Comment Cupidon opère-t-il sa magie lors de cette Saint-Valentin COVID-19

À l’aube de cette première St-Valentin COVID-19, les possibilités de rencontres se font rares pour les célibataires. Mélanie Trudel, fondatrice de l’application de rencontre Québécoise GoSeeYou (qui fêtera d’ailleurs son 3anniversaire le 14 février prochain) confirme une hausse phénoménale du trafic numérique (entre 50 000 et 150 000 messages échangés chaque jour) sur son application qui compte déjà plus de 100 000 téléchargements. La pandémie l’aura obligée à adapter ses services à l’ère COVID-19 en laissant derrière tout le volet événementiel et offrir un système sécuritaire d’appels audios et vidéos gratuit dans l’application ainsi que des soupers romantiques virtuels et BlindDate en distanciation organisés par son équipe.

44,37 % de la population; c’est ce que représentaient les célibataires au Québec avant l’arrivée de la pandémie.Les experts constatent également une augmentation exponentielle des ruptures et des demandes de divorces

Confinés, comment les célibataires peuvent-ils se rencontrer?

« Connecter entre humains est l’un des huit besoins essentiels. Les célibataires sont isolés et ont actuellement très peu d’occasions de rencontrer ; c’est pourquoi ils se tournent vers GoSeeYou. On a une belle clientèle : des gens sérieux qui souhaitent une connexion authentique. » -déclare Mélanie Trudel, fondatrice.

Une vieille méthode, mais différemment

Les applications ont souvent été associées à un mode de consommation, une mentalité de consommer et jeter. Il est pratiquement impossible aujourd’hui de dater trois ou quatre personnes différentes en une semaine. Les restrictions sanitaires forcent les célibataires à choisir méticuleusement leur partenaire de rencontre.

« On fait attention. On rencontre moins, mais mieux. On choisit bien la personne avant d’organiser quelque chose. Il y a une conscience et un engagement plus grand dans les premières dates désormais. » raconte la matchmaker Mélanie Trudel. «On fait ça en extérieur; une marche en plein air bien souvent ou quelque chose de simple. L’accent est mis davantage sur l’humain, la discussion et les personnalités, plutôt que sur des lieux ou des activités de rencontre à la mode. »Selon Mélanie, le temps d’arrêt imposé par la pandémie aura permis aux célibataires de s’offrir un recul, de se recentrer, de mieux se connaître afin de définir leurs besoins et leurs envies. Ils ont clarifié ce qu’ils souhaitent d’une relation de couple. Voyons le positif de cette pandémie :  nous verrons sans doute des couples plus forts et plus unis dans la prochaine année. 

célibat, couple