OODOOO DÉVOILE L’EXTRAIT « CANOPÉE »

Réincarnation dématérialisée d’un groupe nommé par l’organe féminin, Oodooo est l’espace libre d’écriture et de composition de quatre musiciennes montréalaises. Projet de studio, entité aux contours changeants évoluant en marge des contraintes de la scène, Oodooo — en référence au stratovolcan de Colombie-Britannique, son homonyme — donne écho aux trames sonores du « cinétrange », français surtout, de toutes les vagues, dans une langue faite de guitares saturées, de clavier vibrato et d’accents aigus.

Avec Le Goéland d’Argent, un premier enregistrement cristallisé entre Vancouver, BC, et Lac-des-Plages, QC, le quatuor féminin fait naître en trois chapitres, « Canopée », « L’Anatidé » et « Le Goéland d’Argent », un monde parallèle. Au fil de lignes fuzzées et d’un récit grave à trois voix, un voyage initiatique s’amorce aux confins d’une forêt dense et intangible dont l’entrée ne se dévoile que sous l’influence de psychotropes, et qui abrite, au bout d’un sombre marais peuplé de créatures étranges, un club interdit « où le temps s’est arrêté en 1967 et où les filles fument des pétards en pantalons cigarette ».

Jean-Claude Vanier, le Gainsbourg de « La Horse », Jean-Pierre Mirouze et sa Sexopolis, la vague meurtrière du surf rock-horreur des fifties, dans chaque accord, les influences pointent, sans pourtant jamais que l’on puisse les fixer définitivement. C’est dans cet incessant mouvement de fluides en fusion qu’existe et n’existe pas Oodooo.

Musique

mononews logo white


© Tous droits réservés. Mononews

Back to Top