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Rareté de main-d’œuvre : un phénomène loin de s’estomper

Le CPQ  (Conseil du patronat du Québec) a pris acte dudocument État d’équilibre du marché du travail à court (2020) et moyen terme (2023) : Diagnostics pour 500 professions dévoilé ce matin par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet. Bien que le travail fait par Emploi-Québec pour mieux définir les déséquilibres du marché du travail soit remarquable, le CPQ tient à revenir sur l’importance de hausser les seuils d’immigration afin de contrer les effets néfastes de la rareté de main-d’œuvre.

« La révision par Emploi-Québec du diagnostic des 500 métiers et professions entre la liste parue en 2018 et celle publiée aujourd’hui montre des changements significatifs. Le tableau montre hors de tout doute que la rareté de main-d’œuvre, loin de s’estomper, s’aggrave, et ce dans toutes les régions du Québec », souligne Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. 

Comme le diagnostic doit intégrer les seuils d’immigration afin de déterminer si une profession est ou non en déficit, la réduction des niveaux d’immigration de 52 000 en 2018 à 40 000 en 2019 a probablement contribué à propulser le nombre de métiers en déficit dans l’ensemble du Québec de 25 à 165. Pour la région métropolitaine de Montréal, le nombre est passé de 16 à 146. Ainsi, le CPQ demande au gouvernement de hausser les seuils d’immigration et simplifier la gestion des programmes d’immigration pour accélérer la venue des travailleurs étrangers sur une base temporaire ou permanente.

« On peut constater l’effet immédiat d’une politique migratoire trop restrictive. Le gouvernement doit rectifier le tir rapidement, car depuis un bon moment déjà, nos entreprises souffrent des effets la rareté de main-d’œuvre et demandent au gouvernement de les aider en haussant les seuils d’immigration. Est-ce qu’ils vont finalement être entendus? », conclut M. Dorval.

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