Avis aux dirigeants politiques : les Canadiens veulent une approche opposée à celle de Trump en matière d’IA
Alors que la campagne électorale fédérale est en pleine effervescence et que les partis politiques cherchent à gagner l’appui des électeurs, un nouveau sondage mené par Environics révèle une opportunité encore inexploitée : une forte demande des Canadiens pour que les dirigeants s’attaquent aux risques et aux bouleversements causés par l’intelligence artificielle. Le sondage, commandé par la Coalition pour l’IA responsable — une initiative citoyenne non partisane lancée plus tôt cette année — arrive à un moment où l’IA bouleverse des milliers d’emplois, où les écoles peinent à s’adapter, et où l’hyper trucage alimente escroqueries et désinformations.
Le sondage, mené auprès de 1 548 adultes canadiens entre le 6 et le 10 mars 2025, révèle que :
- 75 % des Canadiens sont d’accord avec l’affirmation :
« Les élus du Canada devraient en faire davantage pour se préparer aux impacts de l’intelligence artificielle sur nos vies. » - 38 % se disent tout à fait d’accord avec cette affirmation.
- Les résultats sont constants à travers toutes les provinces, tranches d’âge et groupes socio-économiques, avec des taux d’approbation variant entre 66 % et 82 % dans tous les segments.
| Les résultats représentent un rejet clair de la nouvelle approche déréglementée adoptée au sud de la frontière. Depuis sa seconde investiture, l’administration Trump s’affaire à démanteler les règlements et organismes liés à l’intelligence artificielle (IA) : elle a abrogé le décret présidentiel de l’ère Biden qui contenait des mesures clés en matière de sécurité, dénoncé la Loi européenne sur l’IA, et réduit les effectifs de l’AI Safety Institute aux États-Unis.« Les actions de Trump laissent les Américains vulnérables, au moment même où les entreprises développent des systèmes de plus en plus puissants. Des gens vont en subir les conséquences, et le risque de contrecoup public est bien réel », affirme Wyatt Tessari L’Allié, porte-parole de la Coalition pour l’IA responsable.« Les électeurs souhaitent que le ou la prochain·e premier·ère ministre adopte une approche plus intelligente », ajoute-t-il, « en alliant investissements en IA et règlementations, comme l’étiquetage du contenu généré par l’IA ou la restriction d’accès aux modèles capables de concevoir des armes biologiques. » |
| Aucun parti n’a de planMalgré les préoccupations généralisées entourant l’intelligence artificielle, aucun des partis fédéraux du Canada n’a encore présenté de plan clair sur la manière dont il compte gérer les perturbations et les risques auxquels font face les Canadiens.La Coalition pour l’IA responsable a examiné les politiques actuelles des partis ainsi que leurs actions sous le gouvernement précédent, et a dressé un bulletin de rendement (voir les détails) : |

« Bien qu’il y ait eu quelques initiatives périphériques, aucun parti ne propose de plan concret pour s’attaquer aux impacts de l’IA », affirme Wyatt Tessari L’Allié. « Les Canadien.ne.s sont à l’affût. Chaque chef.fe de parti doit montrer dès maintenant—et non après l’élection—comment ils entendent nous protéger des risques liés à l’IA. C’est maintenant que ça compte. »
La Coalition pour l’IA responsable demande à chaque parti de publier, en marge de cette élection, un plan clair sur l’IA, expliquant comment il compte encadrer cette technologie, en gérer les perturbations et protéger la population canadienne.
Une mise à jour du bulletin de rendement sera publiée avant la fin de la campagne électorale, en fonction des ajustements apportés aux plateformes.