Skip to main content

Étiquette : ASPQ

Temps des Fêtes : l’ASPQ appelle à se questionner sur l’omniprésence de l’alcool

Les célébrations des Fêtes approchent, et avec elles, l’omniprésence de l’alcool. Cette année, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) invite la population québécoise à réfléchir à la place de l’alcool à travers une initiative unique : « 7 jours, 7 questions pour repenser la place de l’alcool au Québec ». Inspiré des calendriers de l’avent, cet outil vise à sensibiliser la population aux implications sociales, culturelles, économiques et sanitaires de la consommation d’alcool tout en offrant des astuces pour un temps des Fêtes inclusif et sans pression.

Des chiffres qui interpellent

La banalisation de l’alcool est intimement liée à la santé publique :

Sans démoniser l’alcool, il est important de rappeler qu’il s’agit d’une substance psychoactive, qui bénéficie d’un traitement médiatique, social et légal différent d’autres substances. Sa banalisation peut exercer une influence sur notre consommation et sur notre santé.

Une campagne en deux volets : réflexion et action

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Dialogues alcool : s’unir pour faire contrepoids à la banalisation de l’alcool afin de favoriser des choix éclairés. L’ASPQ a piloté un sondage mené par Léger auprès de 1002 adultes au Québec, qui révèle que :

  • Plus de 1 personne sur 2 rapporte que l’alcool est toujours ou souvent présent lors d’événements au travail ou avec des proches, une tendance qui se démarque chez les femmes, les jeunes de 18 à 34 ans et les personnes ayant des revenus annuels de plus de 100 000 $, soulignant une exposition pouvant influencer les comportements de consommation particulièrement dans ces groupes ;
  • L’exposition à la publicité d’alcool est particulièrement relevée dans les magasins spécialisés dans la vente d’alcool incluant la SAQ (78 %), les bars et les clubs (75 %), les épiceries et les dépanneurs (57 %), une observation particulièrement partagée par les parents d’enfants qui met en lumière l’impact de l’omniprésence des messages sur les jeunes ;
  • Plus de 3 personnes sur 4 (77 %) sont en faveur que l’étiquetage des boissons alcoolisées devrait inclure davantage d’information sur la composition des produits (ex. : ingrédients, valeurs nutritionnelles, nombre de verres standards) ce qui indique un intérêt des personnes consommatrices envers la transparence des produits.

En 7 questions clés accompagnées d’outils de réflexion et d’action, l’ASPQ souhaite contribuer à éveiller les consciences sur la place prédominante de l’alcool en explorant des thématiques essentielles comme la place de l’alcool dans les événements culturels et sociaux, l’influence du marketing et la pression sociale à consommer.

Les droits liés à la grossesse doivent être mieux connus : dévoilement d’une nouvelle ressource internet

L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), en partenariat avec le Mouvement pour l’Autonomie dans l’Enfantement et le Regroupement Naissances Respectées, dévoilent avec enthousiasme un nouveau répertoire web bilingue des droits qui s’appliquent pendant et après une grossesse.

Le site droitsETgrossesse.ca vise à informer les personnes enceintes et leur entourage sur leurs droits, facilitant ainsi les décisions éclairées, une participation aux soins, une protection en milieu de travail, une liberté de choix ainsi que la sécurité physique et psychologique.

Des droits à protéger et à promouvoir 

« Les droits sont les règles de fonctionnement qu’une société se donne et qui reflètent ses valeurs incontournables. Au Québec, plusieurs droits protègent les femmes et les personnes enceintes, particulièrement en situation de vulnérabilité. Le site droitsETgrossesse.ca rassemble et présente ces droits ainsi que les moyens de les faire valoir si besoin », explique Maude Dubois Mercier, infirmière chargée de projet en périnatalité à l’ASPQ.

L’ASPQ et ses partenaires soulignent que faire connaître et rappeler ces droits essentiels est aussi une façon de les protéger, car ils ne sont jamais définitivement acquis. Les récentes controverses sur l’accompagnement à l’hôpital des futures mamans durant la pandémie, les femmes qui se font demander d’arrêter d’allaiter dans un centre commercial ou encore les débats concernant l’accès à l’avortement illustrent cette réalité.

« Lors d’une grossesse, le premier droit qui s’applique est celui de choisir de poursuivre ou non une grossesse. N’en déplaise aux anti-choix, plusieurs principes essentiels soutiennent ce droit », explique Me Marianne Dessureault, responsable des affaires juridiques à l’ASPQ.

Le site droitsETgrossesse.ca offre une exploration détaillée des droits et met à disposition des femmes, des personnes enceintes, des pères et des autres parents plusieurs ressources de soutien, ainsi que des explications sur les démarches pour défendre ses droits.

Des droits qui nous concernent toutes et tous 

Qu’il s’agisse d’une interruption de grossesse, d’un deuil périnatal, de la grossesse, de la naissance ou du post-partum, la connaissance et le respect des droits pendant et après une grossesse bénéficient à l’ensemble des personnes concernées :

  • Pour la personne enceinte, cela rassure et favorise le respect de soi-même dans les décisions prises tout au long de la grossesse, ce qui contribue à une meilleure expérience et une meilleure santé mentale.
  • Pour le ou la partenaire, cela permet de soutenir et protéger la personne enceinte.
  • Pour le nouveau père ou l’autre parent, cela peut favoriser la confiance et l’implication dans les décisions concernant le bébé dès la naissance.
  • Pour le personnel du système de soins, cela peut soutenir des dialogues respectueux et gratifiants avec la patientèle. Un vécu positif et harmonieux des suivis de grossesse, des naissances et du postpartum profite autant au personnel soignant qu’aux personnes soignées.
  • Pour un employeur·euse, cela permet d’éviter des faux pas susceptibles de le pénaliser lors d’une embauche, d’une annonce de grossesse, d’une interruption de grossesse ou même d’un deuil périnatal.
  • Pour une municipalité ou un commerce, cela guide les actions dans des situations de conflits entre des citoyens ou clients.

« Quand on sait qu’allaiter un nourrisson en public est un droit, on agit différemment si on reçoit une plainte d’un·e citoyen·ne ou de sa clientèle et on soutient la personne qui allaite. », illustre madame Dubois Mercier.

Lorsque différentes personnes partagent des connaissances similaires, cela installe un dialogue égalitaire et nécessaire pour relever collectivement les défis à les appliquer.

Un projet réclamé et attendu 

Depuis 1989, l’ASPQ diffuse un dépliant sur les droits lors de la grossesse, mais celui-ci ne répondait plus aux attentes des femmes, personnes enceintes et organismes qui réclamaient davantage d’information sur plus de situations.

« Les femmes et les personnes enceintes souhaitent se réapproprier leur grossesse et participer aux décisions qui les concernent avant, pendant et après l’accouchement. Le site Droits et grossesse réaffirme que leur souhait est légitime, qu’elles sont le personnage principal de leur histoire d’enfantement et qu’elles ont le droit d’occuper entièrement cette place qui leur revient. », souligne Roxanne Lorrain, Co-coordonnatrice du Mouvement pour l’autonomie dans l’enfantement.

« La connaissance des droits entourant la grossesse contribue au refus des violences, au respect et à des relations humaines plus égalitaires, notamment en contexte de soins ou d’emploi. Avec le site Droits et grossesse, chaque personne enceinte peut désormais consulter ses droits à un même endroit et savoir que ses choix sont protégés; du droit fondamental de poursuivre ou interrompre une grossesse jusqu’à celui d’accepter ou de refuser un soin », ajoute Marie-Eve Blanchard, Directrice générale du Regroupement Naissances Respectées.