Mononk Jules reçoit un succès retentissant sur les scènes du Québec et du Canada. Après la sortie du livre éponyme, Jocelyn Sioui s’approprie à merveille l’approche du théâtre-documentaire pour raconter un pan de l’histoire méconnue des premières nations, notamment par le biais de son histoire familiale.Suite au succès de sa première tournée en 2021, une nouvelle série d’une dizaine de représentations est prévue dans le Grand Montréal jusqu’à la fin de l’année, et ce, dès le 22 septembre prochain.
« Abordant un sujet nécessaire et actuel, Mononk Jules est un spectacle surprenant et lucide qui soulève d’importantes questions sur la mémoire collective, la société et l’humanité. »Patrice Bonneau, JEU, revue de théâtre
Mononk JulesMononk Jules est une œuvre historique unique qui met en lumière Jules Sioui, le grand-oncle wendat de Jocelyn Sioui. L’auteur vient ainsi souligner de manière poignante les enjeux réels des autochtones du 20e siècle grâce à un grand travail de recherche. Il réussit, avec une grande humilité, à développer un langage universel dans cette pluridisciplinarité qu’on lui connaît et continue de nous faire voyager dans son imaginaire.
« Si le récit factuel est « très vrai », la manière de raconter « oscille entre le conte et le documentaire ». Entre maquettes animées et projections vidéo, le créateur joue avec la forme, dans un souci d’accessibilité. » – Marie Labrecque, Le Devoir
Mononk Jules s’inscrit comme un hommage à l’un des grands héros autochtones du vingtième siècle. En 1940, la conscription obligatoire de tous les hommes au Canada met en exergue la situation aberrante des autochtones : privés de droit de vote, mais obligés de combattre. C’est l’incident de trop qui mène Jules Sioui à faire entendre sa voix et devenir une figure majeure dans la lutte pour les droits des autochtones par ses revendications et ses actions, notamment par une grève de la faim de 72 jours.Par le biais de cette approche documentaire, Jocelyn Sioui cherche à combler les vides de l’histoire. Il questionne l’oubli de certaines grandes figures autochtones et tente de recoudre ces récits, effacés de nos mémoires, à l’histoire enseignée au Québec. L’auteur déploie ainsi toute la maîtrise de ses outils scéniques permettant d’ouvrir la réflexion du fossé qui sépare les Premières Nations du reste du Canada. 
« Poussé par un souci de réhabilitation, le marionnettiste dénonce, revendique ou interroge à son tour… tout en veillant à ne pas faire de Mononk Jules un objet uniquement pamphlétaire, mais bien un outil pédagogique. » Yves Bergeras – Le Droit