Le country est l’âme du Québec et La Famille Day en est la plus édifiante incarnation ! Au grand bonheur des mélomanes du monde entier, les musiciens fermiers de ce clan tissé serré proposeront un deuxième sillon intitulé Day Générations, le 7 octobre.

Après le succès Quand qu’on s’est rencountry, paru en 2018, les cinq inséparables livrent enfin l’album le plus personnel de leur carrière : 13 nouvelles chansons qui racontent le cours des jours. Rien de moins.

Que joue la famille ?

Formé de Guy Day (Marc Lalonde), Daisy Day (Mélisande Archambault), Bonnie Day (Valéry St-Gelais), Oli Day (François Jalbert) et Ben Day (Simon Pagé), ce groupe de Ste-Hérésie (village situé quelque part entre Amos et Gaspé) fait rayonner la joie de vivre et le country.

Les musiciens (guitare, contrebasse, banjo, violon, plaque de char à cordes) ont interprété chacun de leurs morceaux des milliers de fois, pour en connaître tous les recoins ! Ils ne sont pas des érudits, mais ils maîtrisent parfaitement leur parcelle de country. Toujours pour le plaisir, ils mélangent ce terreau musical avec des semences de bluegrass.

Toutes les tounes ont été composées par quelqu’un de la grande famille Day, que ce soit un oncle ou un cousin. Par exemple, Mon cheval est parti sur mon cheval a été écrit par Doris Conrad Day, le grand-père de tous les Day de Ste-Hérésie et pionnier du country au Québec.

Sans complexe, le quintette visite donc le passé et le présent en empruntant çà et là des idées ayant émergé dans la tête de plusieurs autres créateurs assumés, dont Gilles VigneaultWillie Lamothe et même John Coltrane.

Que chante la Famille ?

Cette lignée d’artisans qui labourent la terre cultive surtout l’amour. Sur la chanson Je, notamment, Daisy Day a exploré ce puissant sentiment. Bien qu’elle soit tombée en panne d’inspiration durant l’exercice, une chanson est née…

Générations parle également des chevaux, des camionnettes (Boîte de pickup et Coeur de trucker / Roadkill), de religion (Monde meilleur), de jeu compulsif (Le gouvernement) et même de jalousie. Sur la prenante Dans ma courBen Day a le cœur à l’envers : le voisin possède des objets qu’il n’a pas dans sa propre cour à scrap ! En écoutant ce plaidoyer chavirant, on découvre qu’il n’arrivera jamais à être heureux avec sa ferraille… Cette chanson est sans aucun doute la plus sentimentale de La Famille Day.

D’autres morceaux, comme la pièce Je n’ai rien, abordent les difficultés de la vie. C’est la complainte de Bonnie, qui estime que son univers est vide.

Cela dit, peu importe le récit, peu importe l’émotion, cette bande festive propose des pièces dans la bonne humeur, comme si la musique guérissait tout. Ouep, la naïveté est pure et heureuse au sein de La Famille Day, et ce, depuis des générations.

À propos de la famille

Dans la mélancolie ou l’allégresse, La Famille Day a joué du country au fil des siècles. Personne ne sait exactement à quand remonte la première étincelle musicale.

Il faut dire que l’arbre généalogique, qui est en trois dimensions tellement les liens sont enchevêtrés et consanguins, ne rend pas simple le travail des historiens.

On dit que les Day font de la musique d’une autre époque. C’est vrai.

On dit qu’ils ont des mœurs d’un autre temps. C’est vrai.

On dit que le ressenti de leurs chansons, lui, n’a pas vieilli. C’est vrai aussi.

On dit que La Famille Day est une satire du monde dans lequel on vit. Pas vrai ?