Augmentation du prix de l’acier, hausse des coûts de transport, congestion maritime, retards de livraison, les boîtes en fer-blanc sont une denrée rare par les temps qui courent. Alors que s’amorce la saison des sucres, la situation est préoccupante pour le monde acéricole, de même que pour nombre d’entreprises du secteur agroalimentaire. Idéal Canne, chef de file dans la fabrication de cannes en acier, a rapatrié sa production au Québec afin de pallier la pénurie. Devançant la mise en opération de son usine située à La Guadeloupe dans le Sud du Québec, le fabriquant a mis les bouchées doubles pour que nos acériculteurs puissent embouteiller ce précieux nectar doré.

 
Ci-haut : Erick Vachon, président d’Idéal Canne et son fils Jean-Sébastien Vachon, vice-président.
 
Seul manufacturier canadien à offrir ce type de canne de conserve, Idéal Canne a façonné le marché au cours des 13 dernières années. Spécialisé dans la fabrication de cannes en acier trois pièces, l’entreprise se démarque par sa capacité d’offrir des tirages limités tout autant que des tirages de masse, ainsi que par son service de lithographie personnalisé, lequel permet aux producteurs d’offrir des cannes aux couleurs de leur établissement.  « Depuis nos débuts, le monde acéricole constitue une grande partie de notre clientèle. Il allait donc de soi que nous mettions tout en œuvre pour sauver les meubles, la saison étant fortement compromise pour nombre d’acériculteurs » souligne le président d’Idéal Canne Erick Vachon. En ce sens, l’entrepreneur a remué ciel et terre pour que ses infrastructures québécoises, dont la mise en opération était initialement prévue en juin, s’effectue hâtivement. « Nous sommes déjà en production depuis le 1er mars et avons entrepris les démarches nécessaires pour que deux lignes de production s’ajoutent, afin de pouvoir répondre à la demande » soutient M. Vachon. Idéal Canne possède actuellement une ligne de montage pouvant produire 100 millions de cannes par année.


Une flambée des prix qui laisse un arrière-goût amer
 
À l’instar de nombreuses industries, les répercussions de la pandémie sur le marché de la canne de conserve sont telles que la fabrication locale s’impose désormais comme meilleur choix économique.  « Avec la hausse du prix de l’acier, la congestion dans les ports et l’augmentation pharamineuse du prix des conteneurs, il devenait impossible d’offrir un prix raisonnable » note le président. Devant une telle flambée des prix, les becs sucrés seraient assurément restés sur leur appétit.
 
Rappelons qu’en 2010, une pénurie de cannes de sirop d’érable avait ébranlé le monde acéricole. Idéal Canne, qui œuvrait alors dans le domaine de l’importation, y avait vu l’opportunité de fabriquer les cannes en acier. L’entreprise québécoise s’est rapidement positionnée auprès d’une majorité de distributeurs.
 
En 2019, contexte pandémique oblige, de nombreuses variables ont rendu l’importation difficile, de sorte que l’entreprise s’est réorientée vers la production locale. Utilisant l’expertise acquise au cours de la dernière décennie, le manufacturier a fait l’acquisition d’une usine à La Guadeloupe et s’est doté d’une ligne de production à la fine pointe de la technologie. « Notre objectif est de combler le besoin criant dans notre industrie. Grâce à notre usine québécoise, nous ne dépendons plus de l’importation, ce qui nous place dans de meilleures dispositions pour approvisionner notre clientèle et contribuer à freiner l’augmentation du prix des cannes » d’ajouter M. Vachon.
 
À propos de Idéal Canne
 
Chef de file dans l’industrie de la canne de conserve, Idéal Canne est une entreprise manufacturière de canne de conserve située dans le sud du Québec. Doté d’infrastructures à la fine pointe de la technologie, Idéal Canne emploie 45 personnes par ligne de production et s’impose parmi les chefs de file en Amérique du Nord. Spécialisée dans la fabrication de cannes de métal trois pièces, l’entreprise se démarque par la flexibilité de ses tirages et par son service de lithographie personnalisé sur les cannes.