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Étiquette : APCHQ

L’APCHQ salue favorablement la baisse du taux directeur dans un contexte économique fragile 

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) se réjouit de l’annonce d’une sixième baisse consécutive du taux directeur, passant de 3,25 % à 3 %, annoncée par la Banque du Canada ce matin, notamment parce que la hausse des frais liés aux hypothèques demeure une source importante d’inflation au Canada.

Cependant, l’APCHQ souligne que les baisses prévues en 2025 seront plus graduelles et moins fréquentes qu’en 2024.

Les ménages optimistes malgré l’incertitude économique 

La normalisation de la politique monétaire de la Banque du Canada a porté fruit. On notait au quatrième trimestre 2024 une hausse de la confiance des ménages canadiens en l’économie, malgré certaines craintes liées au marché de l’emploi qui persistent. L’enquête de la Banque du Canada révèle que les ménages s’attendent à dépenser plus en 2025 sur les biens et services non essentiels, comme les vacances, la restauration et les divertissements, et ce, comparativement au trimestre précédent. 

« Bien qu’un plus grand nombre de Canadiens envisagent également l’achat d’une propriété, les coûts élevés du logement et l’incertitude économique risquent de miner l’optimisme des ménages et des investisseurs immobiliers à moyen et long terme. À cet effet, un conflit commercial avec notre voisin américain aurait des impacts importants sur les mises en chantier et l’abordabilité », souligne David Goulet, directeur du Service économique de l’APCHQ

De grands défis pour la Banque du Canada 

Les prochains mois pourraient être déterminants pour l’économie canadienne. Un conflit commercial avec les États-Unis risquerait de générer une contraction du PIB et de nouvelles pressions inflationnistes. Le gouvernement fédéral devra alors répliquer aux tarifs douaniers américains et minimiser l’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat des ménages.  
 
Ainsi, la Banque du Canada pourrait se retrouver dans une situation difficile où elle devrait diminuer son taux directeur pour stimuler la croissance économique tout en maintenant l’inflation sous contrôle. 

Baisse du taux directeur : un soulagement pour l’inflation mais pas (encore) pour l’habitation, réagit l’APCHQ

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) se réjouit de la nouvelle baisse de [0,5 points] du taux directeur annoncée par la Banque du Canada ce matin, la quatrième baisse consécutive, signe que l’inflation est sous contrôle.


« Cette nouvelle baisse du taux directeur est évidemment une bonne nouvelle pour les Québécoises et les Québécois et pour la mise en chantier de nouveaux logements, mais nous devons nous projeter au-delà des prochains trimestres si nous voulons résoudre la crise de l’habitation. Malgré plusieurs améliorations, les conditions demeurent préoccupantes », souligne David Goulet, directeur du service économique de l’APCHQ.

Des conditions difficiles en habitation

Les frais liés au logement constituent une des sources principales de pression inflationniste dans l’économie canadienne. Statistique Canada a observé une importante augmentation des frais d’intérêt sur les hypothèques, qui ont bondi de 16,7 % en un an, alors que l’inflation globale ne s’élevait qu’à 2,4 %[1]. Parallèlement, les faibles taux d’inoccupation ont entraîné une hausse de 8,2 % des loyers, partout au Canada.

Selon la SCHL, les taux d’intérêt élevés en 2023 ont fait diminuer les mises en chantier au Canada de 30 000 nouveaux logements, alors que l’on doit augmenter de façon significative l’offre en habitation pour rétablir l’abordabilité. Rien qu’au Québec, on estime qu’il faudra construire 1,2 million de nouveaux logements d’ici 2030, un objectif qui restera difficile à atteindre malgré les baisses du taux directeur que nous avons connues en 2024.

Jusqu’où ira la Banque du Canada?

Les récentes données sur l’inflation confirment un retour à une croissance stable des prix. Celles-ci ouvrent la porte à une normalisation accélérée des conditions financières par la Banque du Canada.

Il est donc temps de se questionner sur la nouvelle réalité avec laquelle devront composer les Québécoises et Québécois. Bien que le taux directeur ait été abaissé à quatre reprises, la politique monétaire canadienne demeure restrictive, ce qui signifie que des pressions économiques sont toujours exercées pour freiner l’inflation.

Selon la Banque du Canada, un taux neutre, c’est-à-dire celui qui n’encourage ni ne freine l’inflation, se situe entre 2,25 % et 3,25 %. On peut donc s’attendre à une stabilisation du taux directeur dans cette fourchette en 2025. Cela représente un ajustement important pour les Québécoises et Québécois, qui ont connu des taux inférieurs entre 2010 et 2021, en dessous de la barre des 2 %.

L’APCHQ ADOPTE UN OPTIMISME PRUDENT FACE À LA NOUVELLE BAISSE DU TAUX DIRECTEUR

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) se réjouit de l’annonce de la nouvelle baisse du taux directeur annoncée par la Banque du Canada ce matin, tout en faisant preuve de prudence quant aux impacts sur le marché du secteur de la construction.

Des signaux encourageants pour l’économie québécoise…

Les conditions économiques au Québec semblent se stabiliser, malgré les taux d’intérêts restrictifs de la Banque du Canada. Le produit intérieur brut du Québec a augmenté au premier trimestre de 2024 après trois trimestres consécutifs de contraction et le taux d’inflation est passé de 3,1 % en mai à 2,2 % en juin 2024 au Québec selon l’indice des prix à la consommation (IPC). Le taux de chômage au Québec continue toutefois de grimper, alors qu’il a atteint 5,7 % en juin, le plus haut niveau observé depuis septembre 2021.

La diminution du taux directeur est un signe positif qui pourrait renforcer la confiance des entrepreneurs sur le marché, notamment à la lecture des statistiques par la Banque du Canada dans l’Enquête sur les perspectives des entreprises du deuxième trimestre. Elle s’ajoute aux mesures précédemment annoncées par le gouvernement fédéral dans le cadre du Plan national sur le logement, visant à faciliter l’accès à la propriété, encourager les rénovations écoénergétiques, accroître la densité des habitations existantes et soutenir la construction de logements locatifs.

…mais une prudence nécessaire

« Cette amélioration doit être abordée avec prudence. Les taux hypothécaires restent élevés, et cette réduction, à elle seule, ne suffira pas à transformer le secteur de la construction. Les grandes institutions financières demeurent inquiètes face à la croissance du taux de chômage et de défaut de paiement d’hypothèque », explique la direction du service économique de l’APCHQ.

De plus, il est important de rappeler que la moitié des jeunes Québécois ressentent une pression financière liée au logement et 78 % estiment que les actions gouvernementales actuelles sont insuffisantes, selon un sondage réalisé par l’APCHQ et ses partenaires en habitation en juin 2024. Des mesures plus ambitieuses sont nécessaires, telles que l’urgence d’avoir un plan national en habitation, de la part de la ministre de l’Habitation, France-Élaine Duranceau.        

Un effort nécessaire au niveau des mises en chantier pour combler le déficit de logement

Le premier semestre 2024 affiche une embellie des mises en chantier, représentant une hausse de près de 40 % comparativement à la même période l’année dernière. Environ les trois quarts de ces nouveaux logements sont destinés au marché locatif. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour répondre aux besoins de logement et d’abordabilité des Québécoises et des Québécois ainsi que des nouveaux arrivants.

Cependant, les prévisions de l’APCHQ pour 2024-2025 anticipent une normalisation des taux d’intérêt, cela ne sera pas suffisant pour répondre à la demande de logements requise d’ici 2030, qui s’élève à 1,2 million d’unités, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Il faudrait quintupler les mises en chantier pour combler le déficit de logements d’ici 2030 et rétablir l’abordabilité.

À propos de l’APCHQ

L’APCHQ regroupe plus de 21 000 entreprises au sein de 13 associations régionales. Spécialiste de l’habitation et de la rénovation, elle est, depuis 1995, représentante patronale ayant le mandat de négocier la convention collective au nom de 16 000 employeurs du secteur résidentiel.  L’APCHQ a pour mission d’être un acteur de changement rassembleur au bénéfice de la société québécoise en représentant et soutenant les professionnel.le.s de l’industrie de la construction résidentielle et de la rénovation.  L’APCHQ agit comme un moteur de développement social et économique par la promotion de la durabilité et de la qualité en habitation.                                      

QUINTUPLER LES MISES EN CHANTIER : NÉCESSAIRE POUR COMBLER LE PROFOND DÉFICIT DE LOGEMENTS D’ICI 2030

À quelques jours du 1er juillet, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) met en lumière l’urgence de quintupler les mises en chantier pour ramener l’abordabilité d’ici 2030.            

Malgré une légère embellie des mises en chantier ces derniers mois, cette amélioration demeure largement insuffisante pour combler le profond déficit de logements requis d’ici 2030, qui s’élève à 1,2 million d’unités, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Au rythme actuel des mises en chantier en 2024, soit environ 44 000 unités par année, nous ne comblerons ce déficit qu’en 2051. Cependant, pour y parvenir d’ici 2030, il faudrait mettre en chantier plus de 240 000 unités par année, soit quintupler le rythme actuel.         

Une demande en hausse nécessitant des actions immédiates

Au cours des deux prochaines années, la demande demeurera forte, en particulier dans le segment locatif, en raison d’une arrivée record de résidents non permanents et de l’accès à la propriété qui diminue à cause de l’inabordabilité des propriétés. Les coûts de construction élevés, les nombreuses charges publiques et les conditions de financement difficiles ralentissent lourdement l’offre de nouveaux logements.      

Une étude récente concernant les préoccupations des Québécoises et des Québécois sur leur logement ainsi que divers aspects de la crise de l’habitation révèle que 78 % des répondants ont affirmé que les actions mises en place par les gouvernements fédéral et provincial pour régler la crise du logement sont « insuffisantes ». L’APCHQ appelle donc à une action urgente et coordonnée de la part des gouvernements et des acteurs du secteur de la construction.          

« Nous devons agir maintenant et de manière décisive pour faire face à cette crise. Il est impératif de créer un environnement favorable à la construction de logements afin de répondre à la demande croissante et d’assurer l’abordabilité pour tous les ménages   québécois », souligne Maxime Rodrigue, président-directeur général de l’APCHQ.            

Il est urgent de mettre en place des politiques et des initiatives qui faciliteront et accéléreront la construction de nouvelles unités, tout en s’assurant que ces logements répondent aux besoins de toutes et tous.    

BUDGET 2024-2025 – QUÉBEC MANQUE UN RENDEZ-VOUS IMPORTANT POUR RELANCER LES MISES EN CHANTIER, CONSTATE L’APCHQ

À la suite de la présentation de budget 2024-2025 par le ministre des Finances, monsieur Éric Girard, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) est déçue que le gouvernement du Québec écarte de son énoncé des mesures fortes favorisant les mises en chantier, et cela, même s’il reconnait que le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements s’accentue.

 « Nos espérions l’exemption de la TVQ sur les habitations locatives neuves. Le gouvernement n’est pas allé de l’avant, et ce, malgré le fait que toutes les provinces canadiennes, ainsi que le fédéral, ont appliqué cette mesure structurante. Malheureusement, on fait bande à part », souligne le directeur du service économique, monsieur Paul Cardinal.

Toutefois, l’APCHQ souligne les nouvelles mesures pour le logement social et abordable, s’ajoutant à l’investissement de 1,8 milliard de dollars annoncé à l’automne 2023. Notons entre autres les sommes suivantes :

  • 37,9 millions de dollars sur trois ans pour financer le Programme d’adaptation de domicile;
  • 153,3 millions de dollars sur quatre ans afin de financer la rénovation d’habitations à loyer modique;
  • 200,8 millions de dollars sur trois ans pour poursuivre l’aide au logement à travers le programme Allocation-logement.

« Il faut rappeler que les besoins sont titanesques et qu’il faudrait, selon la SCHL, construire 1,2 million de logements d’ici 2030 pour ramener l’abordabilité sur le marché du logement. Dans cette optique, nos attentes sont maintenant tournées vers le dépôt du plan d’action en habitation de la ministre France-Élaine Duranceau ainsi que le budget fédéral du 16 avril prochain », mentionne monsieur Cardinal.

Par ailleurs, l’APCHQ accueille positivement l’investissement de 126 millions de dollars pour accroître la main-d’œuvre disponible et la productivité dans l’industrie de la construction. Cette somme vise à poursuivre l’Offensive formation en construction et à encourager l’innovation et la productivité dans l’industrie.

Rappelons finalement que le milieu de l’industrie et de l’immobilier s’est mobilisé dans le cadre des consultations pré-budgétaires, afin de présenter cinq recommandations visant à répondre à la crise de l’habitation.

Les priorités communes sont les suivantes :

  • Mettre en place un plan d’action gouvernemental en habitation avec des cibles, des actions à court terme et des chantiers pour définir des mesures porteuses à moyen et à long terme ;
  • Accorder l’exemption de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les immeubles locatifs neufs;
  • Aider les municipalités en créant un fonds d’infrastructures gouvernementales et municipales ;
  • Mettre en place des mesures favorisant l’accès à la propriété;
  • Soutenir la rénovation du parc locatif privé.

2024 : l’année de tous les espoirs en habitation

Après avoir attribué une note décevante de C dans son bulletin de notes 2023 en matière d’habitation, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec fonde tous les espoirs pour que la crise de l’habitation se dénoue enfin en 2024.  

Il y a un consensus aujourd’hui sur l’urgence d’augmenter considérablement l’offre de logements pour sortir de la crise : 1,2 million de logements sont requis d’ici 2030. Cependant, malgré cette prise de conscience, il n’y a toujours pas de cible ni de plan national en matière d’habitation. 

« D’ici mars prochain, il y aura des moments clés en habitation. Que l’on pense au plan national en habitation de la ministre France-Élaine Duranceau et aux budgets fédéral et provincial, les attentes sont particulièrement élevées partout au Québec », souligne Maxime Rodrigue, président-directeur général de l’APCHQ. 

 
En ce début d’année, l’APCHQ est optimiste que ses recommandations pour remédier à la crise actuelle seront entendues : 

  • L’APCHQ demande de prioriser l’accès à la propriété, avec un appel pressant aux gouvernements pour instaurer des mesures incitatives destinées aux familles et aux jeunes adultes qui souhaitent devenir propriétaires. 
     
  • L’APCHQ souhaite l’exemption de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les habitations locatives neuves, s’alignant ainsi sur les autres provinces canadiennes, comme cela a été le cas pour la TPS au niveau fédéral.  
     
  • L’APCHQ appelle à éliminer les entraves réglementaires et financières afin d’accélérer la construction pourrépondre efficacement au manque de logements. 
     

L’APCHQ réitère son engagement en tant qu’acteur clé pour trouver des solutions à la crise de l’habitation. En étroite collaboration avec les gouvernements et toutes les parties impliquées, l’association travaillera à atténuer cette crise de manière efficace etdurable. 
 

Rétrospective 2023 en matière d’habitation : l’APCHQ donne une note décevante de C 

À l’heure des bilans, l‘Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) dévoile son bulletin de notes annuel, qui fait un état de situation sur les mesures prises au cours de l’année en matière d’habitation.   

Une note globale décevante de C 
L’Association attribue une note moyenne de C, signifiant ainsi un manque d’efforts important en habitation, un domaine pourtant crucial pour les Québécoises et les Québécois.  

« Malgré une prise de conscience collective, les mesures actuelles ne répondent pas aux enjeux. L’habitation demeure sous-évaluée en tant que bien essentiel et moteur de développement au Québec. De plus, l’accès à la propriété n’est pas priorisé par les gouvernements. Pourtant cela permet à des foyers d’atteindre une plus grande autonomie financière, tout en générant de la richesse au bénéfice de l’ensemble de la société », souligne avec inquiétude Maxime Rodrigue, président-directeur général de l’APCHQ.            

Les recommandations pour 2024 : l’APCHQ s’attend à des gestes forts        
En prévision des budgets provincial et fédéral 2024, l’APCHQ énonce clairement ses recommandations pour remédier à la crise actuelle : 

  • L’APCHQ demande de prioriser l’accès à la propriété, avec un appel pressant aux gouvernements pour instaurer des mesures incitatives destinées aux familles et aux jeunes adultes qui souhaitent devenir propriétaires.
                    
  • L’APCHQ souhaite l’exemption de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les habitations locatives neuves, s’alignant ainsi sur les autres provinces canadiennes, comme cela a été le cas pour la TPS au niveau fédéral.      
  • L’APCHQ appelle à éliminer les entraves réglementaires et financières afin de répondre efficacement aux besoins relatifs au manque de logements.       
     

L’APCHQ maintiendra son engagement en 2024 en tant qu’acteur clé pour trouver des solutions à la crise de l’habitation. En étroite collaboration avec les gouvernements et toutes les parties impliquées, l’association travaillera à atténuer cette crise de manière efficace et durable. 

Règlement pour une métropole mixte – L’APCHQ demande la carotte et non le bâton

À l’occasion de l’assemblée publique de consultation sur la mise à jour du Règlement pour une métropole mixte (RMM), l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) tend la main à la Ville de Montréal afin qu’elle privilégie des mesures incitatives et non dissuasives pour la construction de logements sociaux et abordables, le temps que la crise de l’habitation se résorbe. 

Selon l’Association, le RMM s’ajoute à plusieurs autres obstacles et embûches pour construire, dont les suivants :  

  • Maintien par Québec de la TVQ sur les habitations locatives neuves 
  • Imposition de redevances sur le développement 
  • Imposition de mesures de contrôle intérimaire (RCI) 
  • Adoption du projet de loi sur l’expropriation 
  • Hausse des coûts de construction  
  • Hausse des taux d’intérêt  

« En pleine crise de l’habitation, les incitatifs à construire sont inexistants. Avec le RMM, au lieu de favoriser et d’inciter la construction, on décourage en imposant des pénalités. Il faut trouver des façons d’y arriver pour que tout le monde en sorte gagnant parce qu’en ce moment, les besoins sont criants. Je remercie le vice-président du comité exécutif et responsable de l’habitation à Montréal, monsieur Benoît Dorais, pour sa disponibilité et sa sensibilité sur cet enjeu crucial pour nos milieux », soutient le président-directeur général de l’APCHQ, Maxime Rodrigue.  

L’APCHQ propose la mise en place dès maintenant de mesures incitatives, comme l’a fait la Ville de Gatineau en septembre 2023 avec son programme de subvention, ou une approche « Bonus zoning » pour augmenter l’offre en matière de logements dans la métropole.  

Aussi, l’Association soulève l’importance de constituer un comité de gestion du Fonds du RMM pour assurer une reddition de compte des montants payés en pénalité par les promoteurs, montant considérable se chiffrant à plus de 25 millions de dollars.  

Un premier forum LEEP au Québec : outiller les entrepreneur.e.s membres de l’APCHQ pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments résidentiels neufs 

Ce matin, près de 120 entrepreneur.e.s, manufacturiers et partenaires étaient présent.e.s pour le tout premier Forum LEEP en sol québécois sur l’efficacité énergétique des bâtiments résidentiels neufs (enveloppe du bâtiment à haute performance et systèmes mécaniques), présenté par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) et Ressources naturelles Canada. 

Le premier événement d’une tournée provinciale pour accélérer l’efficacité énergétique dans la construction résidentielle 

Cet événement, coorganisé par Ressources naturelles Canada en partenariat avec Hydro-Québec, est le premier d’une tournée provinciale dans les bureaux régionaux de l’APCHQ. 

Le partenariat local pour l’efficacité énergétique (LEEP) de Ressources naturelles Canada (RNCan) accélère la construction économe en énergie permettant aux entrepreneur.e.s d’innover, de prendre de meilleures décisions environnementales et de construire des bâtiments plus performants et moins énergivores. Un plus pour le confort et la facture d’électricité des occupant.e.s! L’intention est de faire suivre ce premier forum qui visait les constructions neuves vers un autre qui portera sur la rénovation dans la région. 

Des outils performants pour les entrepreneur.e.s en construction 

« Les forums technologiques comme celui de ce matin, axés sur les systèmes de murs et les systèmes mécaniques, permettent aux constructeurs.trices d’échanger sur leur réalité, de mettre en commun leur expertise et de partager leurs essais pour cibler les défis. Comme ces forums sont dirigés par des professionnel.le.s de la région dont le champ d’expertise est l’efficacité énergétique, les échanges ouvrent la porte à des solutions constructives. J’encourage fortement la multiplication de ce type de forums », soutient Catherine Boisclair, directrice générale de l’APCHQ – Mauricie-Lanaudière. 

Des mesures concrètes pour cesser de gaspiller l’énergie dans le secteur résidentiel et atteindre les cibles énergétiques du Québec et du Canada  

« Mieux isoler nos bâtiments et minimiser les pertes de chaleur peut contribuer à diminuer jusqu’à trois fois la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer nos maisons. Considérant que près de 6 TWh sont présentement gaspillés par la perte de chaleur des maisons construites avant 1960, il est essentiel que les constructions neuves soient bien isolées et chauffées. Ces mesures sont un pas de plus vers l’atteinte de la carboneutralité du Québec d’ici 2050 », explique Marco Lasalle, directeur du Service technique à l’APCHQ. 

Les outils que propose LEEP visent à accompagner les intervenant.e.s du milieu de la construction dans l’atteinte des cibles fédérales en habitation, c’est-à-dire des logements prêts pour l’énergie nette zéro en 2030 et nette zéro carbone d’ici 2050. LEEP soutient également les constructeurs.trices dans l’atteinte des objectifs provinciaux ou régionaux, et cela peut se faire par le biais de programmes déjà établis comme Novoclimat. Pour ce faire, LEEP propose de cerner les barrières et les lacunes et ainsi présenter les meilleures solutions en fonction des enjeux régionaux.

 

Les entrepreneur.e.s au premier plan pour l’implantation 

Le travail des entrepreneur.e.s est essentiel dans l’exploitation du potentiel d’efficacité énergétique résidentiel, car les consommateurs et consommatrices se tournent vers ces entrepreneur.e.s pour être guidé.e.s vers les bons choix énergétiques. Outiller les acteurs.trices de premier plan et offrir des services et des produits écoénergétiques aux client.e.s est essentiel afin d’atteindre les objectifs souhaités.  

« L’approche LEEP est très concrète, c’est du temps bien investi pour notre entreprise, pour nos clients et clientes ainsi que pour l’environnement. Nous sommes heureux de savoir que nous pouvons jouer un rôle dans la transition énergétique du Québec, en tant qu’entrepreneurs en construction », mentionne Monsieur Gilles Matteau, président du conseil d’administration de l’APCHQ – Mauricie-Lanaudière et chef d’entreprise, Construction Julien Matteau et fils (2007) inc. 

L’APCHQ réagit au budget Girard : des mesures insuffisantes pour accroître l’offre en habitation

 L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) souligne le peu de mesures concernant l’habitation dans le budget du Québec déposé aujourd’hui par le ministre des Finances, M. Éric Girard. Pourtant,l’Association et d’autres partenaires avaient vivement recommandé, au cours des derniers mois, de mettre en place des mesures financières, fiscales et réglementaires visant à accélérer la construction résidentielle dans un contexte de déficit de logements et de crise d’abordabilité.

« Les mesures annoncées, bien que nécessaires, sont insuffisantes pour relever les défis du secteur : déficit de 100 000 habitations au Québec, taux d’inoccupation des logements locatifs faméliques, abordabilité à son pire niveau en plus de trois décennies et taux de propriété en baisse pour la première fois depuis 1971 », indique Paul Cardinal, directeur du Service économique à l’APCHQ.

Pour répondre à ces enjeux, l’Association recommande des mesures concrètes comme :

·        Bonifier les remboursements de TVQ pour les habitations neuves et les habitations locatives neuves qui auraient un impact immédiat sur l’abordabilité des nouveaux logements.

·        Faciliter l’accession à la propriété, notamment en éliminant les droits de mutation pour les premiers acheteurs afin de libérer des logements locatifs. 

Bonifier les programmes d’efficacité énergétique afin de rénover les bâtiments existants pour des gains importants

L’APCHQ déplore par ailleurs que le gouvernement n’instaure aucune mesure supplémentaire pouvant améliorer l’efficacité énergétique des habitations, en particulier des immeubles locatifs privés. En plus de réduire la contribution du secteur de l’habitation aux changements climatiques, cela permettrait de réduire la facture énergétique des ménages québécois et de limiter la hausse de capacité de production d’électricité qu’Hydro-Québec situe à 100 Twh supplémentaires d’ici 2050.

Pallier la pénurie de main-d’œuvre avec des mesures pour les travailleurs immigrants et les entreprises

Finalement, l’APCHQ est heureuse de constater que le gouvernement a pris certaines mesures afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre, alors que des sommes sont accordées à l’intégration socioéconomique des personnes immigrantes, à soutenir les entreprises dans leur recherche de travailleurs et à la modernisation de la formation professionnelle (notamment en bonifiant l’offre de programmes).

Quelques faits saillants dans le budget en lien avec le secteur de l’habitation et de la construction

Logement abordable :

·       Investissement de 303,6 millions de dollars sur cinq ans pour permettre la construction de 1 500 nouveaux logements abordables dans le cadre du Programme d’habitation abordable Québec.

Logement social :

·       191,3 millions de dollars pour accélérer la réalisation d’environ 3 300 logements AccèsLogis déjà annoncés.

·       45 millions de dollars pour appuyer la création de 450 logements financés par l’Initiative pour la création rapide de logements du gouvernement fédéral.

·       105 millions de dollars en 2023-2024 pour rénover le parc d’habitations à loyer modique.

·       53,2 millions de dollars d’ici 2027-2028 pour attribuer 2 000 unités au Programme de supplément au loyer.

Ménages à faible revenu

·       Aide de 291,7 millions de dollars en doublant l’indexation de la composante logement du crédit d’impôt remboursable pour la solidarité dès juillet 2023.

Résidences privées pour aînés (RPA)

·       52 millions de dollars sur cinq ans pour réaliser des travaux de rénovation de petites RPA.

·       394,2 millions de dollars sur cinq ans afin de bonifier progressivement le taux du crédit d’impôt remboursable pour le maintien à domicile des aînés de 35 % en 2021 à 40 % en 2026.   

Productivité

·       11 millions de dollars sur trois ans pour améliorer la productivité dans le secteur de la construction en encourageant et accompagnant les entreprises du secteur dans l’implantation de la modélisation des données du bâtiment (poursuite de la transformation numérique du Plan d’action du BIM).