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Les logements abordables de plus en plus inaccessibles

En raison de la folie immobilière qui fait rage au Québec depuis plusieurs mois, Bloc Solutions souhaite apporter une nouvelle vision des données disponibles au Québec sur le marché immobilier et de leur impact réel sur le terrain.

Les logements abordables de plus en plus inaccessibles

Les données de Bloc Solutions, jumelées à celle de Société d’habitation du Québec, montrent clairement que les logements sont de moins en moins abordables. Ce faisant, les données de la Société d’habitation du Québec indiquent qu’en moyenne, le loyer médian pour un logement d’une chambre, toutes régions confondues, est de 750 $. En comparaison, les données rendues disponibles par Bloc Solutions révèlent que le loyer médian, pour un logement d’une chambre signé sur sa plateforme, est de 875 $ par mois, soit plus de 15 % supérieur aux données publiées par la Société d’habitation du Québec. 

En effet, rappelons qu’une personne rémunérée au salaire minimum devrait consacrer environ 30 % de son salaire brut aux frais de logement mensuel. Le montant recommandé est donc de 702 $/mois (incluant loyer, électricité, chauffage, assurances, internet, etc.). Trouver un logement abordable se révèle irréalisable pour de nombreux travailleurs précaires qui doivent en réalité consacrer jusqu’à 50% de leur budget au logement. Étant donné la part de marché détenue par Bloc Solutions de 15 % des logements résidentiels locatifs québécois, ainsi que les données fournies par La Société d’habitation du Québec, on constate qu’il est de plus en plus difficile de trouver un logement abordable dans la province.


Une augmentation du prix des loyers plus de 2 fois supérieure à l’inflation

Nous sommes en mesure de savoir, grâce aux données de Bloc Solutions, que le loyer moyen signé sur la plateforme est de 1 246 $ par mois, ce qui représente une hausse de 7 % par rapport aux baux entrant en vigueur au trimestre précédent. Elles révèlent aussi que le loyer médian est de 1 150 $ par mois, soit une hausse de 15 % par rapport aux baux entrant en vigueur au trimestre précédent. 

À titre comparatif, le loyer moyen sur la plateforme Bloc Solutions pour la même période en 2020 était de 1 063 $ et le loyer médian était de 940 $. Nous observons donc une hausse du loyer moyen de plus de 16 % et une hausse du loyer médian de plus de 22 %, alors que l’indice des prix à la consommation des 12 derniers mois se terminant en octobre 2021 s’est fixé à 7,1 % au Québec. L’augmentation du prix moyen des loyers au cours de la dernière année serait donc plus de 2 fois supérieure à l’inflation. Ces chiffres risquent de donner des munitions aux groupes qui réclament davantage de logements abordables.
 

Les outils numériques propulsés par la pandémie

Rappelons que Bloc Solutions représente actuellement plus de 15 % des logements résidentiels locatifs québécois, soit 189 000 logements, pour 35 000 locataires. Les 3546 baux électroniques entrés en vigueur d’août à octobre soulignent que Bloc Solutions a toujours le vent dans les voiles et confirment la pertinence des données divulguées.

« Nous sommes ravis de l’impact qu’a Bloc Solutions sur la transformation numérique de l’immobilier locatif au Québec. C’est aussi une fierté de voir que notre plateforme a pu aider à freiner la propagation de la COVID en éliminant des dizaines de milliers de rencontres uniquement pour la signature de documents », se réjouit François-Xavier Ratté, fondateur de Bloc Solutions.

Pour rappel, les inscriptions sur la plateforme avaient augmenté de 400 % dès les premiers mois du début de la pandémie. En conséquence, et depuis la déclaration d’urgence sanitaire le 13 mars 2020, plus de 41 500 rencontres non essentielles ont été évitées grâce à Bloc Solutions, contribuant au contrôle de la transmission du virus au Québec. 

Crise du logement: Andrés Fontecilla présente un plan d’urgence pour le 1er juillet

Alors que la crise du logement s’aggrave de jour en jour dans les centres régionaux, le député de Laurier-Dorion et responsable pour Québec solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla, présente aujourd’hui un plan d’urgence pour que les centaines de familles menacées de se retrouver à la rue le 1er juillet prochain puissent trouver rapidement un toit. Le député solidaire presse la ministre de l’Habitation de mettre en place ces mesures vigoureuses pour soutenir les municipalités à l’approche du 1er juillet.

« Pendant que la CAQ s’obstine à nier l’existence d’une crise du logement, tous les indicateurs sont au rouge foncé, à Montréal comme en région. Rien qu’en Estrie, plus d’une soixantaine de familles sont menacées de se retrouver à la rue le 1er juillet. Imaginez l’ampleur du problème à l’échelle du Québec! À un mois du 1er juillet, on est dans une vraie course contre la montre et la CAQ est en train de la perdre lamentablement. Il est temps que la ministre Laforest se réveille et qu’elle accompagne les municipalités pour venir en aide aux locataires qui ne trouvent pas de logement », martèle M. Fontecilla.

Le député solidaire a présenté ce matin un plan d’urgence comprenant trois grands axes pour intervenir auprès des familles qui risquent de se retrouver sans logement le 1er juillet

1. Accompagnement des municipalités pour instaurer des services d’urgence 

  • Accompagnement des municipalités dans la mise en place de programmes d’urgence pour tous les locataires sans logement dans toutes les régions;
  • Bonifier les transferts aux municipalités pour les inciter à offrir ces services.
  • Réservation de chambres d’hôtel vacantes pour héberger temporairement les familles qui ne trouvent pas de logement sur le marché.
  • Meilleure campagne d’information pour que les locataires dans le besoin sachent où s’adresser selon leur municipalité.

2. Moratoire sur les rénovictions

  • Instauration d’un moratoire sur les rénovictions par décret, et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021 en attendant une modification permanente de la législation en vigueur;
  • Possibilité pour les locataires de reconduire leur bail même s’ils avaient refusé de le renouveler ou s’ils faisaient l’objet d’une éviction pour rénovation.

·        Le renouvellement du bail se ferait aux mêmes conditions, avec une augmentation de loyer maximale calquée sur la grille de référence du Tribunal administratif du logement.

·        Les propriétaires pourront refuser seulement si un autre locataire a signé un bail.

3. Reprise des logements de type Airbnb sur le marché à long terme

  • Surveillance stricte de l’hébergement touristique illégal;
  • Sanctions musclées pour les locations illégales de type Airbnb afin de remettre ces logements sur le marché locatif.

Agir à long terme

Or, un plan d’urgence pour le 1er juillet n’est que la pointe de l’iceberg des mesures à mettre en place pour lutter durablement contre la crise du logement. Le député de Laurier-Dorion rappelle une fois de plus à la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, l’importance de lutter contre la surchauffe immobilière et d’augmenter l’offre de logement social et abordable sur le marché locatif.

« On le répète depuis des mois: la flambée des prix sur le marché immobilier n’a pas seulement des conséquences sur les jeunes familles qui veulent devenir propriétaires, elle se répercute aussi sur les locataires qui se font refiler des hausses de loyer abusives ou qui se font carrément évincer de leur logement. La ministre a annoncé de nouvelles unités de logement social, mais avec le retard accumulé depuis des décennies, ça va prendre plus qu’une poignée de HLM pour répondre aux besoins immenses en matière de logement », conclut Andrés Fontecilla, qui rappelle qu’il y a présentement 38 000 personnes en attente d’un logement social au Québec. 

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