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Étiquette : Journée nationale de la philanthropie

Aider les autres : un engagement essentiel

Le 15 novembre c’est la Journée nationale de la philanthropie et on célèbre la générosité sous toutes ses formes – que ce soit par le bénévolat, le don financier ou l’implication de ceux et celles qui travaillent au service de causes qui leur tiennent à cœur. Dans notre société, les organismes sans but lucratif (OSBL) agissent comme des filets sociaux, répondant là où les gouvernements, malgré leurs efforts, ne peuvent combler tous les besoins. Ce rôle essentiel, qui se renforce en période de crise économique, exige une gestion rigoureuse et efficace des ressources pour maximiser chaque dollar reçu. Avec l’inflation et l’incertitude financière, les familles redoublent de prudence dans leurs dons, priorisant les causes qui les touchent personnellement.

La philanthropie : bien plus que l’argent

Être philanthrope, c’est parfois plus que donner de l’argent. C’est aussi offrir de son temps, partager ses compétences et s’engager pour un avenir meilleur. En cette ère de quête de sens au travail, nombre de travailleurs et travailleuses se réinventent en choisissant la philanthropie comme carrière. Cette profession permet de conjuguer des valeurs fortes, notamment l’entraide et la solidarité, avec un engagement concret. Peu importe nos origines, notre genre ou notre parcours, aider les autres est une valeur rassembleuse qui donne du sens à la vie. Tous les jours, cet emploi donne beaucoup de sens dans ma vie !

Une profession aux multiples facettes

Les professionnel.les de la philanthropie jouent un rôle crucial dans notre société. Ils travaillent au sein d’organisations qui répondent à des besoins aussi divers que l’environnement, la santé, l’éducation, la culture, ou encore l’accès au logement. Leurs tâches varient, allant de l’organisation de campagnes de financement à la gestion des ressources humaines, en passant par la communication et même la comptabilité. Le quotidien de ces expert.es est riche, dynamique et rarement monotone, avec des défis constants qui demandent de jongler avec plusieurs responsabilités simultanément. En cette Journée nationale de la philanthropie, l’Association des professionnel.les en philanthropie du Québec rend hommage à ces personnes d’exception, pour qui l’aide aux autres est une vocation.

Un engagement actif au service du bien commun

Dans un contexte sociétal marqué par des enjeux pressants tels que le changement climatique, la précarité économique ou les inégalités sociales, les professionnel.les de la philanthropie jouent un rôle déterminant. Grâce à leur expertise, ils mobilisent des ressources, créent des ponts entre les communautés et renforcent les réseaux d’entraide. Ils ne se limitent pas à recueillir des dons; ils suscitent l’action collective, sensibilisent le public aux défis sociaux et œuvrent pour bâtir un avenir plus inclusif. Ces professionnel.les sont les architectes d’initiatives transformatrices, mettant en œuvre des projets qui enrichissent le bien commun.

Un secteur clé pour relever les défis de notre société

Aujourd’hui, alors que les besoins se font de plus en plus criants, il est impératif de reconnaître l’impact durable des professionnel.les de la philanthropie. Ce secteur, par sa capacité d’adaptation et sa réactivité face aux urgences, complète l’action publique et répond directement aux enjeux de notre époque. En cette Journée nationale de la philanthropie, rendons hommage à celles et ceux qui, avec professionnalisme, compassion et engagement, œuvrent chaque jour pour bâtir un monde meilleur.

Par Isabelle Morin, membre du conseil d’administration de l’Association des professionnels en philanthropie du Québec et directrice générale de la Fondation de l’Université du Québec en Outaouais.

Journée nationale de la philanthropie : parlons franchement

La récente lettre des ex-premiers ministres du Québec a mis en lumière la contribution capitale des fondations, lesquelles représentent 10 % du PIB de la province. On ne peut ainsi que saluer cette sortie qui a contribué à alimenter le débat public sur la place des organismes de bienfaisance dans la société québécoise. Prétexte idéal pour aborder franchement la réalité du secteur en cette Journée nationale de la philanthropie.

Parlons des défis

La situation n’est pas que clémente. L’expression « victime de son succès » s’applique bien à cette industrie où la croissance des investissements philanthropiques est à la fois un constat de générosité qui mérite d’être salué, mais qui devrait également nous questionner sur notre état de santé collectif comme société.

Les récents chiffres qui illustrent une « popularité » grandissante des banques alimentaires qui soutiennent désormais un Québécois sur dix[1]. Pour que cette personne sur dix puisse assurer sa sécurité alimentaire, rappelons-nous qu’il y a toute une machine qui travaille dans l’ombre pour initier et solidifier un transfert des ressources vers les besoins criants. Cette machine, orchestrée par les professionnels de la philanthropie peut compter sur un appui de taille de donateurs et de bénévoles engagés, solidaires et généreux.

Prendre soin de ceux qui prennent soin

Pour que la philanthropie réussisse là où la société échoue, il faut attirer et retenir les meilleurs talents dans une industrie qui est souvent sous la loupe pour les salaires versés. Pour reprendre les mots d’un activiste philanthropique, Dan Pallotta, « comment se fait-il que nous n’ayons, comme société, aucun enjeu à ce que les dirigeants d’entreprises qui nuisent à notre planète s’en mettent plein les poches, mais que lorsque vient le temps de rémunérer les dirigeants d’un organisme de bienfaisance qui accomplissent tellement pour améliorer les choses, on ne tolérerait pas qu’ils puissent avoir un salaire décent.[2] »

Les gens qui œuvrent dans ce secteur sont comme vous, ils doivent faire leur épicerie et payer leur hypothèque. Assurons-nous, collectivement, que ceux qui prennent soin des gens soient dignement traités. Une simple question de respect, mais qui nécessite encore quelques espaces de réflexions pour continuer de faire cheminer les choses.

Le plafond de verre se brise… enfin !

La récente étude[3] publiée par BNP Performance philanthropique qui a mis en lumière le virage important de la place qu’occupent les femmes dans les instances décisionnelles du milieu de la philanthropie (73 % occupent désormais des postes de direction). De plus, elles ont un salaire moyen désormais plus élevé que les hommes. Une percée qui a de quoi réjouir un secteur qui joue un rôle significatif dans la réduction et l’élimination des iniquités!

La nécessité de remercier Merci. Car, sans cet appui qui soutient la hausse des besoins de financement, nous serions face à un mur qui se traduirait inévitablement par des bris de service et des rêves amputés pour un meilleur avenir. Bien que la philanthropie ne puisse pas tout régler, elle crée de l’espoir dont nous avons irrémédiablement besoin. Alors oui, merci à toutes les personnes qui contribuent à cet écosystème de bienveillance et de solidarité et célébrons de manière totalement décomplexée la Journée nationale de la philanthropie où l’Association des professionnels en philanthropie s’assure de souligner la contribution de grands acteurs à notre santé philanthropiqu


[1] Les Banques alimentaires du Québec. 25 octobre 2023. 872 000 personnes aidées par les Banques alimentaires du Québec chaque mois. https://banquesalimentaires.org/872-000-personnes-aidees-par-les-banques-alimentaires-du-quebec-chaque-mois/

[2] En référence au TED Talk de Dan Pallotta de 2013 The way we think about charity is dead wrong.

[3] BNP Performance philanthropique. Indice philanthropique salarial et bien-être 2023. https://www.bnpperformance.com/etude-indice-philanthropique-salarial-et-bien-etre-2023-au-quebec/