Très attendu, Sans oublier, premier long jeu de Lysandre, est une série d’offrande aux personnages féminins phares de sa vie. Obsédée par le concept de mémoire, l’auteure-compositrice-interprète dédie la majorité de ses chansons à ses consoeurs, dont le souvenir a su sauver son rapport nostalgique au monde. L’autrice-compositrice-interprète a préalablement mis la table avec trois extraits remarqués; «Tintagel», «Le paon impossible» et «Sans oublier». 

« Sans oublier c’est l’importance de la sonorité dans ma vie et la portée des voix puissantes de femmes qui m’entourent et qui m’inspirent. L’album s’écoute comme on regarde un album-souvenir. Comme si chaque chanson devenait une photographie d’un personnage ou d’un lieu. L’idée de creuser sa mémoire pour transformer la nostalgie en souvenir concret. Sans oublier est un endroit où la création a été cathartique dans l’exploration de la perte et salvatrice par la force du commun.» affirme Lysandre

Guidée par Alexandre Martel à la réalisation et entourée des musiciens Étienne Dupré (Klô Pelgag, Duu) et Samuel Gougoux (Corridor, TDA), Lysandre rallie son bagage musical classique aux codes populaires en intégrant à ses synthétiseurs et aux guitares explosives plusieurs arrangements (Aaron Wolff) de violoncelle et de quatuor de trombones et en explorant les sonorités qu’ont à offrir le piano, le clavecin, le clavinet et le théorbe. Ces multiples collaborations (Ouri, Blaise Émard) réitèrent la force de la communauté sur Sans oublier, où la prise de parole devient un instrument. Parfois accompagnée des voix de ses amies N NaoLou-Adriane Cassidy et Ariane RoyLysandre y illustre habilement l’écho de la parole d’autres femmes dans la sienne, dans un témoignage aussi assumé que vulnérable sur son propre enracinement dans la mémoire de ses sœurs. D’ailleurs la captation du troisième extrait «Tintagel» représente bien cette force et cette alliance féminine.