journée de la terre

COVID-19 : Manon Massé met en garde contre la tentation des énergies fossiles

À l’occasion du Jour de Terre et en pleine pandémie de COVID-19, la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a appelé à ne pas relancer l’économie sur le dos de l’environnement.

« C’est un raccourci que les gouvernements ont toujours fait : sacrifier la planète au bénéfice de l’économie. Plus que jamais, la politique à courte vue est dangereuse; on ne doit pas sortir d’une crise aux dépens d’une autre », a avancé Manon Massé.

Alors que le ministre de l’Environnement demandait encore ce matin aux Québécois et Québécoises de faire leur part dans la lutte aux changements climatiques en adoptant des attitudes écoresponsables au quotidien, Québec solidaire le presse de donner l’exemple et d’annuler la construction du 3e lien.
« C’est bien beau prendre des douches moins longues, mais quand le gouvernement investit des milliards dans des autoroutes et des gazoducs, ça mine les efforts de tout le monde. Il faut que M. Charette se rappelle que la plus grosse part de responsabilités est celle du gouvernement du Québec pour contribuer à la lutte », a insisté Mme Massé.

De son côté, Ottawa devrait annoncer dans les prochains jours un plan de sauvetage du secteur pétrolier et gazier pouvant s’élever jusqu’à 15 milliards de dollars. Québec solidaire urge les gouvernements de ne plus investir un sou dans les énergies fossiles.

«Pour relancer notre économie et donner du travail aux milliers de gens qui ont perdu leur emploi, bâtir plus d’autoroutes ou construire des gazoducs pour transporter le gaz sale de l’Alberta ne seront pas des solutions durables », a expliqué la porte-parole de la formation politique.

Pour Québec solidaire, la sortie de crise est l’occasion de faire un virage vert et d’investir notre force collective dans la transition écologique : «Le meilleur service que nous pouvons rendre aux travailleurs et aux travailleuses du secteur pétrolier, c’est de leur donner un rôle à jouer dans la transition énergétique vers une économie verte et durable », a conclu Manon Massé.

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