Ragers refont surface avec Peekabooun deuxième single aussi inusité que surprenant

Le quatuor Ragers a bien amorcé la promotion de Tant qu’à y être, son premier EP francophone en carrière, avec le ver d’oreille Goût cerise il y a de cela deux semaines. Venu se tailler une place dans l’écosystème de la musique urbaine de Montréal, le band entend s’établir grâce à des titres qui ne font ni dans la tendance, ni dans le convenu. En effet, si l’éclectique formation musicale a décidé de présenter un premier projet francophone en carrière, le but avoué de cette opération soudaine était de faire quelque chose de différent et de peu conventionnel. Dans cette quête, qui comporte son lot de dangers dans un marché musical aussi conservateur que celui du Québec, Ragers entend s’appuyer sur son unicité pour gagner le cœur du public. 
Ainsi, le groupe revient coup sur coup avec un deuxième titre qui ne saurait être classifié dans une catégorie précise, mais qui cherche plutôt à nous confondre de par sa nature plutôt singulière. Naviguant entre le rap, la pop et une certaine dose de rock alternatif, le band nous offre aujourd’hui un deuxième titre qui rappelle parfois le côté syncopé deJ Dilla et les sonorités de Tame Impala. Certains vous parleront de «dream-pop-rap», mais les gars de Ragers vous diront simplement qu’ils font de la musique qui les inspire et qui les fait tripper. En somme, les quatre Ragers sont venus nous jouer un tour, nous surprendre, nous offrir du nouveau, et ce, malgré tous les risques que ce type d’opération peut comporter:
 «Coucou c’est encore moi, no you can’t fuss!Trop d’orgueil, plus je m’en bats les couilles si je bankrupt»
Le deuxième single de l’album court Tant qu’à y être est également accompagné d’un vidéoclip réalisé par Adrian Villagomez où Ragers sont présentés comme des cas cliniques où la folie frôle le génie et où toutes leurs pulsions les différencient du commun des mortels. Tout comme dans la vraie vie, les membres du band sont placés en aparté avec le monde extérieur, un monde aseptisé qui voudrait les faire rentrer dans un moule, espace clos dans lequel Jake, Jay, Billy et Phil refusent de se faire cloîtrer. Ce cloisonnement est d’autant plus actuel en temps de pandémie. Ainsi, le clip se veut également un clin d’œil à une industrie musicale rendue stérile à cause des conditions sanitaires du moment, qui nous privent de tout contact direct avec nos publics. 
Le single et le vidéoclip Peekaboo sont disponibles sous l’étiquette Joy Ride Records dès aujourd’hui.

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