En réponse à la pénurie imminente de blé ukrainien et dans un effort de prévention de la famine annoncée dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, Émilise Lessard-Therrien, responsable solidaire en matière d’agriculture, propose la mise sur pied d’un fonds d’urgence humanitaire pour la production de blé solidaire au Québec.

« Ici au Québec, on a les moyens d’aider à y pallier en produisant du blé qui pourrait être acheminé aux pays qui en ont besoin via le Programme alimentaire mondial. On regarde ce qui se passe en Ukraine et on se sent impuissants, on entend que cette guerre va causer de la famine et ça, c’est une chose sur laquelle on peut agir rapidement », explique la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

La proposition de Québec solidaire implique la création d’un fonds d’urgence pour doubler la production de blé québécois au cours des trois prochaines années. La proposition permettrait de soutenir les producteurs dans cet effort de solidarité internationale.

« Le PAM a demandé à plusieurs pays d’ouvrir leurs silos et je crois qu’on peut très bien le faire au Québec. Le fonds d’urgence aiderait également les agriculteurs québécois à diversifier leur production de céréales. En plus de faire notre part pour prévenir la famine dans le monde, on pourra augmenter notre propre autonomie alimentaire à long terme », affirme Mme Lessard-Therrien.

Le fonds pourrait notamment permettre aux agriculteurs de réaliser les travaux nécessaires à l’aménagement des terres où serait semé le blé et à l’achat de l’équipement utilisé pour la production ou la récolte des céréales. Les sommes du fonds d’urgence pourraient être tirées, notamment, à partir des programmes de la Financière agricole, dont le programme Investissement Croissance.

« De l’argent, il y en a. Il existe plein de programmes actuellement pour soutenir la diversification des productions agricoles et on pourrait créer ce fonds à même les programmes qui existent déjà et qui ont déjà des budgets. Soyons novateurs dans notre solidarité avec les pays qui subiront les répercussions de la guerre en Ukraine et engageons-nous dans la production de blé d’urgence », conclut la députée.