Étienne Coppée dévoile Et on pleurera ensemble, un premier album qui résume quelque peu sa vie jusqu’à date. D’une part, parce qu’il y intègre autant certaines de ses premières compositions que d’autres toutes neuves, et aussi parce qu’il y raconte son vécu des dernières années. C’est une épopée d’émotions à échelle humaine dans laquelle les larmes abondent, passant des lourdes aux belles, et, en tant qu’auditeur.trice, on en ressort renouvelé.e. Vibrant ode à l’amitié.

Tenant de l’émotion et de l’amitié devant toute chose, Étienne Coppée se raconte, lui, ses alentours, ses affections, ses aléas, pour nous rassembler. Sa musique – une chanson chorale alliant folk pastoral et soul idyllique – est une introspection, un journal intime transparent d’honnêteté, une envie d’être en contact avec vous, pour vous donner envie de chanter avec lui. Il vient tout juste d’arriver – mais c’est comme si ça faisait 26 ans qu’il préparait ses chansons dans sa tête. Sa proposition est déjà probante tout en restant naïve et ouverte : l’émotion prime, les relations – amicales, amoureuses, familiales – se racontent, les chants et les ami.e.s s’enlacent, la vie suit son cours. Les textes se partagent entre des images impressionnistes et des bribes narratives – une écriture riche de personnes, de relations, d’endroits. Le jeu des instruments est naturel, appuie et complémente les voix, belles, à la fois fragiles et franches. L’intime proposé rend l’auditrice.teur perméable – il y a ici quelque chose de rare et de cathartique, qui fait vivre. 

Et on pleurera ensemble est composé de douces prises de risques autodidactes, menées par un piano passager et des voix à la fois sensibles et vibrantes. Impressionniste, vaste mais succinct, ce premier album a permis à Étienne Coppée de clore une étape de sa vie – lui a permis de se documenter et de se comprendre, de s’accepter et de s’ouvrir davantage. Sincères et bienveillantes, intimes et invitantes, les pièces qui le constituent créent une proximité – avec Étienne, et entre auditeurs.trices. Et on pleurera ensemble, c’est une traversée de l’abattement au renouveau, passant de l’hiver d’une peine d’amour au printemps de l’amitié. Et, ah oui : on y retrouve une reprise de Je voudrais voir New York – simplement parce qu’elle rappelle à Étienne une belle soirée entre ami.e.s passée à chanter ce succès de Daniel Lavoie.

Co-réalisées par Salomé Leclerc, Simon Kearney et lui-même, les chansons de ce premier album ont été presque toutes enregistrées en groupe, en une seule prise, avec quelques surimpressions de mellotron, de voix et de piano. Ledit groupe, c’est Étienne Coppée (voix, piano, mellotron), Guillaume Chartrain (basse sur Rien de plus grand, prise de son et mixage), Bruno Saint-Laurent (synthétiseurs, orgue, aide au mixage), Simon Kearney (guitare, chant), Salomé Leclerc (percussions, guitare, chant), Flavie Melançon et Sabrina Fournier (choeurs) ainsi que Jacob Lainesse (chant sur Je voudrais voir New York) et les colocs et parents d’Étienne (en choeur sur Rien de plus grand). 

Et on pleurera ensemble, c’est se réapproprier « je t’aime » pour l’amitié.