La Dre Sylvie I. Demers s’attaque dans ce livre à deux mythes puissants: celui voulant que l’hormonothérapie féminine augmente le risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité; et celui selon lequel les statines (médicaments diminuant le cholestérol) atténuent ces risques de manière importante. Il s’agit là d’un pari risqué, car la peur de l’hormonothérapie féminine et du cholestérol est inscrite profondément dans la psyché collective. Ses propos, rigoureusement documentés, déstabiliseront peut-être mais permettront à tous de faire des choix plus éclairés en matière de santé.

Depuis des décennies, la majorité des soins médicaux vont au traitement des maladies chroniques: maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, ostéoporose, cancers, maladies dégénératives. On oublie trop souvent que le déclin de plusieurs hormones dû au vieillissement joue un rôle prépondérant dans l’augmentation du risque de ces maladies.  Alors que l’importance de saines habitudes de vie est reconnue, celle d’un bilan hormonal équilibré ne l’est pas encore, ce qui nuit à l’exercice d’une médecine préventive efficace. Les hormones féminines sont généralement les premières à subir une chute significative. 

Cet ouvrage met en évidence les conséquences néfastes que présentent cette chute de même qu’un taux d’insuline élevé causé par un surpoids. Avec les problèmes thyroïdiens, de tels dérèglements constituent les causes principales des maladies les plus fréquentes liées au vieillissement. Considéré bien souvent comme le plus important facteur à l’origine des maladies cardiovasculaires, le cholestérol ne joue pourtant pas le mauvais rôle qu’on lui attribue. Tout comme les hormones féminines, c’est une substance bénéfique pour le maintien d’une bonne santé.