Projet de loi nº 9 sur l’immigration Plusieurs bons objectifs, une controverse majeure, des améliorations nécessaires, mais surtout, des actions urgentes

C’est aujourd’hui que le CPQ (Conseil du patronat du Québec) présente devant la Commission des relations avec les citoyens ses commentaires au sujet du projet de loi nº 9 déposé le 7 février 2019 par le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion à l’Assemblée nationale du Québec. Le CPQ accueille favorablement plusieurs des objectifs du projet de loi no 9, mais souligne qu’il ne constitue qu’un jalon dans la réforme du système d’immigration au Québec, dans laquelle les employeurs doivent être impliqués davantage, et que des améliorations sont souhaitables.

« Au-delà des considérations sociales et humaines, l’immigration au Québec est un enjeu de taille dans le contexte de la rareté de la main-d’œuvre qui sévit dans la plupart des régions et nous avons besoin d’actions concrètes immédiates pour assurer la compétitivité de nos entreprises, » affirme Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ. « Le défi de bien sélectionner, accueillir et intégrer nos futurs arrivants est indissociable de notre prospérité économique et nous devons absolument nous donner les moyens d’avoir un système efficace. »

Dans le cadre de la consultation, le CPQ a regroupé ses observations sous quatre grands thèmes :

·         Le lien immigration-emploi : Les besoins du marché du travail seront mieux pris en compte, ainsi que l’importance de la participation des nouveaux arrivants au dynamisme des régions. Selon le CPQ, ce lien est fondamental, car l’intégration à la vie économique et sociale passe d’abord et avant tout par l’emploi.

·         Les responsabilités octroyées au Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) : En élargissant le spectre des responsabilités du MIDI, il faut s’assurer de lui donner les moyens de remplir son mandat dans un délai raisonnable. Entre autres, il faut s’assurer que les modifications à la loi n’encombrent pas davantage le fardeau administratif des entreprises et qu’elles ne conduisent pas à une augmentation de la bureaucratie pour le ministère.

·         La suppression des demandes Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) : Le CPQ propose au gouvernement des mesures rapides et énergiques, pour diriger les candidats déjà engagés dans le système actuel, vers les outils présentement disponibles ou ceux à être mis en place, et d’accorder une priorité aux candidats qui ont déjà un emploi au Québec.

·         L’incertitude : Le CPQ déplore l’absence de mesures transitoires dans le projet de loi qui permettrait au ministre d’assurer une forme de continuité dans le traitement des dossiers. Ceci mine la crédibilité du Québec sur la scène internationale et renforce le cynisme à l’égard de notre système d’immigration.

« Mais au-delà des lois et des règlements, c’est la capacité du MIDI à traiter les demandes qui préoccupe le CPQ. Est-ce juste une question financière ou de disponibilités de ressources humaines, ou autre ? Chose sûre, l’accumulation des délais et des ratées a considérablement affecté notre compétitivité dans la quête des meilleurs talents », souligne le président-directeur général du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

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