Pour la nouvelle année, Vivre 100 Fibromes souhaite poursuivre sa mission d’améliorer la prise en charge du fibrome utérin, collaborer avec les professionnels de la santé, éduquer et briser l’isolement des personnes atteintes.
Une femme sur trois est touchée par le fibrome utérin au cours de sa vie. Une femme sur cinq aura des menstruations abondantes. « Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Le fibrome utérin n’est pas un problème de santé banal. De plus, il faut savoir qu’en raison, entre autres, des saignements abondants, plus de 60 % des femmes ont manqué, à un moment de leur vie, une rencontre sociale ou sportive, 80 % d’entre elles éviteront des rapports sexuels et 33 % devront même s’absenter du travail », souligne la présidente de l’organisme Vivre 100 Fibromes, Aïssatou Sidibé.
Les fibromes utérins, malgré leur prévalence, demeurent méconnus de la population. Le manque d’information sur ce problème de santé entrave même parfois l’accès à des traitements appropriés et isole les personnes qui en sont atteintes. Cette lacune s’observe aussi chez les professionnels de la santé en première ligne, ce qui peut avoir des conséquences considérables sur le diagnostic, la prise en charge et la qualité de vie des femmes touchées. Pour cette raison, Vivre 100 Fibromes poursuivra les activités d’éducation auprès des femmes et des professionnels de la santé en 2024.
Une nouvelle année de changement positif pour les femmes
« Nous mettrons l’accent sur l’éducation et la sensibilisation au sujet des fibromes utérins. Il est primordial que les femmes et les professionnels de la santé comprennent bien les différents symptômes et les options de traitement disponibles. Il faut marteler le message qu’il n’est pas normal de saigner abondamment jusqu’à en avoir peur de tacher ses vêtements et d’être constamment dans un état de fatigue, aussi bien au travail que dans la vie de tous les jours », ajoute Mme Sidibé.
Les fibromes utérins sont des tumeurs non cancéreuses qui peuvent se développer à l’intérieur, à l’extérieur et sur la paroi de l’utérus. Les symptômes possibles chez les personnes qui en souffrent peuvent être des douleurs pelviennes, des menstruations abondantes, des douleurs lors des relations sexuelles et même l’infertilité. Outre les médicaments et l’amélioration de l’hygiène de vie, qui visent à réduire la douleur, les traitements possibles sont l’hystérectomie, la myomectomie et l’embolisation des fibromes utérins. Le prix des médicaments ainsi que les frais d’hospitalisation et d’interventions chirurgicales font peser sur la société et sur les femmes un coût financier important, surtout pour celles n’ayant pas de couverture médicale et un faible revenu.
La création de l’organisme Vivre 100 Fibromes s’inscrit donc dans une prise de conscience générale des lacunes liées à la santé de la femme. L’objectif de l’organisme est de s’attaquer à ces préoccupations en œuvrant pour améliorer la prise en charge médicale de ces femmes au Québec.
« Pour les femmes présentant des symptômes, l’impact sur la santé physique et psychologique est important et contribue grandement à leur isolement. Nous pouvons nous interroger sur la place accordée au Québec aux maladies affectant les femmes et plus précisément au fibrome utérin. En suivant l’exemple de celles qui nous ont précédées un peu partout dans le monde, c’est à notre tour de faire une différence chez nous. Ensemble, faisons de cette nouvelle année une année de changement positif pour les femmes et faisons progresser la sensibilisation et la reconnaissance du fibrome utérin! », renchérit Aïssatou Sidibé.
Le fibrome utérin : prévalence élevée chez les femmes noires
Vivre 100 Fibromes souhaite mettre en lumière quelques statistiques percutantes dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs qui aura lieu en février prochain. Il est estimé que 70 % des femmes développeront des fibromes utérins d’ici l’âge de 50 ans. Parmi elles, les femmes noires sont trois fois plus susceptibles de développer un fibrome utérin au cours de leur vie. Qui plus est, elles sont sujettes à en voir apparaître à un plus jeune âge. Également, chez les femmes noires, les fibromes sont plus gros et plus nombreux.
« C’est pour cette raison que nous souhaitons que des politiques puissent être réalisées afin de réduire les inégalités concernant les communautés précises… et ainsi rendre accessibles les soins et l’information pour toutes. Nous souhaitons mettre en lumière l’impact physique, psychologique et financier de ce problème de santé chez les femmes noires », ajoute Mme Sidibé.
La conscientisation et la sensibilisation à cette maladie passent entre autres par le soutien à la compétence culturelle des professionnels de la santé qui prennent en charge des femmes affectées par le fibrome utérin. « Il est important de s’assurer que les soins prodigués aux femmes le sont dans un environnement culturellement sécuritaire et favorisant la collaboration et la relation médecin-patiente. C’est un autre de nos souhaits pour la prochaine année », conclut Mme Sidibé.
Pour obtenir du soutien et de plus amples renseignements, visitez le site www.vivre100fibromes.ca.