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COVID- 19 : le CPQ commente la réouverture de certains secteurs de l’économie

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) est heureux de retrouver dans l’annonce du gouvernement du Québec concernant la réouverture de certains secteurs de l’économie plusieurs des propositions contenues dans sa feuille de route pour une relance économique sécuritaire et durable publiée la semaine dernière. Cette annonce fait également écho à des commentaires et des recommandations émis par le CPQ lors de plusieurs groupes de discussion.

« Considérant que les préoccupations d’ordre de santé publique doivent rester prioritaires, le redémarrage sera progressif et devra se faire en mettant en place des mesures de prévention adéquates afin de réduire au maximum la propagation du virus. Cela nécessitera accompagnement et adaptation selon les besoins ainsi qu’une coordination sans précédent et d’importantes ressources », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « Après plusieurs semaines de pause, il est maintenant temps de reprendre graduellement et de façon sécuritaire les activités économiques et nous sommes satisfaits de constater que le plan de relance du gouvernement respecte ces principes de base. »

Bien qu’il soit satisfait de l’annonce de la réouverture de plusieurs secteurs névralgiques de l’économie, le CPQ rappelle que d’autres restent en attente de la reprise de leurs activités et auront besoin d’une attention particulière. Espérons que les mesures d’aide gouvernementales seront étendues pour les secteurs qui voient leurs activités ralenties et arrêtées plus longtemps.

Au passage, tout en appelant à la responsabilisation de tous, le CPQ tient à souligner le fait que la CNESST a publié un guide permettant aux organisations de mettre en place des mesures sanitaires adéquates pour des milieux de travail sains pour tous. 

« Il n’y a pas de doute que l’arrêt de notre économie et sa reprise offrent la possibilité non seulement de réfléchir sur notre avenir, mais également d’agir concrètement pour poursuivre la transformation de notre économie. Une chose est certaine, un optimisme prudent, mais réaliste, doit maintenant animer toutes les parties prenantes pour accompagner la reprise dans un esprit de résilience », poursuit M. Dorval.

Pour consulter la route pour une relance économique sécuritaire et durable du CPQ, cliquez ici.

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COVID-19 : le CPQ publie sa feuille de route pour une relance économique sécuritaire et durable

La pandémie de la COVID-19 entraine des interventions gouvernementales majeures dans le monde entier qui ont notamment conduit à l’arrêt de plusieurs activités économiques ou à leur ralentissement significatif. Dans ce contexte, le CPQ a voulu contribuer à sa façon en produisant une feuille de route visant à aider toutes les parties prenantes qui devront intervenir dans cette démarche.

« La crise de la COVID-19 entraine de graves conséquences humaines et sanitaires planétaires. Les impacts économiques sont également gigantesques, notamment pour les organisations et la main-d’œuvre », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ.  « Après plusieurs semaines de pause, les gouvernements et les organisations doivent planifier et démarrer la reprise de plusieurs activités conduisant à une relance de l’économie qui se fera graduellement, sur une longue période, et surtout de façon sécuritaire et durable pour tous. » 

En plus de toutes les préoccupations d’ordre de santé publique qui doivent rester prioritaires, plusieurs défis se présentent aux gouvernements et aux employeurs. En ce sens, le CPQ a regroupé en trois groupes, les nombreux enjeux qui doivent recevoir une attention particulière à court, moyen et long termes.  

–       Enjeux reliés à la santé et sécurité des travailleurs et des clientèles sur les lieux d’activité de l’organisation.

Dans sa feuille de route, le CPQ identifie les principes en matière de prévention de la contamination que les organisations doivent mettre en place et maintenir, pour être en mesure de continuer ou reprendre ses activités en totalité ou en partie, peu importe le secteur industriel concerné ou la région géographique.

–       Enjeux reliés aux capacités opérationnelles des organisations.

En rappelant l’importance de la responsabilité sociale et le besoin d’une perspective de développement durable, le CPQ s’attarde à la question des ressources dont l’organisation a besoin pour fonctionner à court, à moyen et à long termes ainsi qu’aux problématiques des chaînes d’approvisionnement et du commerce pancanadien et international.

–       Enjeux reliés aux interventions et services du secteur public (fédéral, provincial, municipal) à l’égard des organisations.

Enfin, le CPQ propose une série de mesures que les divers ordres de gouvernements municipaux, provinciaux et fédéral doivent envisager pour aider et soutenir une relance économique sécuritaire et durable, en abordant également des considérations pour le long terme. 

« Heureusement, la situation financière de nos gouvernements provincial et fédéral était quand même en bon état avant la crise et nos institutions financières étaient solides. Cependant, il ne faut pas sous-estimer l’ampleur, la complexité et la durée de la récession qui pourrait se produire au plan mondial », poursuit M. Dorval.

« La priorité a toujours été et restera la santé de l’ensemble des citoyens et c’est dans cet ordre d’idée que le CPQ, fort de son expertise et de sa connaissance du milieu des affaires ainsi que de la santé et sécurité du travail, veut participer aux réflexions et aux prises de décision des différents intervenants. Il est important de faire preuve d’optimisme lorsque nous regardons vers l’avenir, car nous savons que nous sommes capables d’agir collectivement pour surmonter ce défi, tout en restant prudents et réalistes face à la situation », conclut M. Dorval.

Cette feuille de route présente également dix constats que voici :

1.       Les enjeux épidémiologiques de la COVID-19 sont réels et dicteront l’échéancier de la relance; si une diminution des cas de contagion survient, la possibilité d’une résurgence existe aussi.

2.       Si les impacts humains sont gigantesques, les impacts économiques le sont également; plusieurs organisations ne survivront pas, certaines seront en difficulté pendant une longue période, mais d’autres aussi pourront rebondir. Plusieurs par ailleurs continuent de fonctionner et se développent même rapidement.

3.       La reprise des activités à court et moyen terme sera conditionnelle à la possibilité dans chaque milieu de mettre en place les mesures de prévention requises; ces mesures seront incontournables et elles reposent sur des principes similaires d’un lieu à un autre; de plus, la perception des personnes quant à la sécurité sera aussi importante que la sécurité elle-même. Le port du masque devrait devenir la norme dans les espaces publics restreints où circulent les individus en deçà des limites de distanciation (transports collectifs, ascenseurs, covoiturage, etc.), jusqu’à ce que des avancées de la médecine ou autres surviennent.

4.       Une reprise généralisée des activités sera tributaire des avancées médicales qui surviendront à court, moyen et long terme; la disponibilité élargie de tests ultrarapides d’ici quelques mois, la venue de traitements pour soigner les personnes souffrantes par la suite et l’arrivée d’un vaccin dans un horizon de plus d’une année conditionneront le rythme de la reprise dans plusieurs domaines.

5.       La capacité des organisations à reprendre leurs activités dépendra d’un ensemble d’éléments nombreux, diversifiés et interreliés; la disponibilité des ressources nécessaires pour fonctionner, les chaînes de valeurs dans les processus opérationnels, la demande et non seulement l’offre pour les produits et services de l’organisation dans un contexte de concurrence mondiale rendront la tâche d’une complexité inouïe.

6.       L’absentéisme, la reconfiguration des processus, la répartition des horaires, des arrêts éventuels et d’autres changements découlant des enjeux actuels représenteront un réel casse-tête pour le bon fonctionnement et auront des impacts significatifs sur les coûts d’exploitation.

7.       L’implantation accélérée de nouvelles façons de faire pour les opérations pendant la pandémie doit servir de tremplin pour la réorganisation des activités; l’innovation technologique devra se poursuivre, les transformations devront être mises en œuvre et les gains de productivité devront être maintenus et élargis pour le futur.

8.       La responsabilité sociale, tant des organisations que des individus, sera scrutée et analysée; les organisations modèles seront encouragées et celles qui sont déficientes seront sanctionnées.

9.       Les répercussions financières sur l’économie et les gouvernements dureront longtemps et seront pénibles; si les finances publiques et les institutions financières au Canada étaient en bonne santé avant la crise, les revenus des particuliers et des entreprises et les recettes fiscales sont maintenant sévèrement réduits. Les dépenses publiques ont nécessairement dû augmenter pour répondre à la crise. L’endettement qui en découle atteindra des proportions majeures. 

10.   En plus des mesures déjà annoncées pour traverser la période de crise, les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que les administrations municipales devront mettre en œuvre de nouveaux plans d’intervention d’une envergure jamais vue depuis la Deuxième Guerre mondiale; ces plans devront comprendre des mesures touchant le financement, l’offre de services publics adaptés au contexte, l’accompagnement, la réduction des obstacles à la flexibilité, la rapidité et l’agilité des décisions et interventions, ainsi que des investissements majeurs dans des initiatives et projets structurants dans une perspective de développement durable.

La feuille de route pour une relance économique sécuritaire et durable du CPQ a été élaborée à partir d’une vaste consultation de ses membres à l’occasion de plusieurs groupes de discussion ainsi que des conseils et avis sollicités auprès de personne d’expérience ayant à cœur la prospérité et le bien-être de la société. Elle fait suite à la prise en considération de plusieurs documents publiés sur la situation et à l’analyse de son équipe de spécialistes.

Pour consulter la feuille de route, cliquez ici.

« Préparer la reprise par la formation, une adéquation gagnante », selon le CPQ

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) salue l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Québec concernant le Programme actions concertées pour le maintien en emploi (PACME). Selon le CPQ, ce programme est un outil qui permettra non seulement aux travailleurs de parfaire leurs connaissances et leurs compétences, mais contribuera à améliorer la compétitivité de notre économie. De plus, il s’harmonise très bien avec le programme de subvention salariale du fédéral pour combler des besoins qui ne l’étaient pas auparavant, notamment, le 25 % du salaire à verser en sus du 75 % déjà accordé.

« Favoriser la formation dans le contexte actuel est une mesure remarquable, car même en période d’incertitude économique, il ne faut pas perdre de vue qu’elle est essentielle à l’amélioration des qualifications de la main-d’œuvre », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « En profitant de cette période de ralentissement pour améliorer ou mettre à niveau les compétences des travailleurs, ce geste démontre l’importance de se préparer au redémarrage de notre économie et de nos entreprises. »

Le PACME est doté d’une enveloppe prévue de 100 millions de dollars permettant essentiellement le remboursement du salaire des travailleurs en formation et celui des formateurs. Remarquons également que la moitié du financement proviendra du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (FDRCMO), de la Commission des partenaires du marché du travail (CMPT), et qui est payé entièrement par les employeurs du Québec dans le cadre de la loi du 1% sur les compétences. Le CPQ est fier d’avoir travaillé avec les autres partenaires au sein de la CPMT ainsi qu’avec le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, dans l’élaboration du programme qui vient d’être annoncé. 

Le CPQ souligne que ce remboursement s’ajoute au programme fédéral de subvention salariale, élargissant ainsi sa portée non seulement aux travailleurs présentement en emploi, mais aussi à ceux qui ont perdu leur emploi ou qui voient leurs heures de travail réduites à cause de la situation actuelle. De plus, pour les employeurs qui ne peuvent pas recevoir la subvention salariale fédérale de 75%, le programme peut verser jusqu’à 100% des salaires des travailleurs. 

Le CPQ salue également le fait que le programme comprend l’accompagnement des entreprises dans la gestion de leurs ressources humaines en période de pandémie. D’ailleurs, le CPQ a mis gratuitement à la disposition de ses membres son service Partenaire Service RHdont l’objectif est d’accompagner les employeurs dans la gestion de leurs ressources humaines.

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Aide d’urgence aux PME : le CPQ apprécie la mesure

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) a pris acte de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Québec concernant le programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises.

« Dans cette crise sans précédent qui demande aux gouvernements de réagir rapidement afin de soutenir l’ensemble des acteurs économiques, les 150 millions de dollars supplémentaires annoncés aujourd’hui par le gouvernement du Québec représentent un appui non négligeable pour les PME de toutes les régions du Québec qui se retrouvent dans une situation précaire en raison de la pandémie », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ.

Le CPQ continuera de suivre la situation de près afin de s’assurer que d’autres employeurs, quelles que soient leurs tailles, puissent également profiter de mesures adaptées à leurs besoins.

Pour terminer, le CPQ souligne que cette mesure s’ajoute à plusieurs autres annoncées tant par le gouvernement du Québec que par le gouvernement fédéral. Pour y voir plus clair, le CPQ met à jour régulièrement un tableau disponible sur son site.

Consultez le tableau résumé des ressources gouvernementales sur le site du CPQ.

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Subvention salariale d’urgence du Canada : le CPQ attend des précisions

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) a pris acte de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement fédéral concernant la Subvention salariale d’urgence du Canada. 

Les informations transmises aujourd’hui par le gouvernement fédéral confirment certains éléments ou en précisent d’autres, mais il reste encore beaucoup de détails à venir qu’il faudra analyser. De plus, le CPQ tient à souligner qu’à la lumière de ces informations, certaines entreprises, qui en auraient bien besoin, pourraient ne pas pouvoir en bénéficier.

Toutefois, nous tenons à remercier le gouvernement fédéral de sa volonté d’aider les entreprises de toutes tailles et nous avons espoir que la flexibilité et la prise en compte de ces réalités seront au rendez-vous.

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Subventions salariales fédérales : le CPQ se réjouit

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement fédéral concernant l’élargissement de l’admissibilité à la subvention salariale aux entreprises de toutes tailles. Il s’agit d’une demande faite à plusieurs reprises par le CPQ.

« Le contexte difficile actuel affecte les activités économiques de l’ensemble des entreprises, quels que soient leur taille ou le secteur dans lequel elles œuvrent », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « En élargissant l’admissibilité à la subvention salariale de 75% à l’ensemble des entreprises touchées, le gouvernement fédéral permet à tous d’avoir plus de chances de traverser la crise et permet aux employés de continuer de recevoir un salaire. »

Comme plusieurs détails de cette annonce restent à venir, le CPQ continuera de suivre le dossier attentivement pour s’assurer que les employeurs puissent avoir tous les outils en main pour poursuivre leurs activités dans la mesure du possible et participer à la relance de l’économie au moment opportun.

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Travailleurs étrangers temporaires : le CPQ est soulagé

Le CPQ (Conseil du patronat du Québec) est très heureux de la décision prise aujourd’hui par le gouvernement fédéral d’autoriser les travailleurs étrangers temporaires à entrer au Canada.

« La décision du gouvernement fédéral de laisser entrer au pays les travailleurs étrangers temporaires est très bien accueillie par le CPQ », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « Cette intervention était devenue nécessaire et urgente pour assurer la continuité des activités économiques de plusieurs industries névralgiques, comme le secteur agroalimentaire, ainsi que pour assurer la disponibilité aux citoyens de produits essentiels. »

Le CPQ appuie également les mesures de prévention qui seront imposées à ces travailleurs, car les principes de prévention et de précaution doivent demeurer prioritaires. 

Pour terminer, le CPQ tient à souligner que cette mesure faisait partie de plusieurs demandes énoncées dans des lettres envoyées aux premiers ministres, M. François Legault et M. Justin Trudeau, vendredi dernier. Cette demande a également été l’objet de plusieurs discussions avec différents intervenants gouvernementaux ainsi que d’une lettre signée aujourd’hui par des parties prenantes du milieu des affaires, dont le CPQ. 

Pour lire la lettre envoyée à M. François Legault, cliquez ici.

Pour lire la lettre envoyée à M. Justin Trudeau, cliquez ici.

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COVID-19 : le CPQ est satisfait des mesures annoncées par le gouvernement fédéral

Le CPQ  (Conseil du patronat du Québec) a pris acte des mesures annoncées par le gouvernement fédéral aujourd’hui afin d’atténuer les impacts de la COVID-19. Bien que plusieurs détails restent à mettre en place concernant les processus, le CPQ est satisfait des actions mises de l’avant afin de soutenir l’économie canadienne et québécoise.

« En tant que représentant de plus de 70 000 employeurs du Québec, le CPQ accueille avec satisfaction les investissements pouvant aller jusqu’à 27 milliards de dollars prévus dans le Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19 », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ.

Mesures annoncées pour les travailleurs

Devant la complexité et l’incertitude que la situation engendre chez tous les types de travailleurs, le CPQ salue l’aide financière élargie aux individus, en particulier ceux à faible revenu et les parents, pour maintenir le pouvoir d’achat de la population.  

Mesures annoncées pour les entreprises

Le CPQ salue aussi les mesures offertes aux entreprises, notamment les PME, avec la subvention salariale temporaire. L’organisme est également satisfait du report de la déclaration de revenus et du paiement des montants d’impôt sur le revenu qui deviennent exigibles.  

Travailleurs étrangers temporaires

Toutefois, le CPQ est très inquiet devant les mesures drastiques imposées par le gouvernement fédéral concernant l’accès au territoire canadien. « Bien qu’en ce moment les principes de précaution et de prévention demeurent prioritaires, nous demandons au gouvernement fédéral d’alléger certaines mesures mises en place en lien avec l’accès au territoire canadien afin de ne pas mettre en péril des secteurs névralgiques comme le secteur agroalimentaire. Les travailleurs étrangers temporaires sont essentiels à la survie de l’économie du Québec, ainsi que du Canada, et le CPQ croit qu’il est nécessaire de poser rapidement des gestes en ce sens », conclut M. Dorval.

Le CPQ continue de suivre de près l’évolution de la situation pour s’assurer que les besoins des employeurs sont entendus. L’organisme souligne que toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles, sont affectées d’une façon ou d‘une autre devant la COVID-19: baisse des ventes, baisse de clientèle, absences de travailleurs disponibles, rupture des chaînes d’approvisionnement, etc.

« Nous comprenons l’urgence de la situation et l’importance d’y aller par étape. Force est de constater que d’autres mesures sont nécessaires pour assurer une certaine continuité des activités des entreprises et la survie de plusieurs entreprises au-delà des prêts et des garanties de prêt qui peuvent avoir leur mérite. Nous invitons le gouvernement à poursuivre sa réflexion et son action en ce sens en s’inspirant des recommandations du CPQ », conclut M. Dorval.

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Budget du Québec : « Des investissements majeurs dans des domaines pertinents, mais peu de nouvelles initiatives pour répondre aux enjeux criants de main-d’œuvre », selon le CPQ

Le CPQ  (Conseil du patronat du Québec) a pris acte du budget du Québec dévoilé aujourd’hui par M. Eric Girard, ministre des Finances du Québec.

« Ce budget présente des investissements majeurs dans plusieurs domaines pertinents que sont la santé, l’éducation, les infrastructures et les enjeux de changements climatiques. Toutefois, en tant que représentant des employeurs du Québec, nous sommes déçus par le peu d’attention portée au problème criant que représente la rareté de main-d’œuvre », affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ.

Le CPQ note également plusieurs mesures intéressantes en matière d’investissement, de recherche, d’innovation et de sa commercialisation. Toutefois, ce budget ne comprend pas de mesures importantes pour soutenir les entreprises, notamment aucune réduction significative des taxes sur la masse salariale qui constituent un désavantage majeur pour les employeurs du Québec. De plus, ce budget ne présente rien de nouveau pour répondre aux enjeux criants de main-d’œuvre, et ce, que ce soit pour les employeurs, les travailleurs, le gouvernement employeur ou donneur d’ouvrage. Rien non plus pour les entreprises privées aux prises avec des problèmes majeurs à ce chapitre.

Bref, comme l’année dernière, nous constatons qu’il y a beaucoup d’argent de prévu dans des domaines pertinents, ce qui est une bonne chose, mais la capacité de livrer les résultats attendus reste un grand défi, et ce notamment en raison des enjeux de main-d’œuvre tant dans le secteur public et parapublic, que dans le secteur privé, coopératif et communautaire. 

Économie verte et infrastructures

Le CPQ apprécie particulièrement l’orientation pour des investissements structurants favorisant une économie plus verte et la poursuite des efforts de réduction de GES, notamment en investissant massivement en transport collectif et dans l’électrification des transports. Il apprécie également la bonification des investissements dans le PQI dont ceux consacrés au maintien des infrastructures.

Nous saluons également le soutien au développement des filiales énergétiques renouvelables, comme celle du gaz naturel renouvelable avec des investissements de 70 millions pour cette industrie.

Productivité

Le CPQ se réjouit également de voir des mesures encourageant la productivité, la compétitivité et le virage numérique des entreprises, comme les nouveaux incitatifs en faveur de l’innovation ainsi que ceux favorisant leur commercialisation comme la déduction incitative pour la commercialisation des innovations (DICI). Soulignons également le crédit d’impôt à l’investissement et l’innovation (C3i) et les mesures visant un rapprochement entre la recherche universitaire et les entreprises.

Rareté de main-d’œuvre

« Le CPQ déplore le peu de solutions nouvelles pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, par exemple une réduction significative des taxes sur la masse salariale aurait aidé les entreprises à attirer et retenir les travailleurs d’une part. D’autre part, le CPQ croit toujours que nous devons changer de paradigmes en matière d’immigration, il en va de la survie de toutes les régions du Québec, incluant Montréal », souligne M. Dorval. « À ce titre, il faut arrêter de parler de limitation du seuil d’immigration. Dorénavant, il faut parler de cibles d’intégration sur le marché du travail dans toutes les régions, c’est-à-dire de cibler l’embauche de travailleurs étrangers nécessaires pour répondre à la demande plutôt que de limiter l’immigration.» 

Si on peut souligner certaines mesures pour l’intégration des personnes en situation de handicap, on ne voit rien de nouveau pour retenir les travailleurs d’expérience sur le marché du travail. De plus, devant les défis que représentent les transformations technologiques et les changements climatiques, la formation ainsi que l’adaptation des travailleurs déjà à l’emploi devraient être encore plus encouragées.

Finalement, le budget repose sur les perspectives de croissance économique en vigueur au moment de sa préparation, aujourd’hui la situation actuelle génère plusieurs interrogations. Même si la performance économique du Québec est encourageante, les nouveaux défis témoignent d’une certaine volatilité des indicateurs.

Blocage du service ferroviaire

Blocage du service ferroviaire : il est indécent de prendre l’économie et la population en otage à la grandeur du Canada et notamment au Québec

Le CPQ  (Conseil du patronat du Québec) est extrêmement préoccupé par le blocage du service ferroviaire à travers tout le Canada par certains manifestants et par les répercussions importantes que cette situation a dans toutes les provinces sur l’économie ainsi que sur les déplacements de millions de Canadiens.

Selon le CPQ, un enjeu concernant une région de la Colombie-Britannique ne peut faire autant de victimes collatérales dans tout le Canada comme c’est le cas aujourd’hui, et notamment au Québec où les conséquences sont multiples, de Gatineau jusqu’à Gaspé.

Le CPQ demande donc au gouvernement fédéral de faire preuve de leadership dans ce dossier en prenant tous les moyens nécessaires pour mettre fin rapidement au blocage des lignes ferroviaires et ainsi limiter les impacts négatifs que ressentent déjà les entreprises et les citoyens.

« La perturbation d’un service aussi important que le train pour un pays comme le Canada a des répercussions incalculables sur toutes les sphères de notre société, il n’y a qu’à se rappeler l’effet des pénuries de propanes de l’automne sur les denrées alimentaires pour comprendre que cette situation peut avoir des effets incommensurables si elle devait perdurer » affirme Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. « Il en est de la compétence du gouvernement fédéral de trouver des solutions pour rétablir le service au plus vite et protéger les entreprises et la population de conséquences désastreuses », conclut M. Dorval.

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