la bouillabaisse. Avec toutes les richesses de nos eaux, on a de moins en moins envie de croquer un tilapia ! » dit-elle en souriant.  

Exploramer profite également du début de la saison de la pêche pour relancer les activités du Marché de poisson et de fruits de mer, une plateforme de type « marketplace » visant à commercialiser les petits volumes et les prises accessoires dans l’industrie alimentaire du Québec.

Un détour vers le futur

Comme à chaque année, à l’approche du printemps, la FADOQ, région Saguenay—Lac-Saint-Jean—Ungava vient dévoiler la programmation de son Salon 50+ et Jeux FADOQ.  Cet évènement qui rassemble année après année, des milliers de personnes, aura lieu du 12 au 14 avril prochain au Centre Mario-Tremblay d’Alma. 

Le thème de la 32e édition du plus grand rassemblement régional des 50 ans et plus est « Détour vers le futur ».  Par ce thème évocateur et audacieux, la FADOQ veut mettre en avant-plan l’importance pour tous les citoyens, quel que soit leur âge, d’être au fait des avancées actuelles et des enjeux de demain pour rester actifs, bien informés, autonomes et dans un monde ou la diversité a pris place. « C’est aussi une manière de démontrer comment notre organisation a cette vision de se propulser vers l’avenir pour offrir aux 50 ans et plus, une gamme de produits et services rejoignant non seulement les membres actuels, mais ceux à venir » de préciser Marthe L’Espérance, présidente de la FADOQ régionale.

Imaginez :

  • Un simulateur de conduite automobile ;
  • Une conférence sur le choix de son vélo électrique ou pas ;
  • Des robots qui demain, pourraient être des accompagnateurs ;
  • La haute technologie dans les appareils auditifs ;
  • De la réalité virtuelle pour comprendre la maltraitance envers les aînés ;
  • L’intelligence artificielle pour des habitats adaptés à des besoins spécifiques en santé ;
  • Le numérique au service des relations entre clients et pharmaciens ;
  • Des activités intergénérationnelles à caractère scientifique.

Imaginez tout cela et vous aurez un avant-goût de ce l’on proposera aux visiteurs du Salon 50+.  Et tout cela, c’est beaucoup plus que des gadgets. Ce sont des avancées technologiques, des réalités avec lesquelles on vivra demain et, quand y pense, on est déjà demain.

En plus des ateliers de réalité virtuelle présentés et de la quinzaine de conférences, les trois grandes conférences-vedettes témoignent elles aussi du désir de la FADOQ de faire découvrir des univers différents.  Des univers qui peuvent paraître éloignés de nous à première vue, mais qui nous amènent au cœur de préoccupations très actuelles. 

  • Les pièges des escrocs du web avec le célèbre chroniqueur en technologie, François Charron
  • Le fabuleux parcours de l’ingénieure en aérospatiale, Farah Alibay
  • La réalité des drag queens devant et derrière la scène avec Michel Dorion

Le volet sportif et sociorécréatif des Jeux présente 13 disciplines en compétition : baseball-poches, billard, fléchettes au mur, grosses quilles, marche participation, palet américain, pétanque, pétanque-atout, pickleball, sacs de sable 300, scrabble duplicata, le cornhole/babette et le cribble.

Plusieurs compétitions permettront aux membres de la région de se qualifier pour les jeux provinciaux qui auront lieu à Sherbrooke en septembre prochain. Tout le volet Jeux traduit l’importance que la FADOQ accorde à la pratique de l’activité physique, et cela, autant pour le maintien d’une bonne condition physique que pour briser l’isolement. On ne peut minimiser l’importance de toutes ces activités pour un grand nombre de nos membres qui, au sein de nos 63 clubs et de nos ligues, peuvent pratiquer leur activité préférée tout en créant des contacts sociaux. Les journées de compétition culmineront chaque jour à 16 h avec une cérémonie de remise des trophées aux gagnants dans les différentes disciplines.

Un pareil évènement serait impossible sans l’appui de nos précieux partenaires. Nommons le présentateur officiel FAMILIPRIX, Groupe Forget audioprothésistes, IRIS le groupe visuel, Ville d’Alma, le gouvernement du Québec et le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes du Saguenay—Lac-Saint-Jean (CAAP). Grâce à leur soutien, les visiteurs au Salon 50+ sont admis gratuitement. La FADOQ tient aussi à remercier pour leur implication et leur soutien, les nombreux bénévoles qui donneront de leur temps pour assurer le succès de l’évènement.

Soulignons en terminant que la FADOQ, région Saguenay—Lac-Saint-Jean—Ungava, ce sont plus de 33 000 membres, ce qui en fait le plus grand rassemblement de citoyens de la région. Aujourd’hui, une personne sur 4 de 50 ans et plus dans la région est membre de la FADOQ. Ce Salon 50+ et Jeux FADOQ, c’est aussi une façon de les remercier d’accorder leur confiance en cette grande organisation. 

À LA VEILLE DE LA JOURNÉE NATIONALE DE PROMOTION DE LA SANTÉ MENTALE POSITIVE, BONNE NOUVELLE « 74 % DES QUÉBÉCOIS·ES ESTIMENT ÊTRE EN BONNE SANTÉ MENTALE »

Dans le cadre d’un sondage Léger réalisé à travers le Québec entre le 16 et le 18 février dernier pour le Mouvement Santé mentale Québec, on constate que la grande majorité de la population québécoise se considère en bonne santé mentale et la plupart des gens estiment avoir une assez bonne estime de soi. Toutefois, force est de constater qu’à la lumière des résultats, l’estime de soi et la santé mentale apparaissent comme étant fortement corrélées : les résultats démontrent que les Québécois·es ayant une moins bonne perception de leur santé mentale ont aussi une moins bonne estime d’eux-mêmes. Il demeure donc essentiel de travailler à favoriser la santé mentale et l’estime de soi de la population, particulièrement chez les plus jeunes. En effet, on observe dans le sondage que l’estime de soi augmente grandement avec l’âge.

Lors de la Journée nationale de promotion de la santé mentale positive ayant lieu ce 13 mars, le Mouvement Santé mentale Québec et ses organismes membres souhaitent parler de l’importance de contribuer ensemble au développement et au maintien de l’estime et de la confiance en soi.  Ces derniers agissent comme un pilier sur lequel reposent nos choix, nos relations et nos réalisations. Une bonne estime de soi nous dispose à la fois à reconnaître nos forces, nos capacités, nos limites, et à exprimer nos besoins. Pour Diane Chayer, t.s.m.s.s., présidente et chargée de formation chez Diane Chayer Consultation inc. « l’estime de soi et la confiance en soi permettent de soutenir un processus de restauration ou d’acquisition du pouvoir d’agir des individus et des groupes. Soutenir leur développement favorise même une transformation sociale ». 

PLUS QU’UNE RESPONSABILITÉ INDIVIDUELLE
Le développement de l’estime de soi n’est pas qu’une responsabilité individuelle. Pour plus de la moitié des personnes qui ont répondu au sondage, les éléments qui ont le plus d’impacts positifs sur le développement et le maintien de l’estime de soi sont les relations amicales, le climat familial, le niveau de scolarité, les relations amoureuses et le statut économique. À l’inverse, les éléments qui semblent avoir des impacts plus négatifs sont les propos et les attitudes discriminatoires et stigmatisantes, les médias en général et les médias sociaux, de même que le statut économique. Sur ce dernier point, il apparait que le statut économique a des impacts négatifs plus importants chez les 18 à 34 ans (26 %) et chez ceux dont le revenu familial annuel est de moins de 40 000 $ (25 %), par rapport à 16 % pour l’ensemble des Québécois·es, ce qui représente un écart significatif de 10 et de 9 points.

Au niveau du travail, Renée Ouimet, directrice du Mouvement Santé mentale Québec, souligne : « J’ai été frappée par le fait qu’un peu moins de la moitié des personnes répondantes disent recevoir de la reconnaissance de leurs collègues au travail et que pas plus du tiers en reçoivent de leurs supérieur.es. Pourtant, de nombreuses recherches démontrent depuis des dizaines d’années que la reconnaissance au travail est un facteur de protection en santé mentale. » Pour Jacques Forest, Ph. D., professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQÀM, « être reconnue comme personne à part entière dans son unicité au travail par les collègues et les gestionnaires nous donne l’énergie nécessaire pour se mettre en mouvement. La reconnaissance de l’effort, de l’investissement, de la manière d’effectuer le travail, des résultats et de l’impact de celui-ci permet de satisfaire les besoins psychologiques d’autonomie, de compétence et d’affiliation sociale. »

LA MAJORITÉ DES PERSONNES AINÉES ONT UNE BONNE ESTIME DE SOIOn entend beaucoup parler de l’impact du vieillissement de la population. Cependant on ne parle pas de cette grande force qu’est l’estime de soi chez les aîné·es. À titre d’exemple, 68 % des personnes de 18 à 34 ans disent avoir du respect pour elle-même, comparativement à 89 % chez les 55 ans et plus; 62 % ont des raisons d’être fières, comparativement à 86 %; 56 % sont satisfaites d’elle-même, comparativement à 81 %. Et si ce constat nous amenait à développer plus de ponts intergénérationnels pour que les personnes aînées puissent jouer un rôle d’accompagnement, de pilier? En ce sens, Marjolaine Sioui, Directrice générale à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, nous partage un enjeu actuel : « L’évolution de la société a fait perdre la richesse des aîné·es, du sage, du transfert de la culture, des cérémonies, du territoire, des savoirs, de la langue, de l’histoire, de la famille. Le noyau n’est plus comme avant. Ce qui entraine une perte de repères. » Cette réalité est certainement similaire dans plusieurs communautés.

ÊTRE UNIQUE ENSEMBLE

Alors, comment être soi-même ensemble, développer une bonne confiance en soi, reconnaître sa propre valeur.  Pour Roxane de la Sablonnière, professeure titulaire au département de psychologie à l’Université de Montréal et directrice du laboratoire sur les changements sociaux, l’adaptation et le bien-être, « Nos identités sont multiples et variées. Elles se chevauchent, interagissent, s’entrechoquent parfois. On peut, par exemple, s’identifier à une culture, une nation, une religion, un groupe ethnique, familial, professionnel, sportif ou générationnel, à une orientation sexuelle ou à un genre. Ces différentes identités se conjuguent pour former une identité globale unique à chaque personne. On peut prendre appui sur une identité plus forte pour soutenir nos identités plus vulnérables. La cohérence entre nos identités et la clarté de celles-ci sont des vitamines pour l’estime de soi. »

Afin d’aider à mieux s’y retrouver, le Mouvement Santé mentale Québec propose le 13 mars prochain un colloque gratuit « S’accepter c’est être soi-même, ensemble », accessible à tous en présence ou en ligne. De 9 h à 12 h, une série de conférences dynamiques seront présentées. Pour connaître la programmation complète de l’événement, on peut visiter le https://mouvementsmq.ca/journee-nationale-de-la-promotion-de-la-santementalepositive/

LA CAMPAGNE « 7 ASTUCES »
Le 13 mars est également le lancement de la Campagne annuelle de promotion de la santé mentale « S’accepter c’est être soi-même, ensemble ». « S’accepter » est l’une de ces sept astuces mises de l’avant pour favoriser le bien-être psychologique et la résilience. On peut consulter en ligne ou commander des vidéos, cartes informatives, affiches, jeu de cartes, et même une revue dans laquelle on aborde le rôle de l’estime de soi tout au long de la vie. Ces outils sont à découvrir sur etrebiendanssatete.ca.