Via Katlehong Dance et le chorégraphe Gregory Maqoma proposent une œuvre électrisante, faisant exploser toute leur fureur de vivre, basée sur une danse populaire de rue et de contestation d’Afrique du Sud.Présenté en webdiffusion du 16 février au 6 mars 2022, dans le cadre du partenariat culturel pancanadien DIGIDANSE, une initiative de diffuseurs de danse canadiens visant à donner au public des quatre coins du pays un accès numérique à des œuvres exceptionnelles d’ici et d’ailleurs, et de contribuer à la pérennité de la danse au Canada. Pour la création de Via Kanana, Via Katlehong Dance a invité le grand créateur sud-africain Gregory Maqoma – chorégraphe de la Coupe du Monde de foot en 2010 – à allier l’énergie communicative de la compagnie à son langage corporel en quête d’humanité et de spiritualité.Via Kanana examine la corruption en Afrique du Sud et pose des questions plus larges sur les personnes au pouvoir et leurs promesses politiques non tenues. Cette production s’inspire de l’Afrique du Sud elle-même, évoquant une nouvelle terre promise qui n’arrive jamais (Kanana en langue sotho) et que les jeunes doivent se lever et chercher eux-mêmes. Pantsula, gumboot, danse traditionnelle… une pièce chorale, lumineuse et empreinte d’espoir !

« Le monde n’est pas, n’est plus, ce dont nous avions rêvé. Nous sommes tous des victimes, nous sommes tous assombris par la peur. Cette pièce veut être une percée au milieu des nuages noirs en nous apportant de la lumière et de l’espoir, en nous disant que l’humain est toujours présent en nous, même pendant les périodes les plus sombres. Une pièce créée avec sept danseurs et un musicien qui se sert de la voix comme d’un instrument, où le rythme des percussions entraîne la troupe dans un grand accord vocal et où la musique créée par les corps en mouvement nous raconte une histoire. Une pièce chorale qui défie l’adversité et la peur pour lancer un appel à la vie. »– Gregory Maqoma
À propos de Via Katlehong Dance

Créée en 1992, la compagnie tire son nom du township de Katlehong dans l’East Rand (Johannesburg), un de ces quartiers déshérités où est née la culture contestataire Pantsula. Dans tous ses spectacles, la compagnie Via Katlehong Dance défend la culture Pantsula dont elle est issue. Dans les années 60 et 70, sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, les populations rurales noires sont déplacées vers les grandes villes et regroupées dans les townships. C’est dans ces ghettos, où règnent chômage et criminalité, que va naître la culture Pantsula à laquelle s’identifie toute la jeunesse des townships. Comme le Hip Hop aux États-Unis et en Europe, la culture Pantsula est un style de vie, recouvrant mode, musique, danse, codes gestuels et parler.Et comme le Hip Hop, elle trouve son terrain d’expression dans la rue. Dans les années 1990, alors qu’une Afrique du Sud multiraciale se met lentement en place, la compagnie Via Katlehong Dance poursuit le combat protestataire en faveur des jeunes des quartiers pauvres à travers ses spectacles et performances qui combinent la danse Pantsula, la tap dance, le step et le gumboot, une danse de mineurs à base de frappes des mains sur les cuisses et les mollets. Ces danses sont exécutées ensemble dans une énergie et un rythme communs.
À propos de Gregory Maqoma

Danseur, chorégraphe et pédagogue, Gregory Maqoma est considéré comme l’un des plus talentueux artistes de la nouvelle génération en Afrique du Sud. 

Né à Johannesburg en 1973, il commence à intégrer la compagnie Moving into Dance, créée par Sylvia Glasser, artiste qui a beaucoup fait pour l’échange et le dialogue entre les artistes de différentes cultures.En 1994, sa première création pour la compagnie remporte le prix FNB Vita Pick of the Fringe ; un an plus tard, il est lauréat, cette fois dans la catégorie Stepping Stones. En 1998, il reçoit une bourse pour créer Layers of Time, son dernier travail au sein de Moving into Dance. En 1999, il fonde le Vuyani Dance Theater.Gregory Maqoma crée la pièce Rhythm 1.2.3 pour laquelle il est élu chorégraphe de l’année 2000 par le Festival Dance Umbrella de Johannesburg. La même année, il chorégraphie Rhythm Blues, collabore avec Faustin Linyekula pour le projet Tales of the Mud Wall présenté au festival ImPuls-Tanz à Vienne et participe au projet New directions pour le Standard Bank National Arts Festival. Au Centre national de la danse (France), il présente Southern Comfort en 2002, Miss Thandi en 2003 et Beautiful en 2005, premier volet d’une trilogie, que conclut Beautiful Me.On a également pu voir Gregory Maqoma dans l’éblouissant Variations for Vibes, Strings & Pianos, chorégraphié par Akram Khan, à l’occasion du 70e anniversaire du compositeur américain Steve Reich en 2006 à la Cité de la musique avec le London Sinfonietta.
À propos de Buru Isaac Mohlabane

Buru Isaac Mohlabane est directeur artistique et codirecteur de la companie Via Katlehong Dance. Il est né en 1983 à Johannesburg, dans le township de Katlehong, et a été élevé par une mère monoparentale. Dès son plus jeune âge, il s’est impliqué dans de nombreuses activités au sein de sa communauté, participant au club de football et à l’athlétisme scolaire. En 1996, il a rejoint la compagnie Via Katlehong Dance pour apprendre la discipline de la danse et a commencé à se produire en 1997. Peu de temps après avoir été exposé aux possibilités de la danse, il envisage en faire une carrière. En 1999, il a eu l’occasion de se produire lors des cérémonies d’ouverture et de clôture des All Africa Games. Il s’est ensuite produit dans différents événements coopératifs en Afrique du Sud et en Europe. Il a donné de nombreux spectacles internationaux lors d’événements prestigieux à New York, en Californie, au Royaume-Uni, en Belgique, à Amsterdam, en France, Irlande, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg, en Grèce, à Kalamata en Espagne, en Suède, en Hollande et dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest. Il a dansé, chorégraphié et dirigé les productions de Via Katlehong, qui ont fait l’objet de tournées internationales, notamment Sophiatown, Toyi-Toyi et Via Kanana.


Mohlabane s’investit énormément dans le développement de la prochaine génération de danseurs de Via Katlehong Dance, en formant de jeunes talents de sa propre communauté de Katlehong et d’autres régions de Gauteng, en Afrique du Sud. Il codirige également l’école de danse communautaire Via Katlehong depuis le Katlehong Arts Centre et participe à des programmes de sensibilisation locaux en partenariat avec d’autres organisations qui se consacrent à l’amélioration de la situation des jeunes défavorisés dans les townships sud-africains.
À propos de DIGIDANSE

Créé en juillet 2020 en réponse à la pandémie, DIGIDANSE est formé des diffuseurs suivants : DanceHouse (Vancouver), Harbourfront Centre (Toronto), le Centre national des Arts (Ottawa) et Danse Danse (Montréal). Mettant en commun expertise, expérience et réseaux internationaux, ces organisations partenaires ont ainsi pu surmonter les difficultés liées à la pandémie, et passer rapidement aux prestations diffusées en ligne. Allant au-delà de la réponse immédiate à la crise de santé publique et aux restrictions placées sur la présentation d’œuvres dans les théâtres, l’initiative Digidanse assurera la pérennité de la danse au Canada dans les années à venir, avec la présentation et accès continu à des spectacles de danse canadiens et internationaux, sans les obstacles que peuvent poser le transport, la mobilité physique et l’accessibilité.
À propos de Danse Danse

Danse Danse, diffuseur associé à la Place des Arts, propose de découvrir au cœur du Quartier des spectacles à Montréal le meilleur de la danse contemporaine d’ici et d’ailleurs. Depuis sa fondation en 1998, Danse Danse offre une programmation diversifiée, ancrée dans le 21e siècle, d’œuvres originales et de pièces marquantes du répertoire contemporain.