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L’Institut de Cardiologie de Montréal se démarque pour son excellence en recherche par l’octroi de 15,4 M$ du gouvernement du Québec pour piloter deux projets d’envergure en médecine de précision

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation, a annoncé aujourd’hui au Congrès international BIO tenu à Philadelphie (États-Unis), que le docteur Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM), a reçu l’octroi de deux subventions du Fonds d’accélération des collaborations en santé (FACS) du gouvernement du Québec totalisant 15,4 M$ pour piloter deux projets d’envergure d’une valeur de plus de 36,6 M$ visant à lutter contre les maladies cardiovasculaires. Cet octroi dédié à l’accélération et au renforcement des partenariats québécois favorisera l’innovation dans le domaine stratégique de la médecine de précision cardiovasculaire et souligne la notoriété et le leadership incontestable de l’ICM dans ce domaine. 

Un investissement majeur de plus de 36,6 M$ grâce à d’impressionnantes collaborations public-privé 

 « Nous sommes très fiers au Centre de recherche de l’ICM de mobiliser un fort réseau panquébécois et mondial de collaborateurs académiques et privés de renommée internationale pour mener à terme ces deux projets novateurs et structurants en médecine de précision. La mise en place de ces projets présente un potentiel énorme de retombées bénéfiques pour les patients, le système de soins et l’ensemble de la population québécoise, de même qu’ils consolident notre positionnement en tant que chef de file mondial dans la recherche et développement en médecine de précision. Il est aussi important de mentionner la création d’emplois et la formation de personnels hautement qualifiés dans des domaines de pointe très recherchés », souligne le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et professeur titulaire à l’Université de Montréal. 

Outre l’octroi gouvernemental de 15,4 M$, ces projets d’envergure chapeautés par le Dr Tardif et son équipe de chercheurs de haut calibre ont été rendus possibles grâce à plus de 21,2 M$ en investissements de partenaires privés, dont DalCor Pharmaceutiques, une société biopharmaceutique québécoise, les entreprises biopharmaceutiques mondiales AstraZeneca et Bayer, les « start-ups » québécoises de biotechnologies Monogenic Pharmaceutiques et JCT Biotechnologies ainsi que la Fondation de l’ICM. 

« L’ICM et son équipe de médecins, de chercheurs et de professionnels font croître la réputation d’excellence qui nous démarque sur la scène internationale et comme chef de file pour contrer les maladies cardiovasculaires. Les projets qui seront mis de l’avant grâce à ces subventions du programme FACS auront des effets significatifs pour soutenir nos efforts dans l’amélioration de la santé des patients atteints ou à risque de maladies cardiovasculaires. De plus, ces projets appuient notre engagement d’être au premier plan de la recherche en médecine de précision à l’échelle mondiale », a déclaré Mélanie La Couture, présidente directrice générale de l’Institut de Cardiologie de Montréal. 

Dr. Fouzia Laghrissi-Thode, présidente directrice générale du partenaire privé principal des deux projets, DalCor Pharmaceutiques, a tenu à saluer la mise sur pied de ces projets ambitieux et innovateurs : « En tant que leader en médecine de précision cardiovasculaire, DalCor est ravi de ce nouveau partenariat avec l’ICM. Nous devons la découverte sous-jacente à notre premier programme de développement du dalcetrapib (inhibiteur de la CETP), aux Drs Tardif et Dubé de l’ICM. Leurs recherches ont permis de démontrer que les patients atteints d’un syndrome coronarien aigu et ayant un profil génétique spécifique bénéficient grandement du dalcetrapib, avec une réduction de 39 % des événements cliniques. Cette découverte et l’étude clinique internationale en cours qui en découle (Dal-GenE) ouvrent potentiellement la voie à une nouvelle ère de développement de médicaments de précision dans les maladies cardiovasculaires. Nous sommes convaincus que cette collaboration avec l’ICM créera également des percées scientifiques à portée internationale qui auront un impact considérable et durable sur la santé publique ». 
 

Deux projets novateurs et structurants en médecine de précision et intégrant l’intelligence artificielle 

Rappelons que les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès et d’hospitalisation dans le monde et causent plusieurs complications extracardiaques (par exemple, démence) en plus d’avoir des facteurs de risque similaires à ceux de plusieurs cancers. 

Le projet « Leadership international en études cliniques de médecine de précision » a le potentiel de faire du Québec une plaque tournante des études cliniques de médecine de précision. Il vise à renforcer le leadership international du Québec en études cliniques de médecine de précision cardiovasculaire, puis de l’étendre aux études de médecine de précision dans des domaines tels l’oncologie (cancers) et la neurologie (troubles cognitifs). Diverses approches d’analyses seront utilisées dont la pharmacogénomique et l’intelligence artificielle. Marie-Pierre Dubé, Directrice du Centre de Pharmacogénomique de l’Université de Montréal à l’ICM, explique : « Ces analyses permettront d’identifier ou de confirmer la valeur de cibles thérapeutiques, d’évaluer leurs bénéfices cliniques attendus, et de guider le développement de nouvelles avenues thérapeutiques plus personnalisées ». 

Le projet « Infléchir l’athérosclérose par la médecine de précision » permettra d’identifier les patients répondant le mieux aux thérapies du futur et rendra tangible la médecine de précision. Des analyses génétiques, pharmacogénomiques, métabolomiques et protéomiques seront effectuées pour identifier les gènes et autres marqueurs biologiques associés aux effets des traitements pour les sous-groupes de patients répondeurs, ou ceux à plus haut risque de maladies cardiovasculaires. Les voies moléculaires responsables de ces résultats seront aussi étudiées, l’objectif étant d’infléchir l’athérosclérose par différents angles (par exemple, en ciblant les lipides et l’inflammation ou les effets néfastes du diabète). 

’Institut de Cardiologie de Montréal, subventions