colcot

Une découverte d’envergure mondiale effectuée à Montréal

L’étude clinique COLCOT démontre qu’il est possible de réduire les risques d’évènements cardiovasculaires avec un médicament peu coûteux et déjà disponible

L’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) a dévoilé aujourd’hui les résultats de l’étude clinique COLCOT (COLchicine Cardiovascular Outcomes Trial). L’étude a comparé la colchicine à un placebo, en complément au traitement standard, pour la prévention d’évènements cardiovasculaires ischémiques chez des patients ayant récemment subi une crise cardiaque (infarctus du myocarde). Dans cette étude, les patients ayant reçu la colchicine à une dose quotidienne de 0.5 mg ont présenté des taux d’évènements cardiovasculaires ischémiques (premiers et récurrents) significativement plus bas que ceux recevant le placebo1.

Ces résultats sont publiés aujourd’hui dans le prestigieux New England Journal of Medicine (NEJM) et présentés simultanément au congrès scientifique de l’American Heart Association (AHA). En résumé, la colchicine réduit significativement le risque d’un premier évènement cardiovasculaire ischémique et le risque d’évènements cardiovasculaires ischémiques totaux, de 23 % et 34 % respectivement, lorsqu’elle est ajoutée au traitement standard chez des patients ayant subi un infarctus du myocarde (IDM).Le critère d’efficacité primaire de l’étude était une combinaison de décès cardiovasculaire, d’arrêt cardiaque réanimé, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et d’hospitalisation urgente pour angine nécessitant une revascularisation coronarienne1. Les patients étaient traités conformément aux lignes directrices nationales incluant l’usage intensif de statines1.
Dr Jean-Claude Tardif, directeur du centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal, professeur de médecine à l’Université de Montréal, et chercheur principal de COLCOT
L’étude a démontré que le traitement avec la colchicine réduit:
de 23 % le risque d’un premier évènement du critère d’efficacité primaire;
de 34 % le risque d’évènements totaux (premiers et récurrents) du critère d’efficacité primaire;
de 29 % le risque d’un premier évènement du critère d’efficacité primaire chez les patients ayant adhéré au protocole.

« Les données de l’étude COLCOT démontrent l’efficacité de la colchicine comme traitement efficace et extrêmement utile pour réduire l’inflammation suivant un infarctus du myocarde dans le but d’améliorer le devenir cardiovasculaire des patients », affirme le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal, professeur de médecine à l’Université de Montréal, et chercheur principal de COLCOT. Dr Tardif souligne aussi qu’en redéfinissant l’usage d’un vieux médicament, l’étude COLCOT démontre qu’il est possible d’innover dans le domaine des sciences de la vie de façon efficace, en termes de coûts et de délais.

étude, Colcot