LES SESSIONS IMPOSSIBLES: UNE SÉRIE SIGNÉE ROSEMARIE RECORDS

LES ARTISTES DU LABEL MONTRÉALAIS SE RÉUNISSENT À L’ÉCRAN SOUS LA FORME DE TANDEMS IMPROBABLES ET SURPRENANTS. 

S’il y a une chose que Rosemarie Records refuse de faire depuis le début de la pandémie mondiale, c’est bien de couper le moteur. Pour garder ses artistes heureux, actifs et dans leur élément, la boîte a su au cours de la dernière année se fixer des objectifs ambitieux malgré le climat social incertain et les atteindre, un à un. Les Sessions impossibles vont dans le même sens, en regardant droit devant!

Née d’une volonté de présenter les artistes de la maison sous un angle nouveau, la série propose la rencontre d’univers musicaux que peu de choses semblent instinctivement rassembler. À tour de rôle et face à face, les artistes se réapproprient une chanson de l’autre, choisie et attribuée de façon à créer des contrastes étonnants.  Léa Jarry et Dance Laury DanceDamoizeaux et Antoine LachanceRick et les Bons Moments et Pierre GuitardMiro et Raton Lover, de même que Joseph Edgar et Désirée sont les élus qui se prêtent au jeu et donnent une âme à la série. «C’est un gros défi de s’approprier une chanson qui n’a rien à voir avec ce qu’on fait et de la livrer en faisant face à l’artiste qui l’a écrite. Au final, le concept a créé des moments vraiment exceptionnels», assure Alex Artun, président et A&R de Rosemarie Records

Misant sur cinq jumelages audacieux, les Sessions impossibles bénéficient également de l’apport de l’équipe de Pestacle à la direction artistique et à la scénographie. Tournées à l’Astral (Montréal), au Café culturel de la Chasse-Galerie (Lavaltrie), au Théâtre Hector-Charland (L’Assomption), à la Maison des arts de Drummondvilleet à la salle André-Mathieu (Laval), les cinq capsules qui forment la série se conçoivent comme autant de manières de découvrir ou redécouvrir des histoires et des chansons. 

LANCER LE BAL 

D’entrée de jeu (à l’époque où la boîte s’appelait Kay Productions et tenait les rênes de l’incontournable Omnium du Rock) et encore à ce jour, l’idée n’a jamais été de suivre la parade. Depuis 2017, année où elle est devenue Rosemarie Records, l’entreprise cultive son goût pour le bon et le mémorable. Les sorties d’albums saluées — Tuer la bête jusqu’à dimanche de Pierre Guitard2004-2019 Point picot de Joseph Edgar, la Madeleine de DésiréeEntre temps de Léa JarryChanger de trottoir par Raton Lover ou encore En retard sur ma vie de Miro— ou et les productions comme Acadie Rock aux Francos de Montréal, le plus grand rassemblement d’artistes acadiens sur un même scène au Québec, en sont de probants exemples. 

Puis est arrivé le très fatidique mois de mars 2020. Tandis que les circonstances planétaires ont soudainement fait à la culture l’effet d’un solide coup dans les genoux, la famille de Rosemarie Records a plutôt répondu à la crise par quelques coups de circuit. Se sont en effet succédé à une vitesse effrénée des projets un peu fous comme le spectacle de Miro du haut du mât du Stade olympique, celui de Damoizeaux en pleine nature, la sortie du documentaire Bienvenue au Roc Roulant filmé avec  Dance Laury Dance dans un camp de ressourcement, le méga-concert de Léa Jarry au stade de St-Tite, la diffusion du film musical Le Boréalais construit autour de Rick et les Bons Moments ainsi que le spectacle Peut-être un rêve (et autres ritournelles) de Joseph Edgar, tourné au Théâtre Paradoxe. Parallèlement, en plus de rejoindre un auditoire composé de plusieurs centaines de milliers de personnes sur le web et de réaliser des idées jamais mises de l’avant à ce jour, le label — nouvellement partenaire de Universal Music Canada à la distribution — a aussi veillé à la production d’une dizaine d’albums et EP, de sept sessions live et de 17 vidéoclips durant la dernière année. 

«La grande force de Rosemarie Records repose sur l’équipe, qui est constamment en train d’explorer de nouvelles idées originales. Quand la COVID est venue tout chambouler, on a pris ça comme une occasion d’utiliser cette force pour repenser complètement notre façon de proposer des projets, nos stratégies marketing, et de revoir notre positionnement dans l’industrie. J’aime croire qu’on se définit par notre audace et notre tolérance au risque», ajoute Artun

Proactif au possible, Rosemarie Records s’impose aujourd’hui, et plus que jamais, comme instigateur de projets rassembleurs d’envergure. The sky’s the limit, ou quelque chose comme ça.  

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