Gazoline: nouvel album le 12 novembre

Les punks les plus sellout de la province s’en viennent avec un album le 12 novembre: Gazoline III. Comment réinventer le fameux rock, désormais renié par tous au profit de genres à 4 mots? En le tuant, le brassant, en choquant les vieux de la vieille : Gazoline ne se privera pas de piger à gauche à droite, du new jack swing au shoegaze, pour orchestrer son retour. Résultat, un album presque concept, ou méta, c’est le mot, par un band qui toffe encore, prêt à tout pour savourer sa dernière chance. C’est sérieux ou pas? Un peu assurément, mais pas tant. Résolument satirique dans la plupart de ses propos, le disque reste un véritable défilé de refrains puissants et audacieux, sans temps morts, une promesse toujours tenue par Gazoline depuis ses débuts en 2012.

Dès l’ouverture du premier single «  3 minutes 5 secondes  », la table est mise : un ultimatum livré par le gérant du label, le temps d’un message vocal. La cavalerie sera appelée pour épargner Gazoline, probablement au coût de son âme, vers une recherche du hit total. Comptant parmi ses alliés le réalisateur Gus van Go ou même Simon Brouillard du groupe culte des 60s les Lutins dans le rôle de hype man, Gazoline III se veut une épigramme sur la santé du défunt concept de band, du Rock avec un grand R, de l’industrie et du public : tout le monde y passe un peu.

Avec l’annonce officielle de la sortie de l’album vient le troisième extrait « Dragueur kamikaze », indéniable banger disco (pas neo-disco) sur trame d’incartades nocturnes et de groove découpée au couteau.

À suivre le 12 novembre prochain avec Gazoline III, via Duprince.

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