Des milliers de travailleurs et de travailleuses sans service de garde éducatif

Malgré la réouverture imminente des services de garde à pleine capacité, force est de constater qu’il va manquer de places dans le réseau pour répondre aux besoins des familles et du marché du travail. La pénurie de places a été exacerbée par la crise de la COVID-19, comme en attestent les nombreux témoignages de parents catastrophés par la fermeture de leur milieu de garde. La situation, peu reluisante avant la crise sanitaire, risque d’atteindre des sommets, selon la députée de Sherbrooke et porte-parole solidaire en matière de famille, Christine Labrie.


« La relance économique et le bon fonctionnement de nos systèmes de santé et d’éducation dépendent directement de la capacité des travailleurs et des travailleuses à trouver une place pour leurs enfants. On se tire dans le pied comme société si on ne réussit pas à répondre à la demande de places en services de garde, et en plus, ce sont les femmes qui vont le plus souvent sacrifier leur retour au travail pour s’occuper des enfants, au détriment de leur indépendance économique », explique Mme Labrie.
La situation est alarmante: 42 000 enfants attendaient déjà une place avant la pandémie, et maintenant des milliers de places ne sont plus disponibles, soit parce que des milieux familiaux ont fermé définitivement, soit parce que les éducatrices sont vulnérables à la COVID et ne pourront pas ouvrir avant la fin de la pandémie. Cette pression sur le réseau risque d’entraîner une hausse du coût des places au privé. Or, le gouvernement n’a rien mis en oeuvre pour faire face à l’écart qui se creuse entre l’offre et la demande, et même des travailleuses et travailleurs essentiels se retrouveront bientôt sans service de garde.


Constatant l’absence de proactivité du gouvernement face à cette crise imminente, Québec solidaire propose une série de mesures pour pallier aux trois volets de cette crise: le manque aigu de places pour poupons (68% des enfants sur la liste d’attente ont moins de 2 ans), le manque de places subventionnées, et la pénurie d’éducatrices.


« Certaines des mesures qu’on propose ne représentent aucune dépense pour le gouvernement et pourraient être mises en oeuvre dès maintenant. D’autres nécessitent des investissements, mais on en sort gagnants très rapidement si on permet aux parents d’avoir accès à une place de qualité en service de garde. La relance économique en dépend. J’invite le gouvernement à étudier sérieusement nos propositions, parce qu’autrement ce sont les familles et les employeurs qui subiront les conséquences de leur inaction », conclut Christine Labrie.

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